Certaines ( TVXQFane Sa-Chan et Mimichang pour ne pas les citer…) d'entre vous ont voulu ( pour ne pas dire exigé, XD ) une suite, alors la voilà ( beaucoup plus longue que la première partie ). Attention, gros saut dans le temps, ce ne sont plus des petits garçons, mais deux ( beaux ) adolescents…
Évidemment, le titre n'a plus trop de rapport avec l'histoire maintenant, mais bon, je l'aime bien…
Feasie : je sais que le mariage gay est autorisé en Angleterre, mais ce n'était pas le cas dans les années 60/70, à l'époque où se déroule l'histoire…
Persos pas à moi bla bla bla JKR bla bla bla…
Sur ce, bonne lecture !
Il y avait longtemps que les garçons avaient perdu une bonne partie de leur innocence. Ils avaient maintenant seize ans et savaient que la vie était loin d'être rose, une espèce de fou furieux voulait prendre le pouvoir et éliminer les Moldus et les sorciers dont le sang n'était pas 'pur'.
Néanmoins, ils vivaient de bons moments, seuls ou avec leurs amis communs. Remus et Sirius étaient les meilleurs amis du monde, rien ne pouvait les séparer. Pas même, la grosse dispute qu'ils avaient eus à l'âge de treize ans quand Sirius avait découvert ce que son ami lui cachait depuis des années, à savoir qu'il était un loup-garou. Et ce n'était pas cette révélation qui avait mis Sirius en colère, mais le fait que Remus n'ait pas jugé bon de lui dire. Depuis ce jour, ils ne s'étaient plus disputés une seule fois.
Malgré la menace qui planait sur le monde sorcier, ils essayaient de vivre le plus normalement possible. Ils étaient heureux d'être ensemble tout au long de l'année. Ils ne se séparaient jamais, ayant choisi les mêmes options. Et pendant les vacances, ils se voyaient tous les jours ou presque, habitant le même quartier. Mais depuis cet été, Sirius, étant parti de chez ses parents, habitait chez James, leur ami.
Il n'avait pas voulu aller chez Remus car le père de celui-ci était décédé peu de temps avant et que, sachant que madame Lupin gagnait très peu d'argent, il ne voulait pas être un coût supplémentaire pour elle. Néanmoins, Remus avait réussi à le convaincre de venir passer la moitié des vacances de Noël chez lui, une semaine rien que tous les deux, sans leurs amis. Il passerait la seconde moitié chez sa cousine Andromeda, vu qu'il ne pouvait pas retourner à Hogwarts en plein milieu des vacances et que James et ses parents partaient pendant les deux semaines en France.
Sirius était heureux de pouvoir passer du temps seul avec Remus, ça faisait tellement longtemps que cela n'était pas arrivé.
-À quoi penses-tu, Paddy ?
-À rien de particulier. Enfin, si. Je pensais à ta mère.
-Ma mère ?
-Oui, c'est vraiment gentil de sa part de m'accueillir pendant une semaine.
-Tu sais bien qu'elle t'a toujours adoré. Elle te considère un peu comme son deuxième fils, répondit Remus alors qu'ils descendaient du train et rejoignaient sa mère.
-Comment allez-vous, les garçons ?
-Très bien, maman.
-Et toi, Sirius ?
-Très bien aussi, madame. Et merci de me recevoir chez vous.
-C'est toujours un plaisir de te voir.
-On rentre de quelle façon, maman ?
-Étant donné que les transports Moldus sont surpeuplés à cette heure-ci, nous allons transplaner. Et comme vous n'avez pas votre permis, vous allez vous accrocher après moi.
Les garçons prirent chacun un bras de la femme et le serrèrent; puis tous trois disparurent dans un 'plop' caractéristique.
-Vous devez avoir faim après ce voyage. Bien que je sois certaine que vous avez mangé beaucoup de sucreries…, dit la mère de Remus quand ils furent arrivés dans la petite maison des Lupin. Allez donc goûter avant de ranger vos affaires. Je vous ai préparé des crêpes. Je sais que Sirius les aime beaucoup.
-Bonne idée, maman. C'est vrai que les chocogrenouilles ne sont pas très nourrissantes.
Les garçons allèrent s'asseoir dans la cuisine où madame Lupin leur servit un plat énorme de crêpes.
