Je sais bien que peu de monde suit cette histoire mais je tiens quand même à la publier en même temps que sur mon blog.

N'hésitez pas à me donner votre avis quand même.

Bonne lecture.

Chapitre 2 : Un dimanche d'exception

Nessa et Naomi étaient aux anges. Elles avaient leur homme pour elles toutes seules pendant près de vingt-quatre heures. Pendant que leurs petits-amis se douchaient, elles installèrent une ambiance romantique. Chacune de leur côté, elles se changèrent, passant une tenue plus… appropriée à la nuit espérée. Naomi passa un joli ensemble, soutien-gorge et string, rouge et noir et enfila également une nuisette qui, elle l'espérait, n'allait pas faire long feu. Nessa, quant à elle, portait un ensemble, soutien-gorge et shorty, noir. Elle espérait que le choix de la couleur ferait sourire son amant. Il aimait le noir. Et non, ce n'était pas Bill.

Certes, elle le trouvait charmant, sensible et séduisant mais ce n'était pas lui qui l'avait charmé. Non, son amoureux, secret pendant des années, c'était un blond, un batteur. Et il sortait justement de la salle de bains. Il avait enlevé sa casquette et ne portait plus que son caleçon, noir. De son côté, Tom sortait également de sa douche et trouva un cadeau sur la cuvette des toilettes. Il l'ouvrit et sourit à la couleur du caleçon. Il l'enfila et remit son foulard autour de ses cheveux. Il savait que Naomi l'aimait habillé ainsi, simplement. Il laissa sa casquette, ce n'était vraiment pas pratique pour embrasser. Il sortit enfin de la salle de bains et fut frappé par la beauté de sa chérie. Il l'aimait, il en était sûr mais il avait beaucoup de mal à le lui dire. Il ne l'avait avoué qu'à sa mère quand il la lui avait présentée officiellement.

Flash-back de la découverte de l'amour de Tom par Naomi.

Il l'avait emmené voir Simone. Certes, elle la connaissait déjà mais il s'agissait d'une présentation officielle. Elle était allée déposer ses affaires dans la chambre de Tom et, en revenant, l'avait entendu prononcer les trois mots magiques. Il avait confessé à sa mère qu'il était amoureux d'elle et qu'il pensait qu'elle était la bonne.

Fin du flash-back

Elle avait été tellement contente qu'elle ne cessait d'y penser. Elle avait voulu organiser une soirée romantique pour le remercier sans qu'il le sache.

- Tu es très belle, déclara-t-il en allant l'embrasser. Comment me trouves-tu ?

- Il te plaît ? Moi, je le trouve super sur toi.

- Maintenant, il ne me manque plus que les chaussettes.

- Les chaussettes, je savais bien que j'oubliais quelque chose.

- Petite tête.

- Je sais mais c'est pas pour mon cerveau que tu m'apprécies.

- Non, plutôt pour ce que je vois actuellement. Tourne un peu que je vois.

Naomi s'écarta un peu et tourna sur elle-même.

- Oui, vraiment rien que pour ce que je vois.

- Ce serait dommage que tu n'en profites qu'avec les yeux.

- J'ai droit de toucher, demanda-t-il, avec sa moue enfantine.

- Ben, je sais pas, j'hésite, tu as pas l'air très motivé. Regarde-moi ça, tu bandes même pas. Je crois qu'on va devoir reporter notre soirée.

- Sois indulgente, tu m'as pas laissé beaucoup dormir cette nuit.

- Je te rappelle que tu es censé être une bête de sexe. Si tu n'es pas capable de me fournir au moins un orgasme par jour…

- Si ma mémoire est bonne, tu en as eu plus d'un cette nuit. Et je pense que si tu posais ta main, là, sur mon ventre, tu verrais une…amélioration.

- Là ? Ou là ? demanda-t-elle en faisant glisser sa main le long du torse.

- Il faut dire que tu l'as pris très large, ce caleçon parce que je bande, mon ange.

- Fais-moi voir.

- Je croyais que tu voulais une soirée romantique.

- Mon coeur, il est plus de deux heures du matin, tu as pris une longue douche et moi, je suis très excitée. Alors, tu viens ?

- Allez, allonge-toi, chéri, demanda Nessa, après quelques baisers fougueux.

