- Alors ? demanda Black Star. Il parait que vous avez trouvé un type bizarre à votre cours de rattrapage.

Il avait parlé du rang de devant, sans prendre compte du cours, comme Kid et ses armes.

- Ouais, dit Soul, il ressemble à Stein sans les balafres ni la vis.

- Et plus jeune, ajouta Maka, il doit avoir dix sept ans au plus. Il a perdu la mémoire et tout ce qu'on sait de lui, c'est son nom : Faust.

- Chaud ! Surement que mon aura divine pourrait ramener sa mémoire !

- Comment se fait-il qu'il ressemble à Stein ? demanda Kid.

- Si seulement on le savait…

- C'est peut-être quelqu'un de sa famille ? proposa naïvement Patty.

- Ou un admirateur bizarre, insista Liz.

- Ça ne sert à rien d'en parler, les coupa Maka, vous ne faites que des suppositions.

- Avoue quand même que c'est étrange, dit Soul. On ne sait rien de ce type, et il ne semble pas en savoir plus que nous.

- Attendons.

Le soir, ils rendirent visite à Faust qui put quitter le dispensaire.

- Il habitera chez moi le temps qu'on voit s'il est admissible à la Shibusen, déclara Stein.

- Il va vivre dans votre maison toute rafistolée ? demanda Soul. Ben je te dis bon courage ! fais attention, il fait souvent des expériences sur ses invités.

- Je tâcherai de m'en rappeler, sourit Faust. Mais quand est-ce que je pourrais comprendre ce qui se passe ici, et où est-on ?

- Cette ville s'appelle Death City, présenta Maka, c'est une ville qui s'est construite autour de la Shibusen…

- On te fera faire du tourisme plus tard, coupa encore Stein. Attend-moi ici je reviens. Maka, Soul, venez m'aider, je dois afficher les nouvelles missions.

- J'arrive.

Ils allèrent au tableau noir et changèrent les plaques par de nouvelles.

- Maka, Soul.

- Oui, sensei ?

- Je sais que ça peut paraître méchant de ma part, mais évitez parler à Faust. Moins il en sait pour le moment, mieux c'est. Et puis il ne faudrait pas que tu t'y attache, Maka, si c'est un démon…

- Vous pensez que… commença Maka.

- Tout à l'heure, je l'ai touché, et ça a affecté la fréquence de mon âme, alors pour le moment, n'approchez pas de lui.

- Oui, sensei.

Faust et Stein rentrèrent dans le laboratoire délabré du professeur. Faust fut parcouru d'un frisson désagréable en voyant les larges sutures du bâtiment. Stein ouvrit la porte.

- Je vais devoir rester ici combien de temps ? demanda Faust.

- Seulement une nuit, si tout se passe bien.

Ils entrèrent dans une salle qui aurait pu être un salon si la table basse n'avait pas été une table d'autopsie et les fauteuils des chaises électriques. Stein s'assit dans l'un d'eux pendant que Faust vérifiait d'abord par sécurité que le sien n'était pas relié à la moindre prise. Une fois assis, Stein demanda :

- À part ton nom, rien ne te revient ?

- Non. Enfin, si, la phrase où je l'ai entendu. « tu t'appelleras Faust ».

- Qui l'a dite, cette phrase ?

- Je ne sais pas. C'est une voix féminine et plutôt jeune. Mais c'est tout. Ça ne m'évoque rien.

- Ferme les yeux. Repense à cette phrase. Aucun visage ne t'apparaît ?

- Non.

- Soit tes souvenirs t'ont été enlevés, soit…

- Soit quoi ?

- Non, rien. Sers-moi la main.

- Pardon ?

- Sers-moi la main.

Étonné, Faust tendit la main et prit celle que Stein lui tendait. Son âme ne changea pas de fréquence mais semblait être modifiée d'une autre manière, comme fortifiée par son propre écho. Stein la fit résonner dans un « Kon-i » surpuissant. Mais cela ne sembla pas affecter son interlocuteur et lui revint comme en écho dans le bras. Il lâcha prise aussi vite qu'il le put.

- Qu'y a-t-il ? demanda Faust.

- Tu n'as rien ressenti ?

- Ben… vous m'avez serré la main.

Stein commençait à comprendre ce qui s'était passé. Par son absence d'âme, le « Kon-i » avait réagit comme si on frappait une boîte vide. Il se met à résonner et renvoie les ondes dans la main. Il va être difficile de le battre si ça s'avère nécessaire. De plus, s'il est une arme, il pourra décupler la force de son manieur, mais risque aussi de le blesser si celui-ci venait à faire une erreur. Le mieux serait donc qu'il soit un manieur. Shinigami-sama a décidé de lui faire passer le test éclair de la Shibusen demain. On sera fixés.

- Bon, finit par dire Stein, demain sera une journée sûrement plus constructive.

- Vous m'expliquerez enfin ce qui se passe ?

- Peut-être.


Ca par contre, c'est un mini-chapitre! mais il installe le suspence (ça s'écrit comme ça?). Gomen, j'éssaierais de faire mieux la prochaine fois, promis!