Disclaimer : tout est à JKR sauf tout ce qui est nouveau (animaux, persos, sorts, etc.…).

Rating : cette fiction a un rating action/aventure, et le romance c'est parce qu'il y aura des slashs, mais pas de lemons et tous les trucs du genre, j'apprécie ce genre de choses, mais de là à les écrire y a une marge assez importante !

Bonne lecture ! Amicalement, LQPC.

L'Elfe au sang mêlé, chevalier de l'ordre du Licombral.

Chapitre 2 : Nouvelles surprenantes.

Dobby préférant rester au château, Harry sortit avec Elébrus et Hagrid, en direction de la cabane de celui-ci. Le beau temps étant revenu depuis la veille, ils s'installèrent sur la pelouse, face au lac. Hagrid entreprit de lui expliquer le programme des ses "cours" de vacances.

"Donc voilà, je vais essayer avec l'aide d'Elébrus, de t'enseigner ce qu'il faut savoir sur les Licombrals. Leur caractère, leurs particularités, leurs pouvoirs, la raison pour laquelle les êtres supérieurs ont créé cette espèce, et à quoi va bien pouvoir t'être utile Elébrus. Des questions ?"

"Oui, qui sont les être supérieurs ?"

"Les êtres supérieurs sont les Elfes, pas ceux du genre de Dobby, mais ceux d'apparence humaine et de très grand pouvoir. Il en reste une centaine en Grande Bretagne. Leur village est dans la forêt d'Irlande, je t'y emmènerai un jour, pour t'offrir quelque chose, ce sera ton cadeau d'anniversaire. Mais d'ici là je dois économiser."

"Hagrid, vous n'avez pas besoin de vous ruiner pour m'offrir quoi que se soit !"

"Il ne s'agit pas de me ruiner, mais de placer de l'argent dans quelque chose d'utile à toi et à Elébrus, qui me semble d'ailleurs devenu muet."

"Non non, je réfléchissais." Répondit-il.

"Oh, je vois. Bon, première leçon : les Licombrals."

"OK." Dit Harry.

"Et bien, pour tout dire, ta leçon a déjà eut lieu, Elébrus te l'a faite en intégralité tout à l'heure, je n'aurais pas pu faire mieux."

"Donc passons à la leçon suivante." Proposa Harry.

"Non, il est tard. Tu dois rejoindre Minerva dans sa salle de métamorphose. A plus tard Harry !"

"A plus tard Hagrid."

Harry s'en alla sur Elébrus vers la salle de métamorphose. Il s'installa et attendit patiemment que son professeur arrive.

"Bonjour Harry." Dit-elle.

"Bonjour pro… Minerva." Se rattrapa-t-il en voyant les yeux de son professeur se braquer sur lui.

"Bien. Elébrus m'a fait part de vos aptitudes cachées. Notamment celle d'être animagus."

"Pardon !" S'étrangla Harry.

"D'après Elébrus, vous êtes un animagus sans vous en rendre compte. Je vais donc vous enseigner les techniques pour que l'animal qui sommeil en vous se manifeste auprès de vous. Vous n'aurez pas à apprendre la phase de métamorphose humaine puisque vous êtes déjà animagus."

"Elébrus, je te répète que tu as dû te tromper de personne."

"Et moi je te dis que non !" S'emporta Elébrus. "Tu sais quoi ? Tu vas gentiment faire ce que Minerva va te dire, et après on verra si j'ai raison ou tort."

"OK."

"Bon Harry, vous allez vous mettre à genoux au milieu de la salle, torse nu. Vous répèterez après moi l'incantation qui vous permettra de voir votre animal."

"Très bien. Est-ce que ça sera long ?" Demanda Harry.

"Ca dépend. Si vous êtes un puissant animagus, même sans vous en rendre compte, quelques dizaines de minutes suffiront. Par contre, dans le cas inverse cela peut mettre des heures, voir des jours."

"Et ben, je crois que je ne suis pas près de ressortir de cette salle…" Pensa le jeune homme à haute voix.

"Trêve de bavardage. Faites ce que je vous ai dit."

