Note de l'Auteur : Aussi tentant que ça soit de jouer avec l'option (souvent vue en fanfiction) de P3X-595 – où Carter aurait 'enlevé son...' – qui est la destination de l'équipe à la fin de l'épisode, je voulais plutôt me concentrer sur ce qui arrive à O'Neill et Kawalsky.


Ce chapitre se passe entre les deux dernières scènes de l'épisode L'Ennemi Intérieur, sur Terre.

Soutenu

Samantha Carter stoppa sa voiture dans l'allée, veillant à laisser le trottoir libre derrière elle afin que les enfants puissent continuer leur course à vélos. Elle ouvrit le coffre minuscule de sa voiture et en tira un paquet volumineux mais soigneusement enveloppé, le soupesant une minute dans ses mains. Derrière la maison du colonel, le soleil couchant parait le ciel azur de larges traits rouges et ors, jetant de longues ombres dans la rue. J'aurais probablement dû appeler d'abord, pensa-t-elle. Elle venait juste de se décider à remettre la boîte dans sa voiture quand une voix à proximité la surprit.

« V'faites quoi ? »

Sam se détourna de sa voiture et flancha son cœur sortit de sa poitrine, signant sa reddition sans concession. Sam était stupéfaite de se trouver, pour la première fois de sa vie, éperdument amoureuse. Alors... voilà à quoi ressemble le fameux 'coup de foudre', pensa-t-elle, embarrassée, alors qu'elle luttait pour retrouver ses esprits.

A ses pieds se trouvait un petit garçon d'environ huit ans, perché sur son vélo. Un de ses pieds touchait à peine le sol pour se stabiliser, l'autre jambe pendait de l'autre côté de l'assise de façon à ce que son pied repose sur la pédale. Un de ses genoux arborait un pansement qui ne couvrait pas complètement le mercurochrome qui rougissait sa peau claire, ses coudes présentant eux aussi des éraflures, preuves de ce que Sam supposa être une rencontre hasardeuse avec un arbre ou le béton. Ses yeux d'un vert vif l'observaient sous un casque contenant à peine ses boucles rousses, mais ce fut le nuage de tâches de rousseur sur son nez qui eut raison d'elle. En un seul coup d'œil, Sam fut séduite. Elle s'accroupit pour se mettre au niveau du regard du jeune garçon.

« A quel sujet ? » demanda-t-elle.

Il désigna de la tête, qu'elle imaginait facilement obstinée, le paquet qu'elle tenait encore dans ses mains. « Ça. Qu'est-ce que c'est ? Un cadeau pour le colonel Jack ? »

« Euh... Le colonel Jack ? »

Le garçon fit un signe vers la maison. « Ouais. Colonel Jack. » Il pencha la tête sur le côté, puis repoussa rapidement son casque hors de sa vue lorsqu'il glissa vers l'avant, d'un geste impatient et habituel. « Le colonel Jack vient à notre école de temps en temps. C'est moi qui l'ai amené une fois pour un exposé, et maintenant il vient souvent nous rendre visite. »

Enchantée, Sam ne put que sourire. Elle déposa soigneusement le paquet au sol, étira son bras pour fermer le coffre et se redressa lentement. Alors qu'elle se relevait, elle brossa son jean de la main et réajusta sa chemise, défroissant des plis imaginaires. « C'est gentil de sa part. »

« Vous êtes qui ? Je ne savais pas que le colonel Jack avait une petite amie ? »

Sam rougit et nia d'un mouvement de tête. « Non, je ne suis pas sa... Je travaille avec lui. C'est mon patron. »

D'un mouvement si rapide qu'il la fit sursauter, l'enfant bondit de son vélo et se mit au garde-à-vous. Il porta sa main droite à sa tempe dans un mouvement proche d'un salut et lui dit « Au rapport, M'dame ! »

Sam eut un petit rire, puis salua solennellement le garçon à son tour. « Repos, soldat. » Elle se pencha pour l'aider à relever son vélo. « Mon nom est Sam, Sam Carter. »

« Sam ? C'est un nom de garçon ! » Sa remarque était moqueuse, d'un ton dont seuls sont capables les jeunes garçons.

