Voici la suite, il risque d'y avoir des fautes, désolée mais je n'ai toujours pas de béta et je n'ai pas eu l'occasion de me relire plusieurs fois, j'ai corrigée le plus gros, alors soyez tolérant ! Pitié !

En espérant, que ce second chapitre est à la hauteur de vos attentes. Bonne lecture, à tous !

P.S : je tiens à corriger une bêtise que j'ai commise et qui pourrait porter à confusion, le chien de Bella s'appelle GANJA, je me suis trompé à la fin du premier chapitre en le renommant LAKE sûrement parce que j'hésitais entre les deux mais c'est bien Ganja le nom, il n'y a pas deux chien.

CHAPITRE 2 : Le Mur de protection

P.O.V. BELLA :

Hypocrite ! Hypocrite ! Hypocrite ! M'insultais je intérieurement.

Cette pensée ne m'aidait pas tellement, pas plus que cela m'encourageait à changer d'attitude d'ailleurs. Je poursuivais ma conversation un sourire aimable bien accroché à mes lèvres.

La soirée n'avait pas bien commencée mais malgré tout cela avait été parfait. Le spectacle avait été éblouissant et mes élèves géniaux. Même les applaudissements de mes frères et sœurs au loin m'avait transportés d'allégresse. Puis j'étais durement retombée sur terre...

Certes, je ne pouvais les voir en face de moi mais cela ne voulait pas dire que je pouvais effacé leurs présences comme par enchantement. Pourtant Dieu, seul, savait à quel point cela me démangé que mon vœux se réalise soudainement.

Charlie Swan. Emmett Swan. Les deux étaient là ! Bien réel ! Trop réel !

Je sentis l'étui de mon violon buté contre mon mollet. Ganja me l'avait rapporté. Je lui pris, lui flattant la fourrure en guise de remerciement. Ce fut Rose qui vint me prendre le bras pour me guidé jusqu'à la salle de réception. Même si je restais silencieuse, j'étais certaine que ma sœur avait perçue ma reconnaissance de m'éloigner d'eux.

Quand on se joignit à la réception, tous les invités et les musiciens s'y étaient déjà déportés. Un orchestre jouait en fond sonore et malgré le brouhaha constant, je détectais les pas de cadence de plusieurs danseurs.

Miss Bruni, m'accueillait certains d'entre eux, Toute mes félicitations, vous avez des élèves très talentueux !

Je ne reconnaissais pas toujours ceux qui m'adressaient ces paroles alors que je parcourais la salle mais je m'étais familiarisée avec les mots d'usages à sortir dans ces cas là. Rose me soutenait, elle savait à quel point j'avais cet aspect de mon métier en horreur. Jasper intervint à son tour à ma rescousses en m'invitant à danser. J'étais à l'aise avec lui, ce qui expliquer pourquoi je me mouvais presque avec grâce lorsqu'il me faisait danser.

- Comment te sens tu ?

- Je ne craquerais qu'une fois rentrer à la maison, ne t'inquiète pas.

- Ce n'était pas ma question, souligna t il en resserrant un peu sa prise autour de ma taille.

- ...Benji les as invités ?

- À la loge, oui. Au spectacle, non.

- C'est bon à savoir.

- Rose est particulièrement exécrable avec eux, si cela peut te remonter le moral.

Non, en réalité, ça ne me satisfaisait pas vraiment. Rose était grinçante avec la plupart des gens. Ce que j'avais besoin de comprendre, c'était comment, moi, je devais réagir...La froideur et la colère étaient toujours une marque d'intérêt peut importe la situation. L'indifférence était sûrement la meilleure carte à jouer car la plus difficile à encaisser et à accepter.

- Ne réfléchis pas trop, Princesse, ils ne sont pas là pour t'acculer, me souffla Jasper.

- Pas pour l'instant du moins, répondis je doucement alors que notre danse s'achever.

Il me dirigea vers la scène. Le silence avait prit place avec attente alors que mes élèves s'installaient.

C'était un exercice que je pratiquais régulièrement dans ma classe et qui était très apprécier par mes « chérubins » comme les nommer Benji : j'entamais un bout d'improvisation et deux élèves, chacun musiciens d'un instrument différent me suivait en binôme tentant de prendre le rythme, puis je jouais une seconde improvisation en canon et un second binôme poursuivait, et ainsi de suite jusqu'à tous se mettre à jouer, le premier perdant son rythme était vaincu. Le jeux constitué une géante symphonie en canon, presque cacophonique mais pourtant impressionnant à voir et à entendre.

Jasper me mit en main mon violon et mon archet : Le jeux pouvait commencer !

P.O.V. EMMETT :

Belle ! Non ! Magnifique ! Elle était vraiment très...très...tout ! C'était dingue, même dans ma tête je n'arrivais pas à l'exprimer. J'avais un sentiment de fierté diffus et que je ne pouvais justifié au fait d'avoir une petite sœur aussi sublime. Après tout, elle, elle ne me considérait pas comme son frère.

Elle dégageait quelque chose de doux et d'un peu timide dans sa manière de bougeait et de parler diamétralement opposé à ce qu'on ressentait en voyant sa « sœur aînée ».

Jasper descendit de la scène suivit par le chien de Bella. Celle ci était sur le côté à gauche, à moitié tournée vers le public, à moitié tournée vers ses élèves.

Elle se mit à jouer en première, puis une jeune joueuse de clarinette et un jeune violoniste lui emboîtèrent le pas. Puis Bella changea de mélodie et deux autres instruments s'introduisirent en superposition aux deux premiers élèves. Et cela se poursuivit ainsi de suite jusqu'à ce que les seize élèves jouent avec leur professeur de tout leur engouement. Je n'y connaissais rien en violon et pas plus en musique classique mais je pouvais percevoir à quel point Bella était exceptionnelle. Les élèves participaient avec une enthousiasme palpable. Le résultat n'en était que plus fascinant.

J'applaudissais longtemps, et aussi fort que je le pouvais. Je voulais qu'elle m'entende.

