Chapitre 2
Abattu en plein vol


Aïe.
Oh, mon chat, j'ai maaaaal.
J'ai l'impression qu'on m'a ouverte le ventre en deux.
Oh.
En fait, c'est ce qu'à fait Bolg, maintenant que ça me revient.
Je ris nerveusement.
J'ai aussi affreusement mal à la tête et à l'épaule gauche. Un peu partout, en fait, mais c'est une douleur lointaine.
Cependant, mon nez capte une odeur que je n'ai pas sentie depuis très longtemps : celle de la lessive au savon de Marseille. Je sursaute et d'un bond suis assise, les yeux grands ouverts.
La lumière est forte, mais pas aveuglante. Je cligne de nombreuses fois des yeux le temps de m'y faire. Je suis dans la pénombre, en fait. Mes rideaux électriques sont à moitié-baissé.

Je suis sur mon maudit canapé.

Dans mon maudit salon.
Dans mon maudit appartement.

Qu'est-ce que … ?

Je me lève prestement, mes douleurs déjà oubliées et me jette sur mon ordinateur sur lequel tourne presque silencieusement une playlist YouTube en plein écran.
Echap.
La barre d'outil m'indique qu'il est trois heures quarante-quatre du matin.
Mes applications habituelles sont lancées : mon explorateur de document, Thunderbird, Discord, Google Chrome, Photoshop, Krita et … le Seigneur des Anneaux En Ligne. Je clique sur l'icône et le chat m'indique que je ne suis plus AFK.

Qu'est-ce que … ?

Je survole de la souris la barre des tâches jusqu'à l'horloge " dimanche 13 mai 2018 "

Quoi ?

Je m'accroche au bureau, les yeux rivés sur l'écran aveuglant dans le noir de mon appartement.

Comment … ?

Je pensais avoir oublié ce jour, mais en le voyant si pleinement, je me souviens cruellement qu'il s'agit du jour où j'ai débarqué dans la Comté.
Je suis morte. Qu'est-ce que je fiche ici ?

Aïe.
Je desserre mes doigts de leur accroche sur mon bureau et les détends. Okay Charlotte, panique pas. Il doit y avoir une raison.

Je me déconnecte de mon jeu et mets en pause YouTube.

De quoi je me souviens. Je suis morte à la bataille des cinq armées. Mécaniquement, une main se porte à mon ventre. Non, tout va bien. En fait, j'ai mal nulle part, on dirait juste une douleur résiduel de mon cerveau. Je regarde étrangement ma salopette et mon T-shirt du groupe Dio. Je regarde mes pieds : humains et sans poil.
Donc, je suis morte, mais me retrouve dans mon appartement comme si de rien ne s'était passé.

Je me dirige doucement vers la double-porte donnant sur l'entrée et allume la lumière. Je me retourne vers mon salon. Le bureau n'a pas changé, les bibliothèques n'ont pas bougé, mon canapé est là, ma table aussi.
Je porte une main à mon front, cherchant un signe de fièvre.

Qu'est-ce qui m'arrive encore … ? Est-ce que je suis retournée dans mon monde ? Est-ce que c'est un délire de mourante ? Oromë m'a confirmé que j'étais morte pourtant. Non ?

Je me pince le bras et glapis de douleur.

Pas un rêve. J'ai rechangé de monde ? Pourquoi ? Comment ?

Bilbo ? Nori …? Thorïn ? Kíli, Fíli, Dwalïn, Ori, Dori, Bofur, Bifur, Bombur, Glóïn et Óïn ?

Est-ce que j'aurais rêvé mon aventure … ? Non, mon cerveau ne serait pas si cruel. Cela semblait si réel … La douleur, mais aussi la joie.

Qu'est-ce qui m'arrive ?

Sans précaution, je me laisse tomber au sol, sans me retenir. Pas plus que je ne retiens mes sanglots. J'hurle de rage, de désespoir et d'incompréhension, incapable de me retenir. Tant pis pour les voisins.

