Salut les gens, voilà, le chapitre 1 arrive enfin, j'espère qu'il vous plaira ! Merci à mon petit ange DameAjisai pour l'aide, et Have Fun all !

Chapitre 1 – Indifférence et Intérêt

PoV Hellyte

7h30, Syn se leva paresseusement. Il attrapa quelques vêtements au hasard, s'habilla et se dirigea vers la cuisine. Il se força, malgré le stress, à manger quelque chose. Il se savait gourmand et ne supportait pas avoir l'estomac vide. Il vérifia rapidement qu'il n'avait rien oublié. Il ne se souciait pas vraiment du regard des autres, aussi, il ne se soucia pas de sa coiffure et prit juste la peine de se brosser les dents avant de partir. De toute façon, il partait à moto.

Arrivé au lycée, à peine eut-il retiré son casque qu'il sentit tous les regards braqués sur lui. Il se rassura immédiatement : c'était tout à fait normal, il était nouveau ici. Cette impression d'être scanné par des dizaines de personnes le mit tout de même mal à l'aise, sans que cela se remarque, car il était passé maître dans l'art de dissimuler ses pensées et ses émotions.

Il finit par trouver la salle de classe, après de longues minutes de recherche qui lui semblèrent durer des heures, tant il avait la sensation que chacun de ses mouvements était surveillé par les autres élèves. Le jeune homme avait cinq minutes de retard ; il aurait peut-être dû préciser qu'il risquait d'avoir du mal à s'habituer aux horaires. Il frappa à la porte, hésitant, puis l'ouvrit … et se retrouva au milieu d'un énorme chahut.

PoV Santana

Enfin, le nouveau arrivait ! C'était pas trop tôt ! Premier jour et déjà en retard, le pauvre. Je sentis une pointe d'excitation me parcourir alors que la porte s'ouvrait, et que je faisais dans ma tête le portrait du mec idéal. Mais ce que la porte révéla fut bien au-delà de mes espérances.

Il était assez grand, mince, il avait des cheveux noir de jais en bataille qui masquaient un de ses yeux, l'autre étant couvert par une petite paire de lunettes de soleil … il était plutôt beau garçon, je dois l'avouer. Il semblait porter très peu d'importance à son apparence, pourtant, en jetant un coup d'œil aux autres filles, je réalisai que son air sauvage faisait déjà des heureuses. Je ne compris pas l'intérêt de porter des lunettes de soleil en hiver, m'enfin, sa beauté masquait parfaitement ce petit détail. Je me demandai alors qui il était en train de regarder … et me surpris à espérer qu'il me regarde. Allez, tu débloques ! Il est sans doute stupide, et se donne un faux genre. Jouons un peu avec lui, maintenant.

PoV Hellyte

Les élèves riaient, dansaient, discutaient entre eux, et leur professeur semblait avoir du mal à les contrôler. Mais l'arrivée de Syn les stoppa net. Le calme revint, et il fut une nouvelle fois la cible des regards intrigués des élèves. Fort heureusement, le professeur sembla percevoir la gêne du nouveau venu, et prit immédiatement la parole :

« - Allons, arrêtez de le fixer comme s'il était une bête de foire ! Comme vous avez pu le remarquez, vous avez désormais un nouveau petit camarade. »

Cependant, « petit » n'était pas vraiment le mot approprié pour définir Syn, et quelques filles se mirent à rire.

« - Bien, je vous concède qu'il n'est pas bien petit. Puisque vous semblez ne pas apprécier ma description, je vais le laisser se présenter ! Vas-y, garçon.

- Ok … acquiesça Syn, peu enthousiasmé par le fait de parler devant autant d'inconnus. Salut tout le monde, je m'appelle Syn Frost, j'ai dix-huit ans, je viens de Los Angeles. Si vous avez des questions … »

Bien sûr, il ne souhaitait pas avoir à parler en public plus longtemps, mais Santana leva la main avec un sourire amusé.

« - Moi, j'en ai une, Syn. T'es célibataire ? »

L'intéressé se garda de rougir, et répondit sur un ton de défi :

« - Je suis dans cette classe depuis cinq minutes, calme tes ardeurs, mon chou.

- Qu-qu-quoi ?! s'exclama la jeune fille en rougissant. Pour qui tu te prends, le nouveau ?

