Et voilà la suite o/

J'aurais voulu la poster plus tôt, mais étant sur plusieurs fics à la fois, ça n'a pas toujours été façile XD

Un chapitre un peu dûr, car assez violent, donc sensibles au sang s'abstenir ;)

Et maintenant, je répond aux (adorables) reviews anonymes :D

A.N. O'Nym : Merci, j'aurais jamais cru qu'on me dirait ça pour l'un de mes écrits :D

Mikki-Hime : Si tu aimes le suspense, en revoilà une louche :D

Je vous laisse à votre lecture, Enjoy it o/


L'homme avançait lentement dans le long couloir, des néons éclairant faiblement les murs blancs. Tout en marchant, il caressait le couteau dans sa poche.

Après une nuit au sommeil agité, il s'était décidé à aller rendre visite à l'ursidé et à s'amuser un peu avec lui.

Il s'arrêta un instant avant de repartir de sa démarche lourde et fatiguée. Son crâne le faisait toujours souffrir, bien que les crises de la veille s'étaient calmées .

Des portes apparurent bientôt à sa gauche.

Lorsqu'il passa devant la première, il entendit la personne derrière qui frappait sauvagement les murs tout en lançant des menaces.

A la seconde, les sanglots du prisonnier lui parvint aux oreilles.

Dépassant la troisième, il perçut la musique que provoquait l'occupant de la pièce en frappant le sol comme sur un tam-tam.

Finalement, il s'arrêta face à la dernière , d'où s'échappait une douce mélodie fredonnée.

Attrapant la clé attaché autour de son cou, il déverrouilla la porte et entra .

En prévision de sa visite, il avait demandé à ce que l'on attache l'animal à une chaise.

Ce dernier observa l'individu qui venait d'entrer dans sa cellule, se demandant qui il était et ce qu'il lui voulait.

- Bonjour, belle journée n'est-ce pas ? lui dit l'homme masqué.

Devant le silence de son interlocuteur, il enchaîna :

- Ah mais oui, c'est vrai que tu ne peux pas le savoir puisque tu es enfermé ici, c'est drôle, non ?

La personnalité stoppa le monologue de son geôlier en lui demandant :

- Qui êtes vous ?

- Tiens donc, j'allais te poser la même question, c'est drôle, alors dis-moi, qui es tu ?

- Vous m'enlevez, vous me foutez dans une pièce fermée à double tour et sans fenêtres, tout ça pour me demandez qui je suis ? Vous êtes sérieusement fêlé !

- Mauvaise réponse.

Sans un bruit, il sortit son couteau et l'enfonça dans l'avant-bras du jeune homme, qui se mit à hurler.

- Je recommence, qui es-tu ?

- Je suis...argh...Maître Panda, dit-il entre deux gémissements.

- Réponse incorrecte.

Lentement, il tourna la lame dans la chair, faisant hoqueter de douleur sa victime.

- Je vais reformuler ma question, qu'es tu ?

- JE SUIS UN PANDA QUI VA TE LATTER LES COUILLES QUAND JE ME SERAIS DETACHER DE CETTE PUTAIN DE CHAISE ! hurla-t-il, la voix emplie de colère et de douleur.

- Tu n'es pas drôle,...et ça me déplaît au plus point.

D'un coup, il remonta le couteau jusqu'à l'épaule, formant une plaie béante sur tout le bras de l'ursidé.

- Je veux que tu me dises quelle est ta nature, à toi et à tes foutus compagnons.

- Je suis...une...personnalité...de Mathieu...Sommet, murmura-t-il en articulant difficilement.

- Aaaah, enfin nous y voilà, répète-le, plus fort cette fois-ci.

Le prisonnier tenta de parler, mais aucun son ne sortit de sa gorge.

Son bourreau rapprocha son visage du sien pour lui souffler à la figure :

- As-tu honte d'être ce que tu es ? Je te comprend, ce Mathieu n'est qu'un pantin égocentrique et sans ambition.

Maître Panda cogna alors violemment sa tête contre celle de l'homme avec toute la force dont il était capable, en criant :

- JE T'INTERDIS DE PARLER DE MATHIEU COMME ÇA !

Le coup qu'il porta fut si puissant que le masque se fissura, une partie tombant au sol et révélant le visage du geôlier.

- Mais vous…vous…êtes…

Une main se plaqua sur sa bouche, empêchant la personnalité de finir sa phrase.

- Tu as vu mon visage, et pourtant tu ne ris pas.

Faisant tourner le couteau dans sa main de libre, il libéra la bouche de l'ursidé pour l'étrangler, l'empêchant ainsi de former le moindre mot.

- Pourtant c'est drôle quand on y pense, toute cette situation, tous ces événements, quand on sait qui je suis, c'est drôle ! Alors pourquoi ne ris tu pas ?

Lentement, du bout de la lame, il traça un sourire écarlate sur le visage de l'animal.

- C'est mieux comme ça, mais je connais un meilleur moyen pour te faire rire aux éclats.

Il laissa tomber son arme ensanglantée au sol et lâcha la gorge du jeune homme, puis lui attrapa la tête à deux mains, plongeant son regard dans les yeux bleus lui faisant face.

Sa victime commença à hurler, tentant de résister à la démence qui commençait à ronger son esprit.
Mais la lutte était perdue d'avance, l'un était affaibli par la douleur de ses blessures, l'autre avait assez de folie en lui pour faire perdre la raison à l'humanité entière.

Les cris s'intensifièrent, plus fort, toujours plus fort, menaçant de briser les cordes vocales du prisonnier .

Tout d'un coup, celui-ci se tut, les spasmes de son corps s'arrêtèrent, sa tête tomba en avant.

L'homme la relâcha, recula, ramassa la moitié de masque au sol et observa l'ursidé.

- C'est drôle, non ?

Maître Panda releva le visage, les veines de ses yeux éclatées, faisant disparaître l'azur de son regard sous un voile au rouge comparable à celui de son sourire scarifié.

Puis un rire.

Un autre.

Encore un.

Une salve de rire s'échappant de la bouche du jeune homme.

Il était devenu fou.

Le bourreau se retourna et quitta la cellule.
Une fois dans le couloir, il entendit les occupants des autres pièces s'époumonaient, apparemment alarmés par les cris et les rires qui avaient réussis à traverser les murs des prisons insonorisés.

« Maître Panda, qu'est-ce qui se passe ? »

« Putain la peluche, c'est pas le moment de péter une couille ! »

« T'en as trop pris gros, t'es en bad-trip ! »

Tenant son masque sur son visage de sa main droite, l'homme se dirigea du côté d'où il était venu, allant demander à des infirmiers de soigner le bras de la personnalité.
Maintenant qu'il avait réussi à la rendre folle, il ne pouvait se permettre de la laisser périr d'hémorragie.

Mais alors qu'il passait devant la porte voisine, il entendit le Hippie parler, LUI parler :

- Je ne sais pas qui tu es, gros, mais Babylone ne te pardonnera ce que tu as fait.

D'abord un peu surpris, l'intéressé finit pas lâcher un petit ricanement.

- C'est drôle ce que tu me dis là, car moi je ne peux pardonner ce que Mathieu m'a fait.

Et il s'éloigna, la lumière des néons tressautant à son passage.


Reviews ? :3