NdA : Chapitre deux, donc C'est parti pour les jeux, et pour la partie de chasse de notre amie vampire xD

"°°"

Dégage !

"°°"

De son neutre regard doré, Okuni observait toujours. Deux heures qu'elle ne quittait pas la ronde piste de sable des yeux. Depuis deux heures, son regard ne voyait que le massacre de leurs anciens compagnons de cellule, tantôt par des fauves affamés qui rugissaient comme des perdus, tantôt par de beuglants et luisants gladiateurs dont le visage de brute était astucieusement planqué sous un heaume de fer, de bronze ou parfois, pour les plus renommés, d'argent. Comme ses deux amis, la vampire observait les moindres mouvements des brutes épaisses, sachant parfaitement que dans un moment, elle prendrait la place de ces pauvres âmes perdues. Elle était neutre, mais ses mains se crispaient par spasmes lors des mises à mort.

La vampire, intérieurement, souffrait le martyre.

La raison de cela était des plus particulières. Elle avait été, avant de passer vampire, sorcière. Comme Vorna, l'amie du roi démon. Mais pas exactement dans le même domaine. Malheureusement pour Okuni, elle ressentait la présence des âmes humaines, et leur message. Au fil des années, elle avait bien réussi à en faire abstraction lors d'un combat, ou d'une journée simple. Mais jamais encore elle n'avait dû gérer pareille situation. Les batailles, elle savait. Les duels, elle savait, publics ou non. Mais un massacre pareil... Devoir gérer les âmes hurlantes des condamnés, la soif de sang des gladiateurs et l'avidité de la foule... Elle avait réussi à faire taire l'appel du sang, qui chez elle posait encore plus problème de part sa condition. Le public, elle l'avait absous aussi. Mais les hommes qu'elle avait cotoyés durant ces quelques jours, qu'elle avait senti sombrer au plus profond du désespoir, puis remonter légèrement en une lente résignation à la mort... Elle ne pouvait pas.

Elle ne pouvait tout simplement pas ignorer l'appel à l'aide de ces âmes respectées qui hurlaient à l'injustice. Mais elle ne pouvait pas les aider. Au départ, cela l'avait mise dans une rage plus noire qu'un café cent pour cent arabica, qui avait à raison inquiété Connavar et son fils. A présent, Okuni s'était calmée, mais le dangereux feu de la haine et de la rancoeur se déversait peu à peu dans ses veines. Condensée, refroidie, contrôlée, sa rage et sa colère n'en deviendraient que plus dangereuses. Car elle resterait lucide, et ferait preuve d'une efficacité glaciale, quasiment chirurgicale. Intérieurement, elle espérait que Nalademus avait une bonne garde rapprochée. Qu'elle puisse s'amuser, un peu...

Inquiets, Bane et Connavar observaient cet être étrange qui était devenue leur amie. La chaleur de son regard doré avait complètement disparu, et son corps était aussi tendu que la corde d'un arc. Dans ses yeux brûlait un feu glacé, qui paraissait plus dangereux encore que la colère d'un Seidh déchaîné. Ses mains fines étaient crispées sur la garde de ses sabres, et tout son être paraissait vouloir transpercer la herse et se jeter dans l'arène, droit sur les brutasses qui perpétraient le massacre depuis près de deux heures déjà. Bien que plus calmes, les deux hommes n'en pensaient pas moins.

Soudain, alors que le prisonnier actuel s'écroulait dans une dernière gerbe de sang qui alla rejoindre les flaques écarlates souillant le sable ocre, trois Prêtres Pourpres firent écran à l'arène, se posant devant la herse. Au quart de seconde près, Okuni fit un bond d'un mètre en arrière, ses deux lames déjà dégainées. La herse s'ouvrit, laissant entrer les trois hommes. L'un fit sortir Connavar et Bane, et les deux autres suivirent. La vampire n'eut pas le temps de réagir que la herse était refermée.

Okuni restait seule, enfermée, spectatrice de l'horrible massacre qui, elle le savait, allait se dérouler.

Connavar. Bane. Le seul espoir des peuples libres de se tirer du joug de Roc et de Nalademus. Et ils allaient mourir, là, sous ses yeux, sans qu'elle ne puisse y faire quoique ce soit.

Impuissante, elle observa l'arène.

