" Si 7 est le chiffre de Dieu et 6 celui du Diable alors 5 doit être celui de l'homme " Pixies

" Dieu créa l'homme à son image [...] ce fût le sixième jour. " La Sainte Bible.

" - Linné avait en son temps classifié la terre en règnes. Végétal, minéral et animal. Acceptons de séparer l'homme des bêtes, et nous avons 4 grands règnes terrestres. N'y aurait-il pas la place pour un cinquième qui les lieraient tous ensemble, celui qui fixe l'univers et en dicte les rouages? Le 5ème règne, tout comme l'homme a 5 sens et cherche désespérément son 6ème. Qu'en sera-t-il alors? Deviendra-t-il le Diable en passant au chiffre 6? Et si cela était une étape obligatoire pour atteindre le 7 et devenir Dieu? " Stein Harden.

Je frappais à la porte numéro 777. Deux voix se firent entendre, me disant d'entrer.

- Bonjour Alice. Madame, dis-je d'un mouvement de tête.

Je déposais le bouquet de fleurs blanches sur la table de chevet de la nouvelle maman.

- Maman, je te présente Isabella, enfin Bella, celle qui m'a sauvé et qui a supporté mes cris.

- Bella, je te présente ma mère Esmée.

La dite Esmée, vint se blottir dans mes bras, me remerciant en sanglotant. Je lui rendais son étreinte maladroitement, n'étant pas habitué à ce genre de marque d'affection.

- Enchantée Madame.

- Appelles moi Esmée, Bella, j'en serai ravie.

Je lui souriais. Puis me rapprochais d'Eléa et de Mathéo. La petite nous avait fait une frayeur en arrivant aux urgences, mais plus de peur que de mal.

- Tu peux la prendre si tu veux Bella.

- Je ne sais pas si…

- Tu es sa marraine. Je sais parfaitement que tu peux t'occuper d'elle Bella.

J'hochais la tête, et plaçais mes mains délicatement sous le corps de l'enfant. Elle gigota un peu, faisait une petite moue avec sa bouche. Elle ramena ses délicats poings sur son visage et se rendormit. Je marchais avec elle, la berçant légèrement. La porte de la chambre s'ouvrit laissant entrer le docteur Cullen. J'avais fait le rapprochement seulement après l'accouchement. Alice était la sœur d'Edward Cullen, mais était mariée au psychologue Jasper Withlock. Tout ça pour dire que j'avais accouché la fille du cadre de mon service, et qu'à tout moment et je site : « Nous sommes plus que redevables envers toi Bella, si un jour tu as besoin de quelque chose, n'hésites SURTOUT pas ». Carlisle embrassa sa femme. Je détournais la tête gênée. Mon biper sonna. Je reposais la petite dans sa couveuse. J'embrassais Alice sur la jour, et saluais ses parents. Je me dirigeais vers le box 4.

- Qu'avons-nous ?

- Enfant de 4 ans inconscient.

Je pris les ciseaux et découpais les vêtements, nous restâmes bouches-bée devant le spectacle sous nos yeux.

- Laurène, tu appelles les services sociaux. Et les policiers.

Je jurais voyant un hématome rosé sous la peau de son ventre. Il faisait une hémorragie interne. Je demandais un bloc immédiatement. Les infirmières l'emmenèrent. Je me lavais et désinfectais les mains. Une aide-soignante m'aida à enfiler ma tenue ainsi que mes deux paires de gants. Elle ma queue de cheval sous la charlotte retenant mes cheveux. Elle mit mon masque et fit le nœud derrière. Je soufflais. Je badigeonnais le ventre de l'enfant de Bétadine.

- Scalpel.

Quelques heures plus tard je donnais l'heure du décès. Je soufflais de rage.

- Comment s'appelait l'enfant ?

- Dorian.

Je me penchais sur la tête du petit. Il était encore intubé.

- Bon voyage Dorian. Tu seras mieux avec les Anges qu'ici.

J'enlevais toute la tenue, et me dirigeais vers le couloir. Les parents étaient entourés d'agents de sécurité et de policiers. La rage me monta à la tête.

- COMMENT AVEZ-VOUS OSE ? CE N'ETAIT QU'UN ENFANT ! Vous devriez avoir honte.

- Tu vas te taire sale garce. Je gère ma famille comme je l'entends sale pute. Cracha l'homme.

Les agents le maintenaient sur la chaise. La femme avait les yeux dans le vide.

