Chapitre 2 : Newt Scamander et les ennuis qui l'accompagnent.

Newt avait toujours trouvé ça particulièrement injuste lorsqu'on lui disait qu'il cherchait les ennuis. À son sens, la formulation méritait d'être inversée : c'était les ennuis qui venaient à lui. Pour sa part, il s'en passerait bien, mais sauver les créatures magiques des braconniers qui les chassaient s'accompagnait forcément d'une certaine dose d'aventures et de dangers qu'il fallait bien affronter. Ces dernières semaines, la notoriété que lui avait apporté la publication des Animaux Fantastiques et où les trouver avait suscité une attention non souhaitée sur sa chère valise. N'importe qui ayant lu le Daily Prophet savait désormais que Newt transportait par devers lui un véritable trésor d'animaux rares.

Le magizoologue avait été trop souvent confronté à la cupidité humaine pour ne pas penser que cela allait attirer la convoitise de tout un tas de sorciers peu scrupuleux. Il avait donc profité de sa visite à Hogwarts pour demander courtoisement au plus puissant sorcier de sa connaissance s'il pouvait enchanter sa valise de tous les sorts de protection qu'il connaissait. Albus Dumbledore s'en était occupé de bon cœur, après avoir exigé, en compensation, que Newt lui raconte, en détails, toutes ses aventures depuis qu'il parcourait le monde pour sauver des créatures.

Bien lui en avait pris ! Il avait à peine posé l'orteil sur le sol américain que les ennuis lui tombaient, littéralement, dessus. Newt n'était pas sûr de savoir exactement comment, mais dans les quelques secondes qu'il lui avait fallu pour quitter la zone d'apparition de portoloin et emprunter la Broadway Avenue en direction du MACUSA, il avait été assommé par un stupefix, transplané dans ce qui ressemblait fort à un entrepôt désaffecté, et, pour faire bonne mesure, bâillonné par un silencio et ligoté par un incarcerem.

A plat ventre sur le sol froid, il regarda avec colère deux sorciers au visage désillusionné s'emparer de sa valise et tenter de l'ouvrir à quelques mètres à peine de là où ils l'avaient abandonné. Tous deux étaient vêtus d'un manteau bleu foncé et de casquettes qui leur donnait l'aspect de dockers.

- Dépêche-toi d'ouvrir cette merde ! s'écria le sorcier qui arborait en plus une grosse écharpe rouge autour du cou. Si on met trop longtemps, le patron va se douter qu'on s'est servis !

- Je sais, je sais, lâche-moi un peu, tu veux ? râla son comparse en ouvrant la valise. Mais qu'est-ce que... !

Ah, ils avaient trouvé le compartiment spécial moldu.

- Là ! Y a comme une chevillette ! Ça devrait marcher maintenant !

Les deux sorciers tentèrent à nouveau d'ouvrir la valise, en vain.

- Et bien ? Allez ! T'es sorcier ou quoi ?

- Ouais, ouais. Alohomora !

Toujours rien.

- Alohomora ! Par les couilles de Merlin, ça marche pas !

Newt songea distraitement que Merlin aurait été gravement désabusé s'il avait su que, mille quatre cents ans plus tard, des sorciers de petite vie, ignorants et indifférents à ses grandes réalisations, jureraient sur ses attributs intimes. La poche intérieure de sa veste remua et Pickett sortit timidement la tête, curieux de savoir pourquoi il avait été si soudainement écrasé contre le torse de son humain.

- Aberto ! Alohomora ! Aberto ! Bon sang !

- Finite incantatem ! Finite incantatem ! Fait chier! Bombarda !

Une explosion retentit et Newt remercia encore une fois les quatre fondateurs pour avoir demandé l'aide de Dumbledore. Il n'était pas sûr que ses propres sortilèges auraient tenu face à un tel déferlement de sorts. Le bruit attira également l'attention de Pickett qui sortit complètement de la poche pour aller voir sur la tête de Newt si le point de vue était meilleur. Newt se retint de gigoter d'inquiétude, soucieux de ne pas attirer l'attention sur lui-même et sur son Bowtruckle trop curieux.

- Bombarda maxim...

