Auteur original : coldmackerel sur Archive Of Our Own
couple : Rivaille/Eren
Traduction : Nami-chan
Note : Ceci est écrit dans le but d'être une comédie. Au final...ça ne dépend pas de moi. Ça reste extrêmement touchant, voilà pourquoi je me devait de partager cette histoire.
Bonne lecture !
The 6th Ward
Chapitre 2 : Un peu beaucoup de rien du tout
5 mois, 20 jours
'Une routine confortable' n'était pas vraiment des mots que Rivaille voulait utiliser pour décrire son temps passé dans le service numéro six mainte, mais au moins, il était parvenu à ne plus être surprit par grand chose. Pour être honnête, il croyait y être parvenu bien avant de rencontrer Eren et le reste des membres de l'aile numéro 6, mais il ne pouvait pas savoir qu'il aurait à baby-sitter une bande de gamins morts bien vivants pour vingt-deux dollars de l'heure. Encore une preuve que la vie pouvait encore le surprendre.
La dernière semaine et demie s'était avéré plus riche en turbulences que ça vie entière jusqu'à maintenant dans certains aspects, mais c'était tout aussi étrangement bien plus paisible que le reste de sa vie jusqu'à maintenant. Les patient de l'aile numéro six étaient bruyants, s'ennuyaient à en mourir, et étaient constamment en train de taper sur les nerfs de Rivaille. Mais il y avait aussi quelque chose de paisible dans leurs modestes existences. Ils vivaient parce qu'on le leur permettait, et il y avait une sorte de contentement mélancolique tinté de bonheur léger dans chacune de leurs conversations, chaque sourire, ou chaque contact. C'était comme une trace, un rappel qu'ils étaient toujours là. Ils étaient mort, mais ils ne l'étaient pas. Et parfois Rivaille ne pouvait pas bien distinguer s'il appréciait cela ou si cela l'attristait. Cependant, principalement, Rivaille pensait que les patients de l'aile numéro six ne pouvaient pas non plus savoir si ce fait les rendaient triste ou heureux.
Après avoir réussi à s'extraire d'une discussion à sens unique avec Hanji sur l'utilisation de cathéter (elle s'était occupé de tout le côté argumentatif tandis que Rivaille avait fait semblant d'écouter.), il commença son voyage presque routinier à travers le service. Normalement il y avait quelque effervescence à cette heure. Que ce soit Connie et Sasha qui courraient dans les couloirs, où Jean qui se disputait avec Eren, ou Reiner qui racontait l'une de ses histoires- Rivaille supposait que nombre d'entre elles étaient complètement inventées - il se passait toujours un rien ou un autre. Ils faisaient plus de choses inutiles que n'importe quel autre groupe de personnes que Rivaille eut jamais rencontré. Ils le faisaient d'ordinaire plutôt bruyamment aussi.
Ce jour là, pourtant, tout était calme. C'était exactement comme cela qu'aurait dû être le service si Rivaille n'avait pas perdu la boule. Mais ce n'était certainement pas quelque chose à quoi il s'était attendu. Il remarqua à travers la fenêtre d'une des chambres qu'il y avait un visiteur aujourd'hui. Ymir, une femme de grande taille avec une personnalité confiante mais subtilement taquine, avait un visiteur assis près de son corps. Ymir était quelqu'un avec qui Rivaille s'entendait facilement, parce qu'aucuns d'eux ne parlaient beaucoup. Ymir parlait de manière concise, transmettant uniquement ce qu'elle voulait, quand elle avait besoin de le transmettre. Mais en écoutant mieux, elle avait un esprit fin et trouvait les meilleurs insultes. Elle gardait ses mots pour quand ils signifiaient vraiment quelque chose. Rivaille pouvait apprécier cela.
Près du corps d'Ymir se trouvait une petite jeune femme, avec de beaux cheveux blonds et un visage naïf mais beau. Il semblait qu'elle était en train de lire un livre à haute voix, en vérité. Rivaille se glissa dans la chambre et fut surpris de trouver tous les autres patients du sixième service rassemblé là. Ce n'était pas bruyant, cependant. En fait, le seul bruit était la voix de la petite femme alors qu'elle lisait le livre posé sur ses genoux. Ymir était assise sur son lit, bloqué entre elle et son corps immobile. Ses yeux étaient clos, mais il y avait un léger sourire sur son visage et elle hochait doucement la tête aux mots que la femme récitait. Reiner et son compagnon de chambre Bertholdt étaient assis au sil avec leurs dos contre le mur, souriant faiblement. Connie et Sasha étaient assis sur des chaises de l'autre côté du lit, penché en avant avec leur menton entre leurs mains, posé sur le bord du lit d'Ymir. Leurs visages étaient ridiculement similaire dans leur expression d'émerveillement et d'attention. Annie, une autre fille du service, était debout appuyée contre le mur. Elle n'était pas une fille particulièrement émotive, mais même son air habituellement sévère s'était adouci et elle semblait infiniment plus en paix que ce que Rivaille avait jamais vue chez elle. Jean tournait le dos au groupe, faisant face à la fenêtre, mais l'affaissement de ses épaules et sa posture détendue trahissait son sentiment de paix. Eren était allongé sur le dos au pied du lit, contemplant le plafond avec un sourire bêtement heureux sur les lèvres.