-Hum… Elles sont toujours aussi divines. Si je le pouvais, je ne me nourrirais que de vos crêpes.
-Je t'en ferai d'autres pour Hogwarts. Je me rappelle la première fois que tu en as mangés, c'était au début où vous vous connaissiez, quand vous aviez cinq ans environ.
-Je ne me rappelle pas vraiment… Et toi, Moony ?
-Pas du tout. Qu'est-ce qu'il s'est passé de spécial ?
-Vous ne vous rappelez pas ? Sirius m'avait posée une question très mignonne…, sourit la femme.
-Qu'est-ce que c'était ?
-Si je pouvais faire le gâteau pour votre mariage.
-Tu veux dire 'nos' mariages, maman…
-Non, votre mariage à tous les deux. Je croyais que tu voulais dire un par mariage, Sirius. Mais vous m'avez bien dit que vous vouliez vous marier ensemble…
-Ça va, Paddy. T'es tout rouge.
-Hein ? Oh, oui. Oui, ça va. Je me demande bien pourquoi je pensais qu'on pourrait se marier.
-Oh, il n'y avait pas que toi, Remus aussi le pensait. C'est dommage que vous ne vous souveniez pas de ça. Et puis, vous étiez tellement mignons quand vous vous faisiez des petits bisous…
-QUOI !, s'exclamèrent les deux garçons d'une seule voix.
-Attendez, je dois avoir une photo quelque part, je vais vous la chercher, dit madame Lupin en sortant de la pièce.
-Elle nous fait une blague, n'est-ce pas ?, questionna Sirius, mal à l'aise.
-Je crains bien que non.
-Oh…
Sirius baissa la tête, plus rouge que jamais, et ne la releva que lorsque la mère de son ami revint dix minutes plus tard. Les garçons n'avaient pas prononcé un seul mot durant son absence.
-Je savais bien que j'en avais une. Regardez.
Sur la photo, on voyait deux petits garçons - l'un châtain-roux et l'autre brun - qui marchaient en se tenant par la main. Ils s'arrêtaient de temps en temps pour que l'un des deux - chacun leur tour - pose ses lèvres sur celles de l'autre.
Il semblait maintenant que les deux adolescents faisaient un concours à celui qui serait le plus rouge.
-Alors vous voyez comme vous étiez choux, tous les deux.
-…
-…
-Oh, vous êtes gênés… Il n'y a pas de raison de l'être.
-Euh, ouais… Tu viens, Paddy, on va ranger nos affaires.
-Vas-y, je te rejoins. Il faut que je parle à ta mère.
-D'accord, répondit Remus.
Puis il quitta la cuisine.
-Qu'est-ce qu'il se passe, Sirius ?
-Est-ce que… euh…
-Oui ?
-Vous pourriez me faire un double de la photo ?
-Bien sûr. Gemino !
Une deuxième photo, identique à la première, apparut à côté de l'autre.
-Tiens.
-Merci beaucoup.
-Tu as autre chose à me dire, Sirius ? Tu sais si il y a quoi que ce soit qui t'inquiète, tu peux m'en parler.
-C'est que… Non, rien.
-Sirius, je vois bien que ça ne va pas. Ça a un rapport avec la photo, n'est-ce pas ?
-Peut-être bien…
-Tu regrettes de ne plus être aussi proche de Remus.
-Nous sommes toujours très proches, il est mon meilleur ami.
-Mais tu voudrais qu'il soit plus que ça, j'ai raison ?
-…
-Tu peux me le dire, je ne te jugerai pas. Et je promets de ne rien dire à mon fils, si c'est ça qui t'inquiète.
-En fait, je ne sais plus où j'en suis…
-Tu l'aimes ? Je veux dire : es-tu amoureux de lui ?
-Oui, murmura Sirius.
-Va le voir alors. Il faut que vous parliez tous les deux.
-Ce n'est pas la chose la plus facile à faire vous savez…
-Je sais. Mais tu dois lui dire. Au nom de votre amitié.
-Et si jamais il ne veut plus me voir, qu'est-ce que je deviendrai ?
-Ne t'inquiète pas pour ça, je suis certaine qu'il réagira bien. Et même si il ne ressent pas la même chose que toi, je sais qu'il ne te rejettera pas. Mon fils tient trop à toi pour te blesser.