- Qu'est-ce que tu prépares ?

- Surprise.

Elle lui plaça le foulard sur les yeux et le poussa sur le lit.

- Sur le ventre, chéri.

Gustav, docile, obéit. Après tout, que pouvait-il craindre ? Nessa s'installa sur son fessier et ouvrit la bouteille d'huile.

- Ça sent le chocolat, constata Gustav.

- C'est normal, détend-toi.

- Je suis détendu, ça se sent pas ?

Elle posa ses mains sur son tatouage.

- C'est flagrant, flagrant.

Elle vida un peu du contenu dans sa main et les frotta l'une contre l'autre. Une fois prête, elle déposa ses mains sur les épaules du blond et commença un massage relaxant, très doux. Le soupir de contentement que poussa Gustav lui mit du baume au cœur et la motiva à continuer. Elle descendit sur son tatouage et le retraça, courbe après courbe, plume après plume. Elle adorait ce tatouage très symbolique. Elle y était allée avec lui, elle l'y avait accompagné. Elle n'était pas encore avec lui mais elle l'aimait déjà. Elle avait du mal à exposer ses sentiments même s'il était son meilleur ami depuis l'enfance. Elle ne voulait pas risquer de détruire leur amitié si ses sentiments n'étaient pas partagés.

Elle l'avait donc accompagné, le suivant dans son coup de tête. Il avait passé sept heures sur le ventre, à mordre dans son tee-shirt à cause de la douleur. Elle aurait voulu lui tenir la main, le soutenir grâce à des mots doux mais elle n'en avait pas le droit. Alors elle était restée là, à l'observer, lui souriant. Pour son deuxième tatouage, ils étaient ensemble, solidaires et unis.

Elle descendait progressivement ses mains, les laissait errer sur ses reins, ses hanches, suivant sa colonne vertébrale. Puis elle enleva ses mains et les remplaça par sa bouche. Elle avait choisi le chocolat pour pouvoir s'adonner à ses deux passions : son mec et le chocolat. Elle sortit sa langue et la posa sur son tatouage. Les bruits que laissaient échapper Gustav semblèrent lui plaire car elle redoubla d'ardeur. Elle s'emporta tant qu'elle laissa un suçon sur le dessin. Elle se releva, laissant Gustav se redresser.

- J'ai pas encore fini, s'interposa-t-elle.

Il se rallongea.

- Tu peux te mettre sur le dos, s'il te plaît.

Toujours aussi docile, il se laissa faire. Les yeux bandés, il lui fit face. Elle défit le foulard après s'être installé sur le bas de son ventre. Il allait la toucher quand elle le réprimanda.

- Non, maintenant, tu as le droit de voir mais pas de toucher.

Et elle se pencha en avant pour lui attacher les mains au-dessus de sa tête. Elle avait toujours été dominatrice. Depuis près de huit mois qu'ils étaient ensemble, elle avait toujours été ainsi. Quand elle se releva pour revenir à sa place, il avança la tête et réussit à déposer un baiser furtif dans son cou.

-Tricheur, le sermonna-t-elle.

- Je n'ai pas droit de me servir de mes mains, pas de ma bouche.

Elle se pencha à nouveau et l'embrassa franchement.

- C'est ça que j'aime chez toi, tu triches toujours.

- Les règles sont faites pour être enfreintes.

- Anarchiste !

- Et fier de l'être, encore plus avec toi.

- Merci du compliment.

Elle descendit sa bouche jusqu'à son torse après y avoir versé de l'huile.

- J'ai droit, demanda-t-elle à quelques centimètres dudit torse, laissant son souffle se balader sur la peau chaude.

- Non mais j'ai pas le choix, je suis attaché, je ne peux donc pas me défendre.

- Alors je vais en profiter. J'ai droit d'aller jusqu'où ?

- Tant que je reste présentable pour les journalistes, ça sera bon.

- Donc j'ai droit aux suçons, aux mordillements, aux caresses, aux…

- Et tu as aussi le droit de commencer avant que j'explose.

Elle passa la main sur la bosse qui déformait le caleçon.

- Je vais m'occuper de ça aussi, dans très peu de temps.