Connavar fut poussé en avant. Le roi manqua trébucher, et alors qu'il se rétablissait, il dut parer en catastrophe un coup de hache qui venait de droite. Il fit un bond en arrière, protégé par son bouclier d'or, et frappa de taille, d'un coup vrombissant qui passa sous la garde du gladiateur et l'atteignit dans la hanche, tranchant les chairs jusqu'au milieu du ventre. A peine l'homme s'était-il écroulé que le roi se baissa pour éviter un glaive. Il faucha les jambes de son adversaire, lui ouvrit la gorge d'un revers de lame et fit face au suivant, essuyant le sang qui coulait d'une première estafilade, sous son oeil.

Bane ne s'en sortait pas beaucoup mieux. Déjà trois adversaires de morts, et d'autres arrivaient encore. Il essayait de rejoindre son père, en vain. Un javelot ricocha sur son bouclier rond clouté, et il se jeta sur son adversaire. Le gladiateur s'écrasa la face contre le bois et le fer, et son nez vola en éclats, faisant jaillir des esquilles jusque dans son cerveau. Le suivant se retrouva au sol, les tendons d'Achille sectionnés, et Bane sauta sur sa tête, broyant sur le coup le casque et le crâne avec. Mais le Rigante trébucha, et un croc-en-jambe intempestif le fit tomber à terre. Avant qu'il n'aie pu se redresser, un homme lui avait déjà entamé la jambe à coups de hache, et un autre essayait de viser la tête. Le jeune homme hurla, appellant son père à l'aide.

Mais le roi Démon ne pouvait lui venir en aide. Acculé, il avait perdu son bouclier et, collé contre le mur d'enceinte de l'arène, essayait de faire face à ses propres adversaires. Du sang coulait d'une profonde blessure à l'épaule, et son bras gauche cassé était serré contre son corps, inutilisable. Il faisait de grands moulinets avec son épée, tenant les hommes à distance, priant intérieurement les Seidhs de leur venir en aide, à son fils et lui.

Dans la salle d'armes, Okuni hurla sa rage. Elle recula de quatre mètres, et fonça tête baissée sur la herse. Elle s'abattit sur le fer de toute son immense force de vampire, et la grille se plia sous le choc. Elle recommença, animée d'une rage pure et glaciale. Trois essais plus tard, la herse pliée sortit de ses gonds, et vola jusque dans l'arène. Sous la surprise, les huées et les vivats du public se turent brusquement. Les sept gladiateurs qui s'acharnaient sur un Bane ensanglanté et à demi inconscient s'interrompirent une seconde, posant un regard surpris sur la herse.

Le premier ne vit pas la flèche empennée de noir qui lui fendit le crâne, le tuant sur le coup. Un autre fut atteint à la carotide et s'écroula avant que les gladiateurs ne se protègent de leur bouclier et ne regardent ce qui avait tué deux de leurs amis. Ce qu'ils virent les firent frémir.

Okuni avait posé arc et carquois à ses pieds. Lentement, avec des gestes calculés, la vampire posa ses deux katanas et leurs fourreaux au sol. Tout en fixant ses proies de ses yeux devenus noirs, elle dégaina sa double lame préalablement passée dans son dos. Elle les toisait de son mètre 70, froide et glaciale. Puis, avec un cri de guerre réfrigérant, elle se jeta sur les gladiateurs. D'une impressionnante sauvagerie, elle cueillit le premier d'un grand coup de botte, le faisant décoller, et le replaqua au sol d'un revers de sa longue lame. Le second eut la gorge tranchée dans le mouvement par l'autre côté de l'arme. Un autre réussit à lui arracher le sabre, mais elle se jeta sur lui et lui brisa la nuque à mains nues. Soudainement, six shurikens apparurent dans chacune de ses mains, et légèrement repliée en avant, un bras tendu vers l'arrière et l'autre replié devant son torse, elle fit face aux deux adversaires restants.

