OS #23 : Une perle rare (2)
- Tu veux que je quoi ? fit Konohamaru.
- Que tu gardes un œil sur la petite sœur d'Hinata, répéta Naruto. Elle a ton âge, donc elle sera probablement dans ta classe.
- Et pourquoi je dois faire ça ?
- En souvenir de l'époque où j'étais ton mentor, sourit le blond.
- C'était il y a plus d'un an, soupira son cadet.
Le blond eut un petit rire gêné en se grattant l'arrière de la tête.
- Bon d'accord, c'est Hinata qui m'a supplié de te le demander. Elle et Neji ne seront pas là pour surveiller tous les mecs mal intentionnés, qui pourraient essayer de profiter d'elle.
- Mais vous allez être là lors des soirées ? supposa le brun.
- Une paire d'yeux supplémentaire ne peut pas faire de mal.
Konohamaru se frotta les yeux, se réveillant deux jours plus tard pour la rentrée. Tout ce qu'il avait répondu à son ami, c'Était qu'il ne lui promettait rien, mais qu'il essaierait. Le brun finit par se lever, avant de se mettre en retard pour le premier jour de sa dernière année. Maintenant un an qu'il était le Casanova de l'école, soupira-t-il en attachant le collier autour de son cou. Ça avait ses avantages, mais aussi ses désavantages. Il attrapa une chemise bleue, qu'il enfila par-dessus un t-shirt noir et prit un jean qui traînait, qu'il attacha avec une ceinture en cuir. Il était près pour une nouvelle année, sourit-il en finissant de s'attacher les cheveux en une couette haute.
Une heure plus tard, le Casanova se trouvait à l'une des tables du hall d'entrer en compagnie de ses deux meilleurs amis, Inari et Udon, deux bruns dont un à lunettes. Ils discutaient de leurs vacances, quand deux filles vinrent le rejoindre. Une brune avec une coupe carré, Matsuri, habillé de vêtements glam rock, et une rousse à deux couettes, Moegi, qui portait des vêtements simples et décontractés. La première prit place entre les deux gars d'un côté de la table et la deuxième s'installa près de son petit ami à lunettes. Elles s'intégrèrent rapidement à la conversation, jusqu'à ce que la cloche sonne le début des cours.
L'année commençait avec un cours de mathématique pour les cinq amis. Comme à leur habitude, ils prirent place dans le coin droit à l'arrière de la classe, les trois garçons collés au mur et les filles à leur gauche. Le couple complètement à l'arrière, Inari et Matsuri au centre et Konohamaru à l'avant du groupe. Une belle blonde vint s'asseoir à sa gauche et entama la conversation avec lui.
- Alors Konohamaru, c'était comment tes vacances ?
- Ça dépend des points de vue, j'ai passé l'été avec mon grand-père.
- J'en déduis que ça été enrichissant.
Le brun se contenta de lui faire un sourire charmeur et de la complimenter.
- Et toi Shion, comment c'est passé ton été ? Sûrement en beauté, si j'en vois la tienne.
- L'été ne t'a pas assagi à ce que je vois, sourit la blonde.
Un léger gloussement dédaigneux se fit entendre devant eux et en tournant la tête vers sa voisine devant lui, Konohamaru vit une longue chevelure brune, lisse et bien peignée. Shion apostropha la jeune fille, qui se retourna finalement vers eux La première chose que le jeune homme remarqua, fut ses yeux nacrés, puis sa grande ressemblance avec la copine de Naruto.
- Qu'est-ce qui te fait rire, la nouvelle ?
- Votre flirte de bas étage. C'était la pire réplique de drague, que j'ai entendu de toute ma vie. Et j'en ai entendu des médiocres dans ma vie.
- Non, mais pour qui tu te prends ? s'indigna la blonde.
- Pour une fille qui a de la dignité, répliqua la nouvelle.
L'air supérieur qu'arborait la brune, glaça le sang des six adolescents assis derrière elle. Lorsque le professeur demanda l'attention des étudiants, elle se détourna d'eux d'un coup sec. Durant l'appel, ils apprirent qu'elle s'appelait Hanabi Hyuuga, et Konohamaru comprit que c'était elle, la petite sœur d'Hinata. Il n'adressa aucun mot à la jeune fille durant toute la durée du cours, ni même après. Hinata voulait qu'il garde un œil sur sa sœur, mais aux vues du caractère de celle-ci, elle n'avait pas besoin d'être protégée. Il en eut la preuve à la fin de la journée, quand il entendit une conversation entre deux gars dans les toilettes.
- Elle t'a dit quoi ? demanda le premier.
- Que je ferais mieux d'aller voir les blondes sans dignité, répondit son ami.
- Ça veut dire quoi ça ?
- Pas la moindre idée.
Le lendemain fut encore mieux. Konohamaru attendait l'arrivé du professeur de sport, comme tous les autres élèves, lorsqu'un autre gars l'approcha pour la draguer.
- Qu'est-ce que tu dirais, qu'on aille voir un film tous les deux, vendredi soir ?
- Qu'est-ce que tu dirais, d'une castration rapide ? répliqua-t-elle.
Il n'y eut pas que le pauvre dragueur, qui fut estomaqué par cette répartie pour le moins…surprenante. Au bout d'une semaine, plus aucun gars n'osait l'approcher. Ça n'en valait pas la peine, ils se faisaient tous retourner de bord.