Flash-back du début de leur relation

Et dire que tout avait commencé par un simple jeu de bouteille. Nessa était amoureuse du batteur depuis quelques temps déjà mais elle était beaucoup trop timide pour le lui avouer. Il y avait près de huit mois, après un concert, ils s'étaient retrouvés dans la suite de Bill, comme à leur habitude. Ils avaient bien bu ce soir-là, fêtant une quelconque victoire. Ils avaient joué au traditionnel jeu action ou vérité. Nessa avait dû avouer qu'elle était amoureuse, Gustav qu'il désirait quelqu'un d'inaccessible, Tom, enfin bref, c'était lié au sexe. Naomi n'avait couché qu'avec un seul homme et Georg était sérieusement en manque. Quant à Bill, il avait dû avouer qu'elle était sa position préférée. Revenons-en au jeu lui-même. Ils étaient passés à celui de la bouteille. Entre quatre mecs et deux filles, les règles avaient évolué. Elles avaient été adaptées pour plus de fun.

Au bout d'une ou deux bouteilles nouvellement vidées, les filles se lâchèrent et embrassèrent réellement les garçons, pour leur plus grand plaisir. Elles prenaient de plus en plus de libertés, allant même jusqu'à s'installer sur les genoux des garçons. C'était au tour de Nessa d'embrasser Gustav. Elle s'y rendit à 4 pattes, balançant son arrière-train de gauche à droite, l'exibant aux yeux de Tom et de Georg qui sifflèrent. Gustav se tendit et prit appui sur ses mains, se penchant légèrement vers l'arrière. Il appréhendait ces baisers. Il avait du mal à se contrôler, à ne pas appronfondir passionnément ces baisers. Il la désirait, encore plus depuis qu'elle était venue avec lui pour son tatouage. Il le lui avait demandé spontanément, n'y croyant pas réellement. Mais elle avait accepté et lui avait souri pendant 7 heures.

Elle commença par déposer, un peu maladroitement, ses lèvres sur les siennes. Puis, approfondissant le baiser, elle le fit basculer en arrière et se retrouva allongée sur lui. Gustav posa ses mains derrière son cou et la serra plus étroitement contre lui. Les autres riaient et pouffaient tout autour d'eux mais ils n'entendaient plus rien. Ils venaient de se créer une bulle inviolable.

Au bout de quelques minutes, ils s'interrompirent, à bout de souffle, les joues rougies et les vêtements débraillés. Les rires reprirent de plus belle.

- Quoi, s'échauffa Gustav.

- J'ai trouvé qui tu désires, répondit Bill.

- Oui, c'est flagrant, ajouta Tom en désignant le pantalon de Gustav.

- Eh, répliqua Gustav, se plaçant derrière Nessa pour cacher sa réaction.

- Je crois qu'on a aussi trouvé de qui Nessa est amoureuse.

- Ça fera une chambre de moins à réserver pour David, constata Tom.

Ils en avaient parlé à cœur ouvert le lendemain, sobres et étaient devenus un couple officiel.

Fin du flash-back

Tom jouait avec les nerfs de Naomi. Il alternait coups de reins rapides et lents, position de dominant ou de dominé, il savait tout gérer. Son expérience, acquise au prix de nombreuses nuits blanches, faisait le bonheur de la blonde. Elle était de nature un peu jalouse mais il lui avait promis de ne plus voir personne d'autre, il lui avait promis le plus important, sa fidélité. Donc elle profitait de cette expérience pour son plus grand plaisir. Elle était contente que sa sœur l'ait enfermée avec Tom, qu'elle ne l'ait pas empêché de revoir Tom quand elle avait appris pour sa première fois. Il ne l'avait jamais forcé à faire quoi que ce soit. Elle aimait coucher avec lui, elle aimait lire dans son regard, plongé dans le sien, la passion et la tendresse. Elle aimait son attention, son envie de savoir comment elle allait, si elle était fatiguée,etc … Elle aimait caresser ses dreads qui s'agitaient sur ses épaules. Les mains rêches de Tom s'aggripaient à sa taille. Il jouait à la faire monter et redescendre le long de sa hampe. Cette position, mêlant domination et soumission pour Tom, avait la préférence du couple. Les sensations s'en trouvaient décuplées et intenses.

