Chapitre 1
Bella
Ils ont enfin déserté la véranda. Non pas qu'ils me dérangent, j'aime quand mon fils et ses amis traînent ici. J'aime les entendre rire, prendre du bon temps, mais là c'était trop. Je travaille toute la semaine comme une dingue, j'ai le droit de me délecter un peu du plaisir que procurent quelques brasses.
C'est vendredi soir, Jasper est parti avec ses amis et je peux enfin profiter du calme. Je traverse la maison dans mon minuscule bikini. Il est tellement petit que je ne le mettrais même pas à la plage, mais ici, aucun problème. Je n'attends personne et il n'y a aucun vis-à-vis, les palissades sont bien trop hautes et épaisses et la végétation luxuriante du jardin d'hiver protège de tout regard inquisiteur. Je noie de la glace pilée avec de la vodka dans un verre et je glisse une paille dedans. Je gagne la terrasse en touillant le liquide translucide qui je le sais, va me faire un bien fou.
Je dépose mon verre sur la margelle en pierre blanche de la piscine. Je descends les escaliers, laissant l'eau tiède me détendre. Je nage quelques minutes puis je m'échoue sur les marches. Ma tête repose sur le bord et je contemple les étoiles au travers de la verrière. Tout mon corps se détend et à bout de bras, lascivement, j'attrape mon verre.
J'aspire par petites gorgées, la brûlure dans ma gorge est délicieuse. Je crois même que j'étouffe un gémissement. Peut-être que j'aimerais que quelqu'un soit là, un homme sûrement. Depuis quand n'ai-je pas été avec un homme ?
J'aimerais parler à quelqu'un là tout de suite. C'est minable de boire un verre seule. J'ai un fils adorable, une maison sublime, un bon job mais je suis seule. Seule parce que je n'ai pas confiance en l'homme, seule parce que je ne peux pas me contenter d'un mec banal et surtout parce que je m'ennuie très vite avec les gens généralement.
Je suis peut-être trop égocentrique, mais tous les hommes que je peux fréquenter dans mon boulot ou le voisinage sont insipides, coincés et froids. Je voudrais un homme brillant, avec de l'humour, sexy comme un acteur et vraiment doué au lit. Mais l'expérience me l'a prouvé, c'est exactement comme le Père Noël.
Je sors de l'eau pour me servir un nouveau verre, il reste encore de la glace alors j'en profite et je m'installe sur une chaise longue. Je bois plusieurs gorgées, elles me font frissonner, je sens la chaleur du liquide descendre dans mon ventre vide. Je dîne rarement quand Jasper sort avec ses copains, c'est nul de manger seule. Et ainsi, la vodka embrume mon esprit plus vite.
Mes yeux se ferment et je pense au mec de mes rêves, qui pourrait être là, près de moi, à me raconter sa semaine ou ses projets pour le week-end mais seuls le bruit du vent qui balaye la côte à l'extérieur et le clapotis de l'eau, me parviennent.
Cet homme serait grand, finement musclé, il me caresserait avec douceur tout en transpirant la virilité. Ma main se promène sur mon ventre et je fantasme un peu plus. Il m'embrasserait dans le cou et caresserait mes seins. Je sens mon souffle accélérer à mesure que je me perds dans mes idées sensuelles. Mes doigts glissent sur le tissu entre mes cuisses légèrement entrouvertes. Je frissonne de la tête aux pieds en imaginant ses lèvres emprisonner mon téton.
-Hum… oui…
Le soulagement est intense, le bien-être immédiat. Mon bouton nerveux se tend et je sais que c'est ça dont j'ai besoin. De ma main libre j'attrape ma boisson, en prends encore un peu, je laisse la vodka descendre dans le fond de ma bouche et je déglutis doucement. Dans ma tête, la main de l'homme m'explore et réellement, mon doigt a glissé sous mon bikini et taquine mon entrée désormais humide. J'aimerais m'empaler sur un sexe, large, doux. Je veux sentir des mains puissantes malaxer mes hanches.
-Oh oui.
Un craquement me fait brusquement lever la tête et je lâche mon verre en étouffant un cri de frayeur quand je devine une silhouette à quelques mètres.
-Oh mon Dieu ! Je me redresse brusquement et l'homme crie.
-Ne bougez pas madame Swan ! Vous risquez de vous blesser !
-Edward, bon sang qu'est ce que tu fais ici ?
-Pardon, je ne voulais pas vous déranger ! Excusez-moi ! J'ai juste oublié mes clés !
Il est à genoux près de moi et ramasse méticuleusement les morceaux de verre. Maintenant qu'il est dans la lumière je vois mieux ses traits et son regard amusé en dit long. J'ai envie de me gifler. Je veux mourir qu'il m'ait vue ainsi.