- Arrête, dorcus (1) ! s'écria le second sorcier qui s'empara vivement de la baguette de son compagnon. Tu vas détruire la valise et les animaux dedans si tu continues !

- Qu'est-ce qu'on fait, alors ? Cette saloperie refuse de s'ouvrir et je connais pas d'autres sorts !

- Tais-toi Castor et laisse-moi réfléchir !

Ce n'était pas la première fois que Newt Scamander se retrouvait saucissonné quelque part, à la merci de contrebandiers véreux. Au bout de la troisième fois où il avait dû compter sur l'aide des quatre griffes tranchantes de Pickett pour se sortir d'un mauvais pas, il avait supplié son frère Theseus, auror de son état, de lui enseigner quelques informulés qui pourraient contrer les sortilèges d'incarcération et de stupéfixion. S'il avait déjà réussi à briser le stupefy (merci les Fondateurs, ce n'était pas des sorciers très puissants), l'incarcerem lui posait encore quelques problèmes. Soudain, il sentit l'une des cordes autour de son corps se détendre légèrement. Bon sang, il allait encore devoir une fière chandelle à Pickett...

- Je sais ! s'exclama le sorcier à l'écharpe rouge. Lui, il doit pouvoir l'ouvrir !

Newt vit avec effroi les deux sorciers lui jeter un œil mauvais. Pickett !

Ils s'avancèrent vivement sur lui et, ce devait être Castor, saisit brusquement le col du manteau de Newt pour le hisser jusqu'à son visage. Le magizoologiste sentit avec soulagement le Bowtruckle se réfugier dans sa manche.

- Tu vas nous dire tout de suite comment ouvrir cette valise si tu ne veux pas te prendre un doloris dans les couilles, enfoiré !

Menacer quelqu'un avec un visage désillusionné n'était vraiment pas une technique d'intimidation efficace : pas de regard noir, pas de rictus cruel, pas de traits déformés par la haine, juste un vide légèrement trouble à contempler. La preuve était que Newt, loin de frissonner de peur, se fit la réflexion que Castor avait de toute évidence des choses à régler quant à son obsession avec les organes masculins. Un violent coup de poing dans le visage lui fit se concentrer à nouveau pleinement sur la situation.

- Parle, espèce de...

- Tu lui as jeté un silencio, dorcus ! Il risque pas de parler !

Les choses se passèrent alors à la vitesse d'un vif d'or. Le compère de Castor lança le finite incantatem, annulant le silencio, Pickett, qui s'était remis au travail, finit de trancher la corde, qui tomba au sol. Newt dégaina sa baguette et lança un expelliarmus qui fut tout juste arrêté par le sorcier à l'écharpe rouge. Le duel commença alors.

Newt ne fut jamais aussi heureux d'avoir aidé Theseus à s'entraîner pour passer ses examens d'auror. Les deux sorciers n'étaient pas très puissants, mais ils réussissaient à compenser leurs faiblesses en étant parfaitement coordonnés. Les sortilèges et les malédictions s'enchaînaient à une vitesse ahurissante et Newt commençait doucement à fatiguer. Il spéculait sur un possible lien fraternel entre ses deux attaquants lorsqu'un diffindo bien placé rompit son protego et trancha profondément dans son bras gauche. Newt poussa un cri de douleur et rétablit au dernier moment son charme de bouclier. Il serra les dents et tenta de passer outre la douleur cuisante qui irradiait dans son bras pour maintenir son bouclier sur lequel ses deux adversaires s'acharnaient. La sueur commençait à l'aveugler quand soudain un bruit de tonnerre retentit derrière les deux frères.

oOo

Quand Tina Goldstein avait débarqué comme une furie dans son bureau, Graves avait tout de suite eu l'intuition que cela avait à voir, d'une manière ou d'une autre, avec Scamander. Et il n'avait pas eu tort. Le sorcier avait apparemment disparu sans laisser de trace pendant les quelques minutes qu'il avait fallu à une Miss Goldstein très légèrement en retard pour l'accueillir dans la zone protégée d'apparition par portoloin. Elle avait réussi à suivre la signature magique de Scamander jusqu'à quelques mètres de l'entrée du Woolworth Building avant qu'elle ne disparaisse brusquement, sans doute parce que le sorcier avait – ou plus sûrement avait été – transplané. La signature magique de deux autres sorciers, recherchés qui plus est par le MACUSA, Castor Mata et Pollux More, avait été retrouvée sur les lieux de la disparition suspecte de Scamander. Malgré son manque de manière et de maîtrise d'elle-même, Goldstein savait son boulot.