Konohamaru fut donc assez étonné de voir Hanabi au party qu'il organisa deux semaines après la rentrée. Le premier de l'année devait se passer chez le Casanova de l'école, comme l'année précédente et les deux autres d'avant chez Naruto. Ce dernier était donc accompagné par sa copine, la petite sœur et le cousin. Il alla les accueillir comme tout bon hôte et salua le blond d'une poignée de main avec accolade et tape dans le dos.
- Alors gamin, ce début de dernière année ?
- Comme toutes les autres. Ennuyante à mourir. Ravie de te revoir Hinata, tu as l'air en pleine forme, ajouta-t-il en se tournant vers celle-ci.
- Moi aussi je suis contente de te revoir. C'est moi ou tu as pris quelques centimètres ?
- Voyons Hinata, ne dis pas ce genre de chose devant Naruto, il pourrait devenir jaloux.
Ce dernier éclata de rire, suivi par s copine. Neji secoua la tête avec un petit sourire, pendant que sa deuxième cousine regardait le brun avec un air dégoûté. Chose que seul Konohamaru remarqua.
- C'est comme l'an dernier. L'alcool est dans la cuisine, la musique dans le salon et les fumeurs dehors.
Puis il les abandonna pour aller rejoindre ses amis, qui discutaient dans un coin du salon. Du moins, Inari et Matsuri discutaient avec un roux, Gaara, pendant que le couple de leur groupe se bécotait. Il s'intégra à la conversation, qui tournait autour des nouveaux groupes de musique à la mode.
De son côté, Hanabi resta avec sa sœur et son cousin, bien que chacun soit en grande conversation…buccale, avec leur copain et copine. Elle ne détestait pas Naruto, ni Tenten, mais elle commençait à se sentir…de trop. C'est seulement parce qu'Hinata avait insisté, car sinon, elle serait rester à la maison. Le seul alcool qu'elle prenait, c'était du vin et seulement lors des grandes occasions. Commençant en avoir marre de jouer la cinquième roue du carrosse, l'adolescente s'éloigna et visita la maison, d'une dimension non négligeable. De grandes pièces, un terrain derrière la maison, où plusieurs personnes s'éclataient. Dont dans la cuisine, où quelques courageux se baignaient. La brune traversa le salon, passa par la cuisine se prendre un verre de jus. Tant pis pour ceux qui voulaient la voir saoule, elle n'y rajouta aucun alcool. Ensuite, elle poursuivit sa route au deuxième étage, où il n'y avait que des chambres fermées à clefs et une salle de bain. Dans ce genre de soirée, mieux valait avoir plus d'une toilette à disposition, surtout s'il y avait des malades. Du coup, elle retourna au rez-de-chaussée. La porte menant au sous-sol étant verrouillée, elle se rabattit sur l'extérieur. Elle fit le tour de la piscine, simplement pour passer le temps et soupira devant les idioties que les gens pouvaient faire sous l'influence de l'alcool ou d'autres substances. Personne ne lui adressa la parole, sa réputation de caractère difficile, déjà bien incrusté après deux semaines. Seul un petit accrochage avec un garçon de quatrième secondaire, qui lui fit échapper son verre sur le sol. Hanabi ne fit aucun commentaire et retourna tout simplement à l'intérieur, avec l'intension de retourner auprès de sa sœur. Mais en chemin, un jeune homme, qui devait avoir déjà terminé son secondaire, l'aborda avec un verre dans chaque main.
- Que fais-tu toute seule dans ton coin ?
- Je me promenais, répondit-elle simplement.
- Je m'appelle Sora. Et toi ? Je ne t'ai jamais vu avant ce soir.
- Hanabi, je suis nouvelle.
Le jeune homme lui tendit l'un de ses verres, qu'elle refusa poliment.
- Je n'ai presque pas mis d'alcool, insista Sora.
- Je ne touche pas à l'alcool, répliqua la jeune fille.
- Un petit verre ne te tuera pas et tu sembleras moins coincée.
- Ce que pense les autres m'est complètement égale.
- C'est bien les filles de ne pas vouloir boire, ajouta le jeune homme en haussant les épaules. Vous ne tenez pas l'alcool.
Mécontente qu'on la traite de faible, même indirectement, elle prit le verre qu'il lui tendait toujours et s'éloigna de lui.
- Si j'étais toi, je ne boirais pas ça, fit une voix à sa gauche.
L'adolescente s'arrêta et se retourna vers la voix. Pour son plus grand malheur, c'était Konohamaru, appuyé contre le mur, une bouteille de bière à la main.
- Et pourquoi ?
- Parce qu'il n'a pas mis que de l'alcool, répondit-il en se décollant du mur.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? demanda-t-elle, curieuse et légèrement inquiète.
- Il y a deux règles d'or à suivre dans ce genre de soirée. La première, ne jamais laisser son verre sans surveillance et la deuxième, ne jamais boire un verre que quelqu'un d'autre a fait. Est-ce que tu sais ce qu'est le GHB ?
- La drogue du viole ? répondit Hanabi avec une pointe d'hésitation.
Le brun se contenta d'hausser les épaules, un sourcil lever devant l'évidence de la situation. Lorsque l'information fit son chemin jusqu'au cerveau de l'adolescente, elle reporta son regard sur le verre que Sora lui avait donné et avala sa salive de travers, lorsqu'elle comprit la bêtise qu'elle s'apprêtait à faire. Elle déposa donc son verre sur le manteau de la cuisine et chercha sa sœur du regard.
- Près de la porte de la cuisine, fit remarquer le brun.