« Pas toujours. Sam est le diminutif de Samantha pour moi. » Alors qu'elle aidait le gamin à remonter sur son vélo, elle demanda, « Puisque tu connais mon nom, et, euh, celui du colonel Jack, peut-être pourrais-tu me donner le tien ? »

« Oh ! » Le garçon se frappa le front de sa main. Il enleva rapidement son casque et l'accrocha à son guidon. Il essuya ensuite soigneusement sa main sur son short sale et la lui tendit, son regard déterminé braqué sur elle. « Oui ! Je veux dire, mon nom est Miles, Miles O'Hara. »

Sam ne savait pas si c'était intentionnel ou non, mais elle remarqua qu'il avait imité sa propre présentation. Son sourire s'étira et elle lui rendit sa poignée de main. « Ravie de te rencontrer, Monsieur O'Hara. »

« Par la peine de m'appeler monsieur, 'Miles' suffit. Par contre, s'il vous plait, ne m'appelez jamais 'Miles Edward O'Hara', parce que c'est comme ça que ma mère m'appelle quand je fais... je veux dire, quand elle est en colère. Êtes-vous un colonel aussi, Sam ? »

« Non. » Elle rit de son impressionnant débit de paroles. « Je suis Capitaine. »

« Oh. » Miles l'étudia un moment puis sourit. « Comment était ma poignée de main ? Le colonel Jack m'a montré comment faire. Il a dit qu'un homme doit toujours enlever son chapeau et regarder un autre homme dans les yeux quand il lui serre la main. Et je suis supposé ne pas serrer trop fort, parce que ce n'est pas un bras de fer. Seulement vous n'êtes pas un homme, mais comme vous êtes dans l'armée, je suppose que j'ai bien fait. J'ai bien fait, n'est-ce pas ? »

Incapable de résister, Sam tendit la main et ébouriffa ses cheveux bouclés. « Miles, je pense que c'était très réussi. »

Avant qu'il ne puisse continuer sa conversation, presque un monologue, une voix de femme retentit dans la rue. Miles se renfrogna et agita le bras, criant assez fort pour faire grimacer Sam. « J'arrive, Mam'zelle Katie ! » Il renfila son casque et tâtonna pour clipser le fermoir. « Je dois y aller quand Mam'zelle Katie m'appelle, sinon elle se fâche. Et si elle se met en colère, ma mère se met encore plus en colère. » Il fronça les sourcils, essayant de voir l'attache sous son menton, sa langue passant entre ses dents en signe de concentration. « Je me pince toujours avec ce truc ! »

Sam se pencha pour l'aider, ses doigts effleurant son doux menton alors qu'elle assimilait ce parfum unique de 'petit garçon', un mélange de terre, de soleil et d'herbe fraîchement coupée. L'odeur lui était familière, et apaisante, mais elle n'arrivait pas vraiment à se souvenir ce qu'elle lui rappelait. Dans un 'clic !' final, l'attache fut en place et elle remit correctement le casque en arrière pour voir les deux étincelantes billes vertes. Miles grimpa sur son vélo et s'éloigna d'un coup de pédales, agitant joyeusement la main et criant « Au revoir Capitaine Sam ! »

Sam resta à l'observer jusqu'à ce qu'il rejoigne la femme qui l'avait appelé, regrettant déjà sa présence chaleureuse. Elle récupéra son paquet et se retourna, puis sursauta en se retrouvant face à face avec le colonel O'Neill.