Bella revint vers nous tirée à bout de bras par Ganja, son chien paraissait pressé de revenir près de Benjamin, à croire que l'exaltation ambiante du à la musique l'avait rendu excité lui aussi. Elle se retrouva dans ses bras d'office, je pouvais voir l'habitude de leur geste, d'être tellement tactile l'un envers l'autre avec un pincement au cœur. J'étais jaloux, mais je ne pouvais dire duquel, j'aurais voulus être proche de Bella tout comme de Benjamin.

- Tu joues très bien, complimentais dois avoir beaucoup de fans.

- Elle est très admirée, vanta la tigresse blonde. Bella, tu viens on va grignoté au buffet !

Rose embarqua Bella loin de moi à mon plus grand désappointement. Benjamin me tendit un regard d'excuse.

- Bella est vulnérable en sortant de scène car elle donne tout d'elle lorsqu'elle joue, Rose ne veut pas que tu en profite pour te rapprocher de sa princesse.

- Elle va toujours intervenir ?

Benjamin haussa les épaules, la réponse était évidente, bien sur que Rosalie allait s'imposer entre nous dès qu'elle le pourrait, il allait falloir faire avec. Quoique, je n'en serais pas contre, Rose était magnifique, je l'avais vu dès le premier regard.

P.O.V BELLA :

- Il voulait juste être poli, Rose.

- Qu'il aille être poli ailleurs !

- Tu as aimé ?

- Comment toujours, c'est magique lorsque tu joues ! Même si je l'avoues je préfères lorsque tu joues juste pour nous à la maison.

Ah La maison ! Dans l'immédiat, c'est exactement l'endroit où je souhaiterais me trouver. Mais encore une fois je fis bonne figure mettant à mal ma patience pour attendre que cette soirée s'achève. Mes élèves méritaient ce petit effort de ma part, eux n'avaient rien avoir avec les drames familiaux successifs qui constituer ma vie.

Alors que nous nous décidions enfin à prendre congé, ils tentèrent une nouvelle approche. Jasper m'aidait à mettre mon manteau. C'est Charlie Swan qui nous interpella.

- Vous rentrez, constata-t-il un peu désappointé, je le perçus, Bella, c'était un trop beau spectacle que tu nous a offert.

Serrant discrètement la main de Jazz derrière ma jambe, je fis un pas en direction de la voix de cet homme...de ce père inconnu, je savais qu'il ne m'avait fait aucun mal, en dehors de ne pas connaître notre existence, mais je ne voulais pas éprouvé de sentiments pour lui qu'ils soient positifs ou non, me protéger de ma carapace polis et indifférente en apparence m'avait toujours aider à tenir la distance jusqu'à présent.

- oui, merci pour ce compliment, je suis fatiguée, alors il est inutile que l'on s'attarde. Je suis sur que vous reverrez très vite Benjamin, bonne fin de soirée.

Je fis signe à Jasper et nous nous sommes détourner d'eux pour nous dirigé vers la sortie, à ce que je supposais. Mais Emmett cria dans le hall pour retenir mon attention.

Nous voulons te connaître tout autant que Benjamin ! Bella, je t'avertis les Swan sont têtus et persévérant, nous allons pas juste laisser tomber parce que tu nous le suggères.

J'eus un vague sourire sans humour.

Dans ce cas, je vous prouverais que les Brunis ont tout autant de détermination, répondis je simplement sans prendre la peine de me retourner.

Jasper ne dit pas un mot, il se contenta de conduire pour me déposé à la maison. Rose et Benji, eux avait prit la voiture de Benjamin afin de poursuivre leur nuit en boite de nuit, je savais que mon jumeau ne se montrerait pas avant le lendemain soir voire le surlendemain, il avait compris que j'avais besoin d'être seule sans qu'il soit en train de ruminé autour de moi.

- Tu veux que je reste avec toi ? Proposa Jasper en m'ouvrant la portière.

- Non, je me débrouillerais.

- Je sais très bien que tu te débrouille toute seule, je te demande si tu as besoin de mon épaule pour t'épanchai, princesse.

- Je...je...Jasper, sanglotais je, je n'avais même pas pu attendre d'être chez moi pour craquer.

Mon blond préféré vint me prendre dans ses bras, me serrant fort contre lui. Il me souleva et nous conduit à l'intérieur : dans la maison, en sécurité...

Lorsque je me réveillais le lendemain matin, je ne me souvenais pas vraiment de ce qui s'était passé ensuite, je me souvenais de la puissance de ma crise de larme qui m'avait fait m'endormir sans en avoir conscience, même en m'éveillant après plusieurs heures de sommeil, je me sentais encore très lasse. J'étais dans mon lit, toujours vêtue de ma robe, Jasper avait du m'y allongé. Le courage pour me levé me manquer.

J'entendis les voix de Jasper et Rose dans la cuisine non loin. Benjamin ne devait pas encore avoir réapparu.

- Comment elle a réagit ?

- Elle a pleurée, beaucoup...je ne l'avais plus vu dans un tel état depuis l'époque où elle était enfermé à l'hôpital et que Benji était en prison.

- Je savais qu'ils allaient tout foutre en l'air ces sales richards de merde ! Grogna Rose.

- Rose, toi aussi tu es riche, rétorqua d'un ton docte son jumeau.

- Je le suis devenue, nuance, je ne suis pas né avec une cuillère en or dans le cul comme eux.

- Je croyais que tu contrôlais ta vulgarité, si tu ne veux pas devenir une mannequin déchue, chérie, fais gaffe à ton vocabulaire !

- Jazz, je sais très bien voir tes tactiques pour changer de sujet, laisse mon langage là où il est, et dis moi ce que tu pense vraiment.

- ...Je crois que le fait qu'ils soient riches n'a rien à voir avec la situation, tu aurais trouvé des prétexte pour les avoir dans l'œil même s'ils étaient pauvres.

- peut être, concéda Rose, mais ça ne m'indique pas où tu te place sur la question !

