Deuxième chapitre avec une Santana encore plus. . . Vous verrez par vous même. Petit passage avec un point de vue Quinn. Je veux vos avis et poser des questions si vous voulez, je vous répondrez ! Merci pour vos reviews c'est important pour moi d'avoir vos avis. Breeeeef, enjooooooy ! :D
POV Quinn
Des sanglots venant d'une porte. Une voix que je connais. Pourquoi est la seule question qui traverse mon esprit, je m'approche de la cabine.
- Santana, c'est toi ?
Le silence tombe dans les toilettes. Plus aucun bruit, juste le mélange de nos souffles. Je regrette de m'être manifestée car je sais que derrière cette porte, mon amie se crée un masque, un mur brique par brique qui servira à masquer ses émotions. Je recule, me tournant face aux lavabos. Grâce au miroir, je vois la cabine du fond s'ouvrir et une fille brune en sort. Cette dernière respire profondément, essuie discrètement ses yeux et se dirige vers moi d'un pas décidé. Je reporte mon regard à la glace. Santana se glisse derrière mon dos, un sourire méchant aux lèvres. Elle fouille dans ma trousse et se remaquille rapidement, je fais mine de ne pas remarquer mais ses larges cernes m'inquiètent. Est-ce qu'elles ont un rapport avec son absence d'hier ? Pourquoi ? Qui ? Des centaines de question m'assaillent. Elles aimeraient franchir la barrière de mes lèvres mais je les retiens, préférant éviter les problèmes avec Miss Lopez. J'opte pour une solution moins évidente mais avec une meilleure chance de réussite. Alors que la brune s'apprête à partir, je la retiens par le bras et l'attire vers moi. Elle sursaute légèrement lorsque nos deux corps se touchent mais ne me rejette pas. Je ne suis pas habituée à tant de démonstrations affectives mais je sais reconnaitre quand une de mes amies ne vas pas bien. Aucun mot, aucune insulte, rien ne sors de nos bouches. J'ai l'impression que le temps s'arrête et je sens Santana se détendre, je ressens aussi ses légers tremblements. L'espace d'un instant, sa peur m'apparait lorsque je m'écarte d'elle mais elle maitrise la moindre émotion et ce dévoilement ne dure qu'une microseconde. Lui souriant je tourne les talons et la laisse seule dans les toilettes.
POV Santana
Un éclair blond, des bras, de la chaleur puis le froid. Le froid et la solitude. Je remets en place l'une des mèches de mes cheveux, surprise du geste de Quinn. Mon masque de Snixx en place je sors des toilettes la tête haute. Malheureusement, je ne fais pas dix pas avant de me recevoir un slushie dans la figure. Deux mecs bodybuildés se tapent la main derrière mon dos, lâchant un «Brittany te salue » froid. Brittany ? Je peine à croire que cette attaque est de sa part, non elle n'est pas comme ça. Relevant ma tête couverte de glace pilée, je croise le regard de cette dernière. Ses yeux couleur ciels me transpercent de par et d'autre et j'y vois un mélange de sentiments contradictoire.Tout va bien San'. Lève la tête, marche sans la regarder, ne fuis pas. Sois grande, sois fière, sois la Reine du bahut encore une fois. Trop habituée à me masquer, à prétendre que tout va bien, je repasse par les toilettes puis retourne en cours.
La journée se passe bien dans l'ensemble et je m'applique toujours à éviter la raison de ma douleur. Le Glee club du jour devient une vraie torture surtout lorsque Berry cherche à tout prix à me coller un duo quelconque. Normalement, le fait de chanter ne m'aurais pas dérangé mais là elle voulait me faire chanter avec celle qui ne voulait plus me voir. Patiemment, je refuse mais fuis lorsqu'elle me demande des explications. J'arrive chez moi quelques minutes plus tard et un silence inhabituel règne sur la maison. Inquiète, je ne fais que quelque pas à l'intérieur du salon et trouve ma mère assise sur le canapé tandis que mon père fait les cents pas derrière elle.
- Assis toi.
Un ordre. Direct, froid, dur. Je cherche de l'aide dans les yeux de ma mère mais son regard est perdu au loin, alors je fouille dans ma mémoire ce que j'ai pu faire pour provoquer cette situation. La réponse me vient comme une évidence lorsque mon père me tend le téléphone. Un numéro y est déjà composé, mon cœur se serre et l'éventualité de devenir invisible me traverse l'esprit. Je prend le combiné et regarde mon père faisant mine de ne pas comprendre. Une flamme de haine danse au fond de ses yeux et la peur m'attrape dans ses mains.
- Ce soir, peu avant que tu rentres, M. Pierce nous a appelé et celle-ci nous a expliqué deux trois choses. J'aimerai que tu y mettes du clair. Qu'a tu raconté à sa fille exactement ?