- Il faut tout de suite qu'on aille le chercher, monsieur ! C'est ma faute ! Je n'aurais pas dû arriver en retard ! Oh par Merlin, j'espère qu'ils ne vont pas lui faire de mal... Monsieur ! Nous devons absolument...

- Calmez-vous Miss Goldstein, interrompit Percival en s'emparant de son manteau et de son écharpe. Allez chercher Stewart et Muckle et retrouvez-moi sur les lieux de la disparition de Mr. Scamander.

- Tout de suite, monsieur !

Goldstein aurait aussi bien pu transplaner dans l'enceinte du MACUSA tellement elle fut rapide à quitter son bureau. Percival, qui, lui, avait le niveau d'habilitation requis pour transplaner dans l'enceinte du Woolworth Building, apparut directement dans la zone protégée d'apparition par portoloin. Il fit violemment sursauter l'auror stagiaire chargé d'en assurer la protection. Le jeune homme, encore étourdi par sa sieste, le regarda avec effroi lorsqu'il se rendit compte que le grand patron en personne le fusillait de son regard noir.

- Un sorcier non-identifié vient de transplaner dans une zone sous votre surveillance, Blueberry, et vous n'avez même pas la main sur votre baguette ?

- Non... Oui... Je... Je suis vraiment désolé, monsieur. Je vous promets que je ne referai pas la même erreur.

- J'espère bien, Blueberry. Ne me faites pas regretter d'avoir soutenu votre candidature.

Le pauvre Gaspard Blueberry fondit presque en larmes sous les reproches de son patron. Ce n'était pas que Graves effrayait particulièrement ses aurors, bien qu'il était tout à fait impressionnant pour les nouveaux... et les moins nouveaux aussi, il fallait bien l'avouer. C'était surtout qu'il avait la réputation d'être extrêmement exigeant avec son personnel – depuis sa captivité cela ne s'était pas arrangé, loin de là – et qu'il avait le don de faire des reproches aussi incisifs que justes. Les jeunes aurors, en particulier, semblaient avoir développé à son égard une espèce de culte du héros, que Graves ne comprenait absolument pas puisqu'il s'était montré incapable de vaincre Grindelwald, mais qu'il n'hésitait pas à utiliser pour inciter les jeunes recrues à donner le meilleur d'elles-mêmes.

Graves murmurait doucement des sortilèges de détection et de traque au milieu des non-majs, sa baguette soigneusement dissimulée dans sa manche, lorsque Tina Goldstein, Galahad Stewart et Archibald Muckle débarquèrent en courant sur les lieux.

- Monsieur ! Vous avez pu détecter quelque chose ? demanda Tina, rongée par l'inquiétude.

- Pas beaucoup plus que vous Goldstein, répondit Graves. Vous savez à quel point il est difficile de suivre la trace du transplanage. Et je ne peux rien faire alors que nous sommes au beau milieu des Non-Majs, directement en pleine vue.

- On s'en occupe, patron, intervint Stewart. Goldstein, sortilèges de dissimulation et de confusion, plus vite que ça ! Muckle ! Charmes de bouclier et repousse Non-Majs. Et contactez le service des oubliators, on est jamais trop prudent. Vous pensez à quel rituel de localisation, patron ?

- Le plus puissant qu'on ait à disposition, Stewart. Je refuse de supporter le sermon que me réservera Picquery si jamais on égare son nouveau chef de département avant même qu'il n'ait pris ses fonctions. Tu t'occupes des runes.

- Ça marche ! répondit joyeusement l'auror.