« Oh. »

« Un charmant petit bonhomme, n'est-ce pas ? »

La surprise de Sam s'estompa alors qu'elle examinait le colonel pendant qu'il observait le jeune garçon discuter gaiement avec 'Mam'zelle Katie'. « Oui, Monsieur. Je pense que je suis amoureuse. »

« C'est un gamin facile à aimer. »

Le visage d'O'Neill était doux lorsqu'il observait son petit voisin bavarder avec sa baby-sitter, affichant une expression que Carter n'avait pas l'habitude de voir. Sam acquiesça d'un hochement de tête et lorsqu'il reporta son attention sur elle, elle dit : « Il m'a dit que vous lui aviez appris à serrer la main ? »

« C'est exact. » Miles hors de vue, O'Neill devint tout à coup très direct, allant droit au but. « Que puis-je faire pour vous, Capitaine ? »

Sam fut étonnée par sa soudaine austérité, mais la comprit. La semaine passée avait été... terrible. Kawalsky... Sam frémit, se rappelant l'expression sur le visage du colonel lorsqu'il s'était agenouillé sur la rampe aux côtés de Kawalsky.

Sam fit glisser son pass dans le lecteur, se glissant à travers les portes dès qu'elle eut la place de passer, se frayant un chemin parmi le personnel de sécurité armé, et grimpa rapidement sur la rampe. Elle sentit Daniel sur ses talons et entendit son souffle court alors qu'ils découvraient la scène sous leurs yeux. Kawalsky était étendu sur le dos, et l'arrière de son crâne... Sam grimaça et détourna le regard, cherchant désespérément quelque chose d'autre sur lequel se concentrer. Ce fut le visage d'O'Neill qui retint son attention. La douleur qu'on pouvait y lire.

Tandis qu'elle se tenait là, il détourna lentement le regard du corps de son ami, les yeux perdus dans la salle d'embarcation, cherchant quelque chose... n'importe quoi. Ils s'accrochaient à un détail avant de changer rapidement de cible, ne restant nulle part très longtemps. Finalement, ils se posèrent sur elle et... y restèrent. Elle soutint son regard, faisant passer dans le sien toute sa tristesse face à son désarroi et autant de force qu'elle pouvait. Elle ne connaissait pas très bien cet homme, son nouvel officier supérieur, mais elle savait à cet instant qu'elle ferait tout pour être là pour lui, pour être son point d'ancrage le temps qu'il surmonte sa perte.

« Carter ? » La voix d'O'Neill la tira de ses pensées.

« Excusez-moi, mon colonel, j'ai, euh, quelque chose... » Sam souleva le paquet dans ses mains.

« Hmm. Ce n'est pas mon anniversaire... » O'Neill fit un geste de la main vers le chemin contournant la maison. « Vous feriez aussi bien de venir à l'arrière. J'étais juste en train de... » La voix du colonel se perdit alors qu'il ouvrait la marche, laissant sa phrase en suspens.

Sam suivit son supérieur dans son jardin, notant le large feu qu'il avait allumé au fond du terrain. Elle jeta un rapide coup d'œil autour d'elle mais ne vit personne d'autre. « Je suis désolée mon colonel, est-ce que je tombe mal ? »

Le regard d'O'Neill passa de Carter au foyer, confus. « Quoi ? » Il comprit enfin. « Oh, non. Il n'y a rien de spécial... J'ai juste eu envie de... » Il haussa les épaules. « Puis-je vous servir une bière ? »

« Bien sûr. »

« Faites comme chez vous. » Le colonel lui indiqua le feu ronflant alors qu'il disparaissait à l'intérieur. Il réapparut quelques minutes plus tard, deux pintes pleines dans les mains, et Sam sourit brièvement, cette image lui rappelait le barbecue avec l'équipe quelques semaines plus tôt. Bien sûr il lui avait servi une Guinness. Elle l'observa déposer soigneusement les deux verres sur le banc derrière eux et s'installer à côté d'elle sur la couverture usée placée devant le foyer.

Malgré la température de la journée, le feu était une source de chaleur bienvenue. Une fois que le soleil plongeait derrière Pikes Peak, les soirées du Colorado étaient encore assez fraîches en ce début de Printemps. Sam posa nerveusement le paquet qu'elle avait apporté sur ses genoux, jouant avec l'emballage brun ordinaire, puis avec la ficelle qui maintenait le tout, incertaine de la manière de procéder.

