Salut tout le monde !

Chose promise, chose due, voici le deuxième chapitre de "Nouvelle menace" où on va savoir ce qui est arrivé à ce pauvre Mü, quelle est cette menace, et d'autres petits détails de cette histoire !

Il y a des couples yaoi et hétéros.

Ces superbes personnages ne m'appartiennent pas (T_T), excepté quelques uns que vous découvrirez en temps voulu.

Un grand merci à tous ceux qui ont laissé une review pour le premier chapitre XD, ça m'a fait chaud au coeur de voir que cette histoire plaisait à d'autres personnes que ma soeur ^^.

Voili-voilou. Je vous laisse lire maintenant.

Bisous-chocolats.

Naj ;)


Connaître l'identité de l'ennemi :

On ne peut pas dire qu'en vingt ans cet enfant ait beaucoup changé. Il râle toujours autant, pleure parfois, a beaucoup trop de crise d'angoisse... Mais je dois avouer que mon opinion sur l'humanité a quelque peu changé depuis que je suis dans ce corps. Il y a beaucoup d'amour pour les autres dans son cœur. Et de tristesse aussi. Voire même de la mélancolie. Comme c'est triste à son âge d'avoir vécu trop de malheurs ...

...Oui ! J'avoue, je me suis attaché à cette stupide créature. Je me suis promis de l'éliminer dès que je n'en aurais plus besoin, et malheureusement, je dois respecter cette promesse. Mais je ne sais pas si j'en aurais la force...

J'espère que cet humain mourra avant que je le tue.


Angelo du cancer, qui avait oublié son ancien pseudonyme Deathmask depuis leur résurrection, se leva d'excellente humeur. Depuis qu'il avait enlevé tous les visages de ses victimes des murs de son temple, il passait de biens meilleurs nuits. Il se servit une tasse généreuse de cappuccino et le dégusta avec délice. La vita e bella ! Il alla dans sa salle de bain et se prit une douche tiède. Oui, une belle journée s'annonçait.

Ah ! Il lui manquait des tomates pour sa sauce à spaghettis. Bah, le village n'était pas loin, et en plus il faisait beau. Dans une demi-heure, il serait de retour, une heure tout au plus s'il décidait de s'attarder un peu dans les rayons. Il prit son porte-feuille et un sac. Ne lui fallait-il rien d'autres ? Il vérifia... Ah ! Du sucre. Et de la viande hachée. Et des pâtes. Et de la farine. Et du concentré de tomates... Peut-être une heure finalement. Bah, c'était pas grave, il avait le temps. Pas d'entrainements aujourd'hui, il pouvait se permettre de prendre son temps. Et puis, les ingrédients pour les pastas se choisissaient avec patience et attention.

Le chevalier du cancer ferma sa porte et s'en alla en sifflant vers le village de Rodorio, descendant les escaliers sans se presser. Il allait...

Mais qu'est-ce que...?

« - Mü ! »

Angelo lâcha son sac et se précipita vers le corps du chevalier du bélier. Il avait les yeux grands ouverts, un étrange sourire aux lèvres et une morsure horrible au niveau de cou. Il était trempé. Il avait un pouls, mais celui-ci était affreusement faible. L'Atlante n'avait aucune réaction. Le chevalier du cancer appela le Grand Pope par télépathie.

« - Angelo, je suis occupé. J'espère que tu ne me déranges pas pour rien ! Grogna le Grand Pope.

- La vie de votre disciple est assez importante à vos yeux ? Répondit le cancer sur le même ton. »

Trois secondes plus tard, Shion, juste vêtu d'un pantalon de toile, apparut aux côtés de l'ancien Deathmask. Le bicentenaire fut soulagé de constater que son ancien apprenti était en vie. Mais il lui manquait quelque chose...

« - On lui a pris son âme ! Constata Shion, horrifié.

- Hein ? »

Le concept avait du mal à trouver un chemin dans les neurones du cancer. Si on lui avait pris son âme, comme Shion l'affirmait, Mü serait mort. Mais là, il vit toujours. D'accord, il ne réagit plus à rien, ses yeux sont complètement vides, et d'autres preuves que le bélier tenait plus du légume que de l'humain à cet instant. Mais son cœur battait encore, faiblement certes mais battait toujours. C'était plutôt une bonne nouvelle, ça. Non ?

« - Aide-moi à le transporter, Angelo.

- Vous ne le téléportez pas ?

- Si je fais ça, ça le tuera ! Évite de trop le secouer ! Je vais arriver, fit le représentant d'Athéna.

- Mais où vous allez ? Cria le chevalier d'or, prenant délicatement le bélier dans ses bras.

- Je vais voir Shaka ! Grogna Shion. »

La vierge lui devait une explication sur l'état de son disciple. Pourquoi n'avait-il pas vérifié avec son cosmos qu'il était rentré sain et sauf ? L'Indien allait devoir lui fournir une excellente explication.

Angelo quant à lui se dit qu'il allait devoir changer de programme. Pas de pastas aujourd'hui. Aphrodite lui devait un resto de toute façon.


Je me suis levé avec un mal de tête horrible. Je n'avais rien bu pourtant. Mais j'avais pleuré une grande partie de la nuit. Ça m'a fait du bien d'évacuer mes tensions de cette manière. Maintenant, une bonne tasse de thé et rien n'y paraitra plus. Je sortis de mon lit, trainant un peu les pieds. Je pris ma bouloir, la remplis d'eau et la mis sur le feu. Quel thé je vais prendre aujourd'hui ? Jasmin ? Menthe ? Fleur de cerisier ? Violette ? Fruits rouges ? Vanille ? J'hésite. Va pour vanille. Après cinq minutes, je buvais un thé bien chaud, pas trop sucré, qui finit de me réveiller.