Il s'exécuta en silence, avec des gestes secs. Puis il se mit à genoux.

"Placez vos mains, paumes vers le plafond, sur vos genoux…… Bien, vous êtes prêt ?"

"Oui."

Que l'animal vivant dans ce corps depuis si longtemps, veuille enfin se révéler, afin de communiquer avec celui dont plus jamais il ne sera dissocié.

Aussitôt après que Minerva eut finit l'incantation et que Harry l'eut répété, celui-ci se trouva englobé d'une lumière argentée. Lentement, il s'éleva dans les airs. Il était maintenant debout, flottant à environ cinquante centimètres du sol, les pieds tendus vers le sol. Ses bras étaient écartés de son corps, et ses paumes de mains étaient toujours tournées vers le plafond.

Soudain, sa tête se redressa, elle était presque penchée vers l'arrière. Ses yeux s'ouvrirent…… Ils avaient les pupilles argentées, et leurs iris verts étaient marbrés d'un magnifique bleu électrique. Toute la lumière s'échappant de lui vint alors le frapper de plein à sa cicatrice, qui se teinta de vert et d'argent. Le Survivant tomba par terre, mais se réceptionna avec l'agilité d'un félin, complètement conscient.

Minerva s'approcha de lui, les yeux étincelants.

"Alors ?" Dit-elle avec de l'avidité dans la voix.

"Je n'ai rien vu, aucun animal."

"Mais ce n'est pas possible que vous n'ayez rien vu ! Vous avez subit des métamorphoses corporelles !"

"Quoi ? Mais regardez Minerva, je ne suis pas un animal !"

"Bien sûr que non ! Mais vous avez quand même changé."

D'un geste désinvolte de sa baguette, elle fit apparaître un petit miroir qu'elle donna Harry. La première réaction de celui-ci fut de crier de peur en voyant ses yeux.

"Qu'est-il arrivé à mes yeux et à ma cicatrice !"

"Ceci est très embêtant, car je ne le sais pas…" Dit le professeur de métamorphose.

"Moi je le sais." Dit Elébrus d'un ton sûr.

"Ben vas-y ! Explique puisque tu sais tout sur tout !" Lança Harry.

"Adresses-toi à moi sur un autre ton !" Ordonna le Licombral entre ses dents.

"Oui, pardon…" Marmonna le jeune homme.

"Je disais donc que je sais ce qu'il s'est passé, et aussi pourquoi tu n'as rien vu."

"Pourquoi ?" Demanda le survivant.

"Lorsqu'un sorcier est un animagus, il peut arriver que le lien soit très fort entre lui et l'animal, et par ce fait le sorcier acquiert certains aspects physiques de l'animal dont il peut prendre l'apparence."

"OK, mais quel est le rapport entre moi et l'animal si je ne sais pas lequel c'est ?"

"Harry, réfléchit un peu, et dis-moi à quoi te font penser tes yeux, plus précisément tes pupilles."

Harry se concentra sur le reflet du miroir. Au bout d'une quinzaine de secondes, il jeta un coup d'œil rapide à Elébrus, puis ré observa ses yeux dans le miroir. Au bout d'un moment marqué d'un silence pesant, il dit lentement :

"Mes yeux se sont marqués de la couleur des tiens." Dit-il, sûr de lui.

"Exactement. Ton animal n'est pas apparût pendant la transe, parce qu'il t'était déjà révélé."

"Tu veux dire que mon animal s'est toi ?" Demanda Harry.

"Essayes. Concentres-toi sur la vision de l'animal, et imagines ta transformation."

Il se concentra. Il imagina des ailes d'argent lui poussant sur le dos, ses mains et ses pieds devenir des sabots, ses bras et ses jambes s'allonger, une encolure se former, ainsi qu'une crinière, une queue et une corne. Quand il rouvrit les yeux, il vit dans le miroir immense (un sort d'auto ajustage à la taille de l'individu se regardant dedans) un somptueux Licombral au yeux émeraude et bleu électrique, avec une magnifique corne d'argent embellit d'un liseré vert émeraude qui en faisait le tour de la base à la pointe.