Ce fut à ce moment que les éclats de la foule reprirent. Surpris, l'un des deux hommes détourna un instant le regard, et se retrouva avec deux shurikens dans un oeil, un dans la joue, deux dans la gorge et le dernier sur la tempe. Il s'écroula dans la poussière, sur Bane qui lâcha un cri de douleur. Lorsque le dernier voulut lever sa lame pour achever le jeune Rigante, les six armes restants lui lacérèrent la main, le forçant à lâcher son arme. Désarmé, il observa la vampire l'approcher de son pas félin. Son regard croisa les yeux d'or d'Okuni et s'y perdit. L'homme n'eut plus aucune réaction quand son prédateur le toucha, et le força à pencher la tête. D'un doux mouvement contrastant avec la brutalité sauvage dont elle avait fait preuve jusque là, Okuni planta les crocs dans la jugulaire offerte, et reprit des forces sur ce repas improvisé.

Grand blanc.

L'on mit quelques minutes à comprendre ce qu'Okuni était en train de faire. Le mot passa dans les rangs des citoyens de Roc, et la clameur qui s'éleva révulsa le coeur de Connavar et de Bane.

- Vampire ! Vampire !

- A mort !

D'autres insultes, bien d'autres quolibets sortirent. Des remarques obscènes aussi, venant de quelques hommes. Quelques cris de terreur, quelques hurlements de haine. Mais tout cela parut se briser sur la silhouette noire de la vampire comme la mer se brise sur les falaises. Elle alla ramasser ses katanas, restés près de l'arc, reposa les fourreaux et d'un mot de Pouvoir, elle fit disparaître son armure. Une rumeur de surprise s'éleva des rangs. Etait-elle suicidaire ? Etait-ce un tour de vampire, un tour de sorcière ?

Avant que les gladiateurs qui entouraient encore Connavar comprennent ce qui leur tombait dessus, Okuni se jeta sur eux. Son regard croisa celui de Connavar, et l'homme parut comme électrisé. Il fondit également sur les hommes qui le séparaient de son amie, de son fils, et dans un cri de guerre Rigante qui fit écho à celui de la vampire, il fracassa le crâne du premier d'un grand coup d'épée.

Fluide et rapide, aussi insaisissable qu'un souffle d'air, Okuni progressait vers le roi, laissant une traînée de sang et de cadavres sur son chemin. Ses sabres volaient indépendamment, faisant gicler les têtes, tranchant un bras par ci, une jambe par là. Sans pitié, la vampire laissa libre cours à la rage sombre qu'elle contenait depuis le début de la journée. Elle vengait les âmes qui hurlaient encore leur colère autour d'elle, et cette colère lui donnait des ailes. Elle ne se battait plus pour sa vie, y ayant renoncé depuis bien longtemps. Elle se battait pour le Rigante qui gisait à demi inconscient au milieu de l'arène, pour le roi qui tentait de la rejoindre malgré ses blessures. Pour ceux que ces brutes avaient massacré, pour les peuples libres que Roc avait décimé. Elle faisait le ménage, pour avoir à en taper le moins possible lorsqu'elle irait passer ses nerfs sur le gras du bide qui les observait en riant depuis sa loge impériale. Telle un nuage de fumée, elle esquivait souplement les coups, parfois d'un simple coup de reins, parfois d'un saut de biche.

Aisément, elle atteignit enfin Connavar. La vampire para une lame crantée qui fondait sur la tête découverte du roi, décapita son propriétaire, et se mit dos à dos avec son ami. Tournant légèrement la tête vers lui, elle murmura doucement.

- On avance vers Bane. Après tu le requinques, tu t'asseois et tu regardes.

Un léger rire fut la réponse du roi et comme un seul homme, ils s'élancèrent. Okuni s'accorda au rythme de son partenaire, évoluant autour de lui tout en épousant les mouvements de l'épée du roi. Il cessa bientôt de se préoccuper des mouvements de la vampire, et se concentra sur son fils. Les gladiateurs refluaient à présent, mais des soldats impériaux prenaient leur place. Ce qui devait être un jeu de massacre devint une vraie bataille rangée. Du haut de sa loge, l'empereur Nalademus observait l'évolution des deux guerriers, de plus en plus inquiet pour son honorable - et gras - matricule.

Inexorablement, sa mort s'approchait de lui, matérialisée en une furie aux cheveux noirs et aux yeux d'or.

Okuni éventra joyeusement un nouveau soldat, et fis un bond aérien en avant, se retrouvant au dessus de Bane, ses longues jambes en appui de part et d'autre de la tête du jeune homme. Elle repoussa de quelques passes ceux qui l'encerclaient, et tandis que Connavar les maintenait à distance, elle se décala, s'accroupit, et souleva légèrement la tête de son ami.