-Donne, je vais aller jeter ça.
Il dépose les bouts de verre dans ma main et je quitte mon transat pour fuir son regard, faire comme s'il ne s'était rien passé. Je balance les restes du verre dans la poubelle.
-Madame Swan ? Je me retourne brusquement en entendant sa voix grave toute proche de moi. Je me retrouve nez à nez avec lui, surprise d'être pratiquement collé contre son torse.
-Bon sang Edward, tu ne peux pas faire du bruit quand tu approches !
-Pardon. Murmure-t-il en souriant, d'un de ses sourires exquis dont il a le secret et qui laisse toutes les adolescentes qu'il côtoie bouche-bée.
-Tes clés ne sont probablement pas par là Edward.
-Je sais, elles sont dans le salon, sur la table.
-Alors pourquoi tu ne vas pas les chercher ?
-Je vais y aller, dit-il énigmatique sans bouger d'un pouce.
Il me regarde de haut en bas une seconde, laissant ouvertement traîner sur moi son regard appréciateur. Il ne me regarde pas avec les yeux d'un gamin, c'est un homme excité qui se tient devant moi et si l'espace d'une seconde ses lèvres sont la tentation pure, je reprends vite mes esprits. Il est l'ami de mon fils et il doit tout juste être majeur.
-Excuse-moi, dis-je en le poussant un peu puisqu'il ne semble pas disposé à bouger. Je tente de m'éloigner de ce jeune Apollon trop tentant mais il attrape mon poignet et m'oblige à lui faire face.
-Je vous ai vue, dehors.
-Quoi ? Qu'est-ce que tu as vu ? Dis-je revêche très clairement sur la défensive.
Ses doigts se raffermissent sur ma peau et il me tire un peu vers lui. Sa main libre glisse sur ma hanche alors qu'il se penche au-dessus de moi. Il est vraiment grand.
-J'ai vu que vous étiez seule. Souffle-t-il. Et une si belle femme ne devrait pas être seule.
-Edward ? Je ne pense pas que tu saches vraiment ce que tu dis et je ne suis pas seule.
-Si vous l'êtes, depuis trop longtemps. Ses doigts remontent le long de mes côtes. Je peux pas vous laisser comme ça.
-Tu devrais rejoindre Jasper à la fête. Mentionner mon fils ne le fait pas se calmer et je sens ma résistance diminuer à chacune de ses respirations profondes qui s'écrasent sur mon visage.
-Je suis passé prendre mes clés pour rentrer, j'en avais assez de cette fête.
-C'est pourtant de ton âge ! Hum… La main d'Edward a délaissé mes côtes et effleure délicatement ma poitrine faisant pointer mon sein au travers du tissu.
-Je m'ennuie assez vite généralement. Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous madame Swan ? Il se lèche les lèvres en fixant ma poitrine et c'est bien trop érotique.
Je suis ahurie de le voir si entreprenant, si sûr de lui, mais surtout, que mon corps s'arque vers lui inconsciemment. Et mon geste, aussi imperceptible soit-il, est une invitation flagrante pour lui. Sa main se referme sur mon sein épousant parfaitement sa paume.
-Je ne peux pas faire ça Edward, je couine au supplice.
-Alors ne faites rien, laissez-vous faire.
Sa main libre se plaque dans mon dos et il me colle contre lui, plantant ses iris verts dans les miens.
-Je peux pas vous laisser comme ça Madame Swan, ça serait très mal élevé de ma part. Le garçon colle ses hanches contre les miennes et j'écarquille les yeux de surprise en sentant la dureté de son manche au travers de son jean.
-Oh mon Dieu ! Qu'est ce que je suis en train de faire ? Je gémis à voix haute, sachant que c'est très mal. Mais pour ma défense il est incroyablement grand et baraqué pour son âge. Sa barbe naissante et les traits anguleux de son visage le vieillissent terriblement.
-Chut ! Vous, vous ne faites rien Madame. C'est moi, c'est moi qui ne fait que des bêtises ! Sa tête se penche vers moi, son torse dur se colle au mien. Il souffle encore :
-Laissez-moi vous faire du bien Madame Swan, je sais que vous en avez besoin et moi je crève d'envie de vous satisfaire.
-Edward ! Il ne faut pas… oh ! God ! Sa langue vient de passer de ma clavicule à mon oreille et toute mon échine a tremblé.
-Je vais prendre soin de vous, je sais que je peux vous faire sentir beaucoup mieux.
Mon ventre est déjà sur le point d'exploser de plaisir tellement il m'allume alors je ne vois pas comment il pourrait s'y prendre pour me faire encore plus de bien que ça.
