« C'est Tellement Difficile à Décrire.
Ça N'a Rien à Voir Avec Un Coup De Foudre,
Ça Ressemble Plus à … La Gravité.
Lorsque Tu Vois Ton Âme Soeur,
C'est Comme Si, Tout à Coup,
Tu Ne Dépendais Plus de L'Attraction Terrestre,
Mais De Celle Qu'Elle Exerce Sur Toi.
Plus Rien Ne Compte, Sauf Elle.
Tu Ferais N'importe Quoi Pour Elle,
Tu Deviendrais N'importe Qui.
Tu Te Transformes En Celui Qu'Elle Veut,
Protecteur, Amant, Ami Ou Frère »
L'ambiance était assez tendue, voila trois jours que j'étais arrivée à Forks, mon père était sans cesse sur mon dos. Surtout lorsqu'il s'agissait de mon sommeil, j'avais eu des tendances à l'insomnie lorsque j'étais enfant. Aujourd'hui les choses étaient différentes, j'avais des crises de somnambulismes sévères, je me réveillais souvent dans des endroits assez incongrus. Si ça n'avait été que cela, Charlie n'aurait pas autant était sur mon dos, mais un autre élément l'inquiétait d'avantage. J'étais atteinte d'un diabète de type 1, cette maladie entraînait soit des hypoglycémies, soit des hyperglycémies, les symptômes n'étaient jamais agréables, et même plutôt impressionnants. J'étais vraiment mince à la limite de la maigreur, j'avais toujours été chétive.
L'atmosphère familial était tendue plus que d'habitude car Bella, ma sœur jumelle, inquiétait elle aussi Charlie. Elle faisait des crises toutes les nuits, et paraissait totalement léthargique la journée. Elle n'avait plus goût à rien. Elle m'avait en quelque sorte racontée son histoire avec un certain Edward, qui l'avait lâchement abandonné. Je connaissais assez ma sœur pour savoir qu'elle me mentait, je savais qu'elle me cachait certaines choses, elle ne m'avait pas tout révélé.
Heureusement, le jeune Jacob Black se démenait pour lui changer les idées. Les Black étaient des gens étranges, enfin surtout le père, il avait toujours eut cette tendance à m'observer, comme s'il attendait que je lui confirme quelque chose. Malgré cela, il avait toujours était bienveillant envers moi. La famille Black habitait dans la réserve indienne – La Push – à l'orée d'une immense forêt. Les habitants de la réserve formaient une tribu, la tribu des Quileutes.
J'étais d'ailleurs assise dans la voiture de service de mon père, en route pour La Push. Mon père fortement avait insisté pour que je vienne pêcher avec lui et Billy. J'aurais préféré être dans ma chambre avec un bon bouquin, malheureusement Charlie en avait décidé autrement. Il faisait tout pour m'avoir à l'œil.
- Tu n'as pas oublié tes piqures d'insulines ?
Je soupirai lasse.
- Non, elles sont dans mon sac que tu a vérifié trois fois. Je t'assure, j'ai tout ce qu'il me faut.
Mon père se passa une main dans les cheveux. Il était vraiment inquiet, pour lui j'étais un morceau de sucre qui pouvait fondre à tout moment.
- Tu as bien emmener de quoi manger ? Les bananes ? Les gâteaux ?
- Mais oui papa, ne t'inquiète pas tout ira bien. Tu vas te faire des cheveux blancs si tu continues. Je te rappelle que je suis grande, j'ai dix huit ans maintenant je peux me gérer toute seule.
La voiture tourna dans un chemin défoncé et boueux. Je pouvais déjà apercevoir quelques petites maisons en bois. Mon père stationna la voiture devant l'une d'elle. Je descendis de la voiture, pieds sur le sol boueux. Charlie me fit signe de m'approcher, puis se dirigea vers l'entrée de la petite maison en bois. La porte s'ouvrit sur un homme, non plutôt sur une armoire à glace. Un indien géant, très musclé. Je me sentais très petit à côté. Je ne faisais qu'un mètre quarante-cinq après tout. Le géant me lança un sourire enjoué et se planta devant moi.
- Salut Phoebe ! tu te souviens de moi ?
Je secouais négativement la tête avec un sourire dépité. Charlie ne l'entendit pas de cette oreille apparemment.