- Tu m'as posé une question et je t'ai répondu. Où est le mal ?

- Tu vas me payer ça ! Personne n'a jamais osé me dire une chose pareille ! Je suis Santana Lopez !

- Il faut bien un début à tout … répondit Syn avant de remarquer la main tendue de Quinn. Oui ?

- Tu sais chanter ? »

Elle avait posé la question innocemment, mais cela mit Syn mal à l'aise. Il répondit d'une voix peu assurée :

« - Disons que … ça peut aller.

- Avoue, lança Santana, tu dis ça mais au fond, t'es mauvais.

- Je ne peux pas être pire que toi, mon chou, répliqua le jeune homme. »

Piquée à vif, Santana rougit et se mit immédiatement sur la défensive :

« - Ça, c'est ce que tu crois !

- C'est un défi ?

- Personne ne m'a jamais parlé comme ça ! Et toi, tu es là depuis cinq minutes et tu penses tout savoir de moi ?

- Je n'ai pas besoin d'apprendre ce que je sais déjà, mon chou.

- NE M'APPELLE PLUS COMME ÇA ! hurla la belle brune.

- Si tu veux … »

Le professeur éclata alors de rire et Syn se tourna brusquement vers lui. Comprenant ce qu'il venait de faire, il s'expliqua :

« - Désolé, c'est juste que je n'ai pas l'habitude de voir quelqu'un remettre Santana à sa place, normalement c'est plutôt l'inverse. Ça manquait de virilité dans cette classe !

- Oh, mais vous savez monsieur, elle n'est pas méchante au fond, c'est juste son côté Kinder qui ressort.

- Mon côté quoi ? intervint Santana.

- Ton côté Kinder. Brune à l'extérieur, mais blonde à l'intérieur, dit Syn avec un petit sourire mesquin. »

À ces mots, la Latina poussa un cri de rage, envoya balader sa chaise et s'approcha de Syn dangereusement avant de le plaquer contre le tableau. Syn ne réagit pas et laissa un petit sourire moqueur planer sur ses lèvres. Santana allait lui mettre une bonne raclée, mais le professeur réagit assez vite et empêcha un carnage de se produire. Santana sortit de la salle, furieuse, non sans avoir lancé un regard noir plein de haine à Syn. Son départ causa un silence de mort. Plus personne ne parlait, tout le monde tentait de comprendre ce qui s'était passé. Et puis, quand ils comprirent que le nouveau venu venait de se payer la tête de Santana, la garce du lycée, un fou rire incontrôlable parcourut la classe, et bientôt, même le professeur rit de bon cœur. Syn se surprit même à rire avec eux. Sa solitude et les évènements récents lui avaient presque fait oublier à quel point il était bon de s'amuser. Il fallut bien dix bonnes minutes aux élèves pour se calmer, après quoi Syn entreprit de trouver une place. Il restait, fort heureusement, une place libre, juste à côté de Quinn. D'une voix douce, le jeune homme lui demanda :

« - Je peux m'asseoir là ? »

Elle lui répondit par un bref hochement de tête.

Syn ne tenta pas d'engager la conversation et sortit ses affaires. Tout revint à la normale, jusqu'au moment où Quinn rompit le silence :

« - Pourquoi tu es venu ici ? chuchota-t-elle.

- Divorce …

- Ah … Ça doit être dur pour toi …

- Je le supporte bien … Il le faut de toute façon.

- Tu es courageux, remarqua Quinn, étonnée.

- On va dire que je m'y étais préparé, alors je ne l'ai pas trop mal pris.

- Et tu es tout seul ? Tu n'as pas d'amis ?

- Je recommence à zéro ici. De toute façon, là d'où je viens, je n'avais pas d'amis.

- Oh … Tu n'es pas du genre sociable alors ?

- Je ne suis pas du genre à me laisser faire, on va dire. J'avais une sale réputation à cause de ça.

- Et donc ils ne te supportaient pas.

- Exactement.

- Et c'est pour ça que tu as ridiculisé Santana ?

- Non, c'est juste parce qu'elle aime bien ça, sourit Syn. »

Sa réponse dérouta Quinn et elle ne sut pas quoi lui dire. Elle resta donc silencieuse, et le reste du cours se déroula normalement, malgré cette question qui revenait toujours dans sa tête : pourquoi avait-elle l'impression que le nouveau n'était pas ordinaire ?