Rivaille s'avança dans un coin de la chambre, essayant d'être là sans vraiment l'être. Ça semblait mal de perturber l'instant.
La femme avec le livre avait une voix étonnamment réconfortante. Claire, mais tendre. " 'Pourriez-vous me dire, s'il vous plaît, où dois-je aller à partir de ce point ?' 'Ça dépend vraiment de là où vous voulez aller.' 'Je ne me soucie pas vraiment de où-' 'Alors le chemin que vous prendrez n'a pas d'importance.' " Rivaille se retrouva absorbé par les patients du sixième service, pourtant, bien plus que l'histoire. C'était comme si tout d'un coup il ne regardait plus un groupe d'adultes. Leurs visages étaient de nouveau jeunes et leurs yeux avaient un air tellement nostalgique qu'il crut qu'il allait lui-même être atteint de nostalgie. Reiner se frottait vigoureusement les yeux, et Rivaille prit cela comme un signe qu'il devait se faire petit.
…
5 mois, 19 jours.
"Rivaille, " pleurnicha Hanji. "Tu n'as plus mangé avec moi depuis que tu as commencé ta phase Haley Joel Osment." son air boudeur était plein pot, elle marchait pratiquement sir les talons de Rivaille tandis qu'ils avançait dans le sixième service.
"J'essaye de perdre du poids," Rivaille répondit avec sarcasme. Eh bien, il n'essayait pas vraiment de perdre du poids. Il perdait simplement du poids. Ça le mettait en rage, mais ces maudis patient de l'aile numéro six lui coupaient l'appétit. C'était trop pour son mental.
"Rivaille, si tu ne manges pas, tu ne feras pas que voir des gens morts."
"Ouais, je traînerais avec eux. Ce serait bizarre, non ?"
Hanji laissa passer ça remarque. "Ils sont presque mort, ils ne vont aller nuls-part. Viens prendre un repas décent pour l'amour de Dieu."
Rivaille la chassa d'un signe de main. "Je viendrai dîner plus tard. On a tous deux nos trucs à faire là maintenant."
Hanji battit en retraire avec quelques protestations de plus, finalement forcé de foncer dans un couloir perpendiculaire pour éviter un superviseur qui l'avait remarqué. Rivaille ne savait pas ce qu'avait fait Hanji pour se retrouver dans le collimateur de ses supérieurs, mais il n'était finalement pas si surprit. La traiter d'esprit libre était la sous-estimer.
Le service avait retrouvé son rythme d'activité normale depuis le jour précédent. Il n'y avait pas de visiteur et il semblait que tout le monde était rassemblé dans le couloir, assis où appuyer contre les murs. Eren le salua joyeusement de la main quand il remarqua Rivaille entrant dans le service. Rivaille lui accorda un hochement de tête pour montrer qu'il l'avait vu, attrapa leur dossier médical et rejoint le rassemblement dans le couloir.
"Qui était le visiteur hier ?" s'enquit Rivaille, essayant de ne pas trop paraître intéressé.
"C'était Krista," répondit Connie depuis sa position au sol. "La copine d'Ymir," ajouta il, un sourire stupidement grand sur le visage. Sasha ricana à côté de lui.
"Ouais, j'aurais bien aimé," marmonna Ymir. "Bonne amie, en tout cas. Probablement la seule qui vient encore me rendre visite. Tu te retrouves presque mort pendant une poignée de mois et les gens commencent à t'oublier," elle laissa traîner avec mélancolie. "Elle vient toujours me lire un livre, en revanche,"ajouta elle pas plus haut qu'un murmure. Ils acquiescèrent tous silencieusement, semblant toujours perdu dans la tranquillité de la visite de Krista le jour précédent.
"Alors qu'est-ce que vous avez prévu aujourd'hui ?" demanda Rivaille, interrompant le moment de souvenir. Il ne se souciait pas vraiment de ce qu'ils allaient faire, il espérait juste que ça ne soit pas trop bruyant.
