Bonjour, bonjour!
En rentrant de cours j'ai vu que le premier chapitre de cette fic avait été vu pas mal de fois, et que certains l'avaient même follow... merci beaucoup! O_O
Du coup j'ai eu envie de poster la suite (et en plus j'avais la flemme de réviser mes kanji...), donc voilà le chapitre 2, qui est légèrement plus long que le premier de quelques centaines de mots seulement, mais j'ai l'impression qu'il s'y passe déjà un peu plus de choses... je vous laisse juger par vous-mêmes. ( ´•௰•`)
Sur ce, bonne lecture ! ヽ( ´ ▽ ` )ノ
Le mur s'étendait sur au moins un kilomètre, si ce n'était plus. Haut et sale, il semblait avoir traversé les siècles et de la mousse s'était installée entre les interstices de ses pierres noircies. Un endroit pas très accueillant en somme. Les nuages qui recouvraient le ciel, assombrissant le paysage, ne faisaient que renforcer cette atmosphère sinistre. C'est dans se décor presque cliché de film d'horreur que le trio se tenait. Même le large portail auquel ils faisaient face était terne, sa couleur noire usée pare le temps.
« C'est ici, chouina le jeune garçon, c'est une balle noire. »
Zoro émit un grognement, le jouet n'allait pas être facile à trouver.
Le portail grinça et les deux pirates s'engouffrèrent dans l'immense propriété. Devant eux le chemin de terre continuait jusqu'à l'orée d'une forêt feuillue dans laquelle il disparaissait, happé par les arbres aux frondaisons basses.
Le sol amortissait le bruit de leurs pas. À certains endroits l'herbe qui le bordait venait grignoter le chemin, dessinant des contours irréguliers. Le parc ne semblait pas être entretenu régulièrement, comme en témoignait la hauteur du gazon à certains endroits, mais ne paraissait pas non plus abandonné depuis très longtemps.
À mesure qu'ils avançaient la forêt se rapprochait d'eux, elle se prolongeait sur leur gauche, à quelques pas du sentier, ondulant sous la fraîche brise de l'automne.
« Je te parie ce que tu veux que cette fichue balle est partie dans la forêt. » Le ton agressif de Zoro manifestait son mécontentement. Celui sur lequel lui répondit Sanji se fit tout aussi désagréable :
« Tu n'as rien que je pourrais vouloir, tête d'algue. » À part peut être ton corps... Le blond se surprit lui-même, à quoi pensait-il ? Il n'avait quand même pas eu de pensée déplacée envers ce sabreur du dimanche ?
Il se gifla mentalement avant de poursuivre :
« Mais tu as raison, on devrait aller fouiller le bois. »
Ils se mirent donc à chercher parmi les arbres, inspectant le moindre buisson, s'éloignant de plus en plus du chemin.
Leur investigation les mena à l'autre bout de la forêt, Sanji se demanda même s'ils étaient encore dans la propriété. Le soleil descendait de plus en plus bas dans le ciel et le cuisinier jeta un coup d'œil à sa montre ,16h45, cela faisait déjà presque une heure qu'ils avaient quitté la ville. Le temps de rentrer au bateau et le soleil serait couché. Il soupira de lassitude, il aurait de la chance s'il arrivait à trouver un déguisement avant la fermeture des magasins, il n'aurait pas dû suivre le sabreur et son fichu sens de l'orientation. Franchement que lui était-il passé par la tête ?
Sanji maudissait l'épéiste et ses descendants sur dix générations lorsqu'il se rendit compte que celui-ci n'était plus dans les parages. « La poisse » pensa-t-il tout en se frappant le front avec la paume de sa main. Pas le choix, il faudrait chercher Zoro en plus de la balle, et le temps ne jouait pas en sa faveur.
Il avançait lentement parmi les fourrés, hélant son nakama de temps en temps jusqu'à arriver à l'autre bout du bosquet. Sous ses pieds se trouvait un chemin de terre battue par encore envahi par l'herbe. Face à lui un autre pan de forêt projetait son ombre frémissante contre le ciel gris. Sous les lourds nuages transparaissaient les tons bleu-violet du soleil couchant. Il oublia tout ce qui le préoccupait, admirant le paysage qui dégageait une aura à la fois puissante et mystique.
Mais ce petit moment de paix intérieure fut de courte durée. Sanji reporta son regard sur le sol presque boueux où il découvrit (ô, joie !) des traces de pas provenant de la gauche. Il releva la tête, le chemin s'enfonçait dans les feuillages à cet endroit il était fort probable que l'algue humaine ait trouvé ce chemin sous le couvert des arbres et ait décidé de le suivre pour ressortir de la propriété… Sauf qu'à droite ça n'était pas la sortie. À droite le chemin disparaissait entre deux haies vertes et hautes, mal taillées. Si les traces de pas appartenaient bel et bien à Zoro alors cet idiot s'était aventuré dans un labyrinthe… Le désespoir envahit Sanji. Rechercher ce cactus mobile dans un dédale de verdure allait finir par venir à bout de ses nerfs. Il soupira et se résigna à suivre la voie empruntée par son rival.
