Bonjour à tous et à toutes ! Faisant fi des révisions, j'ai repris la "Chambre de Saphir" sur le topic "Dans le Bordel du coeur de l'Aurore". Notre chère maquarelle, Griseldis, m'avait offert comme prompt "Koala, première danse et le mot "moustique" ! M'armant de courage et d'imagination je vous ai pondu ce petit O.S qui se trouve être un U.A. J'espère qu'il vous plaira et je reviendrai corriger d'éventuelles fautes quand j'aurais plus de temps.

P.S : J'ai disons...glissé un autre pairing que celui annoncé. C'est cadeau ! ~

Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout est à Oda !

CORRECTION LE 15/06/2018 : Merci à Griseldis d'avoir pris le temps de corriger ce prompt ainsi que le précédent !


"Bonjour Koala !" s'exclama-t-il en détachant chaque syllabe de son prénom.

Il l'énervait. Ce maudit blondinet avait un talent sans bornes quand il s'agissait de la faire sortir de ses gonds. Il lui suffisait de prendre ce ton si horripilant et de sourire comme un idiot pour qu'elle perde son sang-froid.

"Sabo," le salua-t-elle sèchement.

Elle tourna ses yeux vers lui pour la première fois depuis le début de leur échange. Adossé nonchalamment au casier voisin et les bras croisés, il la narguait avec ce sourire, celui qu'il lui servait à toutes les sauces.

Combien de fois l'avait-elle insulté ? Combien de fois l'avait-elle frappé quand ils étaient enfants ? Suffisamment pour que leurs amis respectifs viennent à craindre qu'elle ne le tue un jour. Pourtant Koala ne comprenait pas leur inquiétude. Après tout, elle ne se salirait jamais les mains avec le sang de ce minable.

"Que veux-tu ?" soupira-t-elle par dépit.

Le sourire du blond s'élargit un peu plus, défiant presque les lois de l'anatomie humaine. La rouquine referma un peu plus sa main sur la porte de son casier pour se contraindre à ne pas frapper le jeune homme. Pas de sang, n'est-ce pas Koala ?

"Je cherche Hack, lui répondit-il.

- Je ne sais pas où il est," affirma-t-elle sans sourciller.

Hack...Si après toutes ces années et ces engueulades, ils continuaient à se côtoyer régulièrement, c'était bien pour lui.

Sabo l'horripilait. Et le blond prenait son pied à l'horripiler. Mais malgré leurs caractères totalement opposés, ils partageaient le même meilleur ami : Hack. Alors qu'ils n'étaient encore qu'en primaire, Koala et lui étaient devenus amis. Enfant, la rouquine faisait très garçon manqué avec sa coupe courte et ses vêtements de petit garçon. Les filles se moquaient d'elles parce qu'elle n'aimait pas le rose et les licornes, et les garçons la trouvaient étrange parce qu'elle n'avait pas peur des araignées. Tous la repoussaient, excepté Hack. Lui, il aimait bien ses cheveux roux trop courts et ses pantalons masculins, il les trouvait amusants.

Hack était une personne exceptionnelle avec un coeur immense et un sens de l'honneur incroyable. Mais il était aussi le meilleur ami de cette chose blonde qui se pavanait et riait à tous vents. Alors malgré les disputes, les crêpages de chignons et les bagarres, Sabo et Koala cohabitaient.

Avec plus ou moins de succès.

"Tu dis ça parce que tu ne le sais pas ou parce que tu ne veux pas me le dire ?" insista-t-il tout de même.

Elle leva un sourcil. Et cela suffit pour que le crétin comprenne le message silencieux caché derrière ce geste.

La rousse claqua la porte de son casier pour mettre fin à leur conversation et tourna les talons sans même un "au revoir". Ce n'était pas comme si l'abruti allait s'en offusquer, il devait être habitué depuis le temps. En revanche, Koala ne s'attendait pas à ce qu'il la rattrape et lui saisisse le bras. Les yeux écarquillés, l'adolescente se retourna pour se rendre compte que l'hurluberlu avait bien eu le cran de la toucher.