Je me rendis dans ma salle de bain afin de prendre une douche. Le jet d'eau m'avait à moitié débarrassé du savon lorsque j'entendis du bruit provenant de mon salon. Sûrement un de mes collègues qui souhaitait m'emprunter du sucre ou autre chose. Quelle ne fut pas ma surprise au voyant Shion débarquer, enfonçant quasi ma porte, l'air visiblement pas content. J'avais ouvert les yeux tellement j'étais surpris. Il n'en menait pas large à vrai dire quand il vit que j'étais dans le plus simple appareil. Mais il se reprit très vite et me dévisagea, très mécontent.

« - Shaka de la vierge, tu t'habilles immédiatement et tu me suis dans ton salon. J'ai a te parler au sujet de Mü. »

Je crois qu'il me vit pâlir car il devint rouge de colère. Il se moqua de ma nudité et m'agrippa par la gorge.

« - Qu'est-ce que tu lui as fait ? C'est toi qui l'a rendu comme ça ? Tu as failli le tuer, espèce de... »

Quoi ? J'avais failli tuer Mü ? Non, ce n'est pas possible. Un cauchemar, c'était un cauchemar ! Encore une personne que j'aimais qui avait manqué de mourir, à cause de moi.

« - Je suis désolé, Shion, je ne pensais pas que mon rejet allait le pousser à...

- Ton rejet ? Fit l'Atlante aux cheveux verts, interloqué, me tenant toujours par la gorge. De quoi parles-tu ?

- Vous pouvez juste me lâcher et me laisser m'habiller ? »

Shion se rendit compte que je devenais de plus en plus rouge et que je mettais du savon partout. Il me lâcha et s'installa dans mon salon. Il me cria qu'il se servait du thé. Pourquoi pas ? Il venait juste d'essayer de m'étrangler. Mais j'acceptais quand même, pour éviter qu'il recommence. Je sortis de la salle de bain, habillé de mon éternel sari. Shion se calmait en buvant une tasse de mon thé à la vanille, mais je voyais ses mains trembler. Je m'assis à ses côtés (pas très malin, je dois bien l'avouer).

« - Explique-moi ce qui s'est passé, Shaka ! »

J'ai rougi. Et il l'a vu. Il a posé ma tasse. Je me suis éloigné. Tant qu'il avait les mains occupées, ça peut passer, mais si elles étaient libres, il pouvait toujours essayer de m'étrangler. Il avait encore lu dans mes pensées, je crois.

« - Pardonne-moi, Shaka. Je me suis emporté. Mais j'ai cru que tu... »

Il avait du mal à trouver ses mots. Il ne voulait pas m'accuser, mais je venais quasi d'avouer que j'avais quelque chose à voir avec... Avec quoi au juste ?

« - Qu'est-il arrivé à Mü ?

- J'avais posé ma question avant toi, il me semble.

- Exact. Mais je ne peux pas vous le dire.

- Shaka, je t'ai déjà dit que tu devais me tutoyer comme les autres chevaliers d'or. Et tu vas me le dire quand même car Mü est en état de mort cérébrale. Angelo l'a retrouvé ce matin devant son temple dans un sale état.

- Mais il n'est pas mort. Avec notre cosmos, on peut le soi...

- Non, Shaka. On lui a pris son âme. »

Quoi ? Mais c'est...

« - Shaka, dis-moi ce qui s'est passé.

- Hier, quand on est arrivé chez moi, il m'a embrassé après s'être déshabillé. Il m'a dit qu'il m'aimait aussi. Et moi je lui ai dit que je l'aimais comme un ami, pas comme ça. Et il est parti en pleurant. Mais je ne voulais pas le blesser. Je voulais pas le perdre. Pas comme eux...

- Shaka, calme-toi ! Me murmura Shion. Ce n'est pas ta faute.

- Si je l'avais retenu, il ne lui serait rien arrivé. Ou j'aurais du le suivre avec mon cosmos.

- Tu n'aurais rien sur faire. Je te répète qu'on lui a pris son âme. »

Je le dévisageais. Il venait de me dire qu'il n'était pas mort, mais si on lui avait pris son âme il devait être mort. Mort cérébrale qu'il avait dit. Non, ce n'était pas possible !

« - Hadès serait responsable ? Demandais-je. »

Encore une guerre ? Mais ce type était un être exécrable. Je veux la paix pour pouvoir être tranquille et profiter de ce calme pour être avec ma femme ! Mon œil !

« - Je ne sais pas. Il veut la paix après tout. »

Ce n'était pas flagrant alors ! Nous entendîmes un bruit de course dehors. Milo entra en trombe dans ma maison, cédant légèrement à la panique.

« - Shion, on a un léger souci au treizième temple ! »

Le Grand Pope fronça les sourcils. Quoi encore ? Pensais-je. C'était beaucoup trop d'un coup.

« - Que se passe-t-il, Milo ? Demanda le vieil Atlante.

- Un spectre s'est présenté il y a dix minutes. Il a dit qu'il devait vous parler sur un sujet urgent.