- Enfin Phoebe, c'est Jacob. Jacob Black, tu jouais avec lorsque tu étais plus jeune.
J'écarquillais les yeux. Il était plus jeune que moi, en théorie. Mais en pratique on aurait plutôt dit un jeune homme de vingt ans, un jeune homme très viril. Je n'eus pas le temps de m'étendre sur la question car un homme en fauteuil roulant sortit de la maisonnette. Billy Black. Il n'avait pas vraiment changé contrairement à Jacob. Il me regardait en souriant. Je lui fis un salut de la mains le sourire hésitant, c'était un homme impressionnant, son regard était profond, inquisiteur aussi. J'allais passer une journée à subir ce regard. Et je savais ce que ce regard cherchait, il cherchait des preuves.
En revenant de la pêche, Billy avait invité mon père à boire une bière. Ils parlaient de baseball à l'intérieur de la maisonnette en bois. Je profitais de cet diversion pour faire un tour. Bella devait passer l'après-midi sur la plage de la Push, je comptais bien la rejoindre. J'aurais peut-être du trouver la situation injuste, le fait que Bella puisse passer du temps avec ses amis, alors que j'étais contrainte de suivre mon père à la pêche. Cependant je n'arrivais pas à en vouloir à Charlie, je savais bien qu'il était sincèrement inquiet pour ma santé. Surtout que je sortais de quatre mois de cure thermale dans un centre spécialisé, en France. J'avais dû m'adapter à la langue, et à mon environnement, heureusement j'avais suivis les cours par correspondances. Le français était trop difficile à comprendre.
Après avoir marché un moment, j'arrivais enfin à la plage, j'entendis des rires. Je supposai que Bella devait bien s'amuser. Je me plantai sur le bord de la plage, ne voulant pas imposer ma présence. C'était cependant peine perdue, la plus part des personnes présentes se tournèrent comme un seul homme dans ma direction, les rires perdirent en intensité. Je vis enfin ma sœur se retourner vers moi, elle me fit un sourire tout en s'approchant de moi, le reste du groupe le suivit apparemment enthousiastes de me rencontrer. Un groupe assez étrange d'ailleurs, la plupart des garçons étaient de la même taille que Jacob, le teint roux et brun. Des Quileutes.
Ma sœur se planta devant moi et commença à me présenter le groupe.
- Voici ma sœur Phoebe, Phoebe voici Embry, Quil, Jared, Seth, Leah, Kim et Claire. Ah ! Et bien sûr Jacob.
Je fis un rapide signe de la main, assez gênée d'être le centre de l'attention. Ils recommencèrent à chahuter. Jacob essaya tant bien que mal de m'intégrer à la discussion.
- Bella m'a dit que tu avais fais une cure en France …
- Oh … Euh ouais, pour mon diabète, mon médecin a insisté auprès de ma mère pour que je la fasse. C'était assez ennuyant à vrai dire.
Il eut un instant de silence ni lui ni moi ne savions quoi nous dire. Bella me sauva, en quelque sorte.
- Alors la pêche a été bonne ?
- Euh ouais… j'ai relâché tous les poissons que j'avais pêché.
Bella rit doucement.
Je passais la fin de l'après-midi, en compagnie du groupe de jeunes indiens. Seth l'un des plus jeunes, était celui avec qui j'avais le plus parlé. Il me faisait beaucoup rire, étrangement il avait l'air d'un enfant dans le corps d'un adulte. Tous les garçons du groupe paraissaient beaucoup plus vieux que leur âge en y regardant de plus prés. A l'issue de cette journée, je rentrais finalement en compagnie de Bella. La Push me laissait une impression étrange, et je savais que je pouvais me fier à mes premières impressions sur un lieux.
Je passais la soirée à lire un bouquin quelconque, assez perturbée par cette journée. Je fis par m'endormir, la tête pleine de questions.