- Non, je ne vais pas me taire. D'après vous c'est normal que je fasse un certificat de décès sur un enfant de 4 ans ?

L'homme échappa aux vigiles. Il allait me gifler quand une main le retint.

- Je pense que ça suffit pour aujourd'hui, n'est-ce pas ? Demanda Edward à l'homme.

Il appuya sur le poignet. L'homme grimaça et se rasseyait. Les policiers emmenèrent les parents. Je donnais le dossier à la femme s'occupant de notre morgue pour qu'elle définisse avec le médecin légiste les causes exactes de la mort. Je me retournais, Edward me héla.

- Tu vas bien Bella ?

Ce n'est pas une journée bonne, comme tu peux le constater. Merci pour… Enfin pour le type. Tu as été plus rapide que les agents de sécurité.

- De rien.

Et il partit. Il devait sûrement rendre visite à sa sœur. Je m'installais dans une chambre réservée aux internes. En m'allongeant sur le lit, je songeais que la peine de mort pouvait être valable pour de telles personnes. Combien de femmes, d'hommes de couples rêvaient d'avoir des enfants. Et que d'autres prenaient un malin plaisir à les battre, à les tuer. Cette pensée me fit mal au cœur. C'était une honte. Quelqu'un frappa. Jacob entra après que je l'aie invité à venir. Il vint se coucher auprès de moi, et me prit dans ses bras.

- Je viens d'apprendre, je suis désolé Bella. Je sais à quel point cette histoire te touche.

Jacob. Mon ami d'enfance. Mon meilleur ami. Seul lui connaissait mon passé, les raisons qui m'avaient poussé à devenir chirurgienne thoracique et cardiaque des enfants.

- Tu sais que je ne vais pas pleurer hein ?

- Oui je le sais, rigola Jacob. Je ne désespère pas tout de même. Je sais que tu n'es pas si insensible que ce que tu montres Chérie.

Je souriais. Il était le seul qui avait réellement réussi à « m'apprivoiser ». Il connaissait mon caractère. Il arrivait même à savoir quand j'allais avoir mes règles. Je rigolais. Les nerfs lâchaient. Il m'enserra encore plus.

-Bella ?

- Oui Jake ?

- Tom voulait t'inviter pour notre anniversaire de mariage.

-Oh j'en serai ravie. Je vais l'appeler pour lui donner mes dates de libres ainsi il pourra voir lesquelles nous auront en commun.

Il me remercia, embrassa mon front et sortit. Je me levais, me déshabillais et enfilais un jean's et un tee-shirt. Juste avant de rabattre ce dernier, je touchais la cicatrice faisait une dizaine de centimètre au niveau de mon bas ventre. Juste au niveau de mon utérus. Je soufflais. Je mis ma blouse blanche par-dessus, et commençais mon tour de garde. Les douze prochaines heures seraient longues, très longues même. Je devais m'occuper des urgences pédiatriques ce soir. J'entrais dans le premier box.

- Bonsoir.

- Oh bonsoir. Qu'est-ce qu'on dit Camille.

- Ouais, salut, grommela la jeune fille.

- Alors que se passe-t-il ? demandais-je en jetant rapidement un coup d'œil au dossier.

- Camille se sent mal depuis quelques jours. Mal au crâne, au ventre, et en bas du dos.

- Camille, moi c'est Bella. Je vais t'ausculter si tu veux bien. Je vais vous demander de sortir s'il vous plait madame.

Une fois sa mère sortit j'aidais Camille à se déshabiller.

- Tu as quel âge Camille ?

- Je viens d'avoir 15 ans.

- Je t'en donnais 17. Tu m'as l'air mature pour quelqu'un de 15 ans. Je ne comprenais pas pourquoi tu étais dans mon service. Mais si tu as moins de 15 et 3 mois, je comprends. Bon tu vas me dire dès que je te fais mal.

Je soulevais ses jambes, elle grimaça. Je palpais son ventre, elle gémissait, et fit de même quand je touchais à son cou. Je pris mon thermomètre laser, je le plaçais sur sa tempe. Il m'indiqua 39,1°C. Je notais le tout sur son dossier. Je pris mon stéthoscope et lui demandait de respirer bien fort. Je n'avais aucuns soucis au niveau cardiaque ou pulmonaire. Sa tension était élevée 16 ,8.