Il respirait encore. Faiblement, mais il était vivant. Elle nettoya les plaies d'un mot de Pouvoir, les guérit d'un autre. Satisfaite, elle le regarda commencer à bouger. Bane papillona des paupières, et redressa la tête. La vampire lui adressa un sourire, mais le força à rester allongé.

- Tu as perdu la moitié de ton sang, Bane. Tu ne peux pas te battre dans cet état.

- Mais si !

- Hors de question ! Sauf si je te redonne du sang !

- Comment ?

- Tu risques de ne pas aimer...

Sans un mot de plus, la vampire se redressa et observa les soldats. Elle bondit sur l'un deux, le désarma et l'assoma du tranchant de la main. Puis elle revint vers Bane, tirant le corps comme s'il s'agissait d'un fétu de paille. Elle le lâcha près de Bane et s'accroupit.

- Ca va faire mal.

Avant que le Rigante aie pu acquiescer, la vampire sortit un kunaï de sa tunique, et ouvrit les veines du poignet de son ami. Puis celles du soldat. Tentant d'ignorer le grognement de douleur de Bane, elle posa une main sur chaque poignet, et incanta. Ses mains s'auréolèrent de rouge, et le sang s'arrêta de couler du poignet de Bane. Elle transféra ainsi le sang du soldat dans le corps de son ami, et une fois l'opération terminée, acheva le soldat et guérit le poignet du jeune homme.

- Maintenant vous deux, assis. Je vous fournirai bien le quatre heures, mais je manque légèrement de liberté...

Et avec un sourire carnassier qui en fit frémir plus d'un, elle se jeta tête la première dans la mêlée. Sauf que cette fois, elle n'y alla pas de main morte. La double lame attachée dans le dos, elle alternait entre elle et son couple de katana, avec une aisance incroyable, traçant son chemin en rougissant le sable écru de sang tiède. Elle gagnait de plus en plus en rapidité, et le rythme des têtes qui volaient, des bras arrachés, des membres sectionnés ou des crânes fendus augmentaient sensiblement. Avec un éternel et invincible sourire en coin, la vampire tailladait, tranchait, fracassait, avec un plaisir évident qui stupéfia tant l'assemblée des citoyens que les deux Rigante.

Au bout de vingt minutes de combat acharné, la vampire fracassa le crâne du dernier soldat de la troupe d'un coup de pied, l'achevant du revers de sa double lame. Elle avait perdu un katana dans la bataille, et avait donc posé le second, au profit de la longue et redoutable lame. Couverte de sang de la tête aux pieds à un point tel qu'elle en ruisselait, Okuni n'avait que quelques coupures plus ou moins profondes, mais rien de grave. D'un mot de Pouvoir, elle nettoya le sang qui la recouvrait. C'est alors qu'une langue étrange rompit le silence de mort. Une langue à la fois chantante et gutturale, à la fois rassurante et de mauvaise augure. De l'entrée des gladiateurs sortit un homme recouvert d'une armure noire, de la même faction que celle de la vampire. Le nouveau venu retira son heaume, et Okuni fit un bond monstrueux en arrière, se mettant en garde aussitôt. Elle aussi parla, dans la même langue que l'homme aux longs cheveux argent qui lui faisait face. Cet homme là avait des yeux aux iris marron rouge. Lorsqu'il sourit, ses lèvres exsangues dévoilèrent des canines longues et effilées.

- Un vampire... murmura Connavar, assis près de son fils.

Ce que répondit son amie le glaça.

- Reculez. Vite. Si je faiblis, allez dire bonjour à Nalademus de ma part.

- Qui est-ce ?

- C'est mon maître d'armes. C'est la seule personne que je n'ai jamais battu en duel. Hieyga.

Ils reculèrent donc jusqu'au fond de l'arène. Dans un silence de mort, de jeunes employés emportèrent tous les corps le plus rapidement possible. Bientôt, sans que l'un ou l'autre vampire aient bougé d'un iota, l'arène fut vidée. Dans les gradins, on retenait son souffle.

Avec un ricanement supérieur, Hieyga lança à son élève le sabre qui lui manquait. Il plaça entre eux deux un autre katana, qu'il planta fermement dans le sol. Puis il s'éloigna de la lame de cinq pas, et se mit en garde.