- Je suis de l'avis de Benji, on peut les laisser nous approché en douceur pour voir ce qu'ils veulent vraiment et voir si ça en vaut la peine.

La réponse de mon frère me coupa le souffle. Comment osait il ?! Il avait passé sa nuit à me réconforté alors qu'il pensait le contraire de moi, il voulait qu'on les connaisse ! Je contrôlais si peux ma vie que mes proches se sentaient obligés de me pousser dans une direction qui me répugnait ?! Je me précipitais dans la cuisine hors de moi.

- DEHORS!Me récriais je.

- Bella ! S'étonna t il.

- DEHORS, J'AI DIS ! claquais je ma porte de chambre.

P.O.V. JASPER :

Je frappais à la porte de sa chambre mais en réponse, je n'avais droit qu'aux aboiements et aux grognements de Ganja. Je soupirais. Dans mon dos, toujours accoudée au comptoir de la cuisine, je sentais le regard noir que Rose m'adressait.

Voir Bella se recroquevillé toute une partie de la nuit en pleurant dans mes bras, m'avait brisé le cœur, pourtant au fond de moi, j'étais rassuré. Bella aimait jouée la femme forte et indépendante, bien sur dans un genre différent de Rosalie, mais parfois cela m'inquiétait car elle enfouissait tellement de choses au fond d'elle même que je savais que ça allait finir par l'étouffer au fur et à mesure, et là de constatait que quelque chose l'atteignait encore et en plus la faisait craqué et extériorisés ses ressentiments, mieux encore en présence d'autrui, en ma présence, j'en étais soulagé malgré moi que se soit bien ou non.

Cependant je n'avais pas anticipé sa réaction quand elle a entendu mon avis sur la situation. Je détestais qu'elle me fasse la tête et encore plus de la faire souffrir. J'aurais été prêt à retirer ce que j'avais dit précédemment si je l'avais pu, mais c'était trop tard et je ne voulais pas lui mentir.

Je pensais que la rencontre avec Charlie et Emmett Swan pouvait lui être bénéfique mais pas dans le sens qu'elle croyait. Je connaissais Bella par cœur, autant que chacun de mes frères et sœurs. Elle allait se faire des idées, se sentir trahit, comme si par là je disais que je voulais me débarrassée d'elle en la mettant des les pattes d'autres personnes. Bien qu'elle fasse bonne figure, Bells avait encore beaucoup d'incertitudes et de peurs d'être abandonnée du jour au lendemain par les gens qu'elle aime, à cause de sa cécité, à cause de son caractère ou parce qu'elle se sent moindre parfois, je savais, je le comprenais dans une certaine mesure, chacun de nous quatre avions cette peur enfouit en nous sous différentes formes. Mais ce n'était pas cela du tout. Cette situation aussi invivable puisse-t-elle paraître provoqué chez ma petite sœur des réactions que j'avais cru résolu mais qui au fond ne l'était pas du tout, elle avait seulement enfermé ses problèmes en elle et prétendait que tout aller bien...on savait tous que ce n'était qu'un pieux mensonge dans un semblant de vie prospère...

Pourtant cette fois, on avait notre chance ! Si Bella pouvait enfin affronté son passé, peu être pouvions-nous réussir, tous, à guérir de ce qui s'est passé...peu être que Bella allait réapprendre à ouvrir les yeux et qui sait...voir à nouveau...

C'était pour cet unique raison que je voulais bien de Charlie et Emmett Swan dans nos vies, peu m'importait qu'ils soient de bonnes personnes ou non, ils remuaient ce que refoulé ma sœur dans sa tête et c'était là leur seul intérêt. Je n'avais aucunement l'intention de les laisser prendre mes frères et sœurs sans rien dire si ils s'y risquaient !

- ne m'aide pas surtout, attaquais je aigrement Rose.

- C'était bien mon intention, démerdes toi avec ta conscience ! Je sais que tu me caches quelque chose, me fixa t elle suspicieuse, de nous quatre tu es celui qui pense le plus que les liens du sang dans une famille n'ont aucune importance, alors d'où tires tu ce soudain élan familial ?

- Tu te trompes, je n'ai rien à faire des Swan, mais si ils peuvent m'être utile, je les emploierais autant qu'il le faudra, affirmais je sans compassion.

- là, c'est plus toi ! Sourit elle, ce que tu peux être manipulateur et fourbe, j'adore ! J'imagine que Bella te faisait la tête n'était pas dans tes plans.

Je me raclais la gorge, embarrassé, non, je ne l'avais pas vu venir ça. Rose eut un lourd soupir comme se préparant à accomplir ses corvées, elle me fit un clin d'œil et partit s'enfermer dans la chambre de Bella pour plaider ma cause.

P.O.V. BENJAMIN :

Après la soirée organisée par le conservatoire de Bella, Rose et moi avions prit un couloir différent de Jazz et Bells puisque nous voulions encore profité de notre nuit. J'avais moins d'enthousiasme que d'ordinaire sachant que Bella était chamboulée, mais la connaissant il ne valait mieux pas que je sois à côté quand elle voudrait tout sortir, je lui servirais de défouloir, elle serait capable de me le faire payer en me forçant à regarder avec elle des comédies romantiques sans fin où je devrais lui décrire méticuleusement chaque scènes, c'était un peu l'idée que je me faisais de l'enfer.

Après avoir récupérer nos affaires, Rose et moi étions arrivés dans le hall d'entrée au moment où Emmett vantait les qualités des Swans à grands cris presque menaçant à ma sœur.

- persévérant, ironisa Rose, tu parles ! Si il croit que ça va l'aidait cette fois.

- Toi aussi tu es bornée, me moquais je.

- Viens tu de me comparait à ce lourdaud, siffla t elle froidement.

- J'ai hâte de boire un verre, éludais je. On va dans quelle boîte ?

- crois moi, tu vas me le payer, jura t elle en me fusillant du regard.

- Vous allez danser ?! Sautilla la jeune brune jusqu'à nous, « Alice », je crois. On peut venir ?

