CHAPITRE 2

Mike avait disparu suite à cette perte de virginité, il ne répondait à aucuns messages et aucuns appels. J'étais donc allée à l'hôpital de Forks pour voir si je n'étais pas enceinte. C'est quand je vis le visage du Docteur Cullen que je compris que ce fut pire. Il grimaça en me regardant puis prit une grande inspiration.

_ Mademoiselle Swan. J'ai l'horreur de vous apprendre...

_ Quoi ?

_ Vous êtes atteinte du VIH, plus connue sous le nom de Sida...

Je ne savais plus quoi faire, mes larmes coulaient le long de mes joues. J'étais paralyse, je venais d'avoir 18 ans et je mourrais bientôt dans d'atroce souffrance. Tout ce à cause d'un idiot du nom de Mike Newton. Le Docteur Cullen m'expliqua que lorsque mon hymen fut déchirer, le sang s'était écoule, et l'éjaculation de mon compagnon m'avait transmis la maladie. Qu'il crève. Il n'était rien d'autre qu'un putain d'enfoiré, je ne pouvais plus maitriser mes larmes, elles coulaient à flots sur mes joues et le Docteur face à moi ne savait que faire et interpella donc une infirmière. Lorsqu'elle arriva, je ne pleurais plus, je voulais juste rentrer chez moi. Je ne pouvais plus compter sur Mike, je décidais de garder mon père hors de cette histoire et lui en parler prochainement, Jacob était ma seule issue pour le moment.

Lorsqu'il arriva devant l'hôpital, je fondis à nouveau en larmes, ses gros bras m'enlacèrent et me portèrent jusque sa voiture. Il me regardait, inquiet, je ne l'avais jamais vu ainsi, je voyais son inquiétude dans ses yeux. Il était terrorise, mais je ne pouvais pas parler. Mes lèvres étaient soudées.

_ Bella.. Qu'est-ce qu'il y a ?

_ Je suis malade Jacob,... Ce con a eu ce qu'il voulait puis il est partit sans demande son reste.

_ Quoi ? Je ne comprends rien.

_ Mike Newton,... Tu sais il était venu à La Push avec moi l'an dernier. Pendant un peu moins d'un mois nous sommes sortis ensemble... Et y a deux semaines je lui ai donné mon cannelloni.

_ Tu veux dire que tu as couché avec lui ?

_ Faire l'amour. Du moins, c'est ce que j'ai cru. Je n'avais jamais écoute les ont dit. Je faisais la sourde oreille quand on me disait que c'était un coureur. Lorsqu'il obtenait ce qu'il voulait, il disparaissait... C'était y a une semaine. Nous avons fait l'amour.

_ Ton cannelloni, c'était ta première fois.

_ Oui... Et là j'apprends que je suis séropositive. Je vais mourir Jacob, ma voix était devenue tremblante.

_ Mais ne dis pas de bêtises ma Bella.

Il sera contre lui, essuyant mes larmes de son pouce, de temps en temps ses lèvres se posaient sur mon front et je savais une chose. Sa présence était rassurante, mais elle n'effaçait pas ma maladie. J'allais mourir, comme tout le monde, sauf que pour moi ce sera plus tôt qu'il ne l'aurait fallu.

Je me réveillais le lendemain matin, les yeux gonfles et endoloris, dans ma chambre. J'étais allongée dans mon lit et toujours habillée. Jacob était resté toute la nuit sur mon fauteuil apparemment, je vins délicatement embrasser sa joue pour le réveiller. Il me sourit, puis m'ouvrit ses bras. Je ne pus refuser et telle une petite fille, je m'installais sur ses genoux et nichais mon visage dans son cou.

_ Désole de ne pas avoir les bons mots pour te rassurer.

_ Tu n'as pas à te sentir coupable. J'aimerais juste me venger, ce con a gâché ma vie.

_ Tu veux que je t'aide à le coincé ? Ajouta-t-il en souriant largement

_ Ne t'en fais pas un jour ne m'en chargerais.

Il sourit puis embrassa tendrement ma tempe, il caressait doucement mon dos puis mon père rentra dans la chambre. Il nous regarda pendant un longtemps moment puis il s'avança vers nous, le regard sévère, il levait le doigt comme pour engueuler Jacob mais je ris doucement, l'interrompant dans son entrée théâtrale.

_ Papa… Arrête. Être méchant ça ne te va pas.

_ Tu sais que c'est mon métier quand même. Mais pourquoi tu es la Jacob ? Du moins aussi tôt.

_ Je n'allais pas bien, et il est resté pour veiller sur moi.

_ Qu'est-ce qu'il y a Bella ?

D'un coup, sa voix était devenue grave. Comme s'il sentait la chose venir, je n'avais pourtant pas le courage de tout lui dire. Je pris une grosse inspiration alors que Jacob me portait sur ses genoux. Tout au long de mon récit, je fixais mes mains dans celles de Jacob, mais je sentais le regard de mon père sur moi. Il n'était pas du genre à montrer ses émotions mais lorsque je le vis se mettre à genoux face à moi, et quand je vis ses yeux aux bords des larmes, je compris que c'était réellement grave.