Sans même le remercier, elle traversa la foule de jeunes qui dansait et rejoignit Hinata et Naruto, qui discutaient avec un groupe de leur âge. Il y avait le meilleur ami du blond, Gaara, sa cousine Maya et son copain Shino, et la sœur du roux Temari. La soirée se poursuivit sans encombre, mais Hanabi passa sous silence l'épisode du verre. Sa fierté en prendrait un coup.
Oo0oO
Le mois de septembre passa et l'énévitable arriva, le professeur de français donna un travail d'équipe. Hanabi ne fut pas jumelée avec Konohamaru, soulagement, mais avec son ami Inari. Il était dragueur, mais pas autant que le Casanova de l'école. Il ne tentait pas de séduire ou de charmer toutes les filles à qui il adressait la parole. Ils restèrent donc à l'école après les cours, pour discuter du travail. Au bout d'un moment, le brun l'abandonna pour aller aux toilettes. La jeune fille se leva aussi pour se dégourdir les jambes, sans trop s'éloigner de la table où ils s'étaient installés. En marchant près du corridor, elle entendit la voix de Konohamaru, qui parlait au téléphone.
- Puisque je te dis qu'elle n'en a pas besoin à l'école. Plus aucun gars n'ose l'approcher, elle a de ces répliques qui refroidissent.
En l'entendant dire ça, Hanabi comprit qu'il était question d'elle dans la conversation. Mais elle ignorait à qui le brun parlait et de quoi elle n'avait supposément pas besoin.
- Le seul gars qui l'a approché à ma soirée, c'est Sora et je l'ai empêché de boire le verre qu'il lui avait donné. Alors tu diras à ta blonde, que c'est correct, je ne crois pas que sa sœur va ré accepter un verre de si tôt.
L'adolescente ouvrit en grand les yeux en comprenant ce qu'il se passait. Sa sœur avait demandé à ce Casanova de bas étage de la surveiller. Hinata allait l'entendre parler. De peur de se trahir si elle en entendait plus, la brune retourna s'asseoir, juste à temps, puisque Inari arriva juste après. Ils se remirent à leur projet de débat, où ils devaient être pour l'euthanasie. Ils travaillèrent jusqu'à cinq heures et demie, puis rentrèrent chacun de son côté.
Oo0oO
Quelques semaines avant le congé de Noël, à la fin d'un cours de physique, la professeure demanda à Hanabi et Konohamaru de rester à la fin du cours. La première le fit sans rouspéter, à la différence du jeune homme qui s'en plaignit.
- Monsieur Sarutobi ! le reprit la professeure.
- Désolé mademoiselle Mitarashi, fit-il en baissant la tête.
- Si je vous ai demandé de rester, c'est parce que vos résultats en physique sont médiocres, Monsieur Sarutobi.
- Et en quoi ça me concerne ? demanda Hanabi.
-Vous, vous allez lui donner des cours particuliers.
- Quoi ? s'exclamèrent en cœurs les deux adolescents.
- Pourquoi devrais-je l'aider à améliorer sa moyenne ? fit la brunette.
- Je préfère encore suivre un cours de rattrapage cet été, que de l'avoir comme professeure particulier, ajouta Konohamaru.
- Si je veux, j'ai le droit de t'interdire l'accès à ma classe, si tu ne réussies pas l'examen de mi-année, répliqua Anko.
- Vous n'avez pas le droit de faire ça ! s'offusqua le jeune homme.
L'adolescente regarda la joute verbale entre la prof et le brun. Bien qu'elle n'ait pas particulièrement le goût de passer autant de temps avec Konohamaru, Hanabi termina pas accepter, clouant le bec des deux autres.
- C'est d'accord, je vais l'aider, mais arrêter de vous hurler dessus. C'est insupportable.
Konohamaru ronchonna et attrapa ses choses, avant de sortir de la classe sur un pas rageur. La brune soupira et l'imita, avant que la cloche pour le prochain cours ne retentisse. De son côté, un sourire victorieux étira les lèvres d'Anko. Elle aimait ça, quand tout allait comme elle le souhaitait.
Oo0oO
Un vendredi soir après les cours, Hanabi suivi Konohamaru jusqu'à chez lui, pour lui donner un premier cours particuliers. Bon, suivre était un grand mot, puisqu'elle avait dû monter dans sa voiture. Ça ne l'enchantait pas vraiment, mais elle s'était engagée. Et de toute façon, ça ne plaisait pas vraiment au brun non plus. Il se stationna devant sa maison et entraîna la brunette jusqu'à la maison. Entrer chez l'adolescent quand il n'y avait pas de fête, était nettement différent. L'ambiance était calme et chaleureuse. Et il y avait une mère un peu trop prévenante. À peine étaient-ils entrés, qu'elle débarqua pour prendre son fils dans ses bras.
- S'il te plaît, maman, grommela ce dernier en se dégageant.
- Comment c'était l'école aujourd'hui ? demanda-t-elle sans se formaliser du ton de l'adolescent.
- Super. Maintenant on doit aller travailler.
- J'ai fait des biscuits, vous en voulez ?
Hanabi n'osait pas dire un mot devant cette femme affectueuse, de peur de se faire emprisonner dans ses bras. Son camarade soupira bruyamment et refusa la proposition de sa mère. Il attrapa le bras de la jeune fille et l'entraîna vers le sous-sol. Cette pièce qu'elle n'avait pu visiter lors du party du brun, était une grande bibliothèque, qui faisait toute la superficie de la maison. Au milieu d'un des quatre murs, trônait une cheminée et trois tables étaient éparpillées dans la pièce. Ce qui impressionna le plus l'adolescente, fut la grande quantité de livre, qui s'étalaient sur les tablettes.