-J'ai quand même peur. Il pourrait m'en vouloir de lui avoir caché ça durant des années.
-Écoute, ce que tu as à lui dire est beaucoup moins grave que ce que lui t'avait caché - et que tu lui as pardonné. Crois-tu qu'il ne serait pas capable de faire la même chose ?
-Non. Mais je préfère attendre encore quelques temps…
-Fais comme bon te semble. En tout cas, si tu as besoin d'en parler à quelqu'un, je suis là.
-Je sais, merci madame.
-Le jeune homme quitta la cuisine et monta à l'étage rejoindre son meilleur ami.
-Ça va ?, interrogea Remus.
-Oui.
-Si tu as des problèmes, il faut m'en parler.
-Merci, mais tout va bien.
-Alors tant mieux. Tu peux m'aider à installer ton lit ?
-Oh, oui, bien sûr.
Les deux adolescents passèrent le reste de l'après-midi à préparer la chambre et à discuter.
-- - --
Cela faisait quatre jours qu'ils étaient de retour à Hogwarts quand Remus demanda à son ami s'il pouvait lui prêter son livre de potions car il avait égaré le sien.
-Je l'ai sans doute oublié à la bibliothèque mais si j'y vais maintenant, madame Pince va encore gueuler parce que je la dérange à l'heure de la fermeture.
-Pas de problème, prends-le. De toute façon, je n'en ai pas besoin pour le moment.
-Merci, je te le rends dès que j'ai fini mon devoir.
-Rien ne presse. Bon, j'y vais, je dois rejoindre James à son entraînement.
-D'accord, à plus tard.
-Travaille pas trop dur, Moony…
Ledit Moony descendit à la salle commune, tandis que son ami sortait, direction le terrain de Quidditch.
Remus commença à feuilleter le manuel de Sirius à la recherche d'information pour son essai sur les philtres d'amour quand il tomba sur une photographie. C'était celle que sa mère leur avait montrée le premier jour des vacances. Celle où Sirius et lui, âgé de cinq ans, se faisaient des petits bisous.
-Qu'est-ce que…
Le jeune homme se demandait comment cette photo était arrivée ici. Est-ce que son ami l'avait dérobée ? Ou bien était-ce sa mère qui l'avait glissée là pour les taquiner encore un peu ? Il regarda la photo pendant un long moment, essayant de se rappeler. Mais le choc qu'avait provoqué sa morsure, lui avait ôté tous les souvenirs antérieurs à cette nuit-là.
'Nous avions l'air tellement heureux ensemble', pensa le jeune lycanthrope. 'Dommage que ce ne soit plus pareil… Nous ne sommes plus aussi proches qu'avant. Maintenant, il y a James et Peter. Ce n'est plus Sirius et moi contre le monde entier.'
La salle commune était bruyante alors Remus préféra retourner dans le dortoir pour travailler. Mais, même au calme, il avait du mal à se concentrer. Sans cesse, il repensait à la photo, il voulait la regarder encore et encore. Il l'a ressortit donc d'entre les pages du livres et la contempla, perdu dans ses pensées. Et, sans s'en rendre compte, il s'endormit.
-Moony…
-Hein, quoi ?
-Oh pardon, tu dorm…, s'interrompit Sirius en voyant ce que tenait son ami.
-Pourquoi cette photo était dans ton livre de potions ?
-Euh… ben, je…
-Est-ce que tu l'as volée ?
-Non ! C'est… un double.
-Un double ? Pour quoi faire ?
-Ben, je voulais avoir un souvenir de nous deux…
-Mais… Nous avons déjà beaucoup de photos de nous deux.
-Oui, mais pas où nous sommes si proches. Enfin… pas proche de cette façon…
-Paddy…
-Je sais que tu as oublié tout ce qu'il s'est passé avant que Greyback s'en prenne à toi, mais moi, je n'ai jamais oublié mes sentiments pour toi.
-Qu'est-ce que… Qu'est-ce que tu essaies de me dire ?
-Moony, tu es la personne qui compte le plus pour moi. Rien n'a plus de valeur que toi à mes yeux, pas même ma propre vie. Je t'aime.
-Je… je ne sais pas quoi te dire, Sirius.
-Qu'est-ce que… tu ressens pour moi ?