Elle désigna son frère et Emmett, j'imagine que la génération des « parents » ne devaient pas être des fervents partisans des soirées alcoolisées en boîtes de nuit.

- En fait, Rose en tant que mannequin réputée, comptait nous faire entré dans une soirée privée, tentais je de les décourager, je ne voulais pas que Rose soit trop poussé à bout, sinon je pouvais réellement dire adieu à ma descendance.

- Génial ! S'écria le petit lutin nullement rebuté, bien au contraire, je suis styliste alors je suis moi aussi du milieu, on arrivera sans mal à tous entrer. On y va !

Je vis nettement Rose se raidir alors que Emmett lui lancer un regard goguenard, il avait bien vu qu'elle se contenait d'être vache. Je pris le bras de ma sœur pour l'entraîner après moi de peur qu'elle lui saute dessus pour lui faire ravalé son sourire. Je saluais brièvement Charlie, Esmée et Carlisle au passage et partis vers ma voiture, Bella et Jazz étant partit avec celle de ce dernier.

Effectivement, entrer dans la soirée fut un jeu d'enfant. À ma grande surprise, Alice était une jeune styliste aussi prisée que Rose l'était en tant que mannequin. Bien que ça sembla lui arraché les lèvres, ma sœur admit qu'elle avait déjà entendu parlé d'Alice par sa réputation dans son cercle de travail. Rapidement, Rose partit danser et draguait, nous plantant littéralement. Emmett en fut irrité mais il préféra restait avec moi, Edward et Alice se dispersèrent eux aussi, Edward avait l'air d'avoir pas mal de tickets avec des mannequins, Alice, elle vaguait de connaissance en connaissance sans cherchait à flirter.

Je regardais un moment Emmett, il avait l'air pensif, son regard perdu sur sa bière à peine entamé. Il était facile d'oublier que lui aussi pouvait être chamboulé par sa rencontre avec Bella, une sœur inaccessible et aveugle.

- vous vivez ensemble ? Tous les quatre ?

- Plus maintenant, lorsqu'on a été émancipé à nos seize ans, Bella et moi sommes partit rejoindre Jazz et Rose dans un petit studio, on avait pas les moyens que nous avons aujourd'hui à l'époque, Jazz faisait des petits boulots en étudiant le droit et Rose commençait à peine ses premiers shooting. Après Bella est tombée malade et moi, j'ai fait un séjour en taule, comme je te l'ais déjà dit, pour payé Renée et les frais d'hôpital de Bella on a du tout vendre, Jazz a faillit ne pas pourvoir finir jusqu'au diplôme, mais il n'a jamais regrettait, il préférait galérer toute sa vie que perdre sa petite sœur. Pendant plusieurs mois, on se trimbalait de motels miteux en motels miteux, ce n'était pas reluisant. Puis Rose a perçait, elle a payée en priorité les études de Jazz et les médicaments de Bella, ensuite Jazz a réussit, il a eut son diplôme avec les honneurs et a décroché un poste prestigieux dans un grand cabinet, il s'est employé ensuite à me faire sortir de prison. Bella a apprit à jouer du violon à l'hôpital et elle a suivit des études par correspondances à cause de sa santé fragile et de sa cécité elle n'a pas pu accéder à des établissements scolaires normaux et les établissements privés et spécialisé était trop coûteux, rien que l'idée de devoir y aller de toute façon l'horripilait, elle ne voulait pas aller dans un lieux clos et aseptisé comme ça. Même si je savais qu'elle voulait surtout qu'on consacre nos économies à mes frais de justice plutôt qu'a son éducation. Mais là encore, elle nous a tous surpris. Indépendante comme elle est, il était invraisemblable qu'elle reste sans rien faire, elle a réussit a entrer au conservatoire, et a très vite été diplômé, le conservatoire propose des cursus plus cours pour des élèves qui ont plus de facilités...

- des prodiges.

- Oui, certains appelle cela comme ça. Bella n'apprécie pas trop.

- je notes.

- Bref, quand je suis sortis de taule, Jazz avait un appartement de fonction de haut standing, Rose, un loft luxueux au centre ville et Bella s'était isolée dans une petite maisonnette charmante un peu en dehors de la ville avec Ganja. Elle m'a proposée de vivre avec elle le temps que je me trouve un boulot et que je sois à l'aise et plus sur le qui-vive comme en prison. En fin de compte, je n'ai jamais éprouvé le besoin de déménagé.

- donc Bella et toi ?

- on vit dans sa maison.

- oh...je crois que je t'envie un peu...j'aimerais avoir vécus avec vous...

- parfois j'ai encore l'impression qu'on vit encore tout les quatre, souris je, on est tellement les uns chez les autres tout les jours qu'on ne voit pas vraiment de différences. Bella peut le prouver, elle est capable de se déplacé toute seule dans chaque appartements tout autant qu'à la maison.

- Est ce que...bégaya t il, est ce que tu peux me dire comment...comment elle...

- elle est devenu aveugle ? Tu peux le dire c'est pas une insulte.

Il hocha la tête me fixant, avide d'entendre la réponse. Je grimaçais, je n'avais pas vraiment prévu d'abordé un sujet aussi complexe avec lui ce soir.

- en fait en théorie, Bella n'est pas aveugle.

- Hein !

L'expression ahuris qu'il m'offrit me fit m'esclaffer malgré moi, Emmett avait des mimiques assez comiques me rendis je compte.

- si tu demande à un médecin d'examiner Bella, il te répondra que physiquement rien n'est endommagé, rien n'empêche Bella de voir.

- elle ferait semblant ? Demanda t il un peu égaré.

- NON ! Non, ce n'est pas son genre, elle ne voit rien mais ce n'est pas physiologique, sa cécité est un symptôme psychosomatique d'après les psychiatres que nous avons consultés.

- ...je suis largué, avoua t il très concerné et cherchant à comprendre.