- C'est quoi cette pièce ? demanda-t-elle, impressionnée.
- Trois générations d'enseignants, répondit simplement Konohamaru en haussant les épaules.
Le jeune homme se dirigea vers une table, où il laissa tomber son sac et prit place sur une chaise, pour ensuite sortir ses livres de physique. Hanabi prit son temps pour le rejoindre, regardant de loin, ce que contenait les tablettes. Ils parlaient de quoi tous ces livres ? se demandait-elle. C'est presque à contre cœur, qu'elle prit place à la table et sorti ses propres livres. Pendant plus d'une heure, la jeune femme tenta de lui faire comprendre la théorie des deux premiers modules qu'ils avaient vu en classe et elle avait l'impression de radoter. N'en pouvant plus d'être assise, elle finit par se lever, son cahier dans les mains et entama une marche en rond, sans s'arrêter de réciter le contenu de ses pages. Malheureusement, peu importe les questions qu'elle lui posait, Konohamaru n'arrivait jamais à résoudre les problèmes.
- Je vais aller chercher quelque chose à boire, déclara-t-il en soupira, au bout d'un moment.
Hanabi acquiesça en laissant tomber son livre sur la table e lorsque le brun fut disparu dans l'escalier, elle se dirigea vers les étagères. Des encyclopédies, des livres de géographie, d'histoire, de philosophie, de littératures étrangères et de pièces de théâtre. Elle était impressionnée par cette collection. De plus, sa bouche s'ouvrit de stupéfaction, lorsqu'elle vit un livre sur la philosophie au nom de Hiruzen Sarutobi. La brune regarda rapidement vers l'escalier, s'assurant d'être seule et attrapa le volume. Sur la quatrième page, elle vit une petite biographie de l'auteur. « Ancien professeur d'histoire au secondaire et de philosophie au niveau collégial, Hiruzen espère dans cette maîtrise, inspirer son petit-fils Konohamaru. »
- La philosophie t'intéresse ? fit Konohamaru en arrivant derrière elle.
La jeune fille sursauta en se retournant vers son camarade. Prise la main dans le sac.
- C'est ton grand-père, qui a écrit ce livre ? demanda-t-elle pour changer de sujet.
- Entre autre, répondit-il en attrapant un autre livre.
Sur la couverture, Hanabi pu lire « L'histoire de Konoha, ces mythes et légendes ». La brune le prit entre ses mains et jeta un coup d'œil à l'arrière. « Dans cette compilation de contes et légendes, Hiruzen Sarutobi nous fait rêver. Ce conteur d'exception offre ce livre à ses enfants, dans l'espoir qu'ils gardent à jamais leur cœur d'enfant. »
- C'est aussi un raconteur ? fit Hanabi pour cacher son trouble.
- Mettons qu'il aime parler, répondit le jeune homme en retournant vers la table.
L'adolescente replaça les deux livres à leur place et le suivi. Ils étaient bons pour une autre heure de travail.
Oo0oO
Au final, tous les vendredi soirs, Hanabi allait chez Konohamaru et ils s'enfermaient pendant environ deux heures dans la grande bibliothèque de la famille Sarutobi. La physique, comme la chimie ou les sciences en général, ça n'entrait pas dans le crâne du brun. Le dernier vendredi avant les vacances de Noël, lorsque la jeune fille descendit dans le sous-sol, un vieil homme s'y trouvait déjà. Assis dans une chaise berceuse, il lisait un livre couché sur ses cuisses. Il releva la tête, quand il entendit le bruit des pas de l'adolescente dans l'escalier. Celle-ci hésita à s'avancer, jusqu'à ce que le vieil homme lui fasse signe de s'approcher. Lorsqu'elle fut devant lui, il retira ses lunettes de lecture pour la regarder.
- Bonjour mon enfant, tu dois être Hanabi, je suis Hiruzen Sarutobi.
Cette dernière sursauta presque en l'entendant prononcer son nom. Voyant l'air surpris de l'adolescente, le vieil homme eut un petit rire.
- Ma belle-fille m'a dit que tu donnais des cours particuliers à Konohamaru. C'est très gentil de ta part, on n'est pas très doué pour les sciences dans la famille, s'excusa Hiruzen. S'il y avait un cours de philosophie au secondaire, il aurait été premier de classe, ajouta-t-il avec un sourire rempli de fierté.
La jeune fille ne pu faire de commentaire, car Konohamaru arriva dans le sous-sol avec deux verres d'eau.
- Salut grand-père. Comment s'est passé ton voyage ?
- Éreintant, ce n'est plus de mon âge de faire des tournées de dédicace.
- Maman a préparé de la tisane.
- Alors je vais vous laisser, déclara son aïeul en se levant.
En passant près de lui, Hiruzen ébouriffa les cheveux de son petit-fils et monta à l'étage. Le brun alla prendre place à la même table que les fois précédentes et ils purent commencer leur dernier cours avant l'examen de mardi. Hanabi pouvait remarquer les améliorations de son « élève », mais elle se demandait si ce serait suffisant pour qu'il atteigne la moyenne à l'examen. Après deux heures d'étude intensives, la mère de Konohamaru descendit pour prévenir la brune, que son cousin était arrivé. Avant de ranger ses livres dans son sac, la jeune fille sorti un CD, qu'elle déposa sur la table. Le brun le prit en lui demandant ce que c'était.
- Il y a des études qui disent, que certaine personne apprenne mieux en dormant. Que lors de certaine phase du sommeil, le subconscient enregistre l'information. Alors je me suis enregistrée en train de réciter chaque module.