Le professeur Mc Gonagall lui dit quelque chose, mais il ne la comprit pas. Elébrus se chargea donc de la traduction.

"Elle dit que tu es splendide."

"Pourquoi est-ce que je ne la comprends pas ?"

"Parce qu'un Licombral, réel ou animagi, ne comprend et ne parle le langage humain qu'à partir de l'âge de deux jours."

"D'accord."

"Reprends ta forme originelle. Imagine l'inverse de tout à l'heure."

Harry se concentra à nouveau, et trente secondes plus tard il avait reprit sa forme humaine.

"C'est génial !" S'exclama-t-il.

"Oui, en effet. Pour la prochaine fois je veux que vous travailliez votre animagi et appreniez à en maîtriser les pouvoirs basiques."

"Très bien Minerva."

"Vous pouvez partir, au-revoir."

"Au-revoir."

Et Harry s'en alla, accompagné d'Elébrus. Ils déambulèrent dans le château un bon moment avant que Harry ne parle.

"Elébrus, pourrais-tu m'en dire plus sur les Licombrals ?"

"Bien sûr, j'attendais que tu me le demande."

"Très bien, dans ce cas, allons dans la salle sur demande, on sera tranquille là-bas."

"Je te suis !"

Harry conduisit Elébrus jusqu'à la salle sur demande. En y entrant, ils trouvèrent une clairière, entourée de grands arbres. Le sol était couvert d'un épais tapis de mousse aussi confortable qu'un matelas de plumes. Le Survivant s'assit par terre, les jambes croisées. Elébrus s'allongea face à lui, et déploya paresseusement ses ailes d'argent.

"Je crois que tu veux en savoir plus sur les Licombrals c'est ça ?"

"Oui, et sur leurs pouvoirs parce que pour l'instant je sais seulement qu'ils peuvent voler, et que leur puissance dépend de celle du sorcier à qui ils sont associés."

"D'accord, je vais t'expliquer les différents pouvoirs des Licombrals. Pas en intégralité, car il y en a beaucoup trop, mais les principaux. Les autres tu les découvriras par toi-même. Les Licombrals ont, comme tu peux le voir, des ailes d'argent, la matière la plus pure qu'il existe. Ces ailes ne servent pas uniquement à voler. Ce sont en fait d'immenses boucliers. Si le Licombral est très puissant, les ailes peuvent bloquer les sortilèges impardonnables."

"Ah ! Ca c'est quelque chose de pratique !"

"Oui. Après les ailes, les sabots. Eux aussi sont d'argent. Quand un Licombral veut d'atteindre et déstabiliser un ennemi, il se concentre, les yeux fixés sur l'adversaire, et martel le sol d'un grand coup de sabot. Ceci provoque une onde de choc plus ou moins importante selon le niveau magique apporté à cette action par la concentration."

"Et ça ne fait que déstabiliser ?"

"Non, si tu donnes beaucoup de magie et de volonté dans ton geste, celui-ci peut causer la destruction de tout ce qui se trouve sur son passage."

"Ouaou !"

"Ne le prends pas de cette façon. Quand tu contrôles ton impulsion et ta concentration sur l'ennemi, l'onde de choc va droit sur ton adversaire. Par contre, si tu ne contrôles rien, l'onde se propage tout autour de toi."

"Gloups…… c'est beaucoup moins génial comme pouvoir. Qu'est-ce qu'il y a d'autre ?"

"Plein de choses. Mais tu les apprendras au fur et à mesure. C'est ton premier jour, sois patient. Un jour viendra où tu connaîtras tout. Il est tard, retournons à la tour."

Harry regarda sa montre. Il était en effet minuit et demi. Il avait passé quatre heures avec Elébrus dans la salle sur demande ! Et il avait donc…… faim ! puisqu'il avait loupé le dîner.

Sa faim fut apaisée lorsqu'il entra dans la salle commune de Gryffondor et vit un énorme plateau d'argent, chargé de ses plats préférés. Il était tranquillement en train de manger un énorme steak de bœuf braisé avec des frites quand Dobby apparut devant lui.