Ma curiosité l'emporte, mes bras jusqu'alors pendants de chaque côté de mon corps trouvent un chemin vers sa nuque solide. Je le sens me décoller du sol. Mes cuisses s'écartent d'elles-mêmes pour se caler sur ses hanches. Une seconde plus tard, debout entre mes jambes, il enfouit sa tête dans ma poitrine alors qu'il m'a posée sur la table de la cuisine. Ses longs doigts fins ont trouvé le nœud dans mon dos et je sens la pièce de tissu dorée quitter mon corps.
Quand sa langue lape mon mamelon et me fait gémir de plaisir, je sais que je suis perdue. Mes mains agrippent ses mèches et je le presse contre moi pour qu'il me soulage. Je suis frustrée depuis bien trop longtemps et il m'allume complètement. Ses lèvres se serrent et il aspire durement ma pointe. J'en tremble tellement c'est bon. C'est incroyable, jamais je n'aurais pensé qu'un gamin puisse être si doué. La réalité me frappe de plein fouet, je suis en train de me taper un gosse.
-Edward ! Arrête ! Crie-je paniquée et il me relâche dans la seconde, replaçant malhabilement la pièce de tissu sur mes seins. Je m'empresse de le rattacher.
-Besoin d'aide ?
-Non, merci ! Ne me touche plus ! Je suis désolée ! Je ne peux pas, tu es un enfant, je ne sais pas ce qu'il m'a pris.
Il hausse les épaules et s'éloigne vers le salon, pas le moins du monde gêné par la situation. Je descends de la table. Dans le séjour, en contre-bas, j'aperçois Edward prendre ses clés sur la table basse et les enfoncer dans ses poches. Je le suis dans l'entrée, en gardant une bonne distance, tentant d'ignorer les muscles saillants de son dos qui roulent sous son tee-shirt.
-Bonne soirée madame Swan, murmure-t-il en arrivant devant la porte. Merci, le spectacle était fabuleux. Vous êtes le fantasme de tout homme normalement constitué, il fallait que je vous le dise.
-Je pourrais être ta mère Edward, ne dis pas de bêtises.
- Votre corps est sublime et je vous baiserai avec dévotion si vous vouliez bien oublier ça et penser que je suis comme n'importe lequel de ces mecs que vous vous envoyez de cinq à sept !
-Je ne m'envoie pas de cinq à sept ! Crie-je outrée et il ricane.
-Je m'en doute, vous ne seriez pas si sensible à vos caresses si c'était le cas. Alors, imaginez les miennes.
-Tu es un gamin Edward ! Sors-toi ça de la tête !
-Hum, toi aussi alors. Bonne nuit madame.
Il hoche la tête et sort. C'est le clic de la porte qui me fait prendre conscience qu'il est parti et le silence de la maison m'accable d'un coup. Je regrette immédiatement de l'avoir repoussé, envoyé promener, peut-être qu'il aurait pu simplement rester avec moi ? Juste me serrer dans ses bras ? Et puis, il a raison, je ne vais pas me le sortir de la tête de si tôt. Ses lèvres sur moi étaient si parfaites ! Mince, il est consentant, il est majeur, merde je ne risque pas la prison et qui le croirait s'il s'en vante ? Il est assez intelligent pour ne rien dire à Jasper.
Avant même d'avoir réalisé, j'ai ouvert la porte. Il est au bout de l'allée et se retourne, un sourire victorieux accroché aux lèvres. Il revient vers moi, la démarche nonchalante et assurée. Ses mains fourrées dans ses poches, il arrondit un peu les épaules en montant les trois marches du perron.
-J'ai encore oublié quelque chose ? Demande-t-il dans un sourire en coin absolument craquant et je le laisse passer, son arrogance aussi.
Je referme derrière lui et avant même que j'aie pu me retourner, ses mains sont sur mes hanches. Il me plaque contre le bois de la porte. Un clic, puis l'obscurité me fait comprendre qu'il a trouvé l'interrupteur et je sens sa bite raide contre mon cul.
-Je vais vous prendre si fort madame Swan que vous allez regretter d'avoir ouvert cette porte. Ses mots rudes me font complètement fondre. Jamais un homme ne m'a parlé ainsi.
Ses mains palpent mes hanches brutalement.
-Vous êtes trop bonne, trop bonne. Il empaume mes seins et les fait rouler sous ses paumes. Puis il pince mes tétons sans pitié et je rue contre lui sous la douleur. Il me plaque encore plus contre la porte, m'immobilisant.
-Chut ! Soyez sage ! Murmure-t-il en faisant traîner sa bouche brûlante sur ma carotide. Je sens mon bikini descendre sur mes cuisses. Tendez votre cul pour moi madame Swan, donnez le moi !
Mon corps se cambre de lui-même et j'écarte d'un petit coup de pied le morceau de tissu tombé à terre.