- ils appellent cela une « épouvante silencieuse », il s'agit d'un traumatisme que subit un patient, celui ci est si violent et effroyable que celui qui le subit se referme malgré lui sur lui même, certains deviennent catatoniques, muets, sourds ou même tombe dans le coma, d'après ce qu'on nous a expliquer, ils n'arrivent pas à faire face à leur traumatisme et inconsciemment, ils court-circuitent l'épicentre du problème, pour Bella, elle a sans le vouloir coupé ses yeux et sa mémoire car elle a vécu une chose si horrible qu'elle ne voulait plus voir ce qui se passait autour d'elle.

Emmett avait la bouche ouverte, il se passa plusieurs fois la main dans les cheveux. Je voyais qu'il n'arrivait pas à savoir comment réagir à ce que je venais de lui apprendre. Alors il ne dit rien, buvant sa bière en un quart de seconde et commanda plusieurs shoot de vodka ensuite.

- si je te le demandais, tu me dirais ce qui lui ait arrivé pour qu'elle se...

Il ne termina pas sa phrase sachant que je comprendrais. Je secouais la tête en signe de négation, je n'avais déjà que trop révéler de nos vies en un seul soir en sa compagnie.

- et rien ne peut la guérir ?

- ...il faudrait qu'elle affronte le pire de ses cauchemars, ce qu'elle a enterré dans sa mémoire, mais je préfère avoir une sœur aveugle toute sa vie que la voir se briser à tenter d'encaissait un souvenir qui pourrait la brisé peut être à jamais.

Ce que je ne disais pas c'est que j'avais peur que si elle se souvienne, elle ne soit pas assez forte pour le supporté et que malgré toute l'aide qu'on lui apporterait elle se fasse du mal, les psychiatres qui l'avaient vu nous avait mentionné que les pulsions suicidaires de ce genre de patients étaient courant. Je ne voulais pas prendre ce risque, je ne survivrais pas à ma sœur si je la perdais. C'était peut être égoïste mais je ne pouvais m'empêcher de l'être avec elle.

P.O.V. CHARLIE :

J'étais rentré tôt, seul, chez moi, immédiatement après cette soirée pour le moins...hors norme. J'avais songé à tout de suite aller me couché car je me sentais comme assommé par cette soirée. Mais je finis rapidement devant mon ordinateur sur le canapé du salon, « cécité » tapé dans mon moteur de recherche. J'avais lu des tonnes de définitions pendants des heures et avait du me retenir plus d'une fois de téléphoner à Carlisle pour lui demander son avis médical sur la question. C'était absurde, cela n'apportait rien de vraiment constructif.

Ce fut un vacarme sourd qui me sortit de mes ruminations. Je jetais un coup d'œil à l'horloge, il était presque cinq heures du matin. Je me levais pour trouvé Emmett, complètement ivre, porté par Edward dans mon entrée. Mon jeune « neveu », comme je le considérais, avait d'ailleurs du mal à porté mon fils, je me pressais de l'aider, au vu de la carrure de mon fils, je ne songeais même pas à l'emmener à l'étage, le tirant déjà bien difficilement dans le salon, pour le faire s'allonger dans le canapé que j'occupais auparavant. Emmett baragouiné des mots sans que je puisse comprendre, j'étais étonné, ce n'était vraiment pas le genre de mon fils de faire de tels écarts.

Edward du noté ma perplexité car il se sentit le besoin d'expliquer l'attitude de son meilleur ami.

- Je ne sais pas trop ce qui c'est passé, il parlait en tête à tête avec Benjamin et puis il s'est m'y a boire sans s'arrêter, Benjamin m'a demander mon aide pour le faire s'arrêter.

- d'accord, merci, Edward. Tu peux rester dormir, si tu veux.

- Je veux bien, merci, Benjamin m'a proposé de ramener Alice donc ça m'arrange, je vais juste appelé pour m'assurai qu'elle est bien arrivée. Bonne nuit, Charlie.

- Bonne nuit, mon garçon.

Edward sortit, il savait déjà où était la chambre qui lui était réservé, il était venu si souvent chez nous qu'il y était presque chez lui. J'observais un moment mon fils aîné, peut être avait je surestimé la force de Emmett, je savais qu'il était aussi perdu que moi au fond. Lui non plus ne savait pas ce qu'il était bon de faire, et jamais il n'aurait du avoir à ce retrouvé dans cette situation, pas plus que Bella et Benjamin. René allait regrettée d'avoir infligé ce chaos à ma famille. Je couvrais mon fils d'un plaid, calant sa tête sous un oreiller et déposant une bassine au cas où près de lui, si il voulait vomir. Je posais aussi un grand verre d'eau et une boite d'aspirine sur la petite table basse face à lui.

Et je montais me coucher.

Ma nuit fut courte, à huit heure j'étais déjà en train de boire mon café quotidien dans mon cuisine, fixant mon journal du jour sans le lire en réalité. Emmett entra dans la cuisine en titubant lourdement. Je fus surpris qu'il se relève aussi tôt après un cuite pareille.

Il s'assit face à moi, collant son front qui devait être chaud au froid du bois de la table cirée. Je lui laissais le temps de reprendre un peu contenance.

- une douche et une bonne sieste, te ferait le plus grand bien, lui conseillais je.

- Je pense aussi...articula t il rauquement la bouche un peu pâteuse. Mais avant ça j'ai besoin de te parler...je ne peux pas garder ça pour moi...c'est...c'est tellement...rien que d'y pensait me fait mal au cœur...

- c'est à propos de ce que t'a dit Benjamin ?

Emmett releva la tête si vite que j'entendis nettement son cou craqué.

- Edward m'a dit qu'il t'avait vu parlé avec lui.

Emmett opina, se frottant le visage de ses grandes mains, il me paraissait si éteint et plus vieux tout d'un coup. Il prit une profonde inspiration et partagea avec moi, l'échange qu'il avait eut avec Benjamin. À la fin, je me levais pour aller chercher ma bouteille de whisky, je comprenais soudainement l'envie irrépressible d'Emmett de vouloir se noyé dans ses verres de vodka le plus vite possible. Mais sachant me contrôlais surtout aussi tôt le matin je me contentais d'un fond de verre, juste de quoi me réchauffé un peu, du froid glacial qui m'avait envahit au récit de mon fils.