O'Neill était assis à ses côtés, sirotant sa bière en étudiant le feu. Enfin, il se tourna vers elle. « Carter... Je suppose que vous n'êtes pas venu pour vous offrir un cadeau à vous-même ? Ou pour ma compagnie pour le moins agréable ? »

« Non, Monsieur. C'est juste que... eh bien, ça ne vient pas de moi, mon colonel. »

« Ah bon ? »

« Non, Monsieur. Vous voyez, le général Hammond est venu me voir cet après-midi, après les funé– euh, je veux dire, après l'enterrement du Maj– »

« C'est bon, Capitaine. Vous pouvez dire son nom. »

Sam baissa la tête. « Je sais, Colonel. C'est juste que... Je sais que vous étiez de bons amis. » Elle prit une profonde inspiration. « Comme je le disais, le général m'a demandé de vous remettre ceci. Il a dit que le Major le lui avait confié, mais le général Hammond pensait que... bref, il m'a dit que ce serait mieux que ça vienne d'un membre de votre équipe. » Maladroitement, Sam souleva l'encombrante boîte et la tendit à son officier supérieur après qu'il eut déposé son verre.

« Qu'est-ce que c'est ? »

« Je ne sais pas, Monsieur. C'était emballé quand je l'ai eu. »

O'Neill lui prit le paquet des mains et le posa en équilibre sur ses propres genoux. Il tira sur la corde, la démêlant lentement avant de la jeter au feu. Glissant un doigt sous le morceau de scotch retenant l'emballage en place, il fit glisser le papier, révélant un carton brut sur lequel on pouvait lire 'RCIR(1) – 60 – DEJ – OM-JF'. « Je, euh, ne me rappelle pas avoir commandé des rations de survie. »

« Et sûrement pas l'omelette jambon-fromage, Monsieur. » Chacun d'eux grimaça à ce qui devait être la pire sorte de rations lyophilisées du monde.

« Sûrement pas celles-là. » O'Neill tira un couteau-suisse de sa poche et coupa le chatterton qui retenait les bords de la boîte. Relevant un pan, il ravala un juron lorsqu'il aperçut son contenu.

« Mon colonel ? » Sam fut surprise de voir O'Neill mettre le paquet de côté, presque en colère, et s'éloigner dans l'obscurité croissante. Elle ne savait pas exactement quoi faire. Surveillant la direction vers laquelle son commandant avait disparu, elle se pencha et jeta un coup d'œil dans le carton. Nichée au milieu de paquets de café se trouvait une chaîne stéréo. C'était une curieuse façon d'emballer un cadeau et elle ne savait toujours pas de qui il provenait. Ne voyant toujours aucun signe du colonel, elle ouvrit complètement la boîte et sortit la note qu'elle y trouva. Alors qu'elle la lisait, ses yeux s'emplirent de larmes.

Hey Jack,

Si vous lisez ceci, c'est que cet enfoiré de serpent a fini par gagner. Je sais que vous devez vous sentir plus bas que terre à cet instant, mais je veux vous dire que je sais que vous avez probablement fait tout ce que vous pouviez.

Nous nous connaissons depuis un bon moment, Jack, et je veux que vous sachiez combien votre amitié a compté pour moi. Je voulais aussi vous dire que je veillerai sur votre garçon. Je n'ai pas pu être là pour mon filleul quand lui – et vous – avez eu besoin de moi, mais je peux veiller sur lui maintenant.

Vous avez une bonne équipe sous vos ordres, n'ayez pas peur de dépendre d'eux une fois de temps en temps. Ça vous a pris un certain temps avant de vous autoriser à compter sur moi – n'attendez pas aussi longtemps avec eux.

Je pense que Puccini doit être incroyable écouté là-dessus... profitez-en.

Charlie K.

PS : Le café est pour le docteur Jackson – je ne pouvais pas me réduire à utiliser ce qu'il y avait à l'origine dans la boîte pour caler le tout !

« Je lui ai demandé ce fichu truc. » La voix d'O'Neill était rude et elle sursauta de l'entendre si près d'elle.