Habituellement, ils se touchaient seulement quand ils en venaient aux mains. Et cela ne s'était pas produit depuis de longs mois et elle avait espéré que cela durerait encore un moment. Apparemment, il était temps qu'elle lui distribue une nouvelle paire de claques. En s'apercevant de son erreur, qui pourrait lui être fatale, Sabo relâcha son poignée et s'écarta de quelques pas, par sécurité. Le jeune homme si sûr de lui d'habitude, se balançait sur ses pieds, le visage gêné. Un mauvais pressentiment prit possession des tripes de la jeune femme. Quel mauvais coup préparait-il encore ?

"Tu sais qu'Ace est né le premier janvier ? On s'est dit qu'on allait faire une grande fête pour célébrer à fois le nouvel an et son anniversaire...Et j'en ai parlé à Hack qui s'est dit que ce serait sympa de t'inviter. En plus, Luffy veut voir Robin ! Alors..." conclut-il avec hésitation.

Utiliser Robin pour la faire accepter, c'était un coup bas. La jeune femme ne pouvait rien refuser à la brune qui se trouvait être sa meilleure amie. La future archéologue avait toujours su la faire céder avec ses impitoyables arguments, en dépit de son fort caractère. Comme si cela ne suffisait pas, il avait fallu que la jeune femme soit amie avec le petit frère du dégénéré blond. Véritable miracle sur patte, le fameux Chapeaux de paille arrivait à tisser une amitié avec les personnes les plus improbables que la vie ait créée !

Aller dans la tanière de cette fratrie déjantée était une manoeuvre risquée, surtout pour une nuit aussi arrosée. Cependant, Koala savait pertinemment que ses meilleurs amis s'y rendraient, avec ou sans elle. Et elle voulait vraiment passer cette nuit avec eux, à rire jusqu'à en avoir mal au ventre...

"Je viendrai," déclara-t-elle soudainement.

Laissant un blondinet abasourdi dans son dos, elle se dirigea vers la sortie du lycée, son sac dans son dos et déjà épuisée d'avoir accepter de se rendre à cette maudite soirée.


"Salut Pa' !" s'exclama-t-elle dans l'entrée en se déchaussant.

Une fois débarrassée de ses affaires, Koala partit à la recherche de son père qui n'avait toujours pas donné de signe de vie. Elle le trouva finalement dans son atelier, dans un coin reculé du jardin. Elle l'avait retrouvé au son de la scie électrique, qui avait réussi à pénétrer les murs et l'isolation de leur petite maison.

La rousse s'appuya contre la porte en fer du petit atelier et se mit à observer son père adoptif. En effet Fisher Tiger possédait son titre de père grâce à quelques papiers administratifs. Mais cela ne l'empêchait pas d'aimer Koala comme sa propre fille et inversement.

Mais quand ils étaient mis côte à côte, on comprenait vite qu'ils ne partageaient pas de liens de sang malgré tout l'amour qu'ils avaient l'un pour l'autre. Tiger était un grand homme baraqué et à la peau mate, là où la rousse était plutôt petite et fine. D'un autre côté, les cheveux broussailleux et bouclés de son père tranchaient avec ses cheveux incroyablement lisses. Ils ne se ressemblaient peut-être pas, mais ils étaient tout de même une famille.

"Comment s'est passée ta journée ?" questionna Tiger après avoir arrêté la scie.

Koala sortit brusquement de sa rêverie et se rapprocha de la table de travail pour s'y assoir. Les pieds pendant dans le vide, elle prit enfin la parole :

"Je vais fêter le nouvel an chez Sabo et Ace."

Le quarantenaire posa ses instruments et la fixa de ses yeux noirs, attendant sûrement une explication logique et longue sur l'origine de cette situation. Mais la jeune femme se contenta de prendre une gorgée d'eau dans la bouteille de son père, l'air de rien.

"Je croyais que tu ne pouvais pas supporter Sabo puisqu'il n'était qu'un arrogant blondinet, pour te citer, avança-t-il.

- C'est toujours le cas, mais Hack et Robin vont certainement y aller, lâcha-t-elle en soupirant de désespoir.

- Alors...amuse-toi bien ?"

Elle allait essayer.


