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Eliriel & Eönardë : réédition de la première version

Chapitre 2 : Le conseil d'Elrond

An 3018 III, cité d'Imladris.

Dix-sept années se sont écoulées. La petite Eliriel est devenue une adolescente. Elle possède de longs cheveux blonds, qui lui descendent jusqu'en bas du dos. Elle est grande et a les yeux d'un bleu glacier parfaitement pur. Depuis plus de deux ans, elle accompagne régulièrement son père dans ses errances, participant aux batailles sans hésitation et soignant les blessures grâce aux instructions de ce dernier. Quand ils reviennent enfin à Imladris, elle insiste pour qu'ils s'entraînent dans la salle d'arme.

- Pare plus haut, Eliriel ! Sinon, je vais t'avoir !

- Alors ça, jamais ! Prends ça !

Elle donna un coup d'épée si fort que celle de son père échappa des mains de celui-ci. Il se retrouva à terre, lame sur la gorge.

- Suffit pour aujourd'hui, dit-il. Tu m'as encore vaincu. Mais tu as encore des progrès à faire. La prochaine fois, je me battrai sérieusement !

- J'espère bien ! Sinon, je vais finir par croire que tu vieillis !

- Va te préparer au lieu de dire des bétises. Le conseil va bientôt commencer.

- Pas encore ! Legolas m'a promis de m'entraîner à l'arc.

Elle sorti de la salle d'arme avant que son père n'ai pus dire un autre mot.

- J'espère qu'elle va le ménager, plaisanta t'il pour lui-même. AÏE, mes rhumatismes ! ARWEEEEEN ! MES GOUTTES ! ^^

Eliriel se dépêcha de rejoindre Legolas sur le terrain de tir. Elle passa devant sa chambre, posa son épée et pris son arc.

- Legolas ! Me voilà !

Elle stoppa net sa course mais renversa l'elfe malgré tout et se trouva par-dessus lui, dans une position assez gênante…

- Je ne suis pas en retard j'espère ?

- Non, je viens juste de poser la cible, répondit-il.

- On commence ?

- Tout de suite. On va bien voir si tu as fait des progrès.

- Evidemment, qu'est ce que tu crois !

- Je commence, dit l'elfe avec un regard de défi.

Il se mit à l'endroit qu'il avait choisi pour le duel et tira une flèche sans aucune hésitation. Après avoir fendu l'air pendant quelques instants, la flèche alla se planter à quelques centimètres du milieu de la cible.

- Pas mal ! dit Eliriel. Mais tu as déjà fait mieux.

- C'est à ton tour maintenant. Voyons de quoi tu es capable.

A son tour Eliriel encocha une flèche dans son arc, se positionna et se concentra. Elle tira quelques instants plus tard, et sa flèche se ficha juste à coté de celle de Legolas.

- Allons voir qui a gagné, dit-il.

Eliriel arriva la première et regarda précisément les deux flèches.

- C'est moi qui ai gagné, dit-elle. Je t'ai battu !

-On dirait bien que tu as raison, dit l'elfe. Je vais devoir retourner à l'entraînement.

Soudain, le son d'un puissant cor retentit, appelant tout les concernés au conseil d'Elrond.

- Allons-y, dirent-il en cœur.

Plus tard, au conseil…

Elrond prit la parole le premier :

- Mes amis, nous sommes ici réunis pour décider de ce qu'il convient de faire de l'anneau unique. Si vous avez des propositions...

- Moi je dis qu'il faut l'utiliser comme une arme contre Sauron, dit Boromir. Avec, nous serons invincibles !

- N'avez-vous donc rien compris ? Intervint Gandalf. Cet anneau n'obéit qu'à Sauron. Tout autre personne qui le porte est lentement détruire par un trop grand pouvoir. Aucun homme ne pourrait y résister.

- Oublions cette possibilité, repris Elrond.

Boromir garda son mécontentement par-dessus lui, bien qu'il eu envie de défendre son idée.

- Pour ma part, dit Gandalf, la seule solution est d'aller le jeter là ou il fut créé : dans les flammes d'Orodruin, la montagne du Destin.

- Cela est certes la meilleure solution, dit Elrond. Mais comment atteindre cette montagne, qui se trouve au cœur du royaume de Sauron ? Toutes les armées réunies des peuples libres ne suffiraient pas, même si nous devions juste passer la Porte Noire.

- Il faudrait envoyer un espion, dit Aragorn. Mais qui serait assez courageux pour cela ?

Personne ne leva la parole, sauf…

- Je le ferai, dit Frodon. Je porterai l'anneau jusqu'à là bas.

- Il est sûr que nul autre que vous ne peut le faire, repris Elrond. Qui souhaite l'accompagner ?

- Vous ne le ferez pas sans moi, maître Frodon ! Hurla Sam.

- Sa route sera sur le chemin de mon foyer, dit Boromir. Vous pouvez compter sur moi.

- Vous aurez besoin d'une intelligence dans le groupe, dit Pippin.

- Dans ce cas, ce n'est pas toi que l'on prendra, dit Merry.

- Non, je crois qu'il voulait parler de moi, dit Gandalf.

- L'heure de mon destin est peut être venue, dit Aragorn. Mon bout d'épée est votre.

- Les nains sont les meilleurs des combattants. Je vous protègerais, dit Gimli.

- Vous aurez besoin des qualités des elfes dans ce voyage. Je viens avec vous, Frodon.

- Neuf compagnons ! Je crois que cela suffira, dit Elrond. Un représentant de chaque race des peuples libres. Si v…

Une voix l'interrompit brusquement.

- Comment cela, un représentant de chaque race ? Et les femmes alors ? Ca fait des années que j'attends une vraie aventure moi, dit Eliriel.

- Les femmes n'on pas leur place dans cette histoire, dit Elrond. De toute façon, tu es trop jeune, Eliriel.

- Les femmes ne sont pas aptes à combattre, dit Boromir.

- Tu préfère que je t'empoisonne en préparant ton repas le soir, mÔssieur le macho ? répliqua la jeune fille.

- C'est son coté humain qui est en train de ressurgir, murmura Aragorn à un Gandalf qui pouffait dans sa barbe.

- Parfaitement, continua Boromir. Les femmes au foyer !

- Tu vas voir si je ne combats pas mieux que toi, dit la jeune fille. Je te défie !

- Quand tu veux, répondit L'homme.

- Il suffit, intervint Elrond. Si la communauté est désunie avant d'être en route, autant remettre l'Anneau à Sauron. Eliriel ira avec vous, si elle est d'accord.

- Evidemment, dit-elle.

- Elle fera la cuisine au moins ? dit Boromir. Les femmes…

Le conseil fut interrompu le temps pour les guérisseurs d'évacuer le corps apparemment sans vie du guerrier de Gondor.

- Cela m'étonnerait qu'il puisse avoir de la descendance, murmura Aragorn à un Gandalf hilare.

- Vous partirez dans un mois, dit Elrond. Il lui faudra au moins cela pour guérir convenablement.