-Très bien, murmure l'homme dans mon dos, je sens sa verge dure contre moi, ça provoque un raz de marrée de sensations. Il a l'air si gros et si dur. Je tremble d'envie.
-Vous la voulez où Madame ? Dans votre chatte humide ? Je sens deux doigts plonger entre mes cuisses. Je suis complètement inondée. Dans votre petite entrée ? Son pouce vient taquiner l'endroit interdit. Ou vous voulez que je baise votre bouche jusqu'à vous étouffer ?
-Oh mon Dieu ! Crie-je de plaisir en me cambrant davantage sous l'assaut de ses doigts durs.
-On va commencer par ta chatte alors, penche-toi ! Il appuie sur mes épaules sans aucune douceur et mon visage s'écrase contre le bois de la porte. Il ne semble pas en faire cas, il presse le creux de mes reins d'une main. J'entends que de l'autre il enfile une capote. Il frotte son épaisseur entre mes cuisses.
-Jésus Edward ! Qu'est-ce que tu… ? Il me coupe le souffle me pénétrant d'un coup, un coup brutal, profond, impitoyable.
-Ça va mieux ? Demande-t-il en se retirant.
-Oui ! Je couine de plaisir en me liquéfiant sous ses mains habiles et ses reins qui avancent, butant au fond de moi.
-Et là ? Demande-t-il encore quand il heurte mon fond, s'empalant au maximum.
-Oui ! Je ne peux pas retenir mon cri d'extase.
-Plus fort ? Encore un coup de brutal et j'exulte.
-Oui ! Ma voix résonne dans toute la maison, je me sens entière, belle, bénie et enfin satisfaite.
-Encore ? Il fait rouler ses hanches contre mes fesses, sa bite prend un angle improbable et stimule la zone sensible, une seconde, je décolle. Il me ramène sur terre, sa main s'abattant sur mon cul.
-Réponds ! Sa voix perfore mes entrailles.
-Oui ! Je prends un plaisir incommensurable. Enfin un homme fort, sûr de lui, qui sait ce qu'il veut. Je veux qu'il me frappe encore. Je cambre un peu plus mon dos, lui tendant mes fesses sans pudeur. Je le sens inspirer et expirer à toute allure dans mon cou, ses doigts s'enfoncent dans mes hanches, il broie les os de mon bassin sous ses grandes paumes.
-Jouis pour moi Isabella ! Assène-t-il en accélérant l'allure, il me martèle littéralement.
-Non ! Je suis loin d'être satisfaite, je n'ai pas eu un amant digne de ce nom depuis des siècles, ce n'est pas pour me laisser aller au bout de trois minutes. Sa main claque encore mon cul, me défiant de me retenir. Il s'empale littéralement au fond de moi en saisissant ma cuisse droite pour la relever. J'ai juste le temps de me retenir contre la porte.
-Putain ! Crie-je quand sa main libre attrape mes cheveux et les tire durement en arrière.
-Parle correctement ! Ordonne-t-il les dents serrées, m'arrachant presque le cuir chevelu. La douleur est délicieuse, sa voix autoritaire secoue le fond de mes entrailles. Je sens l'électricité me traverser, mon ventre se contracte.
-Non ! Pas déjà, j'ai envie de pleurer, je me sens partir, je sens la vague qui me happe et m'entraîne dans le fond. Mon corps tremble entre ses bras qui se referment sur moi, sa bite tressaute en moi, prolongeant le plaisir, accentuant la sensation. Je perds mon souffle et tout mon épiderme s'enflamme. Un dernier frisson, un dernier tressaillement et je sens mon corps se ramollir d'un coup alors que je reprends une grande bouffée d'oxygène. Je sens la tête d'Edward contre mon épaule, lourde, moite, chaude.
-Vous êtes fabuleuse, chuchote-t-il doucement avant de poser ses lèvres sur ma tempe, délicatement. Ça me fait frissonner, je me colle à lui pour garder sa chaleur alors que le froid m'envahit. Un vent glacial s'engouffre en moi quand je prends conscience que… Rien. Il n'y aura rien de plus que ça. Il se retire délicatement de moi, repose ma jambe en laissant traîner ses grands doigts sur ma fesse.
-Merci, ricane-t-il comme un gamin. Je crois que vous avez perdu ça. Le bas de mon bikini apparaît à côté de mon visage toujours fixé sur la porte. Je suis pétrifiée par ce qui vient de se passer. Complètement hébétée.
Comme je ne réagis pas, il pose le vêtement sur mon épaule. Ma main glisse dessus, mes doigts se crispent de colère quand je l'entends remonter sa braguette.
-Ne bougez pas madame Swan, je vais passer par le garage, murmure-t-il. A bientôt ? Ses doigts tapotent mon cul nu et quelques secondes plus tard, j'entends la porte de derrière claquer.