Je suis incapable de comprendre ce qui m'arrive. Tout ce que je sais, c'est que j'ai aucune idée de ce qui se passe.
Je m'essuie rageusement les joues d'un mouvement de bras. Ça m'écorche presque la peau tellement je suis délicate dans mes gestes.

" Est-ce que tout va bien ? "
J'hurle de peur. Quelqu'un vient de me toucher l'épaule. Dans mon appartement. Que je ferme toujours à clé.
Je me relève, manquant de m'éclater le nez par terre au passage et me jette sur mon bureau. J'dois avoir un cutter quelque part, cependant ma main trouve ma réglette en métal que j'empoigne tel une épée. Je me retourne pour faire face à l'étranger dans mon appartement et cherche de ma main libre mon téléphone que je dois avoir dans une poche, vu qu'il ne me quittait jamais avant la Comté.
" Vous n'avez rien à faire ici ! Vous devez sortir, tout de suite, merci bien ! " Tiens, je suis polie, Bilbo a bien déteint sur moi " Je vais appeler les flics ! Comment êtes-vous entré chez moi ? " Je ferme toujours à double-tour la porte et elle a cinq gongs, personne ne peut rentrer.
" Charlotte ? "
J'hurle en voyant mes poches vides et balances à l'inconnu le premier truc qui me vient à la main et que j'ai pris sur mon bureau : ma lampe à led licorne qui marche sur batterie.
" Charlotte. Cesse ce bazar et regarde-moi, veux-tu bien ? " me demande presque gentiment l'inconnu. Je cesse alors de ma recherche frénétique de solution à l'intrusion et regarde enfin l'homme.
" Oromë ? "
Il s'agit d'un homme, la trentaine, cheveu brun, habillé en robin des bois. Je baisse enfin ma règle.
" Qu'est-ce qui se passe ? " ma voix est pâteuse, je la reconnais à peine. En tout cas, mes voisins doivent définitivement me prendre pour une folle maintenant.

" Et si tu t'asseyais, j'ai préparé du thé. "
Je cligne des yeux, mais obéis. Je garde cependant la règle avec moi sur le canapé. Il pose sur ma table mon mug licorne qui est encore en train de changer de couleur due à son revêtement thermoréactif, passant du noir à l'arc-en-ciel. J'observe le dieu (dans mon salon, au calme) prendre ma chaise de bureau et s'installer dedans en face de moi, mon mug Coca-Cola dans les mains.
C'est surréaliste.
Il semble content de m'ignorer pour le moment, observant autour de lui. Ça doit lui changer de son environnement habituel.
Je renifle et avec mes manches, m'essuye le visage. Okay. Je suis pas seule. Je suis avec le dieu qui m'a envoyé en Arda. Je n'ai donc pas rêvé et il va m'expliquer.
Je prends doucement mon mug. Que je suis contente de le revoir. Je savais pas que mon appartement et ce qu'il y a dedans m'avait manqué avant ce moment précis. Ma boule à thé diffuse tranquillement son contenu dans le liquide chaud et je renifle avec bonheur mon thé préféré : le Prince Wladimir.
Je me risque un coup d'œil au dieu qui me regarde, il me sourit.
" C'est mon thé préféré. " j'explique en souriant timidement.
" Je le sais. Je sais tout de toi.
- Vous savez que c'est très malaisant comme réplique ?
- Je ne compte pas te mentir. Je suis sincèrement désolé de t'avoir effrayé, ce n'était pas mon but. Je ne savais pas que tu te réveillerais aujourd'hui. Je ne m'attendais pas à ce que tu dormes aussi longtemps à dire vrai, mais ton âme avait besoin de repos. "
Je lève un sourcil. Sérieusement ? Après tout ce qui m'est arrivé ses derniers mois, j'trouve qu'au contraire, j'ai pas assez dormit.
" Juste pour future référence : vu tout ce que j'ai fait sans votre aide, j'mérite une médaille. Et pas en chocolat. "
Cela le fait rire et je continue de profiter de mon thé bien chaud.
" Bien, tu sembles de nouveau d'aplomb. Je pense que tu veux savoir ce qui se passe exactement, non ?
- Un peu mon neveu ! "
Enfin, quelqu'un qui pense à m'expliquer ce qui m'arrive et sans que je le demande ! Un peu de bon sens dans tout ce schmilblick qu'est ma vie. Je penche la tête. Ou je devrais dire ma mort ?

