Ewige Blumen.

Pensée sous la cendre.

Auteur : Angelscythe

Genre : Romance, shonen-ai, prostitution, hurt, confort.

Couple : MattXOC

Disclaimers : Mis à part Victor, Nicolas, Mattea, Anastasia et Dimitri, tous les personnages appartiennent à Takeshi Obata et Tsugumi Obha.


Chapitre 1 : Admission.

-Nicolas, Nicolas, Nicolas…c'est ton fils bon sang ! Releva un vieil homme attablé à une table en bois sur une terrasse dehors près d'un grand et beau jardin en regardant un bambin de deux ans courir dans l'herbe verte, comme ses yeux, derrière des papillons aux couleurs chatoyantes.

- Mon fils ? C'était Dimitri ! Mais il vient de partir pour ne pas rester avec ce monstre ! Regarde-le ! Il a tué sa mère ! La seule femme que je n'ai jamais aimée ! S'écria le dénommé Nicolas en colère en désignant le bébé qui venait de tomber.

Mail se mit à pleurer. Nicolas lui jeta un regard méprisant, tout comme une belle jeune femme aux cheveux roux, installé dans une chaise longue. Ses cheveux lui tombaient habituellement jusqu'aux reins mais elle les attachait en chignon. Elle avait une poitrine voluptueuse enfermée dans un petit haut. Ses yeux étaient pareils à une herbe fraichement tondue.

Elle était le portrait craché de sa mère, si ce n'est ses yeux plus foncé. Elle avait la peau pâle comme elle. Mais elle haïssait son petit frère, tout comme Dimitri et Nicolas, pour lui avoir prit cette femme exceptionnel.

Le vieil homme soupira en voyant la réaction des Jeevas. Il se leva de sa chaise et prit le bambin dans ses bras afin de la consoler doucement. Le petit Mail se calma après un moment et appuya sa tête contre l'homme.

-Je ne veux plus de lui ici ! J'ai envie de le tuer dès que je le vois ! Annonça froidement Nicolas, et peut lui importait que son fils puisse comprendre ses mots.

- Mais…

- Il m'a prit la femme de ma vie Roger ! Il a tué sa mère ! C'est un monstre, tu t'en rends compte ? Le coupa Nicolas en agrippant ses cheveux noirs, la hargne dans les yeux et avec un ton de dément.

-Ce n'est qu'un bébé…il n'a jamais voulu naître en prenant sa vie ! Protesta le dénommé Roger.

- C'est ce que tu crois ! Ce gosse à un mauvais fond ! Il finira délinquant. Il se droguera, finira par fréquenté de mauvaise personne, je suis presque sûr qu'il fréquentera la mafia.

- Pas si tu l'éduques bien ! Protesta encore une fois le vieil homme.

- Je veux qu'il meurt et non qu'il soit éduqué !

- Nicolas… réfléchit un peu ! Elle n'aurait pas aimé que l'enfant pour qui elle a donné sa vie avec amour quitte ce monde par la seul et unique faute de celui qu'elle aime.

Nicolas baissa la tête sous ses mots si douloureusement vrais. Coup de poignard en plein cœur. Il tourna la tête vers Anastasia, livre en main, tâchant de faire bronzer sa peau si pâle. Il déglutit difficilement.

Il appela sa fille et lui désigna le bébé. Celle-ci hocha la tête, ferma son livre et vint prendre le bambin des bras de Roger. Elle rentra à l'intérieur et coucha dans un berceau le petit être déjà endormi.

Elle observa la peluche panda, c'était celle de sa mère. Elle lui avait légué dans un testament, changé quelques jours avant sa mort, à croire qu'elle connaissait sa destinée.

Anastasia ouvrit la fenêtre pour écouter son père parler avec le vieil ami de la famille. Elle s'appuya sur le grand appuie de fenêtre et laissa le vent s'engouffrer dans les mèches qui ne tenaient pas dans son chignon.

-…Tu n'es pas venu d'Angleterre pour rien, Roger ! Même si je suis un ami, tu n'avais aucune raison de faire ça, de laisser ses enfants dont tu me parles si souvent dans tes lettres.

- Je suis venu voir un vieil ami, Nicolas ! Je ne peux pas accepter Mail, il t'a encore. C'est un orphelinat ! Expliqua calmement Roger qui s'était rassit.

- Je suis prêt à retirer mes droits sur lui, mais bon sang, prend-le. Si tu ne le fais pas ! Je le tuerais ! Annonça froidement Nicolas, mais d'une voix plus base.

Ils avaient bon avoir une grande maison et aucune habitation sur plusieurs centaines de mètres autour d'eux, il ne voulait pas qu'un quelconque passant puisse se douté de ses intentions morbides.

-A ses cinq ans… ainsi tu auras le temps de revoir tes choix, Nicolas.

- Ne t'inquiète pas ! Je suis sûr de moi ! Je veux qu'il disparaisse de ma maison, de ma vie, c'est tout. Quand je te le donnerais, ça sera enfin comme s'il n'avait jamais existé pour moi.

- Au cas où ce n'est pas déjà le cas. Dit lentement Roger avant de boire une gorgée de thé.

- Tu ne reviendras pas sur ton avis ?

- Non ! Mail est déjà un garçon très intelligent, il fait des choses que d'autres enfant de son âge ne font pas, il aura sa place à la Wammy's, c'est sûr.

Anastasia se retira de la fenêtre. Elle regarda son petit frère, suçant doucement son pouce et elle sourit. Il partirait, elle n'aurait plus à le voir. Mais en le voyant comme ça, elle n'arrivait pas à le haïr comme son père le lui avait inculqué, il était adorable.

Elle se pencha et embrassa son front, y déposant une marque de rouge à lèvre rouge pétant.

-Dors bien petit Mail, que chaque jour te soit beau et que le futur qu'il a annoncé ne soit jamais tien. Moi, je sais bien que tu devras traverser des épreuves difficiles, comme tout le monde, mais tu trouveras l'amour…mais ne fait pas de bêtise ou tu mourras jeune… Mail…tu es vraiment un ange… je suis sûr que de là où elle nous regarde, elle est heureuse de te voir grandir. Dit-elle doucement.

Des larmes s'écrasèrent sur le visage endormi.