Et elle avait clairement échoué. Voilà plusieurs heures qu'elle était arrivée et elle se retrouvait seule dans un coin du salon des trois frères, un verre d'alcool à la main. Robin s'était volatilisée dès leur arrivée avec un clin d'oeil, partant à la recherche de Luffy, le frère cadet de Sabo. Hack, quant à lui, n'avait pas fait un pas dans l'enceinte de la maison qu'il s'était fait kidnapper dans les règles de l'art par l'autre abruti. Et maintenant, elle était toute seule.

Elle n'aurait pas dû venir à cette stupide soirée où une multitude d'adolescents ignares se bourraient joyeusement la gueule. Elle n'aurait jamais dû faire l'effort de sortir une de ses seules robes de son placard, un jean aurait parfaitement fait l'affaire. Mais pour une fois la rousse avait voulu se faire jolie. Au moment de choisir ses vêtements, elle avait ardemment désiré qu'on la considère comme une jolie jeune fille et non comme un résidu de garçon manqué. Vraiment, elle avait été stupide de penser qu'elle réussirait à s'amuser.

Koala se leva mollement de sa chaise, sa vessie demandant à se libérer après tous les verres qu'elle avait ingurgités. Slalomant entre les personnes plus ou moins sobres, la jeune femme déposa son verre vide sur le premier meuble à sa portée et partit en quête des toilettes. Dans chaque couloir de la maison des trois frères, la musique résonnait sur les murs comme un puissant écho. Tout en humant l'air d'une chanson qui passait, et qu'elle adorait, la rouquine ouvrait des portes avec l'espoir de trouver des toilettes.

Mais en entrouvrant une nouvelle porte, Koala surprit une scène qu'elle aurait préféré ne jamais voir. Devant ses yeux ébahis, Portgas D. Ace roulait une pelle d'enfer à un grand homme blond. Ce dernier tenait fermement le jeune homme entre ses bras, une de ses mains se perdant dans ses cheveux, tandis que l'autre s'égarait sur le fessier du brun. Leurs corps se mouvaient sensuellement l'un contre l'autre, effectuant une danse sur un rythme connu d'eux seuls.

Koala était paralysée devant le spectacle langoureux qui lui offraient les deux éphèbes perdus dans leur monde. Ses muscles ne lui répondaient plus et ses yeux refusaient de quitter des yeux le couple, qui semblait passer aux choses sérieuses, comme en jugeait la main d'Ace qui s'aventurait dans le caleçon de son amant.

Soudainement, la jeune femme se sentit tirer en arrière par une poigne ferme et la porte se referma délicatement sous ses yeux toujours choqués. Après plusieurs secondes d'absence, la rousse reprit doucement contenance et s'aperçut qu'elle avait retenu sa respiration. Koala tourna son regard vers la personne qui l'avait prise en flagrant délit de matage, personne qui n'était autre que Sabo.

Et elle se mit à rougir aussitôt. Cela n'aurait pas pu être pire.

Un petit sourire moqueur étira les lèvres de son vis-à-vis avant qu'il ne l'entraîne un peu plus loin, en faisant fi de son avis sur la question. Le jeune homme l'amena dans une petite cour suffisamment isolée du reste de la fête pour que personne ne vienne s'y aventurer. À quelques mètres d'eux, on pouvait deviner les silhouettes obscures des arbres et les feuilles des arbustes. Sans préavis, il s'assit par terre sans aucune grâce et il l'invita à en faire de même en tapotant la place à ses côtés. Pour une fois, la rouquine obéit silencieusement, toujours sous le choc de sa rencontre imprévu avec Ace et son "ami".

"Est ce que c'était... commença-t-elle d'une voix hésitante après s'être assise.

- Marco ?" compléta le bond un sourire léger sur les lèvres.

Malgré l'obscurité oppressante de la pièce, la jeune femme avait réussi à reconnaître l'homme, notamment grâce à sa coupe de cheveux plutôt unique.

"Il a fini le lycée il y'a presque deux ans ? lui demanda-t-elle en se replongeant dans les souvenirs de sa première année de lycée.