- Justement, je me disais que j'allais rendre une petite visite au seigneur des Enfers. Mais si un de ses soldats est ici, je vais me faire un plaisir certain de le massacrer... »

Le scorpion et moi nous sommes reculés devant l'aura menaçante de Shion, et surtout devant le sourire cruel qui commençait à se dessiner sur son visage.


Rune du Balrog ne se sentait pas à l'aise du tout. Presque tout les chevaliers d'or étaient présents dans cette pièce, mais leur regard en disait long sur leur sentiment. Il soupira intérieurement : les Enfers et le sanctuaire (ainsi que le sanctuaire sous-marin et Asgard) avaient beau être en paix, on pouvait sentir que certaines rancunes étaient toujours présentes. Ce n'était guère rassurant.

Le Grand Pope apparut, suivi de près par le chevalier de la vierge et celui du scorpion. Très bien ! Il allait pouvoir dire son message au plus vite et repartir aux Enfers, dans son cher tribunal.

« - Salutations, Grand Po... »

Il n'eut pas le temps d'ajouter une seule syllabe : il se prit le poing du représentant d'Athéna dans la figure. Sans aucune raison. Il n'avait rien fait et encore rien dit pourtant ! L'Atlante aux cheveux verts posa sur lui un regard mauvais, qui ferait certainement mourir d'envie Rhadamanthe. C'était absolument terrifiant ! Visiblement, les chevaliers d'or ne s'y attendaient pas non plus, au vue de leur tête.

« - Comment l'un d'entre vous ose-t-il se présenter devant nous après ce que vous avez fait ! Hurla le Grand Pope. »

Ce qu'ils avaient fait ? Mais la guerre était finie et... ils n'avaient rien fait. Enfin pas à sa connaissance, en tout cas.

« - Heu, osa le norvégien, excusez-moi, mais nous sommes censés avoir fait quoi ? Parce-que je préfère que l'on me dise ce qu'on me reproche avant qu'on me tape dessus sans aucune raison, alors que je viens en paix justement.

- Je vous reproche d'avoir essayé de tuer l'un des nôtres, espèce de spectre de mes deux ! »

Rune fronça les sourcils. Ah ? Et les autres n'avaient pas cru bon de l'avertir de cet incident. Non mais je vous jure !

« - Pardon, mais je ne vois pas vraiment de quoi vous parlez ! Affirma le balrog sur un ton calme. Je ne suis au courant de rien, je vous assure.

- Mais quelle valeur peut avoir votre parole ? Grogna méchamment Shion. »

Le spectre réfléchit, avant de hausser les épaules et de répondre de nouveau sur son ton calme et quasi légendaire aux Enfers.

« - Visiblement, absolument aucune à vos yeux. En tant qu'ancien ennemi déjà, et à cause de quelque chose dont je ne suis pas au courant. Mais avant d'être condamné et mis à mort, je peux quand même remplir ma mission que mon seigneur m'a confié, ou je dis tout de suite mes dernières volontés ? »

Rien d'ironique dans le ton employé par le norvégien. Il était très sérieux. Shion n'allait pas le tuer tout de même, se demandaient beaucoup de chevaliers d'or.

« - Avez-vous tenté, vous ou un autre spectre, de tuer Mü, chevalier d'or du bélier, cette nuit ? Demanda le Grand Pope.

- Non.

- En êtes-vous certain ?

- Plus ou moins. Les autres spectres n'auraient rien fait sans en avertir mon seigneur ou les juges Rhadamanthe, Minos et Eaque.

- Quelle est la raison de votre présence ici ?

- Une affaire de la plus haute importance. Je sais que le résultat sera la fin du monde. Mais je ne peux vous en dire plus tant que nous ne serons pas seuls.

- Je n'ai pas l'intention de les laisser de côté. Parle maintenant !

- Je savais que certains chevaliers d'Athéna avait un caractère plus qu'exécrable, mais pas à ce point ! Marmonna Rune, surtout pour lui même. »

Bien sûr, tout le monde l'entendit. Le Balrog eut à peine le temps de se lever qu'il se retrouva de nouveau à terre. Milo venait de lui envoyer son point dans la figure. Le spectre allait protester quand il vit les yeux oranges du scorpion. Il choisit de ne rien dire. Non, il n'avait pas peur, mais ce regard ne lui disait rien de bon. Le chevalier d'or l'empoigna par le col et le menaça dans son aiguille écarlate.

« - Espèce de... »

Le bouillant scorpion fut stoppé et mis à terre par Aiolia et Camus. Il fallut la force du lion et la patience du verseau pour calmer le gardien de la huitième maison. Cependant, ses yeux ne redevinrent pas bleus. Rune décida de dire tout de suite tout ce qu'il savait et de se sauver au plus vite de cet endroit rempli de fous.

« - Le seigneur Hadès m'a dit de vous transmettre, à Athéna et vous ses chevaliers, que les « destructeurs » étaient de retour, que l'apocalypse approchait, et que nous devions nous unir pour tenter de sauver cette planète ! Récita le Balrog le plus vite possible. Au revoir et bonne journée ! »

Il commença à se diriger vers la porte en courant, après s'être relevé en vitesse, mais il fut très vite arrêté par le Grand Pope. Rune avait remarqué qu'il avait pâli au fur et à mesure de son message. Mais maintenant, lui, il aimerait bien partir.