On ne dit rien, longtemps, digérant simplement ces informations qui nous rendait malade. Plus j'apprenais la vérité sur ce qui m'avait échappé plus je me sentais vieux et lourd et moins j'étais sûr d'être assez fort pour tout savoir.

Edward se leva plusieurs heures plus tard et pourtant il nous trouva au même endroit et dans la même position. Lorsqu'il nous proposa de nous faire un brunch, ce fut comme un goutte de trop, je sentis un fort haut le cœur me prendre et je vomis dans l'évier non loin sous ses yeux stupéfaits.

Une demie heure plus tard, Carlisle, sa trousse de médecin à la main et Esmée, débarquèrent, Edward avait du les appelé en urgence après m'avoir vu rendre mon whisky, unique élément que contenait encore mon estomac, dans l'évier. Les trois Cullen avaient beau nous poser des questions, Emmett et moi, restions impassible, incapable de leur réitérer le récit.

Dans ma tête, défilaient les pires scénarios de ce qui pouvait être arrivé à ma fille et je priais silencieusement pour qu'aucun ne soit ne serais ce qu'un tant soit peu le reflet de la réalité des faits. Bien que je voulus faire taire mon imagination, il y avait toujours une parcelle de moi qui chercher encore en vain.

P.O.V. BELLA :

Je n'avais rien pardonnais à Jasper mais Rose avait négocié de sorte que je ne tente plus de le mettre hors de chez moi, par la suite je n'avais accepter sa présence que s'il y avait Rose ou Benji avec moi dans la même pièce, dès qu'on se retrouvait seuls dans la même pièce je m'enfuyais avant qu'il ne puisse formulé ses excuses.

Ce petit jeu durait depuis une semaine. Semaine où personne ne fit mention des Swan. On aurait presque cru que rien ne c'était passé s'il n'y avait pas cette tensions sourde entre nous tous.

Nous étions lundi midi et la sonnerie du conservatoire venait de signaler le début de ma pause déjeuner. Je rangeais en tas sur mon bureau les partitions des élèves de troisième années lorsqu'on frappa à la porte de ma salle de classe. Ganja se redressa en position défensif, Benji l'avait dressé pour l'attaque si la situation l'exigeait, il prenait toujours cette posture si c'était un inconnu qui m'approchait. J'autorisais mon visiteur à entrer, je doutais que ce soit un de mes élèves ou un de mes collègues, Ganja les auraient reconnus.

- Bonjour, salua une voix que je reconnus sans mal.

- Monsieur Swan, vous êtes perdus ?

- Non, rit-il un peu amusé un peu incertain. Je voulais te proposé un déjeuner...ensemble...

Mon premier réflexe aurait du être de l'envoyer dans les roses sans attendre, pourtant sa présence remuer quelque chose en moi. Je n'aurais su le décrire mais...c'était bien là. Et l'éprouvé me rendait curieuse. Jasper disait souvent que ma curiosité était dangereuse, peut être malsaine dans le cas de cet instant présent.

Jasper avait toujours une bonne raison de faire ou de dire les choses et alors que je tenais face à Charlie Swan, je me demandais brusquement ce que mon frère avait pu voir chez cet homme pour souhaiter que je m'en rapproche. Il y avait forcément un but derrière tout ça.

- D'ordinaire, je prends un sandwich au snack ambulant au bas de la rue, mais vous pouvez me tenir compagnie si ça vous convient.

- Un sandwich ! C'est parfait ! S'exclama t il avec soulagement.

Je tirais mon premier tiroir pour prendre l'argent que j'y avais placé comme chaque matin en arrivant en cours, je ne voulais pas me trimbalait avec mon sac à main mit dans mon casier en salle des professeurs. Ganja sortit de la salle le premier, sachant que je n'avais pas encore besoin de son assistance, ma salle m'était familière. Charlie attendit que je ferme ma porte et marcha à mes côtés en parcourant le corridor. Pour me ménagé à cause de ma cécité, le directeur avait fait en sorte que ma salle soit au rez-de-chaussé et près de l'entrée et des gardiens de sécurités en cas de problèmes, ce qui jusqu'à aujourd'hui n'avait jamais eut lieux. Je savais que mes élèves m'appréciaient et me respectaient, ils étaient pour la plupart assidus et passionnés donc aucun problème ne survenu et cela depuis mon premier jour en tant que professeur.

Charlie était nerveux, Ganja me l'indiqua en se frottant à mon mollet. Ganja et moi communiquions d'une façon qui dépassait beaucoup de personnes, mais mon compagnon décryptait pour moi ce que je ne pouvais voir et percevoir, ce qui m'était très utile.

- Comment saviez vous à quel heure je finissais ce matin ?

- J'ai demander à la demoiselle de l'accueil en arrivant.

- Vous êtes là depuis longtemps ?

- Un peu plus d'une demie heure, confessa t il un peu craintif.

- vous ne deviez pas être au travail ?

- si, si...enfin j'ai une liberté au niveau de mes horaires, admit il en riant. Tu peux me tutoyer, tu sais ? Enfin, si tu veux...

- …

- Cela fait longtemps que tu enseigne ici ?

On arrivait dans l'entrée, Ganja vint se calait pour que j'attrape sa chaîne et qu'il me conduise.

- ça va faire trois ans, j'ai été engagé tout de suite après avoir obtenu mon diplôme, j'avais dix neufs ans. Au début, je n'étais qu'assistante d'un de mes professeurs qui donnait de nombreux concerts à l'étranger, puis j'ai eu ma propre classe quand j'ai eu un peu plus d'expérience.

- c'est bien, tu as l'air de beaucoup aimé faire ce que tu fais.

- c'est vrai. Et vous, Benji m'a juste mentionné que vous dirigé un gros « truc » ?