"Bonsoir, Monsieur Harry."

"…Honchoir Nohi…" Dit Harry, la bouche pleine de frites.

"Dobby demande pardon car il n'a pas compris Monsieur."

"Désolé. Je te disais bonso…"

il fut interrompu par l'arrivé fulgurante d'une grande chose blanche, qui au premier coup d'œil était non identifiée, mais qui après examen se trouvait être Hedwige. Cette dernière était en possession de deux lettres.

"Génial ! Ils ont répondu !"

Il sautait littéralement sur place en disant ça. Puis, après s'être calmé, il prit les lettres avec un sourire jusqu'aux oreilles. Mais celui-ci s'effaça petit à petit en lisant la lettre de Ron.

"Harry,

je suis désolé mais je ne peux pas venir à Poudlard. Je pourrais t'y rejoindre le premier septembre, c'est-à-dire à la rentrée. Charlie m'a invité chez lui pendant les vacances pour me montrer des dragons. C'est formidable ! Il y a ceux du tournoi des trois sorciers, même le Magyar à Pointes ! (Mais celui-là je ne l'approche pas à moins de cinquante mètres, il est un peu trop……piquant à mon goût)

Je rentre au Terrier le trente et un août, pour pouvoir aller au chemin de Traverse avec maman.

Et au fait, félicitations pour le Licombral, même si je sais pas qu'elle est son utilité et pourquoi tu en as un.

A la rentrée, amicalement, Ron.

PS: Charlie te dit bonjour."

Harry avait finit la lettre. Voyant sa tête plus triste que jamais, Elébrus lui demanda :

"Que ce passe-t-il ?"

"Rien, c'est juste que mon meilleur ami ne peut pas venir ici avant la rentrée parce qu'il est chez son frère et étudie les dragons."

Puis il décacheta la lettre d'Hermione et la lut.

"Cher Harry.

Je suis actuellement en Australie avec mes parents. Je ne peux donc pas te rejoindre à Poudlard. Pour le Licombral, ça m'intrigue beaucoup car je ne connais pas, ou peu, cette espèce. Je sais seulement que le sorcier qui en possède un est appelé "mage gris". Un libraire m'a dit que je pourrais avoir plus de renseignements en allant voir un Gardien des Légendes, un Elfe des forêts. A ce qu'il paraît, il a des livres extrêmement anciens.

Je te laisse, je dois aller faire une balade à dos de Salimembrus (sorte de kangourou qui se déplace sur ses deux pattes arrières, en courant à la manière d'une autruche).

Amitié, Hermione."

Harry était encore plus déprimé, il allait rester un mois et demi seul dans le château, avec pour seule compagnie un Elfe de Maison complètement barjo, un Licombral, et des professeurs. Mais il était néanmoins content d'une chose : qu'Hermione ne soit pas experte en Licombral !

Il avait passé beaucoup de temps à travailler son animagi, et maîtrisait parfaitement bien les pouvoirs dont Elébrus lui avait parlé. Cependant, au fur et à mesure qu'il avançait dans sa maîtrise animale, il sentait grandir en lui une puissance de plus en plus grande, et par moment incontrôlable.

Ce soir là, il était assis dans son fauteuil préféré de la salle commune de Gryffondor quand un minuscule hiboux (pas plus grand que le main), portant un paquet faisant le double de sa taille fit irruption dans la pièce. Harry l'attrapa au vol et le débarrassa du paquet. Celui-ci était accompagné d'une lettre de Ron.

"Joyeux anniversaire Harry !

Je sais pas si mon cadeau sera utile, mais il est rigolo à observer. Encore une fois bon anniversaire.

Ron. Et la famille Weasley !"

Harry ouvrit le paquet. Il trouva dans l'emballage une boule argentée qui prenait successivement la forme d'un gros nez rouge, d'un œil, d'une tête…… En somme, de toutes sortes d'objets ronds. Ron ne s'était pas trompé en disant que son cadeau était inutile.

Dix minutes plus tard, un hibou Grand-Duc entra à son tour dans la salle commune. Il volait avec peine à cause de l'énorme paquet qu'il portait. "Encore un livre je présume", pensa Harry.