Okuni lui fonçait déjà dessus, un katana dans chaque main. Ils arrivèrent au même instant sur le katana solitaire, et un formidable duel débuta. Les deux vampires enchaînaient les passes les plus complexes qu'ils connaissaient, tout en lançant périodiquement le katana en l'air, créant ainsi une vraie lame volante, jouant sur les angles et les points faibles de l'adversaire. Okuni ne laissait pas une seconde de répit à son maître, et c'était elle qui attaquait le plus souvent. Des entailles fleurissaient sur sa peau pâle, l'irisant d'une myriade de reflets écarlates. Elle esquiva un coup de taille, para l'autre lame de son maître qui filait sur sa hanche, et bondis au dessus de lui, lui arrachant d'un coup vicieux le heaume qu'il portait. Dans le mouvement, son autre lame fit sauter les attaches du plastron et des spallières, qui tombèrent avec la cubitière, le canon et le gantelet dans la foulée. Son maître n'était plus protégé que par une cotte de mailles et le bas de son armure. Elle enchaîna directement avec un tranché du côté droit, éraflant la joue de son adversaire qui riposta avec un coup circulaire. Elle sauta par dessus la lame, et atterrit dessus, l'arrachant des mains de Hieyga. Mais l'autre lame, qu'elle n'avait pas vue, lui entailla profondément la main gauche, la forçant à lâcher un katana.

Avec sa série d'attaques, Okuni avait brisé la lame volante, et s'était rapprochée de sa double lame sans que son maître le voie. Soudainement, elle se laissa arracher son second katana, et alors que la lame de Hieyga fonçait vers sa gorge, elle fit une roue arrière et récupéra sa longue lame au passage, créant dans le mouvement une profonde blessure au biceps droit de son maître. Le vampire gronda de douleur, redoublant la force de ses attaques. Elle tournoyait autour de lui, sans lui laisser une seconde de répit, en apparence insaisissable, ses coups créant régulièrement des estafilades sanglantes sur la peau diaphane de son maître. Elle le crocheta soudain aux jambes d'un coup latéral, le faisant chuter sur le dos, et se jeta sur lui, la pointe de sa lame dirigée vers le coeur offert. Mais le katana restant de son maître décrivit un aller retour dans les airs, et ce fut Okuni qui mordit à son tour la poussière. Désarmée, elle resta au sol alors que Hieyga se relevait et apposait sa lame sur la gorge tendre, prêt à l'achever. Elle s'accroupit, leva la tête vers lui et plongea son regard doré dans les yeux de sang du vampire. Le temps parut s'arrêter, alors qu'aucun des deux ne bougeait.

Connavar s'était levé, les yeux grands ouverts, n'osant croire à ce qu'il voyait. Son fils, dans le même état, avait la bouche ouverte sur un cri d'appel muet.

La lame de Hieyga se leva soudainement, et une gerbe de sang éclaboussa sa cotte de mailles. Okuni s'écroula à ses pieds dans un nuage de poussière, les yeux fermés. Le double cri d'angoisse et d'horreur vrilla les oreilles sensibles du vampire.

- NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !

- OKUNI !

Hieyga éclata de rire devant l'horreur des deux hommes. En quelques foulées, il fut en face d'eux.

- Alors, on pleure pour la belle vampire ? C'est dommage...

Dans un cri de rage, Bane abattit son glaive sur la tête du vampire. Le katana vola, envoyant bouler la courte lame. Puis la longue épée de Connavar. D'un coup de pied, le vampire les força à se mettre à genoux. Son arme couverte de sang étincela dans le soleil alors qu'il la levait, et tous deux fermèrent les yeux.

Connavar, pour parler franchement, si je sors de cette arène vivante ce sera avec la tête de Nalademus sous le bras. Ou rien.

Le visage de leur amie leur revint en tête alors qu'ils se préparaient à la rejoindre. Ce serait rien, cette fois...

"°°"

Mouahahahaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !! Alors, troisième chapitre, pas troisième chapitre ? Okuni l'imbattable est-elle vraiment hors course ? Epilogue ? Fin définitive ? Ben vous saurez paaaaaaaaaaaaaaaaas !

...

Quoique. Si j'ai quelques ptites reviews, peut être que... Niahahaaaaaaaaaaaaaaa ! A pluuuuuuuuuuuuuche ! ¤se barre en se frottant les papattes¤