Konohamaru regarda de nouveau le disque, puis l'adolescente devant lui, qui terminait de ranger ses choses.
- Tu penses que ça va marcher ?
Elle haussa les épaules et l'abandonna pour rejoindre Neji. Toujours assis à la table, le brun était encore surpris, que Hanabi ait prit le temps de faire ça pour lui.
Oo0oO
Durant les vacances de Noël, l'une des filles les plus populaire de l'école, organisa un party. En se vingt-neuf décembre, Hanabi se préparait en compagnie de sa sœur. Ou plutôt, Hinata s'occupait de la coiffer et de la maquiller. Il y a encore deux ans, ce n'était pas du tout le genre de son aînée, mais depuis qu'elle sortait avec Naruto, la cousine de ce dernier lui avait donné quelques trucs de beauté.
- Arrêtes de bouger, j'ai presque fini, ordonna doucement Hinata en posant ses mains sur les épaules de sa sœur.
- Pourquoi dois-tu faire tout ça, soupira cette dernière. Ce n'est pas trucs ce genre de chose.
- Je te promets que ce n'est rien d'extravagant.
Sa cadette se laissa faire. Le crayon noir dessina un contour autour de ses yeux, une poudre discrète colora ses paupières closes et un gloss fit luire ses lèvres. Lorsque Hinata eut terminé, elle tourna sa sœur vers le miroir et celle-ci ouvrit grand les yeux, sous le choc. Bien que tout soit discret, Hanabi fut étonnée du résultat. Le noir du crayon faisait ressortir ses prunelles nacrées, tout comme la poudre d'un lilas très pâle, et le gloss sur ses lèvres était d'un rose naturel, qui donnait de l'éclat à sa bouche. Mais pour ce qui était de ses cheveux, sa grande sœur les lui avait bouclé et c'est ce qui la transformait le plus.
- Alors ? s'enquit Hinata avec un sourire satisfait. Toujours mécontente de mon idée ?
Sans voix, Hanabi se contenta de secouer la tête de gauche à droite, sans se lâcher des yeux. Ensuite, elle laissa sa sœur choisir ses vêtements. Hinata sorti une robe courte violette sans manche et avec un col roulé, une veste en jean ajusté, un legging noir et une paire de bottes de la même couleur sans talon. Sans être osé, ça avait de la classe. L'habillage de sa cadette terminée, la brune s'occupa d'elle-même. Sa petite sœur la regarda se préparer. Elle fit le même processus pour le maquillage, restant dans le discret, mais garda ses cheveux lisses pour ensuite y attacher une rallonge de couleur lilas. Hinata enfila un jean plus ajusté que ce qu'elle portait avant, glissé dans des bottes noires à talons hauts et avec un gilet pourpre à manches longues et au col montant.
Naruto arriva quelques minutes plus tard, habillé d'un jean et d'une chemise noire avec de fines rayures orangées. Il les complimenta, embrassa rapidement sa copine et lui tendit une petite boîte.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda la jeune femme.
- Ouvre-le et tu verras, sourit-il en glissant ses mains dans les poches arrière de son jean.
Hanabi les regarda en silence et trouvant ça mignon, malgré les précédents « affectifs » du blond. Malgré son ancien titre de Casanova, Naruto était fidèle et particulièrement attentionné. Hinata ouvrit la bouche sous l'étonnement, en découvrant une chaîne en argent avec un pendentif en forme de cœur, dont le milieu devenait une spirale. Son petit ami le prit et passa derrière elle pour lui attaché autour du cou.
- T'aurais pas dû, souffla-t-elle en posant une main sur le pendentif.
- Ça va bientôt faire deux ans, alors il faut que j'assure pour ton double cadeau de fête et de Noël, sourit le blond.
La brune lui donna un petit baisé sur les lèvres et tous les trois enfilèrent leur manteau pour partir. Hanabi se souvenait que sa sœur avait été déçue, quand Naruto lui avait annoncé qu'ils ne pourraient passé Noël ensemble. Il était arrivé le matin même, alors les amoureux n'avaient pas encore eu le temps de se voir. Il se rachetait plutôt bien avec ce cadeau, pensa la cadette. Ils arrivèrent à la grande maison de Karin, un peu avant vingt-trois heures et la fête semblait battre son plein. La rousse les accueillit chaleureusement et complimenta Hanabi sur son look, trouvant que ça lui allait à merveille. Celle-ci la remercia et commença à se promener dans le « presque » manoir. En-dehors de sa sœur, l'adolescente n'avait pas vraiment d'entourage, alors elle n'avait pas d'amis à aller rejoindre. Elle déambula donc parmi les convives. Malgré qu'il soit encore tôt, il y avait déjà des personnes pompettes. Elle les évita consciencieusement.
Ne sachant pas vraiment où aller, elle se promena un peu partout sans réel but. Lorsque la température monta à cause de l'effervescence, Hanabi alla récupérer son manteau et sorti à l'extérieur. C'était frisquet, mais ça devenait bien trop étouffant à l'intérieur. Quelques personnes fumaient sur le balcon avant et d'autres, tellement à l'ouest, étaient en train de se livrer à une bataille dans la neige. Puisque le balcon faisait presque le tour complet de la maison, la brune y resta et fit le tour par sa gauche. Avant d'arriver à l'arrière de la maison, la jeune fille tomba une conversation houleuse.
- Ça t'amuse de briser les coups des autres ? s'emportait un gars, dont elle n'arrivait pas à mettre de nom sur la voix. La petite nouvelle au début de l'année, Sasame au party d'Halloween, Isaribi ce soir… Même Shion et Matsuri l'an dernier. Si au moins tu te les faisais !