Il lut la lettre qui accompagnait le fardeau du hibou, qui était aussitôt repartit après l'avoir déposé, de peur d'en avoir un autre à transporter.

"Bon anniversaire Harry !

Je suis profondément déçue parce que je n'ai pas put rencontrer le Gardien des Légendes. J'ai néanmoins déniché, sur l'étagère la moins visitée d'une librairie, un grimoire regroupant beaucoup de légendes Elfiques. Je te laisse le découvrir.

Hermione."

Harry regarda le grimoire (à première vue, deux milles cinq cents pages) d'un air horrifié, intitulé "mille contes et légendes des Elfes."

"Non mais elle est folle de m'offrir un livre pareil ! Je le lirais quand je serai désespéré au point de lire un livre pour me remonter le moral……"

Il eut droit au regard le plus désapprobateur qu'Elébrus est put lui faire depuis qu'ils se connaissaient.

Le trente et un août arriva beaucoup trop vite au goût du Survivant. En début d'après-midi, il se rendit au cours de Hagrid, mais celui-ci n'était pas chez lui, chose étonnante. Il arriva quelques minutes plus tard.

"Ha ! Harry tu es là !"

"Ben c'est un peu normal, je suis sensé avoir cours."

"Oublis les cours, aujourd'hui y'en a pas. Par contre il y a cadeau d'anniversaire - comme je te l'ai dit, en retard. Je t'emmène assez loin d'ici, et le professeur Dumbledor a eut la gentillesse de me confectionner un portoloin."

"Et où allons-nous ?"

"Dans la cité des Elfes, dans la forêt d'Irlande. Pour des raisons de sécurité, il faudrait que tu couvres Elébrus avec ta cape d'invisibilité. Les Elfes sont très proches de la nature, et ils pourraient croire que tu as capturé Elébrus car tu es jeune et que personne n'en a vu depuis des siècles."

"D'accord. Accio cape d'invisibilité !"

En quelques secondes la cape arriva dans les mains du jeune homme, et il couvrit Elébrus avec. Ils touchèrent ensemble la grosse soupière transformée en portoloin, et atterrirent au milieu d'une immense forêt de chênes. Les arbres étaient gigantesques, on ne voyait pas leur sommet. Tout paraissait enchanté, tout semblait étinceler de magie, et Harry savait que ce n'était pas une impression. Il sentait la magie dans chaque feuille, chaque brin d'herbe. Elébrus prit la parole, il n'avait pas parlé de la journée.

"Hagrid, pourquoi nous avoir amenés jusqu'ici ? Cette forêt est tout sauf naturelle, il y a de la magie partout."

"Je vous ai amené ici parce que j'ai l'intention d'acheter quelque chose à Harry, quelque chose qui sera utile à vous deux."

"Et je peux savoir ce qui nous sera utile ?"

"Non, tu le découvriras en même temps que Harry. Aller, en route."

Ils parcoururent environ cinq cent mètres au travers de la forêt, et débouchèrent sur une cité aux murs blancs. C'était magnifique, tout rayonnait sous les flamboyants rayons de soleil d'août. Harry avait l'impression qu'il connaissait cet endroit, mais ne savait pas pourquoi. L'atmosphère lui était étrangement familière, même s'il se souvenait de ne jamais avoir mis les pieds dans une cité d'Elfes.

"Venez c'est par ici !" Dit Hagrid.

Quelques Elfes les regardaient passer, intrigués par la présence d'un humain et d'un demi-géant dans leur cité. Hagrid mena Harry et l'invisible Elébrus à une maison aux murs tellement blancs qu'ils en paraissaient argentés, et à la lourde porte faite d'argent pur. A côté de celle-ci, il y avait une pancarte sur laquelle on pouvait lire :

Bawen, art de la chevauchée et de la monture.