Charlie eut un rire indulgent en m'écoutant reprendre les termes de mon frère.

- Mon père était chercheur d'or dans ses jeunes années, il s'est spécialisé dans les bijoux et tout ce qui est orfèvrerie, et il a fait bonne fortune, je n'ai fait que reprendre sa suite, comme Emmett se décide lui même à le faire après moi.

- et ça lui convient à Emmett ? De devoir prendre suite, je veux dire ?

- au début non, il faut l'avouer, il voulait passé professionnel en football.

- Pourquoi il ne l'a pas fait ?

- Il n'avait pas le niveau pour, même si je crois qu'il m'a dit ça pour ne pas que je cherche plus loin, je crois qu'il y a autre chose mais il ne me l'a jamais révéler.

- c'est dommage. Et vous, vous aimez ce que vous faites ?

- plus ou moins, j'étais un passionné de gemmologie étant jeune donc travaillés dans les bijoux et les gemmes était un rêve devenu réalité, mais je dois admettre que le côté homme d'affaire que j'ai été obligé d'acquérir m'a un peu pesait au fur et à mesure des années.

- rassures moi, Benji et moi n'avons aucune obligation envers ton entreprise ?

- non, bien sur que non, à part si vous le souhaiter...

- non, merci, répondis je au tact-au-tac. Benji et moi aimons beaucoup ce que nous faisons et on n'a pas envie de plus. C'est pas contre ton travail, je peux comprendre que tu prenne soin d'un tel héritage mais ce serait vraiment trop pesant pour moi, supposais je à voix haute.

On arrivait au bas de la rue.

- Bonjour, Bellessima, m'interpella Piav, le marchant du chariot ambulant.

- Namaste, Piav, ça va aujourd'hui ?

- Toujours quand je vous aperçoit, badina t il. J'ai encore entendu plein de vos élèves vanter vos mérites tout à l'heure.

- Et moi les votre, la preuve ils viennent s'approvisionner chez vous plutôt qu'au réfectoire.

- mais je sais que vous ne direz rien au directeur, vous aimez trop venir manger ici, n'est ce pas ?

- c'est vrai, ris je, je prendrais comme d'habitude, Piav.

- tout de suite, madame, et pour monsieur ?

- euh...un numéro six avec sauce piquante et sprite, s'il vous plaît, commanda Charlie.

Piav fut comme toujours rapide pour nous servir, c'était un des avantages que j'aimais beaucoup à aller le voir, il était enjoué et servait avec fluidité ses clients sans les faire attendre.

Nos commandes à la main on s'éloigna vers un parc très prisé de mes étudiants non loin.

- Tu vois un coin pour s'asseoir, interrogeais je Charlie.

- Hum, je crois avoir repéré l'idéal.

- tu m'y conduit ?

Je sentis son incertitude. Et avec un sourire patient je lui expliquer le truc.

- mets ton bras le long de ton corps, maintenant je pose ma main sur ton coude comme cela, joignis je le geste à la description, puis tu marches normalement en m'indiquant si parfois il y un obstacle.

Charlie marcha plus lentement qu'auparavant et me dirigea un maladroitement, laissant malgré lui transparaître son anxiété de mal faire. Mais pour un premier essais, il se débrouilla bien. Parmi mes élèves, c'étaient plus devenu un jeu de me conduire dans les couloirs du conservatoire, ce n'était pas méchant, il en faisait même des paris à celui qui aura le privilège de le faire. À vrai dire, je préférais ce genre d'attitude un peu dérisoire que ceux qui restait gêné devant moi comme si j'étais une extraterrestre et que j'allais faire un truc hors norme, genre explosé comme un bombe sans préavis.

On s'assit près de la fontaine d'après ce que je reconnus. Du brouhaha ambiant, je notais qu'il y avait beaucoup de monde de sortie, et la chaleur m'indiquait pourquoi, il devait faire un beau soleil pour une fois. Je coupais un tiers de mon déjeuner et le tendis à Ganja.

- je peux aussi ?

- pas sûr qu'il digère bien ta sauce piquante, m'amusais je.

- certes, accepta t il. Alors, chercha t il a reprendre notre conversation, tu joues du violon depuis longtemps ?

- non, j'ai commençais à l'époque où je suis devenu aveugle, j'avais presque seize ans.

- oh, alors tu n'as pas toujours eu l'ambition de devenir professeur de musique ?

- non, c'est vrai, je voulais devenir archéologue, étudiait le passé et voyagé dans le monde pour faire des découvertes, un peu à la Indiana Jones ou façon Lara croft. Mais je trouve le plan B plus que satisfaisant je dois dire.

Charlie rit silencieusement à ma réplique.

- pourquoi cette passion pour l'histoire ?

- c'est grâce à Renata.

- Renata ?

- Renata Bruni, la femme qui m'a adopté à mes seize ans, me permettant de m'émanciper. Elle était la directrice de notre orphelinat, c'est elle qui a le plus participé à notre éducation si on peut dire. Elle nous raconté plein de légende d'un peu partout, celtique, mythologie grecque ou égyptienne, romaine et autre, elle me faisait beaucoup rêvé avec toute ses connaissance. Elle nous a beaucoup donnée, à tous les quatre.

- La vois tu encore ?

- j'aurais bien voulus, elle est morte peu après mon émancipation, cancer du sein.

- Je suis désolé.

- ça fait longtemps, éludais je. Et toi, alors pourquoi les gemmes, c'est rare pour un homme, non ?

- peut être, je ne connais pas trop les statistiques hommes/femmes, en tout cas je tiens cette passion de ma mère, ta grand mère qui s'appelait elle aussi Renata pour tout te dire, c'était une magnifique italienne que mon père avait tenu à rencontrer car elle avait paraît il le don de radiesthésie. À l'aide de différente gemme, elle pouvait te trouvé n'importe quoi, l'amour,des objets perdus, l'argent, et il paraît que c'est elle qui a trouvé la mine d'or qui a fait la fortune d'Isaac Swan.