- Ce qui nous différencie, Sora, c'est que moi j'ai une morale et je ne drogue pas les autres, pour obtenir ce que je veux, répliqua la deuxième personne, qu'Hanabi identifia comme celle de Konohamaru.
- C'est sûr, vu que tu es trop coincé pour te taper une fille. Voilà pourquoi tu es encore vierge, malgré ton statu de Casanova.
Collé au mur de la maison, Hanabi avait sursauté sous la surprise. La bouche et les yeux grands ouverts, et elle posa ses mains devant sa bouche pour éviter de faire trop de bruit en respirant. Avait-elle bien entendu ? se demandait-elle, encore sous le choc de cette dernière révélation. Tout comme Konohamaru, si elle en jugeait à son silence.
- Quoi ? reprit Sora. Tu croyais que personne ne finirait par le découvrir ?
- Si j'avais voulu, ce ne serait plus cas, répliqua le brun. Je respect trop les filles, pour profiter d'elle comme toi.
- Mais oui, ricana son vis-à-vis. Et quand Tayuya a tenté sa chance l'an dernier, complètement sombre, tu lui as dit que tu ne pouvais pas. Attends, qu'est-ce qu'elle m'a dit déjà ? Tellement tendu et mal à l'aise, que tu n'as pas bandé, même quand elle te massait la queue ?
Sans faire le moindre bruit, Hanabi commença à s'accroupir, les mains toujours sur sa bouche. Pourquoi gardait-il son titre de Casanova, s'il ne voulait pas s'envoyer en l'air avec le plus de fille possible ? se demanda-t-elle. Elle ne comprenait.
- C'est ce qu'il arrive, quand on ne satisfait pas une fille en manque comme Tayuya, poursuivi Sora. Elle ne se gêne pas pour tout raconter au premier gars, qui va la prendre.
En riant, Sora laissa le brun seul et par chance, il ne passa pas du côté de la jeune fille. Au bout d'un moment, elle allait se pencher pour regarder derrière la maison, mais son visage rencontra les jambes de quelqu'un. En comprenant que c'étaient celle de Konohamaru, elle grimaça de honte. Ce faire surprendre comme ça… Outch !
- Hanabi ? fit-il, incertain.
Cette dernière releva tranquillement la tête et, malgré le manque de lumière, vit le visage surpris de l'adolescent.
- Konohamaru ! s'exclama-t-elle en se redressant, sans réussir à cacher sa gêne. Qu'est-ce que tu fais dehors ?
L'un des sourcils du brun se leva devant cette question. Était-elle sérieuse ? se demanda-t-il. Puis il comprit. Elle avait entendu sa conversation avec Sora et elle tentait de changer de sujet. Ce fut lui, qui devint mal à l'aise soudainement.
- Tu as tout entendu ? finit-il par demander.
Ne sachant pas quoi dire, Hanabi se contenta de baisser les yeux et lisser le bas de sa robe avec ses mains. Elle était accroupie prêt du coin de la maison… Bien sûr qu'elle avait tout entendu ! avait-elle envie de répliquer. Que voulait-il qu'elle dise d'autre ? Non, j'ai raté quelque chose ? Sous la gêne, Konohamaru commença à se balancer d'une jambe à l'autre, les mains dans les poches de son jean et regarda autour de lui pour se calmer. C'était plus gênant, qu'une autre personne soit au courant de son secret. Il allait lui demander de garder ça pour elle, quand des bruit de pas s'approchèrent d'eux. Naruto et Hinata apparurent à la faible lumière de la lune.
- Ben tien… Qu'est-ce que vous faites dehors ? demanda le blond.
- On étouffe à l'intérieur, répondit simplement Konohamaru.
Hanabi hocha la tête à cette affirmation, qui était vraie au départ.
- On te cherchait pour rentrer, fit Hinata en regardant sa sœur.
- Ah, déjà ? ne pu s'empêcher de s'étonner la cadette.
- Quoi, tu veux rester plus longtemps ? demanda Naruto.
- Non, c'est correct, s'empressa-t-elle de répondre. Je vous suis.
En emboîtant le pas du couple, la jeune fille tourna légèrement la tête vers le brun, qui lui, passa derrière la maison. Il aurait fallu qu'ils en discutent avant qu'elle ne parte. Lorsqu'ils se reverraient, il y aurait un gros malaise entre eux.
Oo0oO
Et ce ne fut pas mieux au retour des vacances de Noël. Bien que Konohamaru ait réussit son examen à soixante pourcent, Anko demanda, voir ordonna à Hanabi, de poursuivre les cours particuliers. La gêne totale, lors du premier vendredi du retour en classe. L'adolescente n'arrivait pas à le regarder dans les yeux, sans repenser à se qu'elle avait entendu. Et le brun le devina, lorsqu'elle baissa la tête pour une énième fois.
- Je crois bien que si on ne règle pas ça toute suite, le malaise va se poursuivre encore longtemps, soupira Konohamaru avec une once de découragement.
Hanabi déposa son livre sur la table et releva les yeux vers lui, attendant qu'il parle en premier.
- D'accord, soupira-t-il de nouveau. T'as entendu Sora faire la mention que j'étais encore vierge et des choses que Tayuya lui a raconté par la suite, devina-t-il. C'est très gênant, surtout le dernier bout, mais si tu pouvais juste oublié, ça ferait mon affaire.