_ Je veux rattraper cette enflure. Tu vas pouvoir lui faire ce que tu veux, même le tuer, je te prêterais mon arme de service et on ira le mettre à la morgue, ni vu ni connu.

_ Merci Papa.

Il me sourit doucement, l'humour était du genre à faire passer la souffrance avec humour mais ce qui me surprit le plus c'est que les mains de Jacob se resserrèrent autour des miennes alors que mon père parlait de meurtre. Lorsque celui-ci quitta ma chambre, je me tournais de manière à voir Jacob. Il avait les yeux fermés, ses narines se contractaient à chaque respiration. Je ne savais quoi faire, je libérais mes mains des siennes et les posais sur son torse, il était bouillant. Je restais néanmoins dans cette position, j'avais mes mains sur son torse et lui sur mes hanches. Sa respiration se calma, il me souriait délicatement alors que ses mains remontaient le long de mes cotes. Quelques frissons parcoururent ma colonne vertébrale avant que je me détache de Jacob. Son regard se transforma immédiatement. Un mélange de rage et de peine. Il se redressa, ne me lâchant pas des yeux.

_ Pourquoi lui, a eu droit de te toucher ?

_ Jacob, ne recommence pas. Tu sais que tu es mon meilleur ami, je ne veux pas que ça change.

Il soupira bruyamment, prit sa veste puis en un instant je le voyais déjà courir à l'extérieur. Je n'aimais pas lorsqu'il agissait ainsi, comme si quoi que je face, c'était toujours pour lui faire du mal. Je l'appréciais énormément, même lorsque nous étions gamins et que je rendais visites à mon père, je pensais que j'étais amoureuse de lui mais pas assez pour lui faire des papouilles. Puis la place de meilleur ami m'a semblé parfaite, je ne voulais plus de lui comme petit ami. Ça serait trop étrange. J'ai imaginé à plusieurs reprise d'entreprendre une relation avec lui, mais je trouvais ça malsain, même si j'avoue avoir fantasmé sur son corps si parfait pour un adolescent de 16 ans.

Le soir même, je devais faire le diner pour Charlie, je n'avais pas spécialement faim mais je devais cuisiner pour lui sinon, il mourrait par overdose de pizza. Lorsque je finis de mettre la table, Charlie entra dans la maison, avec un léger sourire aux lèvres.

_ Je pense que je vais apprendre à cuisiner, il ne faut pas que tu te fatigues trop.

_ Mais ça me fait plaisir de te faire à manger.

_ Je sais mais…

Lorsqu'il s'installa, il ne vit qu'une assiette sur la table, il leva les yeux sur moi, intrigué. Je lui expliquais tout simplement que je n'avais pas faim. Il me conta sa journée au bureau, il était le shérif de Forks et je pense que ce poste était le moins risqué de tous. Cette petite bourgade n'apparaissait même pas sur les cartes, personne ne voulait habiter ici, et les brigands n'avaient pas grand-chose à voler ou tuer dans le coin. Cependant, je cru comprendre que des prédateurs s'étaient attaqués à deux campeurs il y a une semaine. Par un ours, ou un grizzly. Ils ne savent pas encore. J'eus donc droit à un merveilleux cadeau : du spray au poivre. C'est sûr que ça m'aidera face à un ours qui fait quatre ou cinq fois ma taille.

Les mois passèrent, cela faisait pratiquement un an après mon pronostique, nous étions à la rentrée de Terminale et tous les élèves me regardaient d'un œil étrange. Dans les couloirs j'espérais croise l'imbécile qui m'avait mis dans cette misère, mais rien à faire, il avait disparu. Jessica, celle qui était sans arrêt avec Mike, pourrait m'aider à le retrouver mais voyant la mine de garce qu'elle fit en me voyant arriver, je compris que je n'étais pas la bienvenue. Isolée dans un coin, seule a une table, personne ne me regardait. Rectification, seule une personne me regardait.

Il était plus pale que moi, ce qui est quasiment impossible, son regard noir était posé sur moi, ou dans ma direction. Je connaissais cet élève mais jamais nous n'avions réellement parlé. Il était mon binôme de sciences, son nom me brulait la langue mais je n'arrivais pas à le sortir. Il ne me quittait pas du regard, sa main broyait le plastique de la bouteille, un frisson parcourut mon échine à cette image. Je le connaissais, toutes les filles en parlaient, il faisait partie de la famille Cullen, un des fils adoptifs du Docteur… Il était le seul à atteindre une tel perfection, ses cheveux cuivrés en bataille ne ressemblaient à rien mais pourtant c'est-ce qui lui donnait le plus de charme.

Ca y est. C'était Edward Cullen. Edward Cullen me regardait.