Eren grogna de manière sonore "Comment vous y arrivez-vous les gars qui êtes ici depuis des mois. Il n'y a rien à faire." il grattait distraitement une éraflure sur le carrelage.
"Oui, nous avons certainement une abondance de rien à faire," médita Bertholdt. "Parfois nous aimons faire comme si le temps n'existait pas vraiment. Ça m'aide un peu." il haussa les épaules. "Ça donne l'opportunité de réfléchir à beaucoup de choses." il fit un sourire contrit. "Mais, ça peut également être une mauvaise chose."
Rivaille regarda le groupe avec exaspération. Maudis gamins. "Vous voulez que je ramène des films, de la musique ou un truc du genre ?" il n'était pas dans le business de la charité, mais il ne pouvait pas faire abstraction de sa position. Personne d'autre ne pouvait fournir quelque chose à faire au service. Tous les autres ne pouvant voir qu'un groupe de corps sans vie dans des lits. Bien sûr qu'il n'y avait rien à faire pour eux.
Il y eut un brouhaha instantané tandis qu'ils commencèrent tous a babillé avec excitation, parlant de leur film préféré, de jeux et de musique. Rivaille essaya de se retenir que rouler des yeux, agacer. Il échoua.
"Je tuerais pour voir un film," annonça Rainer au groupe.
"Le Sixième Sens ?" offrit Rivaille ironiquement.
Eren se mit à rire ouvertement. "Mince, tu es comme Bruce Willis."
"Je ne suis pas Bruce Willis," aboya Rivaille, un peut plus fortement que prévus. "Tu es Bruce Willis petite merde. Je vois des gens morts. Tu es mort"
Eren sembla considérer ce point, avant de secouer la tête lentement. "Je ne suis pas vraiment mort," songea Eren. "Mais, on n'a pas vraiment de preuve que toi tu es vivant. Je veux dire, comme ça ce fait que tu nous vois ?" il fit un sourire malicieux. "T'es sûr que tu n'es pas Bruce Willis ?"
"Non-Merde non," cracha Rivaille. Il détestait perdre son sang-froid. "Putain je suis Haley Joel Osment. Vous êtes tous intolérables."
"Alors on est Bruce Willis ?" demanda Sasha, septique.
"Personne n'est Bruce Willis de merde !" Rivaille était au bout du rouleau.
"Ouais, mais qui renoncerait à l'opportunité," ricana Ymir.
Ils se confondirent en rires pendant que Rivaille parti en trombe.
Putain de gamin mort chiant comme des punaises dans son pantalon.
…
5 mois, 16 jours
Rivaille était en train de nettoyer méticuleusement ses mains, frottant vigoureusement sous ses ongles. Le savon avait une odeur relaxante d'isopropanole, de citron et d'alcool. Se laver en général le contentait. Ça le rendait même heureux.
"Rivaille !" Il reconnut la voix d'Erwin Smith et il se tourna pour le saluer pendant qu'il s'approchait. Erwin était propre sur lui comme à son habitude, sa chemise repassée, sa cravate proprement pincée, son pantalon tout aussi repassé, sa blouse blanche sans un seul faux pli et se cheveux parfaitement coiffés.
"Docteur Smith," dit Rivaille, inclinant légèrement la tête en salutation. Se retournant vers l'évier, il continua de frotter ses paumes, espérant qu'Erwin continue avec sa conversation indésirable.
"Comment ça se passe dans le service numéro six ?"
Rivaille pouvait reconnaître l'inutilité dans la question d'Erwin. "Très bien," répondit il de manière concise. Il était évident qu'Erwin était venu discuter d'un autre sujet mais qu'il ne voulait pas s'y précipiter. Parler directement du point aurait été préférable, cependant. Les banalités n'étaient pas vraiment la tasse de thé de Rivaille.
"Plutôt calme, mais au moins ils ne posent pas trop de questions," Dit Erwin avec légèreté, roulant ses manches pour se laver les mains dans l'évier à côté de celui de Rivaille.
"Tu serais surpris," marmonna Rivaille.
Erwin n'avait apparemment pas entendu le commentaire de Rivaille et au lieu de cela continua la conversation. "Tu as entendu parler du nouveau plan de rénovation qui vient d'être approuvé ? Je veux dire, ce n'est pas grand-chose, vraiment. C'est juste étrange de savoir qu'ils ne seront plus là."
Rivaille coupa le robinet et se tourna finalement vers Erwin, soudainement enclin à participer à la conversation. : Erwin n'avait pas remarqué son intérêt soudain, lavant toujours ses mains.
"Qu'est ce qui ne sera plus là ?"