En entrant, Harry vit des centaines de selles, d'étriers, de filets, de licols, de tapis, et de mors, tous faits de cuire de différentes sortes. Mais tous avaient les parties métalliques en argent pur. C'était tout simplement magnifique. Hagrid emmena Harry près du comptoir, et actionna une petite sonnette. Quelques secondes plus tard, un Elfe apparut. Il était svelte et de grande taille, avait les cheveux noirs et les yeux d'un bleu aussi foncé que les abysses les plus profondes. Sa peau était laiteuse, ce qui offrait aux yeux qui l'observaient un magnifique contraste. Il se présenta.

"Je me présente, je m'appel Bawen, maître dans l'art de la chevauchée et de la monture. Que puis-je faire pour vous ?"

"Je désirerais un équipement souple, léger et confortable pour ce jeune homme, ainsi que pour sa monture."

"Très bien, mais de quel genre de monture s'agit-il ? parce que chaque équipement convient à une monture particulière."

"Et bien, il s'agit de CE genre de monture." Dit Hagrid en enlevant la cape d'invisibilité du dos d'Elébrus.

"Un Licombral ! Mais par quel miracle est-ce possible ? Cela fait plus de trois siècles que l'espèce avait disparut car aucun sorcier n'était digne d'en avoir !"

"Bonjour Maître Bawen."

"Bonjour Maître Licombral."

"Pour répondre à votre question, je suis issu de l'union de la Licorne Electra, et du Sombral Ténébrus. Je me nomme Elébrus."

"Les deux animaux les plus puissants qu'il y ait sur cette terre…… Mais par l'invocation de quel pouvoir, quel pouvoir a provoqué cette création ?"

"C'est mon pouvoir qui a provoqué cette création." Dit lentement Harry, comme s'il était honteux de le dire.

Bawen parla à ce moment là plus pour lui-même que pour les trois autres. Cependant, deux entre eux étaient concernés par ce qu'il disait, concernés au premier degré.

"Elébrus, le plus puissant Licombral ayant jamais existé, invoquer par le pouvoir de Harry Potter… Un si jeune homme, ce n'est pas possible. A moins que…… Oui, ça ne peut être que ça…"

"Qu'est-ce qui ne peut être que ça ?" Demandèrent Harry et Elébrus en cœur.

"Il existe une légende, ou plutôt deux légendes. Ces deux légendes sont liées. L'une parle d'un Licombral, issu de l'union de la plus puissante Licorne et du plus puissant Sombral. L'autre légende parle d'un être, l'Etre à l'Eclair."

"Et que disent ces légendes ?" Demanda Harry.

"Attendez que je m'en souvienne. A voilà, la légende du Licombral me revient."

Secret et solitaire

Tu traverse ciel et mer

Cherchant sur ton chemin

Les secrets du destin

Protecteur des royaumes sorciers

Tu veilles sur eux secrètement

Uniquement armé de ta corne enchantée

Tu parcours les continents

Dans la douleur et la joie

Toujours tu seras là

Veillant sur nous

Nous te devons tout

Le nom de ton père

Synonyme de ténèbres

Celui de ta mère

Symbole de lumière

Avec celui qui porte l'éclair

Tu vaincras le Seigneur Funèbre

Licombral du temps

Licombral de vie…

Elébrus

"Voilà, c'est la légende du Licombral le plus puissant qu'il y ait jamais eu."

"Je ne savais pas que j'étais le fruit d'une légende."

"Et bien maintenant tu le sais. Mais la légende du Licombral est forcément liée à celle de l'Etre à l'Eclair. Attendez, je vais chercher le grimoire qui la contient, parce que je n'arrive pas à m'en souvenir."

Il disparut quelques instants dans l'arrière boutique, puis il en revint munis d'un grimoire à la couverture d'argent, ornée d'une gravure représentant une corne avec un liseré émeraude, et d'un éclair bordé lui aussi de vert émeraude. Bawen ouvrit le magnifique grimoire et lut pour lui-même la légende recherchée. Puis il regarda attentivement le Survivant, et déclara du ton le plus mystérieux :

"Ca ne peut être que lui…"

"Mais qu'est-ce que ça veut dire !" S'étrangla Harry.

"La légende concernant l'Etre à l'Eclair est formelle."