Dans l'autre chambre, une scène similaire et pourtant différente se déroulait. Les différences étaient dans l'intensité, la tendresse, la proximité. Ils ne cherchaient pas l'originalité mais la complicité. Leurs corps étaient collés, amplifiant la sensation d'appartenance à l'autre. Leurs lèvres étaient soudées et leurs mains attachées à l'autre pour être sûr de ne pas le perdre. Ils faisaient l'amour en douceur, dans la longueur et l'intensité à la différence de Tom et Naomi qui optaient pour la violence et la passion. Nessa avait toujours l'impression que Gustav l'aimait quand ils couchaient ensemble bien qu'il ne le lui ait jamais dit. Non pas qu'il ne ressentait que du désir pour elle mais il n'arrivait pas à prononcer ces trois mots. Il avait peur que cela brise tout et qu'elle ne lui brise le cœur. Tant que ces mots n'étaient pas prononcés, personne ne saurait qu'il était brisé. Il en avait parlé avec Bill qui avait tenté de le faire changer d'avis, lui expliquant que ce serait plutôt ça qui risquait de casser son couple. Le blond y réfléchissait sans cesse. Il aurait bien demandé à Tom ce qu'il en pensait mais l'égo du guitariste était encore plus imposant que le sien. Sentant l'orgasme arrivé, Gustav embrassa encore plus intensément sa petite-amie, voulant lui montrer par là même son amour inexprimable.

Tom ferma les yeux, refusant de fixer le regard vert de Naomi au moment d'atteindre l'orgasme. Il refusait de lui avouer ouvertement ses sentiments. Il pouvait le dire aux autres, protégeant ainsi sa propriété mais il refusait de se montrer faible devant elle.

Quand, enfin, ils s'endormirent, ce fut avec un sourire satisfait et l'être aimé entre ses bras.

Gustav se réveilla le premier, comme à son habitude. Il décrocha le téléphone et contacta la réception. Il demanda à faire apporter un petit-déjeuner pour deux d'ici une heure, le temps de réveiller en douceur sa chérie. Il n'était même pas 10 heures, ils avaient largement le temps de se lever. Les autres n'émergeraient pas avant six heures. Il retira doucement la couette qui recouvrait le corps de Nessa. Elle frissonna un peu, sa peau nue se couvrant de chair de poule. Il déposa ses lèvres sur la clavicule pâle, écartant de ses doigts les cheveux roux et bouclés entravant ses épaules. Elle remua légèrement. Premiers signes de réveil. Il déposa ses lèvres sur les siennes, en surface.

- Bonjour ma puce.

Elle ne lui répondit pas.

- Tu veux encore des bisous ?

N'ayant toujours aucune réponse, il s'exécuta.

- Qui ne dit mot consent.

Il baisa ses lèvres, son front, son nez, sa gorge, ses clavicules.

- Tu sens bon, ma puce.

Elle bougea légèrement, relevant la tête.

- Tu veux quoi, maintenant, demanda-t-il dans un murmure.

Il effleura de la paume de sa main le téton de sa chérie, endroit très érogène chez la femme.

Elle se tendit sous la caresse. Il continua son jeu descendant sur le ventre pâle, tournant autour de son nombril. Il remonta ensuite du nombril à la gorge du bout du doigt.

- Je veux des bisous, murmura une petite voix endormie.

- Tu es enfin réveillée ? demanda-t-il en revenant vers son visage.

- Oui mais j'aime bien quand tu t'occupe de moi pour me réveiller.

- J'ai pas dit que j'allais arréter, lui souffla-t-il avant de l'embrasser.

Ils échangèrent quelques baisers paresseux, appréciant le simple fait d'être ensemble.

- Et si on allait se doucher ? proposa Gustav, le petit-déj n'arrive que dans une demi-heure.

- Tu as déjà appelé ?

- Oui, avant de te réveiller.

- Alors, à la douche.

Dans les autres chambres, tous dormaient d'un sommeil réparateur. Naomi et Tom dormaient, enlacés, invincibles.

Vingt minutes plus tard, le serveur frappait. Gustav sortit de la salle de bains en caleçon pour lui ouvrir. Une fois le petit-déj déposé, il repartit dans l'autre pièce. Nessa n'avait pas bougé comme il lui avait demandé. Ils avaient terminé leur douche et se séchaient mutuellement, accentuant leurs gestes de baisers.

- Je suis bien, avec toi, lâcha Gustav au bout d'un moment.