Le ton légèrement agressif du jeune homme offensa beaucoup la brune. Après tout, elle n'avait pas fait exprès d'entendre leur conversation. Oui elle aurait pu partir, lorsqu'elle avait vu que la conversation ne la concernait aucunement, mais elle pouvait être pire qu'une fouine. C'était un véritable supplice, de ne pas entendre la fin de quelque chose et d'ignorer comment ça fini.
- Le demander plus poliment était trop dur ? répliqua-t-elle sur le même ton agressif.
Konohamaru fut pris de court par cette réplique, ne s'étant pas rendu compte qu'il lui avait parlé bête.
- Désolé, je ne voulais pas le dire sur ce ton. C'est juste que je préfère que ça ne s'ébruite pas.
- Pourquoi ? Ce n'est pas comme si tu avais tué quelqu'un.
L'adolescent la regarda comme si elle avait dit la pire bêtise au monde. Elle ne comprenait vraiment pas ce qu'il y avait de grave, dans le fait qu'il soit encore vierge.
- Après quatre mois, tu n'as toujours pas compris comment ça marche à Konoha, soupira le jeune homme.
Cette remarque la fit froncer les sourcils, ne comprenant vraiment pas où il voulait en venir et elle avait l'impression d'être une attardée, vu la façon qu'il le disait.
- Tu sais ce qu'il signifie ? demanda-t-il en attrapa son collier. Naruto me l'a donné, il y a presque deux ans maintenant, et c'est le symbole du Casanova.
- Et alors ?
- Tu connais Naruto et comment il était avant de rencontrer ta sœur ?
La brune haussa les épaules, l'air de dire « Et alors? »
- Un Casanova est supposé être le plus grand dragueur et coucher avec toutes ses conquêtes, expliqua-t-il. Ce qui n'est pas mon cas en ce moment, ajouta-t-il en lâchant son collier. Et si ça s'apprend, je vais devenir la risée de l'école.
Hanabi roula les yeux en soupirant, puis reprit en mains son livre de physique.
- Ce n'est pas parce que j'ai la mauvaise manie d'être une vraie fouine, que je suis une pie en plus, lâcha-t-elle. Je crois plutôt que c'est ce Sora, qui risque de l'ébruiter pour se venger.
- T'as aussi entendu ça ? s'étonna le brun.
- T'inquiètes, je n'ai rien entendu d'autre, déclara la jeune fille en se levant. Quand je suis arrivée, il se plaignait que tu lui cassais tous ses coups.
- C'est pas mal toute la conversation, marmonna-t-il en repensant à la soirée.
En fait, il était arrivé tard dans la soirée et il avait vu peu de temps après qu'il soit entré dans la maison, Sora tendre un verre à Isaribi, qui tanguait légèrement. Elle avait déjà beaucoup bu et ce crétin allait lui faire boire un verre dans lequel il avait probablement ajouté de la poudre. C'était peut-être de l'extasie ou du speed, mais dans tous les cas, elle ne serait pas du tout consciente de se qui se passerait. Alors il fit semblant de la bousculer, ce qui la fit échapper tout le contenu de son verre sur le sol. Le voyant faire et s'éloigner, Sora l'avait suivi et emmené de force dehors. Ce que Hanabi ignorait, c'est qu'ils s'étaient légèrement battu, mais vu le peu d'éclairage, elle n'avait pas remarqué sa lèvre fendue et encore moins l'œil au beurre noir, qui était apparu le lendemain. Il ne s'était rien dit de plus en-dehors des insultes, mais le brun devait avouer qu'il était heureux, qu'elle ait manqué ce passage. Hanabi n'insista pas pour en savoir plus et tourna sa page pour recommencer la lecture du module. Maintenant qu'ils en avaient parlé, elle se sentait moins mal à l'aise en présence du jeune homme. Ce qui n'était pas totalement le cas de ce dernier.
Oo0oO
Une semaine plus tard, n'ayant pas cours ce vendredi-là, Konohamaru avait proposé à sa professeure particulier, de venir chez lui en après-midi. À son arrivée, la jeune fille fut accueillie par la mère du brun, qui lui proposa à boire. Hanabi refusa poliment et se dirigea vers le sous-sol, pour rejoindre son « élève », qui y discutait avec son grand-père. La porte était déjà ouverte et elle entendit la voix de l'adolescent, qui semblait prendre position sur un sujet d'éthique.
- Si on y pense bien, la femme enceinte compte pour deux, donc on devrait éliminer une personne de plus. Mais en même temps, malgré toutes les connaissances et la sagesse du vieil homme, je pense qu'il serait mieux de privilégier les jeunes en santé. Après tout, si on veut repeuplé, bien qu'un homme d'un certain âge puisse encore avoir des enfants, son espérance de vie n'est plus énorme et…
Le brun s'arrêta dans son monologue, quand son grand-père releva la tête vers l'escalier. Konohamaru se retourna et vit Hanabi, qui descendait l'escalier. Le vieil homme se leva et referma le livre qu'il tenait. En passant près de son petit-fils, il posa une main sur son épaule, qu'il serra légèrement, avant de se diriger d'un pas lent vers l'escalier. La jeune fille le salua, lorsqu'il fut à sa hauteur et rejoignit l'adolescent, qui se trouvait à une table. Ses livres de science étaient ouverts sur la table et quelques feuilles volantes traînaient par-ci par-là. En prenant place en face de lui, la brune remarqua que les feuilles en question, n'avaient aucunement rapport avec les sciences. Poussée par la curiosité, elle en attrapa une regarda se qu'il y avait d'écrit. De la philosophie ? ce demanda-t-elle, en voyant plusieurs énoncés de problème d'éthique. La voyant fixer un peu trop longtemps la feuille, Konohamaru attrapa l'un des coins entre son pouce et son index, et le pencha vers le bas. Ça eut le don de faire relever les yeux de la jeune fille.