Erwin releva les yeux et rencontra ceux de Rivaille. "Oh," fit il. Il ne s'était vraiment pas préparé à ce que la conversation devienne à double sens. "Je suppose que tu n'est pas au courant. La direction a décidée qu'ils allaient fermer l'aile numéro six. Nous n'allons plus prendre de patients en coma à long terme. Nous allons essayer de voir avec les familles des patients actuels pour trouver une meilleure solution que de les laisser pourrir ici." il se frottait inconsciemment l'arrière de la tête. "En vérité, je pense que tous ceux qui ont encore une famille pour parler pour eux sont d'accord pour retirer les supports vitaux après le terme des six mois. Nous avons toujours ce nouveau patient, qui a toujours ses six mois presque complets, mais pratiquement tout les autres ont des dates d'arrêt prévues avant cela. Tout ce qui reste ce sont ceux qui n'ont pas de famille. Nous aurons probablement à attaquer l'État pour obtenir la permission de leur retirer leurs supports vitaux dans les prochains mois." Erwin secoua la tête tristement. "Ce n'est pas vraiment une bonne chose de garder des corps en vie quant-ils sont, tu sasis...pas vraiment vivant."
Rivaille hochait bêtement la tête, essayant durement de ce concentré sur ce que disait Erwin.
"Je suppose que ce genre de chose dépend de la position de l'hôpital. Je pense que le but et de ne plus supporter des soins à long terme pour des gens qui sont essentiellement mort. Si les familles veulent garder les patients comateux en vie plus de quelques semaines, ils vont devoir les transférer dans un autre hôpital. St. Trost ne le fera plus."
Erwin haussa les épaules. "C'est probablement une bonne chose. C'est très triste de voir ces patients étendus là pendant si longtemps. Les familles on besoin d'une fin pour faire leur deuil." avec ça, Erwin se sécha les mains et se retira, lançant un au revoir par-dessus son épaule.
Rivaille essaya de rassembler ses sentiments sur le sujet, mais il arrivait difficilement à savoir ce qu'il ressentait. Cependant, ce qui était encore plus difficile à décider, était comment ou s'il devait informer les patients du service numéro six qu'il savait que leurs jours étaient comptés. La plupart d'entre eux devaient le savoir, raisonna il. Cet hôpital n'avait jamais approuvé des supports vitaux au delà de six mois, comme il en était. Mais aussi bien que Rivaille savait qu'il devrait leur dire, il ne pouvait s'empêcher de sentir une certaine crainte tandis qu'il retournait lentement vers l'aile numéro six.
En entrant dans le service, Rivaille remarque qu'il était déserté à l'exception d'Eren, qui était assis sur le sol à l'extérieur de sa chambre, les jambes tendues et les mains jointes, posé avec contentement sur son ventre. Il fredonnait distraitement, regardant un quelconque point fixe sur le mur en face de lui. Rivaille parvint à se tenir directement au dessus de lui avant qu'Eren ne remarque sa présence.
"Bonjour," le salua Eren avec un petit sourire et un mouvement de main formel.
Rivaille ne répondit pas. Il y avait des choses plus importantes que les salutations et les formalités. Il devait arrêter de courir. "Tu sais qu'il te reste moins de six mois avant qu'ils n'arrêtent ton respirateur, non ?"
Eren cligna des yeux plusieurs fois, un air perplexe sur son visage. "Euh, ouais. Je veux dire, je suppose que je sais ça. Mikasa a accepté."
"C'est ta petite amie ?" l'expression de Rivaille n'avait pas changé. Toujours principalement désintéressé.
"Ma sœur," corrigea Eren. "Ma sœur d'adoption," ajouta il après un moment. "Je veux dire, à ce moment-là je vais être vraiment mort ?"
Rivaille se moqua. "Je ne sais pas, laisse-moi voir le manuel qui vient avec cette merde. Oh regarde," dit Rivaille avec une fausse surprise, tenant un livre imaginaire et faisant semblant de trouver un paragraphe dans le livre en le pointant de son index. "Le manuel sûr comment aider des gamins presque morts à être mort dit oui, tu meurs effectivement quand on te tue."
Rivaille ferma son livre imaginaire et attendit patiemment qu'Eren morde à l'hameçon. D'ordinaire il le faisait. Pourtant, il resta silencieux, tapotant ensemble le bout de ses doigts, apparemment perdu dans ses pensées. Quelques minutes d'un silence inconfortable passèrent avec Rivaille se tenant au dessus d'Eren, le bras croisé et Eren pensant si fortement que Rivaille crut pouvoir l'entendre. Ce maudit gamin qui ne pouvait même pas réfléchir en silence. Rivaille n'allait pas s'asseoir par terre, surtout parce qu'il travaillait depuis assez longtemps dans un hôpital pour savoir quel genre de fluide terminer sur les sols, mais il s'accroupit à côté d'Eren, son dos contre le mur, les coudes appuyés sur ses genoux, tenant sa tête entre ses mains.
