Titre: 14 février
Chapitre: Near
Auteur: FayVerte
Raiting: T pour cause de présence éventuelle de shonen ai (yaoi sans relation sexuelle avancée)
Genre: Quand les péchés s'affrontent.
Avertissement: Cette histoire traite potentiellement d'une relation homosexuelle. Nous parlerons ici de Shonen Ai. Merci, si vous êtes homophobe, de ne pas juger le machin selon ce seul critère.
Discalmer: N'étant ni Takeshi Ôbata ni Tsugumi Ôba, je peux affirmer que rien ne m'appartient.
14 Février
Near
Near n'avait pas dormi de la nuit. Il avait eu le temps de voir les heures passer, l'amenant inexorablement au 14 février. Il avait le sentiment de ressembler de plus en plus à L. Ce n'était pas seulement physique, il s'apercevait parfois qu'il lui prenait des éléments de sa personnalité et se les appropriait, comme pour le faire exister à nouveau.
La mort de Kira l'avait laissé plus seul que jamais. Pas qu'il eut besoin de la présence des autres pour exister mais il était forcé de réaliser qu'il lui manquait quelque chose. Toutes les personnes qu'on lui présentait, toutes ces enquêtes qu'il devait résoudre, ce n'était rien au final. Rien que quelques minutes prises pour lire un dossier d'un ennui total. Mello avait eu raison de mourir.
Mello. Il était bien obligé de penser à lui ce jour-ci. Au début, ce n'était qu'un jeu, à peine une ébauche d'étude sociologique liée à un individu particulier. Il voulait savoir si en partant d'un non-sens il aboutirait à une idée établie. Et ç'avait été le cas, au delà de ses espérances. L'autre garçon n'avait jamais pu connaître à fond les règles de la partie et avait dû se contenter d'abandonner. Il s'agissait pourtant simplement de lui donner des chocolats. Tout simplement.
La première fois que Near avait essuyé un refus, il avait souri. Il s'y attendait, il avait prévu cet instant. Cela faisait partie du jeu. Mais le voir hésiter, réfléchir, trembler d'excitation, le voir vivant pour lui... il avait tellement aimé cela qu'il avait recommencé. Encore une fois.
Le temps passant, c'était devenu leur rendez-vous. Les refus de Mello étaient variables. Lui-même avait pu commencer à espérer. Ca semblait ridicule maintenant. Mais le rejet qu'il subissait était bien différents de ceux que recevaient quelques autres enfants. Il ne s'était jamais senti mis au même niveau que Matt. Ce dernier avait dû beaucoup souffrir de la situation. Et pourtant, aujourd'hui, il était mort pour l'autre.
Near était le seul toujours debout. Il se contentait de survivre, coupé du reste du monde. Parfois, il se prenait pour un Dieu. Dans ces rares moment, il pensait à la déchéance d'un si gentil garçon nommé Light Yagami.
Il s'était souvent demandé comment tout ceci se serait passé s'il avait été plus sociable, plus humain aussi. Il y pensait pendant que Mello lui faisait face. L'autre aurait peut-être compris le pourquoi de cette boite. Il les aurait peut-être même acceptés. Il ne serait peut-être pas parti. Ils auraient dépassé L et de loin, pendant de longues années. Et il ne serait pas mort.
Near savait que son nouveau rendez-vous aller le tuer. Avoir des relations sociales avec une seul personne était déjà trop peu. Maintenant qu'elle était morte, il ne lui restait vraiment plus rien qu'à attendre.
Debout face aux ruines d'une église calcinées, Near attendait. Il avait déposé sa boite de chocolats là où le feu semblait avoir pris source. Il ne pleurait pas. Après tout, c'était un jour heureux, celui des amoureux. Et pour la première fois, ses chocolats ne lui seraient pas retournés.
Note de fin de l'auteur: je pensais que ça s'améliorerait mais le régime moules-frittes/vin a eu un drôle d'effet. Enfin, le temps n'attend pas. Merci beaucoup aux nombreux visiteurs passés sur la page du premier chapitre. Autant de personnes en si peu de temps... qui a dit que les reviews étaient indispensables quand on peut se contenter de comptabiliser ? Enfin, je trouve ça quelque peu dommage de ne pas avoir un avis extérieur car plusieurs choses sont à changer que je ne réalise pas pour le moment, bien que je me doute de leur présence. Mais bon, merci et à demain donc.