- Ace et lui se revoient régulièrement. Marco a profité de l'absence du vieux fou pour lui faire une petite visite surprise," expliqua-t-il calmement.

Un silence s'installa entre eux. Koala en profita pour regarder le ciel qui était particulièrement dégagé pour une nuit de décembre, les étoiles étincelant de mille feux. Une nuit décidément étrange, puisque que Sabo était à quelques dizaine de centimètres d'elle sans qu'elle n'ait l'irrépressible envie de lui tordre le cou.

"Tu t'amuses ?" osa-t-il briser le silence.

L'adolescente pencha légèrement la tête sur le côté, perplexe. Depuis quand se souciait-il de ce genre de choses à son propos ? Habituellement, il lui posait plus des questions du style "Es-tu sur le point de t'étouffer avec ta verve ?" ou encore "Pourquoi fronces-tu les sourcils ? Tu vas finir par ressembler à un pruneau séché". Elle se retint de se pincer pour vérifier si elle dormait, elle n'avait pas besoin de se ridiculiser un peu plus ce soir.

"En quoi cela t'intéresse ?" rétorqua-t-elle toujours perplexe.

Il détourna les yeux, préférant observer ses chaussures par-dessus ses genoux. Sabo se passa une main gênée dans les cheveux et lui jeta des regards à la dérobée.

"Je me suis senti mal quand je t'ai aperçue toute seule...Je me suis demandé où était Hack avant de me rappeler que je l'avais attrapé en début de soirée. Et Robin devait être avec Luffy. Donc je m'étais dit que j'allais te distraire un peu quand tu es partie dans les couloirs. La suite, tu l'as connais," s'expliqua-t-il rapidement une moue enfantine sur le visage.

En résumé, ce crétin congénitale avait eu pitié d'elle et s'était décidé à lui tenir compagnie pour faire disparaître de quelconques remords ? Le blond dut s'apercevoir que son explication ne passait pas tout à fait, puisqu'il commença à se tortiller comme un ridicule vermisseau.

Koala soupira pour la énième fois de la soirée. Elle n'avait même plus la force de s'énerver contre cette stupide vermine, elle préféra ramener ses genoux contre sa poitrine et frotter ses bras pour essayer de réchauffer.

"Tu as mis une robe ?!" s'écria le blondinet, choqué.

La jeune femme le fusilla du regard pour lui faire comprendre que selon ses prochaines paroles, il se pourrait qu'un cadavre vienne nourrir les mauvaises herbes du jardin. Sabo sembla comprendre puisqu'il leva ses mains en l'air dans un signe d'apaisement. Et il ne les baissa que quand elle détourna les yeux pour les laisser se perdre dans la contemplation du ciel.

"Il y'avait une raison en particulier ? tenta-t-il courageusement.

- Pas spécialement," répondit-elle avec flegme.

Il ne sembla pas gober son mensonge mais Koala ne rentrerait pas dans les détails. Elle ne lui expliquerait pas qu'elle avait souhaité qu'un garçon l'invite à danser. Elle ne lui avouerait pas qu'elle avait voulu danser jusqu'à en avoir mal aux pieds et aux jambes. La rousse se contenta donc d'admirer le ciel en silence, sans savoir si le blond avait cru à son bobard.

"Dis Koala...enchaîna-t-il.

- Quoi encore ?" l'interrompit-elle sèchement.

Elle n'était pas d'humeur et il aurait suffit qu'il se taise pour qu'elle l'ignore. Mais une fois de plus, ce stupide blondinet avait voulu montrer au monde entier qu'il avait des tendances suicidaires. Très bien, elle se chargerait elle-même de mettre fin à ses jours et au diable le sang !

Koala s'apprêtait à l'incendier d'insultes quand Sabo la surprit en se levant et en lui tendant une main. L'ignorant royalement, la jeune femme l'interrogea silencieusement. Son scepticisme eut l'air d'exaspéré le jeune homme qui lui attrapa la main et la releva de force. À nouveau prête à en découdre, elle fut à nouveau coupée par le blond.

"Ça te dirait une danse ?" lui chuchota-t-il doucement.