« Oh ! » Sam était mortifiée d'avoir été surprise à lire le message de Kawalsky. « Je suis vraiment désolée, mon colonel, je– »

O'Neill l'interrompit d'un signe de main. « Détendez-vous Sam. Ça va. » Il prit doucement le bout de papier de ses mains et le lut alors qu'il se réinstallait sur la couverture. Il secoua la tête tandis qu'il le repliait soigneusement et le glissait dans la poche de sa chemise. « J'ai plaisanté avec lui juste avant son opération... je lui ai demandé, si jamais il y passait, si je pouvais l'avoir. »

« Je suis navrée, mon colonel. »

« Moi aussi. »

Ils restèrent assis en silence, Sam à nouveau incertaine sur l'attitude à adopter, le colonel O'Neill fixant seulement la stéréo, les yeux perdus dans le vide. Sam prit finalement une grande inspiration et commença à se relever.

« Je ferais mieux d'y aller, mon colonel. » Elle s'arrêta lorsqu'O'Neill plaça une main sur son bras.

« Je... si vous le devez, Capitaine... »

Sam se figea une minute, puis se laissa retomber au sol. « Je n'ai rien de prévu, mon colonel, je pensais seulement que vous voudriez être seul. »

O'Neill releva son regard vers elle, ses yeux bruns prenant une teinte chaleureuse à la lueur du feu qu'il avait attisé. « Non. »

« OK. » Elle étudia son visage un moment. Elle pouvait voir des pointes d'or et d'ambre dans son regard expressif, affectueux malgré la douleur qu'on y lisait. Assise si près de lui, elle pouvait sentir ce parfum qui lui était unique, une étrange combinaison de terre, de soleil et... son cœur manqua un battement. D'herbe fraichement coupée. Voilà pourquoi le petit Miles lui avait semblé si... familier. L'odeur de ce 'petit garçon' lui rappelait son officier supérieur, bien que celle du colonel lui semblait plus complexe. Sam prit une profonde inspiration et ferma les yeux, forçant son esprit à se concentrer. Il était dangereux de mettre sur le même pied le colonel et d'adorables petits garçons, et même encore plus dangereux d'apprécier... non... de savourer... le parfum du dit colonel.

Sam ouvrit les yeux pour trouver O'Neill la fixant d'un air interrogateur. Elle lui fit un bref sourire avant de se tourner pour reposer son dos contre le banc derrière elle. Elle prit délibérément la pinte qu'il lui avait servit plus tôt et en bu une longue gorgée. Essuyant la mousse crémeuse de ses lèvres, elle lui demanda doucement, « Mon colonel ? Ça vous ennuierait de me parler du major Kawalsky ? » Elle avait tellement de questions, à commencer par le commentaire du major à propos de 'son garçon', mais elle ne savait pas comment obtenir les réponses. Le colonel apprécierait probablement une approche directe.

O'Neill mit son paquet de côté et reprit à nouveau sa propre boisson. Lui aussi commença par en boire une longue lampée avant de la reposer en faveur du bâton avec lequel il attisait le feu. Il jeta une nouvelle buche dans le foyer, la poussant, la faisant glisser, jusqu'à ce qu'il soit satisfait de sa position. Il regarda par dessus son épaule pour trouver Sam l'observant patiemment, attendant qu'il se lance.

« J'ai rencontré Charlie Kawalsky il y a presque quinze ans... »

Elle ramena ses jambes contre son torse et posa la tête sur ses genoux, le visage tourné vers son officier supérieur, installée pour l'écouter. Elle laissa le rythme de sa voix l'imprégner alors que le feu se consumait et que la nuit s'installaient lentement, simplement satisfaite d'être ici. Pour lui.


Note de la Traductrice :

1 RCIR = Ration de Combat Individuelle Réchauffable, le sigle existe, je vous invite à googleliser pour plus de détails ^^

Comme toujours, merci à Ellana pour la relecture du chapitre et à vous d'avoir lu ce chapitre. L'auteur et moi-même seront ravies de savoir ce que vous en avez pensé :)
Et pour les revieweurs anonymes, n'oubliez pas de me laisser une adresse mail si vous souhaitez que je vous réponde.