Ce fut une sacrée démonstration de magie qui eut lieu ce jour là pour retrouver Newt Scamander. Terriblement illégale aussi, d'ailleurs. Une magie aussi visible, en pleine journée, au beau milieu des Non-Majs, qui inconsciemment, sans savoir véritablement pourquoi, était pris de la forte envie de traverser la rue et de continuer leur route sur le trottoir d'en face, voilà qui transgressait tous les interdits. Tout en récitant les longues formules du rituel, Percival Graves se maudissait amèrement d'avoir encore une fois eu raison : pas même une demi-heure qu'il était sur le sol américain, et Mr. Scamander poussait déjà l'un des plus hauts dirigeants du MACUSA à enfreindre une demi-douzaine de lois et pas des moindres puisque parmi elles figuraient la loi Rappaport et le Code International du Secret Magique... rien que ça ! Il avait hâte de mettre la main sur les sorciers qui avaient eu la riche idée de kidnapper le magizoologiste...

- Et c'est parti ! Goldstein ! Muckle ! Ramenez-vous dans le cercle ! Le rituel va bientôt prendre effet ! s'écria Stewart en finissant de graver une rune à la baguette. Et n'abîmez pas mon art !

Une formidable quantité de magie se concentra à l'intérieur du cercle. Percival Graves prononça les derniers mots du rituel, les volutes violettes qui se dégageaient de sa baguette se resserrèrent sur les cinq aurors, les runes étincelèrent d'une lumière bleutée et, avec un bruit fracassant de tonnerre, ils disparurent.

Il réapparurent quelques secondes plus tard, fortement secoués et les oreilles bouchées sous la pression magique, dans un vieil entrepôt désaffecté, éclairé par les flashs intermittents d'un duel de sorciers.

- Newt ! s'écria Tina en se ruant vers les combattants.

Scamander était en mauvaise position. Son charme de bouclier était prêt à casser et le sang dégoulinait de son bras gauche. Percival, que sa performance magique avait tout de même fatigué, laissa ses aurors prendre en main la situation. Il jeta cependant plusieurs charmes pour empêcher de transplaner, boucler l'entrepôt et révéler de possibles ennemis dissimulés. Lorsque les deux sorciers qui attaquaient Scamander furent neutralisés et ligotés, leurs baguettes récupérées par Muckle et tenus en respect par Stewart, Graves s'approcha de Goldstein qui soutenait un Scamander plus pâle de seconde en seconde. Il s'empara au passage de la valise illégale du magizoologiste qui trônait au milieu des débris de plusieurs caisses en bois, qui avaient apparemment subi au moins un sortilège de bombarda assez virulent.

- Newt ! Newt ! C'est moi ! C'est Tina ! Vous allez bien ? Faites-voir votre bras.

- Non. Je vais bien, balbutia le sorcier en repoussant doucement les mains de la jeune femme.

Graves regarda avec intérêt un Bowtruckle se glisser furtivement jusque dans la poche avant du manteau du magizoologiste. C'était sans doute grâce à lui que les cordes qui liaient Scamander avaient été tranchées et encombraient désormais le sol.

- Ma valise ?

- Ici, monsieur Scamander, répondit Percival en la lui montrant.

Scamander tendit la main, mais Graves l'éloigna.

- Votre bras d'abord, monsieur Scamander.

Newt fronça les sourcils. Le mouvement réveillait en lui de biens sombres souvenirs. Percival soupira de lassitude.

- Je ne vais pas vous la confisquer, monsieur Scamander. Je vous la rendrai dès que votre blessure aura été traitée.

- Oh ! répondit Newt en reportant son regard sur sa plaie.

- Episkey, murmura Tina.

Ils regardèrent la blessure se refermer lentement jusqu'à ce qu'elle ne laisse plus qu'une longue cicatrice rougeâtre. Newt se releva difficilement et dut se retenir à Tina lorsque sa tête se mit à tourner.

- Nous devrions peut-être l'emmener au Pilgrim Hospital, dit Tina avec inquiétude.

Newt allait refuser avec toute la véhémence que lui permettrait de manifester son état affaibli, mais Graves le devança.

- Certainement pas, miss Goldstein ! dit-il sèchement. Nous allons tout faire pour laisser cette mésaventure inconnue du public, et ce n'est pas en allant au Pilgrim Hospital, qui, ces derniers temps, grouille de journalistes, que nous allons y arriver.

- Mais monsieur... !