-Je ne sais pas… Bien sûr, tu comptes énormément pour moi, je t'aime mais je ne sais pas si c'est de l'amour fraternel ou autre chose.
-Je comprends. Je ne te demande rien, je voulais juste que tu le sache. Bonne nuit, Moony.
-Attends. Je ne sais pas trop où j'en suis, mais je te promets de me mettre les idées au clair. Je sais que malgré ce que tu viens de me dire, tu veux une réponse. Je te promets de te la donner le plus rapidement possible.
-Merci.
-Bonne nuit, Paddy.
-'Nuit.
Durant toute la semaine qui suivit cette discussion, Remus tenta d'y voir plus clair dans ses sentiments envers son ami. Chaque nuit, il repensait à ces merveilleux moments qu'il passait avec Sirius. Et le journée, il le regardait, essayant de savoir s'il était attiré par lui et ce qu'il ressentait à sa vue.
La réponse à ses interrogations ne lui vint qu'après six jours d'introspection.
Durant ces six jours, il vit que son ami le regardait avec douceur, qu'il cherchait sans cesse à l'aider, qu'il le protégeait des viles attaques des Slytherins. Il remarqua aussi que ses yeux reflétaient par moment une immense tristesse. Et c'est cela qui le toucha le plus.
-Paddy, je peux te parler, s'il te plait ?
-Bien sûr. Tu veux qu'on aille dans un endroit tranquille ?
-Oui, il y a beaucoup trop de monde ici.
-Alors, allons dans la Salle sur Demande, personne n'ira nous y déranger.
Les deux adolescents se rendirent donc au septième étage et passèrent trois fois devant le tableau représentant Barnabas le Follet enseignant la danse aux trolls. Une porte apparut alors sur le mur d'en face.
Quand ils passèrent la porte, ils découvrirent une pièce de taille moyenne où trônait une immense cheminée devant laquelle se trouvait un canapé en velours rouge, comme celui de la salle commune des Gryffindors.
-Asseyons-nous.
-De quoi voulais-tu me parler ?
-Je t'ai promis une réponse…
-Oh… Tu sais, je comprendrais très bien si tu…
-S'il te plait, écoute-moi.
-Excuse-moi.
-Paddy, nous nous connaissons depuis plus de dix ans, nous avons passé la majeure partie de notre vie ensemble, tous les deux. Je sais que tu as toujours été plus proche de moi que de Regulus, et moi-même, étant enfant unique, je t'ai toujours considéré comme le frère que je n'ai pas.
-Je comprends…
-Je n'ai pas fini. Je t'ai toujours considéré comme un frère, ou du moins était-ce que je croyais.
-Co…comment ça ?
-En réalité, tu es beaucoup plus que ça, tu es ma raison de vivre. C'est toi qui me soutiens dans les épreuves. Je t'aime aussi, Paddy.
-Tu… tu en es sûr ?
Pour toute réponse, Remus posa ses lèvres sur celles de son ami. C'était un baiser timide mais qui était porteur de toutes les promesses d'amour dont il était capable.
-Cela te convient-il comme réponse ?, souffla Remus lorsqu'ils se séparèrent.
-Oui, mais cela nécessite une réponse de ma part.
À son tour, Sirius embrassa Remus, cette fois pour un baiser beaucoup moins timide, beaucoup plus passionné.
Mais, les lèvres ne suffirent plus, il fallut alors que les langues, puis les mains entrent en scène dans un ballet de caresses tendres et sensuelles à la fois. Les doigts s'activaient à défaire les boutons des chemises qui furent bientôt abandonnées sur le sol, où elles furent rejointes par les ceintures. Les pantalons étaient sur le point de les retrouver quand la porte s'ouvrit.
-Oh, pardon…
-James…
-On se voit plus tard, les gars.
James ressortit aussitôt, laissant perplexes les deux jeunes hommes.
-Il…
-Ce type est génial ! ( NdA : c'est moi qui a écrit ça ?!? Alors que je déteste James ? J'dois être malade…) Où en étions-nous ?, demanda Sirius en faisant glisser le pantalon de Remus, le long de ses jambes.
Bon, si on les laissait tranquille ces deux-là ? Ils méritent bien ça…
Cette fois, c'était vraiment la fin ( bien qu'il ne faille jamais dire 'jamais'…) mais ça risque de partir dans le mélo si je continue…
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Svet'