« - Rune du Balrog, je m'excuse infiniment pour l'accueil que tu as reçu. Tu es tombé dans un très mauvais moment. Suis-moi s'il te plait et raconte-moi en détails ce qui a poussé ton maitre à t'envoyer ici.

- Je tiens à préciser qu'il a également envoyé d'autres émissaires sur l'Olympe, au sanctuaire de Poséidon et à Asgard. Il est réellement inquiet.

- Et il a bien raison. Mü, pourrais-tu... »

Le Grand se rendit compte de son erreur. Il ne put s'empêcher de verser une larme. Le spectre ne comprit pas tout de suite pourquoi. Mais il souvint que l'ancien bélier lui avait demandé s'il avait attaqué l'or. Était-il gravement blessé ? Ses pensées n'échappèrent pas à Shion qui lui sourit. Oui, le Balrog s'inquiétait pour Mü. C'était un peu normal après tout. Même pour un spectre.

« - Pardon. Camus, pourrais-tu contacter Athéna et les Bronzes pour lui annoncer que le monde est en danger ? Demanda le Grand Pope au chevalier du verseau avant de se retourner vers Rune. Viens par ici ! Nous avons à parler.


Angelo veillait sur le corps inanimé de Mü. Le bélier avait toujours ses yeux ouverts, son étrange sourire aux lèvres. Kiki était au côté de du cancer, oubliant la peur que lui inspirait le collègue de son maître, poussant l'audace jusqu'à lui tenir la main. L'apprenti pleurait. Il voulait que son maître revienne. Deathmask le serra dans ses bras. Kiki leva les yeux et il croisa le regard triste du gardien du quatrième temple. Il vit même que le terrible cancer pleurait lui aussi. Alors, Kiki comprit que Deathmask n'était plus aussi horrible que dans ses souvenirs.

« - Il va revenir, hein ? Demanda le jeune Atlante.

- Je l'espère, Kiki, je l'espère de toute mon âme. Je n'hésiterai même pas à aller le chercher à l'autre bout du monde ou dans le coin le plus sombre des Enfers. Je n'hésiterai pas non plus à donner ma vie pour qu'il récupère la sienne...

- Tu l'aimes bien, c'est ça ? »

Angelo tergiversa un peu avant d'avouer à l'apprenti que, oui, il aimait beaucoup son maître. Aphrodite arriva à ce moment et vit en souriant la scène d'Angelo et Kiki veillant sur Mü, l'apprenti collé dans les bras de son meilleur ami. Il prit une chaise et vint s'asseoir près du cancer.

« - Toujours pas d'amélioration ?

- Non.

- Un spectre est arrivé ce matin (le poisson vit le cancer se raidir). Rune du Balrog, envoyé par Hadès.

- Pour achever son travail ? Cracha Angelo, prêt à tuer.

- Non. Lui, les autres spectres et Hadès n'y sont pour rien. il est venu pour nous prévenir d'un danger à suivre. Toujours la même chose : la fin du monde.

- Et c'est quoi ce fameux danger ?

- Il a parlé de « destructeurs » ou quelque chose dans le genre. »

Le cancer se tourna violemment vers Aphrodite, faisant sursauter Kiki et le poisson.

« - Tu as bien dit « les destructeurs » ? »

Le Suédois hocha la tête, ne voyant pas où le crabe voulait en venir. Il entendit l'Italien maugréer quelque chose dans sa langue maternelle. Il se leva et confia Kiki aux bras d'Aphro. Il s'approcha de Mü et se pencha pour l'embrasser sur le front.

« - Aphro, je te le confie. À toi aussi, Kiki. »

Il s'agenouilla devant le gamin et lui prit ses deux mains dans les siennes.

« - Je t'ai dit que je ferais tout pour sauver ton maître. Je te promets que je vais le ramener Kiki, je te jure que tu le reverras. Veille sur eux, Aphro, dit-il en de tournant vers son meilleur ami. »

Sans laisser le poisson lui demander où il comptait aller, Angelo sortit de l'infirmerie en ayant posé un dernier regard sur Mü.


S'agiter, s'agiter et encore s'agiter. Ce que les humains peuvent être stressés ! Bon ! Oui, la fin du monde était annoncée. Oui, ils allaient devoir combattre un nouvel ennemi, certainement plus puissant qu'eux en plus. Oui, j'avais volé l'âme d'un de leur copain pour la dévorer, c'était d'ailleurs très bon. Mais pourquoi ils paniquaient ? C'est pas comme si ce n'était pas normal pour eux après tout !

Bah ! Au moins, cela me fait de la distraction... Et puis, pourquoi je m'inquiète, moi ? Ce n'est pas comme si je les aimais après tout. C'est vrai que je ne les déteste pas, mais quand même je ne devrais pas faire comme si je m'intéressais à leur sort ! Rrhaaaaaaaaaaaah !

Je ne dois pas me préoccuper de leur sort ! je ne dois pas me préoccuper de leur sort ! Je ne dois pas me préoccuper de leur sort ! Rrrrhhhaaaaaaaaaaah ! Ne pas se préoccuper de leur sort ! Je me moque de leur vie ! Je me moque de leur vie ! Je suis pas comme ça, ce n'est pas dans mon caractère. Cela fait des milliers d'années que je ne me préoccupes plus d'eux. Pourquoi aurais-je changé maintenant ? Non, ce n'est pas à cause de cet humain, cela fait des milliers années que je me réincarne ! Oh et puis zut ! Je vais pas le casser la tête parce-que je commence à avoir des états d'âme, moi. Allez ! Une petite tasse de thé, et il n'y paraitra plus...