J'entends un bruit de bois et de céramique. Oromë a posé son mug sur la table.
" Tout va pour le mieux en Eä.
- C'est quoi ça ? "
Il me jette un regard que je traduirais par " Sérieusement ? " et je souris idiotement. Non, j'ai aucune idée de ce que signifie ce qu'il vient de dire. Cela le fait rire quelques instants avant qu'il ne se calme pour m'expliquer.
" L'Eä, c'est l'univers dans toute sa vision et ses possibilités. Il est le résultat du chant des Ainur et la réalisation de la vision d'Iluvatar. L'Eä regroupe les halls de l'attente, le néant et Arda. "
Je hoche la tête en fronçant les sourcils. L'univers. Tout simplement. Jamais entendu parler.
" Tu as permis à la lignée de Durïn de survivre. Grâce à toi quand Durïn lui-même se réincarnera une septième fois, cela ne sera pas sa dernière réincarnation en Arda et il sauvera le peuple nain à travers les âges. "
D'un doigt dans l'air, je retrace vaguement ce que je connais de l'histoire de Durïn grâce à la compagnie et ce que j'ai retenu de mon jeu.
Okay, alors j'ai sauvé la lignée de Durïn et permis à un nain que je connais ni d'Éve ni d'Adam de se réincarner plus de sept fois. Tranquille Thranduil. Je repose ma main contre ma tasse.
" Sans rire, est-ce que j'ai des limites dans ce que je suis capable de faire ?
- Comme tout être, oui, tu es limité dans tes possibilités, mais je t'avouerais que tes capacités à élargir le champ des possibles à ton avantage est extraordinaires. C'est pour cela que j'apprécie autant de t'observer. Tu es étonnante et pleine de surprises. "
Je hoche la tête en levant les yeux au ciel. Je vis dans une réalité de tordu.
" La Bataille des cinq armées est finie. " Je me fige et reporte mon attention sur Oromë qui continue de me mettre au courant de ce qu'il se passe en Arda. " Les orcs présent ce jour-là ont été décimé jusqu'au dernier et ont été brûlés, leurs âmes ont été purifié et envoyé en Valinor, rejoindre les Cavernes de Mandos. "
Je hoche la tête. Okay, les orcs sont des elfes corrompus par Morgoth, quand ils meurent, ils rejoignent l'au-delà comme si de rien n'était, parce que c'était pas leur faute. Cool ça.
" L'armée de Thranduil est restés aidé à s'occuper des blessés et aider à réaliser les rites funéraires des races ayant combattu au pied Érebor. Les hommes menés par Bard sont encore dans le royaume nain. La cohabitation entre nain et humain n'est pas aisée, mais Bard et Thorïn font de leur mieux et les relations s'améliorent doucement, mais sûrement. Daïn est repartie au Mont de fer, après le couronnement de Thorïn. Certains de son armée sont resté cependant, pour vivre à Érebor. "
Je souris, heureuse que Thorïn soit officiellement roi sous la montagne. Depuis le temps qu'on voulait ça. Mon cœur se serre en pensant que j'ai loupé ça, mais j'ignore mes sentiments pour le moment. Le dieu n'a pas fini.
" Bilbo est encore avec eux, il a été anobli et nommé ami des nains. Il est donc un nain à part entière désormais. " Je pose mon mug désormais fini sur la table en souriant. Il va pouvoir explorer Érebor et sa bibliothèque à loisir, il va être heureux. " Cependant, il prévoit déjà de repartir dans la Comté au début du printemps, dès que le temps le lui permettra.
- Pourquoi ? " je croâsse. On s'était dit qu'on resterait à Érebor, pourquoi est-ce qu'il voudrait repartir ?
" Vivre à Erebor était votre projet à tous les deux. La comté lui manque et tu n'es plus à ses côtés, la compagnie ne lui suffit pas pour être heureux. Il est convaincu que repartir vivre dans son smial le libérera de sa mélancolie qui l'habite. "
Je porte une main à mon cœur qui se serre, les larmes aux yeux. Pauvre Bilbo. On avait tellement de projets pour après la guerre … Aucun de nous n'avait idée que l'un de nous se retrouverait seul. Je comprends sa décision.
Je ne suis pas sûre que laisser la compagnie à Érebor et se retrouver de nouveau seul dans la Comté soit vraiment ce qu'il y a de mieux, mais il faut qu'il trouve sa place dans ce monde sans moi désormais.
" J'ai rempli ma mission, donc ? " je demande pour me l'entendre confirmer une nouvelle fois.
" La compagnie entière vit. " me confirme le dieu qui ne me quitte pas du regard.