PoV Santana

Je vais le tuer ! Il s'est foutu de moi, il m'a humiliée en public … ET SON SOURIRE ! Il me donne des envies de meurtre ! Oser me provoquer, MOI, Santana Lopez ! Si le prof ne m'avait pas retenue, je lui aurais fait la peau !

Je traversai le couloir d'un pas pressé, et me mis aussitôt en tête de trouver un moyen de me venger. Un slushie ne suffirait pas, je devais l'humilier, et l'effacer son petit sourire satisfait de son visage !

Mais à peine ai-je eu le temps de penser à monter le lycée contre lui que je reconnus Jacob au bout du couloir. Et merde ! Aucun moyen de l'éviter. J'essayai de rester calme, mais il m'interpella aussitôt :

« - Alors, Santana, c'est vrai que le nouveau t'a foutu la honte ?

Ferme-la, Jacob, lui répondis-je, agacée.

Oh oh, aurait-il réussi à ébranler la GRANDE Santana Lopez ? me demanda cette ordure avec un sourire goguenard. »

Je commençais à perdre patience, et son air moqueur, qui me rappelait celui de Syn, m'exaspérait au plus haut point. Je me défendis alors :

« - Si j'avais vraiment voulu lui faire du mal, je l'aurais fait pleurer. Et je peux TE faire pleurer, avorton.

Bien sûr, petit chou ! me répondit-il. »

Dans un accès de rage, mon pied droit se logea dans ses parties et il hurla de douleur avant de s'effondrer. Après lui avoir copieusement craché au visage, j'entendis du bruit derrière moi … c'était Syn, adossé aux casiers. Il ne souriait plus, il me fixait, et j'avais la désagréable sensation de passer un scanner. Soudainement, je compris qu'il avait vu la scène, et voulant l'impressionner, je lui lançai :

« - Viens, viens me chercher ! Je te ferai la même chose ! »

Triomphante, j'attendis son aveu d'impuissance. Mais alors que je pensais lui avoir cloué le bec, il éclata de rire, puis, reprenant son sérieux, mais gardant un petit sourire amusé, il me répondit :

« - D'accord. Dans ce cas, je te laisse frapper la première. »

Je ne me fis pas prier et m'approchai pour lui donner un violent coup de poing. Il ne fit même pas mine d'esquiver et l'encaissa de plein fouet. Malgré tout, il ne vacilla pas, et leva un sourcil avant de me lancer :

« - C'est tout ce que tu as ? »

Furieuse, je voulus le frapper à nouveau, mais cette fois-ci, il esquiva. Je mis un peu de temps avant de comprendre. Il avait eu la possibilité d'esquiver mon premier coup, mais il l'avait encaissé. Il jouait juste avec moi. Ce constat me fit hurler de rage, et je finis par lui décocher un coup de pied à l'entre-jambe. Mais un bref instant avant que mon pied arrive à destination, il disparut subitement, et je sentis une brise légère caresser mes cheveux. Je me retournai brusquement, et sursauta lorsque je le vis, derrière moi, les mains dans les poches, aussi détendu. Comment avait-il pu se placer derrière moi en aussi peu de temps ? Avant même que je puisse le frapper, il saisit mes mains, approcha ses lèvres de mon oreille et me murmura tendrement :

« - Tu as perdu … »

Ce n'était pas une moquerie, le ton était doux, agréable … J'aurais pu passer ma vie à écouter cette voix, si elle ne m'avait pas foudroyée. J'avais perdu contre lui … Pourquoi ? Pourquoi avait-il fallu que je perde la face contre ce type ? Je tentai de me dégager, dégoûtée par ce qui venait de se passer, mais il me tenait fermement. Et alors que j'avais renoncé à ce qu'il me lâche, il plongea ses yeux, ou du moins des lunettes, dans les miens, et me dit doucement :

« - On se voit au Glee Club, d'accord ? »

Il me laissa alors seule, paralysée, et il me fallut bien quinze minutes pour revenir à la réalité. Pendant ce temps, Jacob s'était enfui, mais peu importe, je ne pensais plus qu'à Syn. Réalisant enfin ce qu'il venait de faire, je frappai les casiers de rage, et la douleur calma un peu le goût amer que j'avais dans la bouche. Il allait payer !