Je frémis et je sais que ma fin est proche. Mes parents, ceux de Brit' mais aussi les Fabray se sont toujours bien entendu car ils partagent les mêmes idées. Des convictions très strictes et très religieuses. Si M. Pierce avait vraiment raconté ma déclaration au coin des casiers alors une bombe avait été lâchée dans ma maison. Une boule se forme dans ma gorge et les mots peinent à sortir de ma gorge mais je ne me démonte pas pour autant.
- Et bien…Je suis gay.
Mes mots sonnent comme un coup de feu et petit à petit je vois l'horreur se peindre sur le visage de ma mère. Mes yeux sont toujours ancrés à ceux de mon père qui se remplissent petit à petit de colère. Je ne baisse pas les yeux même si mon corps entier sent la peur, même si la seule chose que je souhaite est de courir loin. Sa main part plus vite que le sursaut de ma mère et une douleur cuisante apparait sur ma joue droite. Baissant la tête, une larme solitaire roule sur ma joue. Encore un autre rejet. Je finirai bel et bien seule…Je relève prudemment la tête et constate que mon père est en train de faire une valise. Paniquée, je cherche du soutien du coté de ma mère mais le dégout qui recouvre son visage suffit à m'en dissuader.
- Mama, je…
- Cela suffit Santana. Une honte. Tu es une HONTE pour notre famille.
- Mama…
Ma voix trop faible me parvient. Mon corps crie ma détresse et j'aimerai du soutien, du réconfort, une simple invitation à blottir mon corps contre le sien. J'ai besoin d'elle… Mon père, refusant de me regarder me tend une enveloppe remplie d'environ 400 dollars ainsi que ma valise. Je ne cherche pas à me battre lorsqu'il me fout à la porte balançant sans scrupule mes affaires aux travers du jardin. Grande et seule, je ramasse doucement ma valise, ainsi que ma veste. Grande et forte je tourne la clé et quitte ma maison. Petite et brisée je m'arrête au coin de la rue. Seule, je pleure en silence. Est-ce possible de ressentir autant de douleur d'un coup et survivre ? Parce que je crois que mon cœur est inexistant. Je crois que mon âme est sèche maintenant. Et mes larmes sont intarissables. Trop de faiblesse. Je ne suis qu'humaine pardonnez moi mes défauts. Pardonnez moi d'avoir choisi la mauvaise personne. Pardonnez moi de ne pas être du bon sexe pour aimez qui je veux… Tant de haine dans un seul regard. Mes parents, ma meilleure amie. Je ne veux pas être seule. C'est ce qui est en train d'arriver, Sweetie. Mes mains se plantent dans mon cou et je tente de faire taire mes pensées. Mais cette voix moqueuse ne me lâche pas préférant me torturer. Génial, voilà que je tombe dans le dédoublement de personnalité maintenant… Mes yeux tombent sur l'enveloppe posée sagement sur le siège passager. Quatre cents hein ? Sortant un large sweat noir, je l'enfile puis attrape le fric.
Le froid de la nuit me surprend d'abord puis une fois habituée je commence à courir. Oublier et ne rien ressentir est devenu ma priorité. Une chance que Lima n'a pas de secret pour moi. Après quelques minutes de marches, une voix m'interpelle. Ruelle sombre, échange discret, enveloppe contre enveloppe. Je rabats la capuche sur mon visage puis reprend ma route. Arrivant à ma voiture, je m'assois au sol et sors le contenu de l'enveloppe. Il me reste deux cents dollars. Bien, je m'en servirais pour me trouver un toit. Ou juste un hôtel… Faisant glisser la seringue de sa protection, je l'observe. Ne rien ressentir. J'inspire profondément puis plante l'aiguille dans mon bras, déchargeant son contenu. Venin, venin, coule dans mes veines. Doucement, lentement, il m'enivre, s'empare de moi. Ne rien ressentir est agréable. Marcher sur un fil tendu entre la vie et la mort est plus qu'acceptable. Une piqure de plus et peut-être que je m'en irais, rejoignant un monde meilleur ? Qui sais, peut-être qu'il suffira cinq minutes à mon sablier pour se décider sur mon avenir.
Les images défilent devant mes yeux. De la haine et du dégout s'empare de moi. Mon propre corps me révulse et j'essaie de m'en extirper. Je ne suis qu'une carapace vide, prisonnière d'un corps qui n'est pas le mien. Je tente de me lever, en vain. La drogue a déjà fait son chemin dans mes veines et je ne peux plus bouger. Je ne peux que me repasser ces films où la même conne se fait rejetée. Encore et encore.