- Goldstein, reprit Graves d'un ton plus doux. Vous savez que monsieur Scamander ne souffre de rien qu'une bonne potion de régénération sanguine ne soignera pas. Le Pilgrim Hospital est en grande pénurie de potions en ce moment. Il y a un risque non négligeable qu'ils n'en aient plus et que monsieur Scamander doive passer une semaine dans un lit à se remettre.

- Nous pourrions peut-être aller dans un hôpital non-maj...

- Ou vous pourriez me faire confiance, miss Goldstein, et aider monsieur Scamander à se rendre dans mon bureau où j'ai une réserve de potions de secours dans laquelle, j'en suis certain, il me reste des potions de régénération sanguine.

Tina rougit brusquement sous les yeux exaspérés de son supérieur.

- Cela vous convient-il monsieur Scamander ? demanda Graves en se tournant vers le magizoologiste.

Newt n'était pas sûr que, dans le cas où il dise « non », son avis soit vraiment pris en compte. Il avait plutôt l'impression que Percival Graves était quelqu'un qui chérissait la politesse et qui n'entendait pas déroger à ses règles. Il était donc tout à fait heureux que Newt soit entièrement d'accord avec le fait d'éviter l'hôpital.

- Cela me convient parfaitement monsieur Graves. Merci beaucoup.

- Bien, conclut Graves en lui tendant, comme promis, sa valise. J'espère qu'elle est mieux fermée que la dernière fois...

Graves n'attendit pas la réponse qu'allait bégayer Newt et retourna son attention vers ses subordonnés.

- Stewart, Muckle, vous restez sur les lieux. Faites les vérifications standards. Vérifiez qu'il n'y ait pas le moindre indice qui puisse nous aider à comprendre qui a pu cibler monsieur Scamander et pourquoi. Goldstein, accompagnez monsieur Scamander jusqu'à mon bureau. Vous avez le droit de vous servir dans mes tiroirs pour le thé ou le café. Je m'occupe de boucler ces... messieurs... et je suis à vous.

« Je suis à vous »... quelle drôle de formule, songea Newt dont la vision continuait de s'assombrir périodiquement. Tina se chargea de les transplaner le plus près possible du MACUSA tout en restant dissimulés des non-majs, c'est-à-dire dans la zone même d'apparition par portoloin où Graves avait reproché à Gaspard Blueberry de n'être pas assez vigilant. C'est pourquoi, à peine Tina eut-elle transplané avec Newt qu'elle se retrouva à la mauvaise extrémité d'une baguette dont la pointe scintillait déjà de ce qui ressemblait à un sortilège de désarmement.

- On ne bouge plus ! Qui êtes-vous et pourquoi...

- Bon sang, Blueberry ! s'énerva Graves qui avait transplané une seconde après Tina. Je vous ai dit de garder la main sur votre baguette, pas de la dégainer au moindre signe d'apparition !

Newt ne put s'empêcher de regarder avec fascination les cheveux du fameux Blueberry se dresser de frayeur et son visage passer du blanc maladif au rouge vif en l'espace d'un battement de cil.

- Monsieur ! Je... hum... Je suis vraiment désolé, monsieur !

- Cessez donc de vous excuser, Blueberry. Vous avez pris mon conseil en compte et c'est tout à votre honneur. Prenez davantage garde au libellé et vous devriez vous en sortir.

- Bien sûr, monsieur, les mots sont importants, monsieur, je vais faire attention.

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(1) Dans ce contexte, "dorcus" n'est pas le nom du gars mais une insulte signifiant "idiot", du nom de Dorcus Twelvetrees (j'en ai fait mention dans l'article de Lapapotte dans le chapitre 1). C'était une sorcière américaine qui manqua de briser le statut du secret en tombant bêtement amoureuse d'un No-maj qui détestait les sorciers: elle lui révéla certains secrets, comme l'adresse du siège du MACUSA, et le No-maj, après lui avoir volé sa baguette, alla droit tout révéler à la presse. Pour plus de détails je vous renvoie aux écrits de J.K. Rowling sur l'histoire de la magie aux Etats-Unis: c'est super intéressant!

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J'espère que vous avez apprécié ce nouveau chapitre.

J'ai remarqué que mes chapitres ne sont pas très longs donc je vais essayer de poster assez rapidement.

Review?

(Merci beaucoup Yuu-chan pour ta review!)