J'attendais derrière la porte en compagnie d'Aldébaran et de Shura. On essayait d'écouter la conversation entre Rune, Shion et Dokho. Chose impossible ! Ils parlaient beaucoup trop bas. Le capricorne à mes côtés s'était collé à la serrure pour voir ce qu'ils faisaient. Mais visiblement soit ils ne faisaient absolument rien d'intéressant, soit l'Espagnol ne voyait rien car il se recula en maugréant quelques insultes que je ne compris pas. Je sentis la main du taureau se poser sur mon épaule.

« - Tu te sens mieux qu'hier ? Me demanda-t-il, visiblement inquiet.

- Oui, beaucoup mieux, je te remercie. Répondis-je en lui souriant »

Ah, Aldébaran. Vraiment gentil lui aussi. Un peu dans le genre de Mü, mais modèle au-dessus point de vue taille... Mais justement, s'il était dans le même genre que le bélier, il n'allait tout de même pas me sauter dessus quand même ? Pas que je me crois irrésistible, mais cela faisait beaucoup de gens trop prévenants d'un coup. Cependant, il ne fit rien, enfin pas ce à quoi je pensais...

« - Alors c'est très bien. Autre question, as-tu le vertige ? »

Je ne m'attendais pas à cette question. Il dut le voir sur mon visage car il sourit (oui, je n'avais pas fermé les yeux depuis un long moment).

« - Euh... Non, pas à ma connaissance.

- Parfait ! »

Ce fut sa seule réponse. Il adressa un clin d'oeil à Shura, ce qui finit de ne pas me rassurer. Il me prit par la taille pour me soulever et il me plaça assis sur ses larges épaules. Je me suis senti rougir.

« - Alors, tu vois quelque chose ? »

Je crois que j'ai eu, pendant un court instant, l'envie folle de le tuer. Mais je devais reconnaitre que cela pouvait nous être utile. Je me tournai vers la fenêtre au-dessus de l'immense porte de la salle de réunion. Pas assez grand. Je me relevai sur les épaules du taureau. Toujours trop petit.

« - N'empêche, Shaka, dans mon imagination, je pensais sérieusement que tu étais moins lourd que cela ! Maugréa le Brésilien. »

Je crois que Shura se retenait avec beaucoup de difficultés de rire devant ma tête indignée.

« - Tu as voulu me mettre sur tes épaules pour que j'espionne le Grand Pope ? Eh bien assume maintenant et arrête de râler. De tout façon, je suis quand même trop petit pour atteindre cette maudite fenêtre !

- Pas de problème ! Sourit le capricorne avant de grimper sur l'épaule gauche d'Aldé. »

Lui aussi me pris par la taille avec presque autant de facilité que son homologue à cornes (la preuve que je n'étais pas lourd !) et me plaça lui aussi sur ses épaules. Je me mis debout directement et enfin ma tête put atteindre la fenêtre.

« - Alors, qu'est-ce que tu vois ? Me demanda le gardien du dixième temple.

- Rien ! Fut ma seule réponse.

- Comment ça rien ? Râla la grosse voix d'Aldébaran. Tu es devant l'ouverture !

- Certes, mais je ne vois personne quand même.

- Hein ? Répliquèrent ensemble les deux chevaliers en-dessous de moi.

- Mais qu'est-ce que vous êtes en train de faire ? Un numéro de cirque ? »

Angelo du cancer nous observait perplexe.

« - J'allais justement poser exactement la même question. »

Shion venait de sortir de la salle de réunion avec Dokho et Rune, nous regardant comme le cancer, avec énormément de perplexité. Je sentis Shura trembler. Quoi ? Non, ce n'était pas moi ! Je sautai au sol, mais mon compagnon continuait à trembler légèrement. Et il était rouge ! Il observait quelque chose avec les yeux écarquillés, totalement confus et gêné. Je posais mon regard sur ce qui le mettait dans cet état. Quelle ne fut pas ma surprise quand je vis Rune qui avait exactement la même réaction. Pas de tremblement pour lui, juste sa peau aussi rouge qu'une tomate. Aurais-je raté un épisode ?

Aldébaran posa gentiment Shura à terre, puisque celui-ci ne se décidait pas de lui même. Apparemment, vu le sourire qui s'était affiché sur son visage, il en était arrivé plus ou moins à la même conclusion que moi : le capricorne était tombé sous le charme du Balrog et vice-versa. Angelo n'y fit pas attention et se plaça devant Shion, après avoir dévisageait méchamment Rune, qui d'ailleurs avait choisi de se mettre à l'abri derrière Dokho.

« - Shion, est-ce vrai ce qu'Aphro m'a dit ? Que c'était les destructeurs les responsables de l'état de Mü ?

- Oui. Vraisemblablement, ils seraient de retour. Mais tu as l'air de savoir qui ils sont. Je me trompe ?

- Je suis né dans une famille catholique, donc oui je connais.

- En effet, ça aide ! Fit remarquer Dokho.

- Tu pourrais donc informer tes compagnons sur la situation pendant que Dokho, Rune et moi essaieront de nous organiser pour la suite des évènements.

- Même si je n'ai pas compris qui étaient les destructeurs, contrairement à la suite des évènements qui seraient la fin du monde, déclara Aldébaran, on fait quoi maintenant ?