L'Etre à l'Eclair est à l'origine du Licombral

Le Seigneur Noir l'a marqué comme un égal

Il peut être animal

Quand l'Etre a l'Eclair aura été révélé par le Licombral

Il deviendra fatal

Au Maître du Mal

Dès lors il n'est plus sorcier

Car dès qu'il est révélé

Son sang est immédiatement mêlé

A celui par qui il a été invoqué

Des générations passées…

Le Suprême

Il n'est donc plus sorcier

Mais Chevalier

Au-dessus de tout

Plus puissant que tout

Jamais il ne peut se séparer de l'animal

Il est Chevalier de l'Ordre du Licombral

"Et ça veut dire quoi en résumé ?" Questionna Harry.

"Cela veut dire, Harry Potter, que tu es le Chevalier de l'Ordre du Licombral. Cela veut dire aussi que tu as du sang d'Elfe dans les veines."

"Mais ce n'est pas possible ! Je suis né de James et Lily Potter, née Evans ! Et ce sont tous les deux des sorciers, pas des Elfes ! Et puis j'ai été révélé en rien du tout !" S'emporta le jeune homme.

"Tu me parleras sur ce ton quand tu seras Chevalier ! Mais pour le moment adresses-toi à moi d'une autre manière, je te rappelle que je fais partie de ceux que l'on appelle les Etres Supérieur."

"Oui, désolé. Et pis d'abord, c'est quoi cette histoire de Chevalier de je sais pus quoi ?"

"Une histoire dit que le Suprême pouvait prédire l'avenir, et créer des légendes, de façons à ce qu'elles se réalisent lorsque les conditions sont réunies. Il créa l'Ordre du Licombral. Chaque membre est Chevalier, et chaque Chevalier a un Licombral et une chevalière ornée d'une corne et d'un éclair. Les Chevaliers sont des sorciers, mais quand ils possèdent un Licombral, on les appelle mages gris. Ils ont le pouvoir d'utiliser n'importe qu'elle formes de magie au service du bien. Mais toi tu es à part. Tu es l'Elfe au sang mêlé, le mage gris de tous les mages gris, le Chevalier de tous les Chevaliers. Tu as le pouvoir ultime, celui de faire régner le bien à tout jamais."

"Heeeuuu…… vous êtes sûr que vous ne vous trompez pas de personne ?" Interrogea Harry.

"Il n'y a qu'un seul moyen de le savoir : la révélation. D'après ce qui est écrit, il faut que la corne du Licombral entre en contact avec l'éclair de l'Etre qui le porte."

"On peut toujours essayer, même si je suis sûr que ce n'est pas moi." Dit Harry, pessimiste.

Il se tourna vers Elébrus, et au passage il vit Hagrid assis par terre, complètement abasourdi par ce qu'il venait d'entendre.

"Ca va Hagrid ?"

"Oui, t'en fais pas Harry, il faut simplement que je digère toutes les nouvelles. Moi qui croyais que je venais simplement t'acheter un cadeau d'anniversaire…"

Harry souriait, mais quand il fit face à Elébrus, il était très concentré sur ce qu'il allait faire.

"Prêts ?" Demanda le Licombral.

"Prêts."

Elébrus fit un petit mouvement de la tête, suffisant pour que sa corne entre en contact avec a cicatrice de Harry. Quand la corne le toucha, il ne se passa rien, ou presque. Harry n'avait rien remarqué, mais Bawen avait tout vu…

"Vous voyez, j'avais raison, ce n'est pas moi ! Vous vous êtes trompés !"

"Peut-être. Mais dans ce cas, expliques-moi pourquoi tu viens de me parler en Elfique ?"

"Je n'ai pas parlé Elfique ! Je ne connais pas un mot de cette langue !" Dit-il encore une fois en Elfique.

Il fit face au garde chasse de Poudlard, une lueur de désespoir dans ses yeux émeraude et argents.

"Harry, je n'ai pas compris un seul mot de ce que tu as dit à Bawen…"

Encore une fois merci à Marion qui corrige mes chapitres et fait de petits commentaires pour que j'améliore le texte.

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