Je hoche la tête.
Oui, je suis morte, mais la compagnie vit.
Okay, je peux vivre avec ça.

Une idée soudaine me traverse. Où sont mes chats ? Malo dort quasi toujours avec moi et vit collé à moi, c'est étrange qu'il ne soit pas encore là. Oromë lui fait peur ?
" Deux minutes. " je m'excuse rapidement auprès du dieu et vais dans ma cuisine : pas de chats. Pristie est pourtant toujours planquée dans les casseroles quand il y a quelqu'un. Dans la chambre ? Avant que j'ai pu fouiller sous le lit à la recherche de Malo et Pristie, je remarque la porte-fenêtre.
Qu'est-ce que ?
Je traverse la pièce, contournant mon lit et avance une main vers la poignée, elle ne tourne pas et je ne quitte pas du regard l'extérieur de mon appartement en cherchant à la forcer. Le paysage qui s'étend habituellement à mes fenêtres n'est plus, remplacé par un blanc vaporeux au reflet étrange bleu.
Je suis pourtant très loin de tout corps d'eau, ce n'est pas du brouillard, et même si s'en était il ne serait pas si épais et si haut. Je vis au troisième étage tout de même.
" Nous ne sommes pas dans ton appartement. " m'explique une voix dans mon dos.

Je m'immobilise, les yeux toujours rivés sur le brouillard devant moi.
Pas dans mon appartement … ? Pourtant … ?
Un frisson me traverse le dos.
" Oh. Je suis morte. " je murmure en faisant un pas en arrière, lâchant enfin la poignée. Ceci dit, ça veut dire que j'ai pas réveillé mes voisins avec tout mon brouhaha, ça a du bon.
" Nous sommes actuellement dans une poche temporelle aux limites des halls de l'attente et du néant. Ton âme n'a pas de places définies dans ce monde qui n'est pas le tien. Elle avait cependant besoin de se réparer des tourments que je t'ai infligé et je me suis dit que quelques explications au calme te feraient le plus grand bien. "
Je me tourne vers lui, il est nonchalamment appuyé contre l'encadrement de porte de la chambre.
" J'ai laissé ton âme recrée un environnement que tu considères comme étant ta maison dans cette poche temporelle pour te donner le repos que tu mérites. "
L'endroit que je considère comme ma maison ? Je fronce les sourcils en observant ma chambre à couché, son lit, ses murs jaunes, mes instruments de musique, mes peluches et l'arbre à chat. Oui, c'est mon appartement, dans ses moindres détails. Mais, ce n'est pas chez moi … Enfin, ce n'est pas l'endroit que je considère comme était ma maison. Peut-être avant mon arrivée en Arda, mais plus maintenant.
" Oui, moi aussi, je suis surpris que ton âme n'ait pas matérialisé le smial de Bilbo ou même une pièce d'Érebor. " explique Oromë en repartant dans le couloir. Je le suis. " Ma seule explication est que tu n'es resté que peu de temps dans le smial de Bilbo et que tu considérais encore être chez lui et non chez toi. Tu n'es pas franchement resté à un autre endroit donné non plus. Ainsi ton âme continue de considérer cet appartement comme étant ta maison, ton refuge.
- Ça fait sens … " je murmure en entrant de nouveau dans mon salon où je retrouve le canapé.