- Angelo va vous instruire sur la situation pendant que nous trois allons contacter les Enfers, le sanctuaire sous-marin et Asgard. Nous allons devoir nous mélanger pour sauver cette planète car c'est ensemble que nous la sauverons. »

Un grand silence suivit cette tirade.

« - Eh bien, si je puis me permettre, ce n'est pas vraiment gagné ! Grogna Rune. »

Je ne pouvais pas lui donner tord sur ce point.


Nous étions tous à l'infirmerie. Tous auprès de Mü. C'est vrai qu'il avait l'air détendu, comme le disait Angelo. Personne à part le cancer et le poisson, et Shion bien sûr, ne l'avait encore vu, et cela nous avait choqué. Je me suis dit à ce moment que si j'avais cédé à ces avances, il ne serait pas dans cet état.

« - Bon, ben je vais vous expliquer la situation, comme me l'a demandé Shion ! Fit l'Italien en se raclant la gorge, un peu gêné.

- Nous t'écoutons, lui assura Camus.

- Bon, comme d'habitude, le monde est encore en danger.

- Ça, on avez compris. Tu peux pas plutôt nous dire c'est quoi « les destructeurs » ? Demanda Milo, impatient.

- J'allais le dire quand tu m'as coupé dans mon élan...

- Oups ! Pardon.

- J'allais donc dire que ceux qu'on appelle les destructeurs sont en fait des anges qui ont trahis leur maître et qui ont essayé de détruire l'humanité.

- C'est de la science-fi que tu nous racontes ? Demanda Aiolia.

- Non, c'est la vérité. Ils ont presque tout détruit sur leur passage et quand Dieu, leur maitre, les a rattrapé et arrêté, il les a punit chacun à leur façon. Heureusement qu'ils n'étaient qu'au nombre de trois. D'ailleurs, je crois que certains d'entre vous en ont déjà rencontré un...

- Ah ? Fis-je, cherchant dans ma mémoire.

- Oui : Lucifer ! »

Aldébaran, Aiolia, Milo et moi avions pâli. En effet, avec Mü, nous avions été battu comme des débutants par les serviteurs de Lucifer. Cela nous laissa un goût amer dans la bouche. Angelo continua, après avoir murmuré que nous n'avions pas à avoir honte de cela, que ça arrivait même aux meilleurs.

« - Comme les autres, Lucifer a perdu son statut d'ange, et il était enfermé en enfer pour subir mille et une tortures, avant de devenir le cruel maître de ces lieux ! Continua le cancer. Le second, que l'on appelait Raphaël, fut brûlé par le feu divin avant que ces cendres ne soient plongées dans l'abîme de l'oubli. Et enfin, le pire, Gabriel, fut torturé par ses semblables. Cependant, il les a tués et son âme s'est divisée en deux parties, puis ce fut son corps. Le premier « né » fut l'Ange Déchu, le second fut le Démon au Cœur Noir. Depuis, ils sont condamnés à être en désaccord et à s'entretuer au besoin. On dit qu'ils ont tous les deux disparus. Comme Lucifer. Comme Raphaël.

- Mais alors, comment se fait-il qu'on sache qu'ils sont de retour ? »

Bonne question de la part de Kanon. Un point pour lui !

« - Leur ancien maitre les aurait certainement sentis et aurait prévenu Hadès et les autres dieux du danger que la terre encoure.

- Mais Lucifer et mort ! Raphaël a été brulé ! Et les deux Gabriel ne doivent pas être dans un meilleur état s'ils s'entretuent mutuellement !

- En est-on si sûr ? Murmura Angelo en regardant avec tristesse Mü, toujours allongé. »

Le silence se fit. En effet, qui pouvait vraiment l'affirmer ? Se pourrait-il que comme Mü nous mourrions tous ? Que de questions... et si peu de réponses !


Les humains s'agitent pour des choses sans importance, comme d'habitude je voudrais dire. S'ils savaient ce qui les attend réellement... Je crois que la plupart serait mort d'une crise cardiaque ! Quoi ? C'est vrai ! Je ne mens pas. Vous seriez morts de peur ! Et ce n'est pas qu'une expression, cette fois-ci !

Je n'ai jamais affirmé être gentil, vous savez ! Je crois l'avoir démontré bien des fois, il me semble. Je vous déteste, vous les humains. J'espère que cette fois-ci, rien n'empêchera votre destruction ! Oh oui, je le souhaite ardemment.

Mais je dois reconnaitre que ce chaos inutile a du bon : je vais enfin revoir mes amis. Je ne les avais plus revus depuis quelques milliers d'années. Ils me manquaient tellement. Et cette fois, nous nous délecterons de votre souffrance, de vos cris et hurlements. Ce sera une spectacle très... distrayant, comme dirait l'autre.


Rune ne savait pas quoi penser de cette histoire. Maintenant qu'il avait plus de précisions sur cette affaire, il était un peu plus perdu. Se trouver ici le perturbait un peu, il fallait le dire. Il réfléchit un instant et vint à la conclusion que cela ne devait pas être un hasard. Rhadamanthe devait être dans le coup. En effet, lors d'une garde plus qu'arrosée (il n'aurait pas dû boire autant de whisky et brandy avec la wyvern, surtout qu'il ne buvait pas souvent des alcools forts), il avait avoué au juge qu'il était tombé vraisemblablement amoureux d'un chevalier d'or, un des renégats. Cela n'était malheureusement pas tombé dans l'oreille d'un sourd... Cinq jours après cette soirée, il se retrouvait envoyé au sanctuaire, COMME PAR HASARD !