"Je suis censé être d'accord, non ?" demanda finalement Eren. "Je ne suis pas censé être en colère ou autres. Puisque, je suis pratiquement mort et le reste, n'est-ce pas ? Alors pourquoi ça aurait de l'importance si je mourais pour de vrai."
Rivaille émit un son évasif. "Ressent ce que tu as envie de ressentir."
"Je ne me sens pas mort," songea Eren, plus pour lui même que pour Rivaille.
"Ouais, eh bien il te reste presque six mois pour t'y faire."
Eren rit légèrement à ces mots, mais son rire était plus triste qu'autre chose. Rivaille le regarda avec curiosité. "C'était si bête."
Rivaille releva un sourcil.
"Je travaillais sur un chantier de construction. Je travaillais à ce poste depuis plus d'une centaine de jours. Et la seule fois où j'ai oublié mon casque. Cette stupide fois là. Et cet abruti qui à laisser son marteau tombé de l'échafaudage au-dessus de moi." des larmes de colère menaçaient de couler sur ses joues. Eren ria un peu plus pour essayer d'apaiser la tension dans sa voix. "Je sais qu'il y a beaucoup de statistiques sur le fait d'être frappé par la foudre. Mais un marteau ? Un putain de marteau," il laissa traîner, secouant la tête avec incrédulité.
"Imagine comme se sentent les gens qui ont été frappé par la foudre," offrit Rivaille.
Eren parvint à rire sincèrement à cela. "C'est tellement bête. C'est comme la somme de toutes les erreurs stupides que tu as faite dans ta vie quand tu aurais souhaité faire ce qui aurait dû être fait, multiplié par cent et lancé en plein dans ta tronche." maintenant il semblait juste énervé. "Et pour une foutue raison tout ce à quoi je peux penser ce son ces stupides publicités qui disent que tu peux tomber raide à n'importe quel moment, alors tu n'as qu'à faire quelque chose de bien aujourd'hui, pas demain. Personne ne crois à ces trucs. Tout le monde pense avoir un lendemain. Tout le monde pense, bien sûr le mec à côté de moi peu ne pas avoir de lendemain, mais je suis le personnage principal de cette histoire. Tout le monde veut penser être juste un peu plus spécial que tous les Pierre, Paul où Jaque qui se font écraser par une voiture en allant au super marché, où glisse sur une du verglas et s'ouvre le crane. Je ne mourrais pas un jour normal avant mon heure, ils pensent. Je sais quand aura lieu mon dernier lendemain. Et certainement pas toi," termina il.
Rivaille essaya de trouver quelque chose à dire, mais littéralement la seule chose créative qu'il trouva, "ça tape."
Eren lui renvoya un regard frustré, comme s'il s'était attendu à quelque chose de plus qu'une confirmation de ses doléances. Quelque chose comme un conseil sur la vie. Quelque chose de plus profond que ce que Rivaille avait à offrir. "Ouais," accorda il. "Vraiment."
"Tu aimes la musique ?" demanda Rivaille.
Eren regarda Rivaille avec mécontentement. "Est ce que tu ne peux pas me laisser avoir ma crise existentielle là pendant dix minutes.
"Tu es mort, tu ne peux pas avoir de crise existentielle. Tu aurais dû réfléchir à ça avant de casser ta pipe. Aller morveux, tu aimes quel genre de musique. Je vais voir si je peux t'amener un poste où un autre truc."
Eren leva les mains en défaite. "Très bien. Peu importe. Apporte de la musique classique. Mozart et Bach et tout le reste. Et je ne suis pas un morveux, j'ai vingt-deux ans fichu nabot."
Rivaille gronda dans ses pensées. "Eh ! J'arrêterais de te traiter de morveux quand tu arrêteras d'agir comme tel. Arrête avec tes blagues sur les petits."
Eren haussa les épaules. "J'arrêterais les blagues sur les petits quand tu arrêteras d'être petit alors."
…
TBC
Merci pour les fav, les follows et à Chocolate Kangoo pour son commentaire, parce que vraiment, qui a compris quelque chose à ce qu'a dit Connie ?
J'apprécie toujours de savoir ce que vous pensez de cette histoire
Et désolée de mettre rendue compte si tard que le site avait mangé tout mes Dr. Smith du chapitre précedent.