Donc, pas vraiment mon appartement et pas de chats. Je suis dans une poche temporelle. Pour le repos de mon âme.
" Je suis donc dans un genre de matrice ?
- C'est exact.
- Donc, je dois choisir entre rouge et bleu maintenant, c'est ça ? "
Ma question idiote aura le mérite de faire rire le dieu qui s'est replacé dans sa chaise.
" Non, pas du tout. Nous sommes entre deux voiles, entre les bords d'Eä et les bords d'Arda. Tu auras un choix à faire concernant ton futur, mais il ne concerne pas des pilules.
- Concernant mon futur ? Comment ça ? Je suis morte, ça coupe tout futur non ? À moins que ça soit de choisir quel hall je rejoins ?
- Non, pas du tout. "
Avant que j'ai pu en demander plus, il se lève et replace ma chaise de bureau devant mon ordinateur. Je regarde en clignant des yeux le dieu se servir avec aisance de l'ordinateur, ouvrir Google Chrome et lancer des onglets que je ne me rappelle pas avoir mis en favoris. Sérieusement, voir quelqu'un ressemblant à Robin des bois en collant se servir d'un PC avec autant de facilité est vraiment déroutant.
" Cette poche temporelle est reliée à ton âme et par ce fait, nous avons accès aux pages internet de ton ancien monde te concernant. "
Et avec ça, il me montre ma chaise de bureau dans laquelle je m'installe. Pages internet me concernant ? Comment ça ?
Sur l'écran, j'aperçois que je suis sur une galerie Tumblr. Ce sont des dessins de moi ? Je lève les yeux vers le dieu qui m'invite d'un geste de main à continuer de regarder. L'onglet suivant concerne une fanfiction de moi, le résumé étant " Et si Charlotte n'était pas morte pendant la Guerre des cinq armées. "
Je navigue frénétiquement les onglets, mon cœur battant la chamade. Devant mes yeux ébahis défile une foultitude de dessins de ma personne, des fanfictions, pas mal de fanfiction dans un univers alternatif (il y en a même un de moi en sirène !), des gens ont fait des blogs en mon honneur, il y a des photo-edit de moi et les gens ont en bio des phrases que j'ai prononcé. C'est délirant. Je suis sûre que mes yeux cherchent à sortir de mes orbites pendant que j'observe de nouveaux onglets, bouche ouverte.
" Tu as changé l'histoire de ce monde, mais aussi l'histoire telle qu'elle est connue dans ton monde d'origine. "
Je ris, d'abord nerveusement, puis hystériquement.
" Vous êtes en train de me dire que Tolkien a écrit le hobbit avec moi dedans ? Que Jackson a trouvé une actrice me ressemblant pour m'intégrer à ses films ? Et que j'suis devenue quoi, une célébrité dans mon monde ?
- Ton monde ignore tout du fait que tu es d'un monde extérieur à Arda, mais oui, ton monde connaît tout de toi et de ton implication dans la quête. "
Je m'arrête sur un dessin de moi embrassant Nori et me passe une main sur le visage.
" Tranquille Thranduil … "


On se retrouve le 23 juin (samedi), en attendant, j'ai hâte de lire vos réactions : heureux de retrouver Charlotte ?
Est-ce que j'ai fait un Deus Ex Machina (pour la seconde fois dans la vie de Charlotte) ? Dans le sens premier du terme ! Dans le mille Émile !