Il se maudit d'être aussi peu résistant à l'alcool. Il se maudit aussi d'avoir accepté aussi l'invitation de Rhadamanthe. Mais bon, cela aurait pu être pire... Il se mit à imaginer ce qui se serait passé si Eaque ou Minos avait été à la place de l'Anglais... Il n'aurait pas donné cher de ses fesses !

Il sentit quelque chose vibrer dans sa poche avant d'entendre « The circle of life », une des musiques du roi lion (il aimait bien la version anglaise). Le balrog sourit. Il sortit son téléphone portable de sa poche et appuya sur le bouton vert comme on lui avait dit de faire.

« - Allo.

- Salut balrog de mon cœur ! Ça boum ? Fit une voix féminine dans le téléphone.

- Je me disais en entendant cette sonnerie que cela faisait bien longtemps que je ne t'avais pas entendu, ni vu d'ailleurs. Ça va, et toi ?

- Tout baigne. Je me demandais juste où tu étais. Mais Rhada m'a dit que tu étais chez les chiens de garde de la chouette. Es-tu bien vivant ou je parle à un zombi ou à un fantôme ?

- Je vais bien. Même si j'ai cru ma dernière heure arrivée à un moment. Mais ne t'inquiète pas, je suis bien vivant, entier et sain d'esprit.

- Je te signale que je suis ta meilleure amie, voire la seule en fait, donc tu ne peux plus être sain d'esprit depuis le temps ! »

Le sourire de Rune s'élargit. Puis une information-clé lui toucha le cerveau.

« - Attends une seconde, tu es revenue aux Enfers ?

- Je me demandais quand tu allais enfin t'en rendre compte ! Je t'ai connu plus vif d'esprit, très cher. Ça doit être les hormones de la chèvre qui ravage tes neurones !

- Ne l'appelle pas comme ça ! Grogna le Norvégien.

- Pardon, je ne voulais pas te vexer. Mais tu sais que je suis un peu jalouse et possessive envers toi. Bon soit ! Oui, je suis de retour. Hadès m'a rappelée en urgence.

- Et tu as laissé Perséphone seule ?

- Mais non, je l'ai laissé entre les mains de sa mère... Je suis pas folle à ce point, tu sais. Tu reviens bientôt ?

- Euh... Je crois. Il faut que je vois avec le seigneur Hadès. Mais promis, je vais faire vite.

- J'espère. Tu me manques beaucoup, tu sais.

- Oui, toi aussi mon petit poussin.

- Ah non, tu vais va t'y mettre aussi ! Je veux bien encore supporter que les autres m'appellent comme ça, mais toi... Je t'ai dit que je ne veux pas que tu emploies ce stupide surnom. S'il te plait, ne m'appelle pas comme ça !

- Désolé, cela m'a échappé ! Fit Rune d'une voix plus tendre. Donc, toi aussi tu me manques mon petit amour. »

Le balrog sourit quand il entendit à l'autre bout du fil son amie soupirer de plaisir. Comme quoi, un simple surnom peut remplir de joie un cœur meurtri.

« - J'adore quand tu m'appelles ainsi. Mais si le cabri t'entendait m'appeler ainsi, je ne suis pas sûre qu'il te sautera dessus.

- Kal, tu m'avais promis...

- Pardon. J'espère sincèrement qu'il en vaut la peine, celui-là. C'est quoi son nom au fait ?

- Comme si tu allais le retenir... Mais je ne t'en veux pas, mon amour. Bon, je vais te laisser. Mais, promis, je vais essayer de revenir demain. N'oublie pas qu'il n'y a que toi dans mon cœur !

- Mais oui mais oui. Après ce cher je-ne-sais-plus-qui du capricorne, évidemment.

- Exactement. Bye ma belle.

- Salut beau gosse. Mes pensées t'accompagnent pour te déclarer à l'Espagnol. Bisous-chocolats. »

Le Norvégien raccrocha. Cela lui avait fait le plus grand bien de parler avec sa meilleure amie. Il retourna dans la salle de réunion où Shion parlait avec les dieux. Il ne remarqua pas l'ombre qui s'était effondrée, les mains contre son visage en larmes.


Je me dirigeai vers mon temple en courant. Je devais essayer de me détendre. Cette histoire me terrifiait, je devais l'avouer. Elle me disait aussi vaguement quelque chose. Je devais me rappeler de quelque chose, mais c'était comme si j'avais un trou dans la tête.

J'eus du mal à ouvrir ma porte. Et il faisait noir chez moi. J'avais pourtant ouvert mes tentures en partant ce matin. Je fis quatre pas dans ma maison, un peu angoissé. Angelo nous avait conseillé d'être prudent : celui qui avait agressé Mü pouvait toujours se cacher au sanctuaire. La porte se ferma en claquant bruyamment. « Ce n'est qu'un courant d'air, Shaka, ne panique pas. Ce n'est juste qu'une porte qui a des difficultés à se fermer et s'ouvrir qu'un courant d'air inexistant a fermé avec beaucoup trop de facilité. » pensais-je. Mes mains commençaient à trembler brutalement. Non, non ! Ce n'était qu'un hasard. Il n'y avait pas d'ange chez moi...