Les haies faisaient au moins deux fois la taille du blond. Le chemin de terre meuble disparaissait sous une épaisse couche de cailloux parsemée d'herbe, rendant impossible le pistage de l'épéiste par ses empreintes. « Sinon c'est pas drôle » ironisa amèrement le cuistot. S'enfoncer là-dedans ne l'enchantait guère, il ne savait même pas pourquoi il faisait ça. Si le vert avait été une jeune demoiselle en détresse encore… l'image de Zoro en robe s'imposa dans son mental et il pouffa de rire tout seul, se sentant un peu con après coup.
Une odeur d'humus régnait dans le labyrinthe une fois les premiers mètres franchis. Les épais murs verts empêchaient le vent de passer et d'apporter sa fraîcheur vespérale aux lieux. Les brins d'herbe retombaient comme s'ils étaient harassés par une dure journée de travail.
Les bottes noires les écrasaient impitoyablement, se souciant peu des problèmes que pouvaient bien rencontrer des végétaux dans leur vie professionnelle. Le propriétaire desdites bottes quant à lui s'aventurait dans les méandres de cet enfer végétal depuis longtemps, lui semblait-il. S'aventurer n'était pas le mot. Il se perdait plutôt. Il avait bien tenté de retourner sur ses pas, surtout lorsqu'il avait entendu son camarade l'appeler. Mais d'immenses toiles d'araignée lui avaient bloqué la route. Il se demandait bien comment elles étaient apparues aussi vite et les avait tranchées sans plus de cérémonie. Il ne s'était pas douté une seule seconde qu'il avait pu emprunter le mauvais chemin. Il était trop sûr de lui pour cela.
Malheureusement pour Sanji, c'était cet écervelé vert qu'il cherchait, un peu au hasard il devait l'avouer. Il arrachait de temps en temps la branche d'une haire et la posait au milieu du chemin, il espérait qu'il pourrait toujours compter dessus pour s'orienter au moment de repartir, peut être qu'il ne ferait pas encore totalement noir.
Sanji crut un instant en l'existence de Dieu et des miracles. Il avait retrouvé l'épéiste ! Bon okay il faisait nuit, froid et il avait mal aux pieds. Mais au moins ils étaient enfin réunis. Tant pis pour la balle du môme, ils rentreraient sans. Zoro, trouvant sûrement que le moment et l'endroit étaient idéaux pour une petite sieste parmi ses pairs les végétaux s'était tout simplement endormi contre une haie. C'est là que le blond l'avait trouvé et réveillé à coups de pied. Sur ce une bagarre avait commencé et s'était arrêtée aussi vite, comme d'habitude. Le vert grommelait, mécontent d'avoir eu droit à un réveil aussi brutal, mais s'assurait de bien suivre son compagnon. Il n'était pas vraiment partant pour d'autres longues heures d'errance.
Quelques étoiles brillaient timidement dans le ciel, mais la lune elle n'était pas visible, masquée par les épais nuages qui tapissaient le ciel.
Comme Sanji l'avait craint les repères qu'il avait mis en place n'étaient pas d'une grande utilité sous le faible éclairage que leur prodiguaient les astres. Tout était calme, on n'entendait que les pas des deux pirates, amortis par l'herbe. Malgré leur situation ils se sentaient légers. L'atmosphère était totalement différente une fois la nuit tombée, presque apaisante. Le seul bémol (hormis le fait qu'ils soient perdus, épuisés et loin de chez eux) était ce petit courant d'air qui s'engouffrait insidieusement sous leurs vêtements et qui agaçait fortement Sanji… Wait, what ?!
Un courant d'air ! Comment le blond ne l'avait-il pas remarqué plus tôt ? La tête d'algue avait une excuse, puisqu'il n'avait pas de cerveau, mais lui, sans doute le personnage masculin le plus intelligent dans cet équipage d'attardés… Il n'attendit pas plus longtemps pour faire part de sa découverte à son camarade qui l'accueillit avec une froide indifférence. Vexé le cuisinier sortit son briquet en grommelant dans sa barbe. Si le sabreur ne comprenait pas qu'un courant d'air signifiait une sortie imminente et bien tant pis pour lui !
La flamme tressautante du briquet leur indiquait la voie. Sanji se félicitait intérieurement pour son ingéniosité qui les mena rapidement à l'extérieur. Le blond jubilait et son acolyte dût cacher son soulagement, qui fut de courte durée. Ils avaient dû sortir de l'autre côté du labyrinthe car plus loin se dressait, haute et fière, une gigantesque demeure décrépite et rendue menaçante par le faible éclairage que fournissaient les deux lanternes qui encadraient la porte démesurée.
Zoro fit un pas vers le bâtiment, un air de défi collé au visage. Ce fut au tour de Sanji de soupirer, ils venaient à peine de retrouver leur chemin et les revoilà partis pour d'autres ennuis.
Par delà la forêt qu'ils avaient traversée, dans la rue obscurcie par la nuit, le petit garçon se releva, s'essuya les mains sur son jean sale. Un sourire malveillant étirait ses lèvres, il ricana. Elle allait être ravie.
J'espère que ça vous aura plu! La suite ce soir avec la visite du château è_é
Le prochain chapitre sera plus long (environ 1000 mots de plus que le premier), attendez-vous à quelques trucs un peu creepy-glauques "ψ(`∇´)ψ (je suis désolée, aujourd'hui j'aime bien les smileys ._.')