Elle avait presque envie de rire. Cet après-midi, elle avait revêtu une robe avec l'espoir qu'un jeune homme l'invite à danser, elle s'était faite belle pour qu'on la remarque. Elle avait mis un peu de rouge à lèvres et de fard à paupières. La rousse s'était fait les ongles et avait sorti ses seules chaussures à talons. Et tout ça pourquoi ? Pour que cet énergumène l'invite à danser après qu'elle ait surpris le frère de ce dernier dans une situation compromettante !

Ne supportant sûrement plus son silence, Sabo la saisit par la taille pour rapprocher leur corps, à ses risques et périls. Le blond avait fermé les yeux par réflexe, s'attendant à recevoir une claque de la part de la demoiselle. Mais au bout de quelques secondes où il ne ressentit aucune douleur, il rouvrit les yeux pour apercevoir les joues légèrement rosées de la rouquine.

Reprenant confiance en lui, le jeune homme se mit à se mouvoir doucement, comme s'il avait peur de l'effrayer. Leurs souffles se mélangeant presque, Koala fut aux premières loges quand le lycéen se mit à chantonner la mélodie d'un slow, sur un rythme plus ou moins juste.

Puis elle sentit son coeur sursauter quand Sabo la fit tourner brusquement sur elle-même, sans qu'elle ne s'y soit préparée. Il la ramena vivement contre lui et il rit en observant son visage rougi et sa mine surprise. Vexée qu'il se moque, la rousse lui pinça fortement l'épaule, faisant sursauter le jeune homme.

Après quelques minutes de pas maladroits, sur un air aléatoire, Koala posa sa tête sur l'épaule du crétin blond. Elle le sentit se tendre avant qu'il ne passe un peu plus ses mains autour de sa taille. Si on lui avait dit quelques heures plus tôt qu'elle se retrouverait entre les bras cet énergumène, elle se serait esclaffée jusqu'à en pleurer. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, elle appréciait la chaleur de ses bras qui créaient un cocon au milieu de l'hiver.

Aussi soudainement qu'il l'avait relevée, Sabo s'écarta d'elle, détruisant le cocon chaleureux qui l'entourait. Déboussolée, la rousse observa le jeune homme s'agiter en jetant des coups d'oeil frénétiques à sa montre. Se souvenant sûrement de son existence, le blond la saisit à nouveau par le poignet pour la traîner derrière lui. Elle osa le questionner sur la cause de son empressement soudain et le frère indigne répondit vivement :

"On va rater le décompte !"

Alors Koala se laissa embarquer jusqu'au salon où tous les invités s'étaient réunis. Sabo l'avait relâchée et la rousse s'était naturellement dirigée vers son recoin à elle. Une fois assise, elle repensa à l'étrange moment qu'ils avaient passé ensemble dans cette cour, en observant de loin le jeune homme qui se postait aux côtés de son frère.

Elle cherchait à comprendre ce qui avait changé chez le meilleur ami de Hack. Pas grand chose et pourtant lorsque qu'elle posait ses yeux sur lui, elle n'arrivait plus à le considérer de la même façon. En effet, le blondinet de la fratrie était toujours aussi agité, comme un moustique qui vole dans une pièce clause. Et comme ce même moustique, le jeune homme provoquait un bruit insupportable qui ne donnait qu'une seule et irrépressible envie : l'éclater sur la première surface plane.

Alors pourquoi n'avait-elle plus autant envie de l'éclater ?


Koala fut tirée du sommeil par la sonnerie de son téléphone, qui lui indiquait qu'elle avait reçu un texto. Barbouillée et exténuée, la jeune femme fit tout de même l'effort de se retourner dans son lit pour saisir l'appareil posé sur sa table de nuit. Une fois en main, elle faillit projeter le misérable objet contre le mur le plus proche. Et pour cause, son réveil précipité était dû au plus grand énergumène que la Terre n'ait porté depuis sa création. Rageusement, elle ouvrit le message, prête à déverser son venin sur ce maudit moustique. Avant de brusquement se calmer.

Sabo : Ce n'était pas mal pour une première danse ? La prochaine fois, j'apporterai la musique...

Plutôt mourir que d'accorder une autre danse à cette espèce de moustique humanoïde !