- incroyable, tu crois que le don existe encore dans la famille.

- Je l'ignore, peut être. Ma mère disait que seule les femmes de sa famille avaient développées ce don. Donc si don, il y a, seule toi pourrait le dire.

J'eus un sourire enthousiasme à cette idée.

- j'approfondirais la question, je suis curieuse, je dois dire.

- Tu aimes le paranormal ?

- disons que je suis ouverte à tout.

- je vois.

- pas moi, plaisantais je.

Il rit un peu jaune sûrement de peur de me vexé.

- ne sois pas crispé, c'est plus vexant que des blagues sur ma cécité.

- Excuses moi, c'est juste que je ne sais pas trop...

- agis comme d'ordinaire, je suis aveugle depuis longtemps, je ne vais pas te sauter à la gorge par ce que tu annonce un fait.

- et...et comment c'est ? Enfin au quotidien ?

- c'est oppressant, pris je le temps de lui expliqué, je ne peux pas conduire, si je veux aller quelque parts je dois demander qu'on m'emmène, Benji, ne fait pas assez confiance à l'humain en général pour me laisser prendre un taxi toute seule et les transports en communs, n'en parlons même pas. J'ai besoin d'une certaine routine aussi pour ne pas perdre le peu de repère que j'ai acquis aussi, comme tout bien rangé au bon endroit, rien qui dépasse et qui pourrait me faire trébuché ou plié tout mes billets d'une certaine manière pour chacun pour ne pas me trompé quand je paye en caisse. Au début le pire était de manger et de m'habiller. J'en mettais partout sur la table, incapable d'évaluer la quantité dans ma cuillère ou la distance jusqu'à ma bouche...c'est long comme apprentissage mais on s'en sort. Je n'étais pas la seule à devoir prendre de nouvelle habitude, Benji est devenu aussi ordonné qu'un militaire, me moquais je, pour un adolescent rebelle comme lui ça a été plutôt périlleux.

- j'aurais voulus être présent pour vous...

Je ne répondis pas, je ne pouvais pas lui dire que ce n'était pas sa faute ou le déculpabiliser pour le faire se sentir mieux car je ne m'en sentais pas capable, de plus même si je voulais bien partagé en surface un peu de mon passé, cela ne voulait pas dire que je compatissais pour lui, j'étais encore loin d'être de si bonne intention envers lui ou son fils.

À la fin de ma pause, il me raccompagna, il décrivait autour de nous comme voulant compasser mes yeux. Malgré moi, j'appréciais son effort.

Le soir, ce fut Jasper qui vint me chercher pour me raccompagnait à la maison, un fait exprès sans nulle doute.

- Je sais...ce que tu cherches à faire.

Il conserva le silence en conduisant, ne montrant aucun signe qu'il m'avait entendu.

- Tu cherches à me manipuler, tu crois que les Swan sont la stimulation que mon cerveau à besoin pour débloqué ma mémoire et ma vue.

Je n'attendais pas de réponse de sa part, je savais, j'étais loin d'être aussi naïve qu'il le croyais. Et lui était bien plus fourbe que je ne le pensais. Mais je ne lui reprochais rien, je savais qu'il faisait ce qu'il croyait être bon pour moi, et lui ne me présenta aucune excuse, car il continuerais ce qu'il avait entreprit. On s'était compris, la dispute n'avait pas eut lieux, nous n'étions plus en froid : une étrange réconciliation, mais c'était notre manière à nous de faire.

P.O.V. CHARLIE :

Cela avait été un merveilleux déjeuner, et un des meilleurs sandwich que j'avais déguster dans ma longue vie. Je ne pouvais retenir mon énorme sourire béat. Bella avait accepter, Bella m'avait parler, Bella m'avait toucher me laissant la guider, en toute confiance. Ce n'était qu'un petit pas vers moi, mais il était celui d'un géant en vérité, je le sentais, cela n'avait rien eut d'anodin.

Quand ils virent mon sourire, Emmett et Edward sont tout de suite venu aux nouvelles dans mon bureau directement. Je leur ais tout décrit, minute après minute, détaillant plus qu'utilement, mais je ne pouvais me retenir : cela avait été un excellent déjeuner.

- ça veut dire que je vais devoir apprendre à ranger, grimaça Emmett.

- oui et très vite, je ne veux pas que Bella tombe à cause d'un de tes caleçons qui traînent ou autres.

- oui, oui, promis, balaya t il d'un coup de main distraite dans l'air. Tu penses qu'elle viendrait au duplex si on l'invité ? Et Benji ?

- Je doutes qu'ils s'approchent aussi vite, j'ai l'impression qu'ils sont d'accords que lorsqu'on se retrouve dans des lieux publics et neutres. De plus, je pense que si on veut les intégrer à notre famille il va aussi falloir prendre en compte les deux autres frères et sœurs. Pour eux, ces deux là sont aussi important que l'est Edward et Alice pour toi, je crains que si nous les poussions trop dans leurs retranchements en leur demandant de choisir entre eux et nous, ils choisiraient sans aucun doute eux plutôt que nous. Alors autant prévenir que guérir et accepter les quatre au complet dès le départ.

- Je suis d'accord, se mêla Edward. Jasper Hale est un avocat redoutable, si vous deviez vous opposé je pense qu'il pourrait faire pas mal de dégâts, essentiellement si vous vous en prenez à sa famille. Moi même je serais près à tout, alors un homme comme lui, cela ne fait aucun doute.

- c'est ce que je crois aussi, opinais je.

- Benjamin aussi.

- que veux tu dire, Emmett ?

- Benjamin, lui aussi, je sens qu'il est dangereux si il le veux. Il m'a avoué lui même avoir été plusieurs mois en prison.

- En prison ? M'étonnais je.

- Je pensais te l'avoir dit.

- Non, un détail pareil, je m'en souviendrais, contredis je agacé. Edward ?

- J'ai vu des allers en maison de correction, mais rien en ce qui concerne un condamnation en prison. Je vais me penché sur la question, convint il.