-Bon, je vais demander à ce qu'on te fasse un scanner, des prises de sang et d'autres examens. Peut-être une ponction lombaire même. Tu as les signes d'une méningite. Mais comme ça fait plusieurs jours que tu as mal, si c'était vraiment une méningite, tu serais arrivée plus tôt. L'infirmière va venir s'occuper de toi, te mettre une blouse et te perfuser. Je reviendrais te voir un peu plus tard cette nuit.

-Je prévenais sa mère que j'allais faire hospitaliser sa fille. Elle avait peur, et je pris le temps de la rassurer.

Ma nuit fût longue. Ma pause arriva. Je me dirigeais vers la nurserie. Je vis Jasper et Edward donner les biberons aux petits. Je souriais. Jasper me vit et me fit signe d'entrer.

-Alice s'est endormie, nous avons pris le relai comme tu peux le constater.

- Comment vont ces deux trésors ?

- Eléa commence à reprendre du poids. Le pédiatre dit qu'ils pourront sortir d'ici une bonne quinzaine de jours.

- Je suis heureuse dans ce cas.

Je me penchais par-dessus l'épaule d'Edward qui tenait ma filleule. Elle avait été attribuée comme parrain de la petite. Edward me souriait. Mon Dieu, ce qu'il pouvait être beau. Edward posa la petite et m'invita pour prendre un café. Je posais ma main sur l'épaule de Jasper lui souhaitant une bonne soirée, et lui dit qu'au moindre problème il avait mon numéro de bipper. Il me remercia. Edward nous emmena à la cafétéria. J'en profitais pour prendre un fondant au chocolat.

- Merci pour le café Edward.

- Oh de rien.

Je coupais le gâteau en deux et lui en donnait la moitié.

- Alors que fais-tu dans la vie Edward ?

Il me fixa, il sembla réfléchir. Après deux bonnes minutes de silence, il me répondit.

- Et bien je suis chef d'une équipe dans une banque. On va dire le bras droit d'un PDG.

- Wouah.

Ce fût la seule chose que je pouvais dire.

- Tu as quel âge Bella ?

- 24 ans.

- Ca me semble jeune pour être interne en chirurgie.

- J'ai sauté deux classes plus jeune. Et toi Edward ?

- 27 ans.

- Ca me semble jeune pour être bras droit d'un PDG.

Il ria mais ne rajouta rien. Ma pausa allait sur sa fin. Je remerciais de nouveau Edward et partais. Reprenant mon poste, je pris le prochain dossier.

- Bonsoir.

N'ayant pas de réponse je relevais la tête, et m'empêchais de rire. Un jeune se tenait les testicules et son pénis, les larmes aux yeux. Sa mère lui jeta un regard noir. Je fis mine de tousser pour faire remarquer ma présence.

- Oh, se reprit la mère. Bonsoir Mademoiselle.

- Bonsoir, chuchota le jeune.

- Alors, Eric c'est ça, que t'arrive-t-il ?

Sa mère rigola amèrement.

- J'ai essayé de faire le mur, et ma chambre est au premier étage, tout c'est très bien passé. Une fois arriver devant le portillon, au lieu de l'ouvrir, j'ai sauté par-dessus, j'ai mal, mais très mal calculé mon coup.

- Tu peux le dire, et attends que ton père arrive jeune homme.

- Je vais devoir t'examiner Eric.

- Est-ce que… est-ce qu'un médecin homme pourrait e faire, je ne pense pas que vous êtes incompétente, mais je serai plus à l'aise.

- Bien sûr, je vais aller chercher un de mes confrères.

Je sortais du box, et demandais à Ben de bien vouloir s'en occuper, il accepta avec plaisir.

La nuit fût longue comme je l'avais deviné. J'allais rentrer chez moi quand mon bipper sonna. Merde. Je me dirigeais vers la chambre de la jeune Camille. Je vis Carlisle discuter avec le radiologue.

- Bonjour.

- Bonjour Bella.

Le radiologue me donna les clichés, et Carlisle les résultats sanguins. Je posais les affaires, levais les clichés en l'air vers une source de lumière. Je fronçais les sourcils, quelque chose clochait. Je lu rapidement les résultats.

- Leucémie. Son cancer est au stade 1.

Voilà tout le monde. Après de nombreuses demandes, je mets une suite. Donc ce n'est plus un OS mais une fiction.

Je ne sais pas quelles seront les fréquences pour poster les chapitres.

J'espère que ce début vous plait. Je m'excuse d'avance, j'ai un peu de mal avec la présentation des textes sur Fanfiction.

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Cynthia