Soudain, comme propulsée par le mélange adrénaline-héroïne, je me relève, sors ma valise et me dirige vers une maison délabrée. Squat de toxico et autres weirdos. Alcool, joins, maison abandonnée pour âmes délaissées, j'y trouverais surement mon bonheur. Un homme à moitié habillé m'accueille d'un regard qui veut tout dire. Je le pousse du doigt et entre. La musique assourdissante fait bouger une dizaine de personne autour desquelles des canapés sont dispersés. Ces derniers ont parfois des visiteurs à moitié endormi, plus délirant qu'endormi d'ailleurs, sur leurs coussins. On trouve des couples aussi, s'embrassant à en perdre haleine. Je m'écarte d'eux, passant de pièce en pièce, cherchant un endroit pour poser mes affaires. Montant à l'étage, je tombe sur une chambre comportant trois lits. L'un d'eux est déjà occupé par ce qu'il me semble une femme…Quoique vu les ronflements cela pourrait être un homme. Troublée, je décide de prendre le lit contre la fenêtre, celui d'où la lumières des étoiles se voit le plus. Je pose ma valise sur le lit et redescend croisant une femme ivre dans les escaliers. Arrivant au milieu de la piste de danse improvisée, je laisse la musique m'envahir et commence à bouger mon corps. Rapidement, des sifflements retentissent et je sens tout les regards se tourner vers moi mais peu m'importe. Peu m'importe qui, peu m'importe ce qu'ils pensent ou ce qu'ils disent, je me sens bien. Je me sens forte. Je suis Santana fuckin' Lopez et rien ne peut m'arrêter ce soir. Me déhanchant dans le salon j'invite les personnes à danser, les chauffant, homme comme femme, je me colle contre eux, sentant leurs mains plus ou moins moites, plus ou moins froides sur mon corps. Mon corps qui lui me semble en feu. Le feu de la drogue, le feu d'une douleur mal éteinte, le feu de la vie. Je brule sur place et ne rêve que d'exploser pour laisser place aux débris de mon cœur mais pas ici, non pas devant eux. Devant ces âmes tourmentées je suis forte. Forte et sexy. Repérant un homme d'une vingtaine d'année je me dirige vers lui et commence à danser. Ses cheveux sont court et bouclés, ses yeux bleus azurs, le même bleus que ceux de Brit'… cette pensée achève le peu de raison qu'il y avait en moi et je pars dans un collé-très serré avec l'inconnu. Ce dernier pose ses mains un peu partout et je réprime un frisson de dégout en sentant ce qui attend, patiemment enfermé derrière le tissus et qui pour l'instant est collé contre ma cuisse. Darling, darling, que tu dirais-tu si tu savais qu'on jouait dans la même équipe ? Me rejetteras-tu aussi ? Ou iras-tu d'abord te soulager toi-même parce que tu es incapable de contrôler ton désir ? Mais mon corps brule aussi, je veux jouer, j'ai envie de jouer et ses yeux m'hypnotisent alors je me laisse faire. Je me laisse faire lorsqu'il me plaque contre un mur après m'avoir entrainé à l'écart de la piste et des gens. Je ne résiste pas quand capturant mes lèvres ses mains glissent le long de ma peau qu'il dénude petit à petit. J'attends patiemment, coopérant lorsque c'est nécessaire puis, lorsqu'à moitié nu il commence à dégrafer mon soutien-gorge je me presse contre lui, mordillant légèrement le lobe de son oreille et lui murmure la vérité.
« Tu sais mec, si t'es juste capable de te taper une goudou alors deviens gay. Parce que crois moi, ce que je sens sous ce bout de tissus ne me ferais, pour rien au monde redevenir hétéro. »
Dans ma tête la scène était claire. Je partais en vainqueur une fois ma phrase dite et une fois ma robe remise à sa place. Mais j'oublie toujours de prévoir la réaction des gens dans ces cas là. Et ici, l'inconnu ne réagit pas comme prévu. En effet, plutôt que de me regarder comme un ahuri, les bras ballant et une frustration grimpante, celui-ci me plaque un peu plus au mur. Sa voix rauque lâche quelques mots mais ceux-ci suffisent pour me faire frissonner. Damn it Lopez, dans quoi t'es tu entrainé ? Mentalement je me prépare, prenant sur moi pour ne pas bouger. Je prie aussi pour qu'il fasse ça vite fait. Je connaissais à peu près tout mais ça. Ça. Ce n'était pas humain. Brutal, violent. Il me détruit petit à petit et je sens cette drogue, cette folie en moi s'évanouir au fur et à mesure que lui prend son pied. Je mords mes lèvres pour ne pas crier, pas besoin d'attirer l'attention sur moi en plus. Pauvre meuf jouant avec le feu et s'y brulant finalement. Mais attention, pas petite brulure, non Lopez, faut que tu choisisses le haut niveau hein ? Les connards dans le genre de Mister Blondinet ? Après une dernière pression, il se retire et pose chastement ses lèvres contre les miennes. Mon seul souhait à ce moment est de lui faire comprendre que jamais il aurait du se permettre de faire ça mais mon instinct de survie m'en empêche alors je le laisse partir. Chancelante, je réussis à me grimper dans ma chambre puis à rejoindre mon lit. Incapable du moindre mot, incapable du moindre mouvement, je n'éteins pas mon portable posé à coté de ma tête, la boule au ventre, je me recroqueville sur moi-même et retiens mes larmes. Immédiatement, les étoiles accrochent mon regard et je me sens un peu plus en sécurité, comme si leurs lueurs me protégeaient. Je m'endors, épuisée, lorsque pointe le premier rayon de soleil.