Il rougit à cet aveu. Nessa le regarda droit dans les yeux.

- Moi aussi, je suis bien. Je trouve qu'on se complète parfaitement. Je ne pouvais pas rêver mieux. Je suis vraiment heureuse que tu aies accepté de sortir avec moi.

- Non, c'est moi qui ait de la chance que tu ne m'ais pas rejeté.

- Comment aurai-je-pu? Je t'aimai déjà.

- Je …

- Je sais que tu ne peux pas me le dire, le rassura-t-elle. Tu me désirais et j'espère que tu me désires toujours. Je sais que les mecs n'aiment pas aussi vite que nous.

- Mais …

- Et si on s'habillait, je commence à avoir froid, dit-elle, changeant de conversation.

Ils passèrent leur journée à se reposer, Gustav révisant de nouveaux morceaux, Nessa à taper sur son ordi ou à lire un bouquin. Vers 20 heures, ils rejoignirent les autres. Naomi et Tom étaient collés l'un à l'autre, le sexe les soudait toujours. Gustav et Georg discutaient musique, préparant un nouveau morceau. Bill vint aux cotés de Nessa et s'enquit de son état.

- Bien et toi?

- Tu sais, étant célibataire, je ne suis pas embêté.

- On s'est un peu pris la tête, c'est tout.

- Sur ?

- Je lui ai dit que je comprenais qu'il ne puisse pas me dire qu'il m'aime et que je savais me contenter de son désir.

- Es-tu sûr qu'il ne t'aime pas, demanda Bill.

- Il ne me l'a jamais dit.

- Oui mais il est avec toi depuis longtemps, non?

- Oui et …

- Tu connais Tom, quand il n'éprouve que du désir envers une fille, elle ne restait pas.

- …

- Pour toi, c'est pareil.

- Tu compares ton frère, dragueur de premier ordre, à Gustav?

- Oui bon, d'accord, c'est peut-être pas judicieux mais tu saisis l'idée.

- Oui, j'ai saisi mais je me dis que s'il voulait me larguer, je doute qu'il y réussisse, sachant qui j'étais pour lui avant. Je pense qu'il resterait avec moi, quitte à en être malheureux.

- Tu trouves vraiment qu'il a l'air malheureux?

- Je sais pas. Je n'ai jamais vraiment su lire ce qu'il ressentait.

- Il était heureux hier soir pendant votre petite soirée romantique?

- Oui, enfin, je suppose. Il a été docile à mes demandes mais il l'est toujours.

- Je te rappelle qu'avant, on ne le voyait quasiment jamais, il était très solitaire. Aujourd'hui, tu es la seule qu'il accepte dans son cercle d'isolement.

- Mais combien de temps ça va durer ? Je veux dire, si on rompt, je ne pourrais plus être avec vous, avec ma sœur. Je ne sais pas si je pourrais le supporter.

- Eh, t'emballe pas. Je suis sûr qu'il t'aime. Il n'arrive juste pas à te le dire. Il est timide.

- Attends, quand tu couches avec quelqu'un, tu n'as plus rien à lui cacher, surtout après 7 mois.

- Il n'a jamais dit "Je t'aime" à une fille. Le jour où il te le dira sera très important pour lui. Il suffit de rester patiente.

- Ok, je le serai, merci Bill.

- A ton service.

- T'es dans la merde, mon gars.

- Hein, demanda Gustav, coupé sans ses pensés.

- Suis-moi.

Il accompagna Bill dans la salle de bains.

- Tu es dans la merde, elle croit que tu vas la quitter.

Un quart d'heure plus tard, Bill sortit en sautillant. Il avait accompli ce qu'il devait faire. Il aimait bien Nessa, en tout bien, tout honneur, bien sûr. Il idéalisait le couple Gustav/Nessa. Il voulait la même complicité et la même confiance. Il ne supporterait pas de les voir se séparer sur une mauvaise interprétation. Depuis toutes ces années, il s'était habitué à la présence des deux filles. Il considérait même Nessa comme sa meilleure amie. Elle l'aidait quand Andréas ne pouvait être là.

Ils se firent livrer des pizzas et les garçons firent le point sur la semaine à venir. Ils allèrent se coucher tôt, se préparant aux interviews du lendemain.