« - Salut Shaka... »

J'ai fait un bond de trois mètres et je crois même avoir lâché un petit cri. Mais les battements de mon cœur se calmèrent quand je reconnus la voix et la silhouette d'Angelo. Comment était-il entré d'ailleurs lui ? J'avais fermé la porte à clé pourtant.

« - Que puis-je faire pour t... »

Je n'eus pas le temps de terminer ma phrase que le cancer me poussa violemment contre le mur, me faisant très mal aux côtes. Deathmask m'avait empoigné la gorge et me regardait avec un regard fou. Ce regard, c'était celui qu'il avait quand il tuait.

« - Je ne sais pas ce qui me retient de te tuer Shaka. Peut-être est-ce le fait que Mü serait attristé qu'il te perde, ou peut-être est-ce le fait que tu l'aies empêché de te baiser. Mais je peux t'assurer que ta vie ne tient qu'à un tout petit fil entre mes mains. »

Il me lâcha et m'indiqua d'un mouvement de la tête d'avancer vers mon fauteuil. Je m'assis. Certes je passais pour un peureux car j'aurais pu me battre contre lui et le faire ravaler sa fierté, mais ce n'était pas ce que je voulais. Cependant, s'il venait à m'attaquer, je ne répondrai plus de moi. Il s'assit en face de moi, après avoir ouvert la lumière. J'avais de nouveau ouvert mes yeux (décidément, cela faisait beaucoup trop de fois en quelques jours) et observais Angelo qui tentait de se calmer. J'ai voulu me lever pour lui offrir un thé à la camomille, mais son regard menaçant m'ordonna de rester assis. Bon, il semblerait que mon choix soit légèrement limité ! Mais j'étais quand même dans MON temple ! Donc le cancer allait devoir se calmer, si pas j'allais manger des beignets de crabe au dîner.

« - Essaie de faire ça la vierge et je te tue !

- Tu lis donc dans les pensées... J'aurais dû m'en douter. Je me demandais comment tu pouvais savoir ce qui s'est passé, ou plutôt ce qui ne s'est pas passé, entre Mü et moi.

- Ce n'est pas très dur en fait. Pour ta gouverne, je n'aime pas la camomille et le thé en général. Mais merci quand même pour ta proposition.

- Je t'en prie. Mais maintenant, peux-tu me dire ce que tu me veux ?

- Je voulais te faire la peau parce-que tu es responsable en partie de l'état de Mü ! Fit Angelo en m'adressant un regard. »

Un point pour la cancer ! J'avais baissé la tête. Il avait appris beaucoup trop de choses. Mais comment arrivait-il à lire mes pensées si facilement ? C'était assez perturbant venant de la part du gardien du quatrième temple. De celle Mü ou de Shion, c'était presque normal, mais de Deathmask... Avait-il du sang atlante dans les veines ? Mon vis-à-vis écarquilla les yeux avant de ricaner. Je relevai les yeux. Quoi ? J'essayais de trouver une explication logique à cette situation gênante.

« - Je n'ai aucune goutte de sang atlante dans les veines. Mais c'est un don des chevaliers du cancer. C'est pas vraiment un secret, mais c'est un peu oublié depuis quelques centaines d'années. Et je t'en prie, arrête de crier tes pensées. J'essaie de ne pas les lire mais je t'assure que pour l'instant ce sont elles qui m'agressent l'esprit. Si tu pouvais essayer de te calmer, cela m'arrangerait. Promis, je ne te ferai rien. »

Je crois que je ne devais pas avoir une tête très convaincue car il me sourit sadiquement.

« - Il faudra que nous discutions calmement. Question, tu as de la bière ? »


« - Nous avons pris une décision concernant notre future alliance ! Déclara Shion à tous les chevaliers d'or. Certains d'entre vous vont être envoyés aux Enfers, à Asgard et chez Poséidon. Il y a-t-il des volontaires pour se rendre quelque part ? »

Certains se regardèrent. Deux silhouettes s'avancèrent et annoncèrent qu'ils acceptaient de se rendre à Asgard. Saga et Aiolos. Je vis Aphrodite les foudroyer du regard. Un problème entre eux ? Deathmask s'avança à son tour. Il demanda à aller aux Enfers. Il connaissait bien et puis il m'avait avoué qu'il voulait essayer de retrouver l'âme de Mü. Il était sûr qu'elle n'était pas encore perdue. Il n'y eut pas d'autres volontaires. Nous fûmes donc répartis dans les différents sanctuaires : Saga et Aiolos seront donc envoyés à Asgard à leur demande, Aldébaran et Milo iront chez Poséidon, Aiolia, Camus, Deathmask et moi aux Enfers et enfin Shura, Dokho et Aphrodite resteront au sanctuaire, avec Shion et Kanon. Les chevaliers de bronze seront répartis eux aussi dans les différents sanctuaires comme les marinas, les guerriers d'Asgard et les spectres.

« - Juste une question, Shion.

- Oui Camus ?

- Je suppose que si nous refusions de coopérer, le monde sera fini.

- En effet. »

Chacun d'entre nous baissa la tête. Les anciennes rancunes allaient devoir être oubliées... Ce n'était malheureusement pas gagné.

à suivre


Alors, le verdict ? Gentilles reviews ? Ou tomates pourries ? J'espère que ça vous a plu quand même...

Je tiens à préciser que cette histoire ne fait pas référence à la Bible. J'ai inventé ça pour le besoin de l'histoire, même si j'ai repris les noms ou d'autres choses.

à dans quelques semaines...

bisous-chocolats

Naj ;)