Une sensation de froid et d'humidité me réveilla. Il faisait nuit noir, je ne savais vraiment pas où je pouvais bien me trouver. Je palpai le sol à la recherche d'un indice sur l'endroit où j'avais échoué. La surface ,sur laquelle j'étais allongée, était molle, humide, douce aussi. Ma main attrapa un objet long et très fin. Une branche d'arbre réalisai-je. Mes yeux s'habituèrent enfin à l'obscurité. Je vis des ombres qui montait assez haut. Des arbres. J'étais sûrement dans une partie de la forêt non loin de la maison. Je frissonnai, j'étais encore en pyjama, autrement dit, un short et un débardeur de coton. Je décidai de me lever, un cliquetis métallique retentit dans le silence. Je tâtai les poches de mon short, un objet froid s'y trouvai. Je plongeai ma main à l'intérieur et m'en saisis. Après un instant de réflexion, je réalisai qu'il s'agissait d'une clef, une clef de voiture pour être plus précise. Je devais sûrement être beaucoup plus loin que ce que je pensais. Je ne savais pas vraiment comment me sortir de cette situation de toute évidence après avoir conduit, j'avais dû également marcher pour me retrouver au milieux de nulle part. Ma crise de somnambulisme était vraiment inquiétante pour le coup. Je savais au fond de moi qu'il ne s'agissait pas d'une simple crise de somnambulisme. Quelqu'un m'avait guidée jusqu'ici, je n'étais pas là par hasard, mais à cet instant je n'avais qu'une envie : rentrer chez moi.
J'eus une idée, je tâtai la clé pour actionner le petit bouton qui ouvrait la voiture. Si je voyais les phares de cette dernière clignoter j'étais sauvée. Sinon j'allais devoir marcher et suivre mon instinct. J'appuyai sur le petit bouton, je vis effectivement une lumière à approximativement cinquante mètres. Le soulagement me submergea, mais plus pour très longtemps, car un craquement puis un grondement relativement inquiétant retentit. Je me figeai. Le grondement n'était pas franchement menaçant, pourtant j'étais inquiète, un ours devait se trouver non loin, je devais vite m'enfermer dans la voiture. Je perçus un mouvement sur ma gauche, lorsque je tournai la tête je vis une ombre immense, et ça n'avait rien d'un ours. C'était beaucoup plus haut et surtout beaucoup plus gros, j'avais l'impression de vivre un cauchemars. C'était un loup d'après l'ombre que je pouvais distinguer. Et un loup ne se promenait jamais seul, mais en meute. Les battements de mon cœur accélèrent, des vertiges m'assaillir. Ce n'était vraiment pas le moment de faire un malaise. Et pourtant j'étais figée. Et surtout le loup m'avait repérée.
Ses yeux brillaient dans le noir abyssal. Ils vinrent se planter dans le mien. Et cet échange fut le phénomène le plus étrange et le plus agréable que je n'ai jamais vécu. Je sentis une douce chaleur m'envahir, une sorte bien être, j'avais l'impression que jamais je ne pourrais quitter cet immense loup des yeux. Une attraction irrémédiable s'était établie entre nous. A défaut de me dévorer vivante, il me dévorait des yeux. Littéralement. La chaleur remonta tout le long de mon corps, c'était comme si un champ magnétique s'était établit entre nous, comme si des liens incandescents nous reliaient l'un à l'autre.
Je me figeai en prenant conscience que je délirai. Comment un loup pouvait me regarder de cette manière ? Et comment un loup de cette taille pouvait tout simplement exister ? Je devais être complètement atteinte. Folle. Je commençai à reculer, il grogna mécontent. Une dizaine d'ombres lupines émergèrent de l'obscurité. La panique m'envahit, je reculai brusquement, mais mon pied dérapa et je partis en un roulé-boulé, la pente était raide. Je butai contre des arbres, des pierres, tout un tas d'éléments forestiers. Ma tête percuta violement dans un arbre. Je ne vis jamais la fin de ma chute.
PonyoLeChat: Le début de la cour, mais promet une belle intrigue!
Je te remercie pour ta critique, d'autant plus que tu écris le premier commentaire sur cette fanfiction!
Je dois avouer que je suis déçue par l'écriture de ce chapitre, surtout du début, j'ai eu du mal à l'écrire, le début d'une fanfiction est pour moi le plus difficile. Je suis navrée si il reste de fautes d'orthographes, j'ai fais de mon mieux pour corriger, mais certaines ont dû passer à travers les mailles du filet!
PS: je sais qu'il n'y a pas beaucoup de dialogue dans ce chapitre, je n'étais pas inspirée !