- Si ça ne te dérange pas, je vais la ranger, pour qu'on puisse commencer à travailler, fit-il avec un sourire moqueur.
Hanabi ouvrit simplement les mains en silence, laissant son vis-à-vis tiré la feuille jusqu'à lui. Toutes les feuilles rangées dans une pochette, ils purent commencé à revoir le module, qu'ils travaillaient depuis le retour des fêtes. Au bout d'une heure et demi, le brun demanda une pause, ses neurones n'en pouvant plus de ce bourrage de crâne. Avant de monter pour aller chercher quelque chose à boire et manger, il lui fit savoir sur un ton moqueur, qu'elle pouvait regarder les livres que la bibliothèque regorgeait. Il n'était pas aveugle, il avait bien vue, qu'elle regardait toujours les étagères avec curiosité, à chacune de ses visites. Cette proposition avait eu le don de faire rougir la brune, qui attendit qu'il ait disparu à l'étage, avant de se lever. Toutes les fois qu'elle était venue et qu'ils faisaient une pause, elle profitait de l'absence du jeune homme, pour arpenter les étagères et lire rapidement les titres. Arrivée dans un coin, elle remarqua un bureau, sur lequel des cartables reposaient. Ils n'y étaient pas, la dernière fois qu'elle était venue. Après un rapide coup d'œil vers l'escalier, Hanabi ouvrit la couverture du premier, pour découvrir qu'il s'agissait d'un album photo. Deux par page et sur la première, elle hésita sur l'identité du gamin. Était-ce Konohamaru à l'âge de huit ans ? se demandait-elle en rapprochant son visage des photos.
- Je crois que je vais commencer à t'appeler la fouine, ricana Konohamaru.
En l'entendant, l'adolescente sursauta et échappa un petit cri de surprise. Elle allait demander à Naruto, quand était l'anniversaire du brun et elle lui achèterait une clochette. Elle l'entendrait arriver à l'avenir, soupira-t-elle intérieurement.
- C'est toi ? demanda-t-elle en pointant les photos pour changer de sujet.
Le jeune homme se pencha légèrement sur le côté pour voir la photo en question et acquiesça.
- C'était lors de mes dix ans.
Dix ans ? se répéta la brune en ouvrant grand les yeux. Elle lui donnait à peine huit ans, voir même six.
- Oui je sais, j'ai une « baby face », soupira-t-il d'un air résigné. Il n'y a pas longtemps, on m'a demandé si j'avais quinze ans, ajouta-t-il en haussant les épaules.
Hanabi ne fit aucun commentaire, mais devina qu'elle n'était pas la première, qui semblait surprise sur la mention de son âge. Le jeune homme mit le plat de biscuits et une bouteille d'eau dans les mains de l'adolescente, et de sa main libre, referma le cartable.
- Les livres ça va, mais pour ce qui est des albums photos, je préfère que tu évites, la pria-t-il.
- Quoi, il y a des choses compromettantes ? demanda Hanabi sur un ton moqueur.
- Non, mais je n'aime pas qu'on regarde mes photos sans ma permission.
Sûr ce, il tourna les talons et retourna s'asseoir à la table où traînait leurs choses. Pendant quelques secondes, Hanabi eut manque de réaction à cette réplique, puis elle se secoua la tête pour se remettre les idées en place. Il est vrai qu'elle devrait faire plus attention à l'avenir, se dit-elle en allant rejoindre son camarade. Ce dernier était retourné à la lecture de ses feuilles de philosophie et ne fit pas attention à l'adolescente, quand elle reprit place devant lui. Elle déposa le plat de biscuit entre eux et un peu sans s'en rendre compte, Konohamaru tendit le bras et en attrapa un, toujours concentré dans sa lecture. La brune le fixait depuis plusieurs secondes et il ne s'en rendait même pas compte.
- Si tu pouvais faire preuve d'autant de concentration avec les science, tu pourrais avoir un quatre-vingt pourcent à l'examen, souligna Hanabi.
- Hein ? fit-il en relevant la tête dans un sursaut.
Le pauvre n'avait capté que la voix et n'avait pas comprit un traître mot de ce qu'elle avait dit.
- Wow, c'est ce qu'on appelle de la concentration, siffla-t-elle, complètement abasourdie.
Intrigué, il haussa un sourcil, puis en comprenant, un sourire gêné apparu sur ses lèvres, tout comme quelques rougeurs sur ses joues.
- Tu sais, quand on aime quelque chose, c'est plus facile d'apprendre, déclara-t-il en haussant les épaules.
- Ça je le sais depuis des années, sourit-elle moqueusement.
Ils éclatèrent d'un fou rire incontrôlable, qui dura presque une dizaine de minutes. La brune posa ses mains sur son ventre, l'abdomen douloureux à force de rire. Le jeune homme, lui, avait fini par appuyer son front sur la table, en tentant de reprendre son souffle et son sérieux. Ce moment les surpris tous les deux, car ce fou rire ressemblait à celui, que deux amis de longues dates pouvaient avoir entre eux. Et ils se considéraient tout sauf comme des amis. En fait, ils n'arrivaient pas à se comprendre, d'où leur difficulté à bien s'entendre. Lorsqu'ils eurent réussi à se calmer, ils recommencèrent à travailler jusqu'à dix-sept heures, quand le père de la brune vint la chercher après le travail.
