A/N--- Je ne possède pas les persos, ils sont à JKR et elle ne peut que me les prêter...(mille excuses je l'ai pas mis pour le Premier chapitre...)

Pro scriptum: No way, je vous dirai pas pourquoi Harry et Ron ont autant besoin d'Hermione.

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Une fois MacGonagall partie, ils scrutèrent les horizons alentour, puis s'occupèrent de leur amie:

-Tu nous as tellement manqué. fit Ron en lui souriant.

-Nous avons besoin de toi, Hermione. Commença Harry, mais très vite les deux amis se rendirent compte que finalement, Hermione n'était pas aussi enthousiasmée qu'eux à l'idée de retrouvailles aussi impromptues.

-On... On ne t'a pas manqué? Essaya Ron comme s'il sentait que quelque chose allait finir par arriver. Et il n'avait pas tort:

-Bonne question Ronald, je suis sûre qu'elle ne t'as pas traversé l'esprit quand vous m'avez laissée seule.

-Hermione , on est...

-Désolés? Pas autant que moi, je vous le garantit. Je ne comprend pas pourquoi vous ne me faisiez pas confiance.

-Ce n'est pas ça, on voulait juste que tu...

-Restes à tricoter tes chaussettes et préparer ton dîner pour quand tu en aurais eu fini avec Voldemort, c'est ça?

-NE PRONONCE PAS SON NOM!!! hurlèrent-ils en même temps.

Hermione, surprise de la peur qui règnait dans leur voix, haussa un sourcil et leur demanda sèchement:

-Pourquoi? Jusqu'à il n'y a pas si longtemps de cela, tu n'hésitais pas Harry...

-Il ya pas si longtemps, il ne pouvait pas nous retrouver dans l'instant quand on le prononçait.

-Très bien, je ne dirai pas son nom alors.

Tous les trois rèstèrent silencieux quelques instants, puis Harry murmura:

-Viens, nous allons te montrer le problème.

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Voldemort s'impatientait. Severus n'avait pas la fille.

- Où est-elle?

-Eh bien, elle est avec la directrice.

-Comment?

-Très simple. Mr Malefoy est venu la violer un soir, juste avant que le directrice ne vienne, et elle a repéré la fille. Elle croit que je l'ai sauvée, et elle est sûrement en train de lui donner des informations sur Potter.

-Parfait. Veille à ce qu'elle te les confie, ces informations...

-Bien, maître.

-Severus?

-Oui?

Il se retourna.

-Crucio!

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-Franchement Harry, je n'y comprends rien.

Hermione était penchée sur un petit carnet en cuir. Il était vieux, plein de poussière et sentait le moisi. A l'intérieur, on pouvait lire d'anciennes runes à moitié éffaçées par le temps. Mais celles de la première page semblaient non seulement être gravées et indélébiles, mais brillaient. Elle brillaient en effet d'une légère lueur bleu pâle et ne s'estompaient pas. Hermione se reconcentra sur les runes, mais elles ne faisaient pas partie de celles qu'elle avait apprises au cours de sa scolarité. Elle poussa un soupir et entendit Harry lui répondre:

- Ca tombe bien, on a un peu moins d'un mois pour en finir avec ça.

-Mais Hermione, ce sont des runes! S'exclama soudain Ron, qui ne comprenait pas que son amie ne put comprendre celles-ci.

-Bon Sang, Ron, Je sais!

Elle se remit au travail et essaya d'établir une analogie entre les runes qu'elle connaissait et les runes si étranges qui luisaient sur ce vieux carnet. Elle passa toute la nuit à essayer, éveillée parce qu'elle ne comprenait pas et ne voulait pas dormir tant qu'elle n'aurait pas percé le secret de ces symboles étranges. Ron et Harry, fatigués, s'endormirent bien malgré eux dans la tente qui les abritaient tous.. A l'aube, elle s'assit par terre et les regarda dormir, tenant dans ses mains le mystérieux carnet. Elle ne savait pas comment il était venu en leur possession mais vu les cicatrices qu'ils portaient ça et là, cela avait dû être à leurs risques et périls.

Ron et Harry s'occupèrent de déchiffrer l'énigme du médaillon de Serpentard et Hermione du carnet aux runes. Tous les trois savaient que s'ils détruisaient ces horcruxes, ils ne resteraient plus que deux autres a trouver. Pendant deux semaines, sans résultats, ils essayèrent de percer à jour le secret de la démolition de ces horcruxes. Chacun devait deviner, essayer des sorts et sortilèges, charmes et enchantements, chacun devait être vigilant, et dans toute cette minutieuse et désespérée agitation, ils demeuraient très silencieux, ne se parlant qu'en de rares occasions, mais essayant de sourire pour remonter le moral. Ils avaient entamé leur troisième semaine, ils ne restaient plus que neuf jours avant le rendez-vous aux Trois-Balais, et tous les trois devenaient de plus en plus tendus et attentifs. Plus de sourires, ils restaient taciturnes et devenaient même renfrognés, voulant à tout prix détruire ces horcruxes avant la date fatidique.

Le 1° décembre, Hermione, encore affaiblie par les longues veillées et les journées épuisantes, décida d'utiliser les sorts qui appartenaient au versant de la magie noire. Elle essaya Sectumsempra. Le carnet eut une réaction, comme un spasme: Il trembla puis en sortit un immense spectre. Tous furent époustouflés et, bien qu'effrayés, ils sortirent leurs baguettes et les pointèrent sur cet amas de fumée blancheâtre qui était suspendu au dessus du sol.

-Tu... Tu crois que cest vivant? Bablbutia Ron.

Harry et Hermione se retournèrent vivement vers lui. Mais le spectre commença à parler d'une voix caverneuse et émiéttée:

-Toute destruction a un prix. Pour détruire l'immatériel, commencez par détruire ce qui est matériel...

-Ca n'a pas de sens ... essaya Harry. Le spectre sembla se tourner vers lui pour lui sourire. Puis il s'évapora.

-Bien d'accord... acquiesça Ron.

Refléchis Hermione. Il y a un prix pour détruire, et il faut commencer par le matériel. Un prix pour détruire le matériel? Comment détruit-ton le matéri...

-J'ai trouvé! S'écria Hermione. Mais, si c'est ce à quoi je pense, c'est qu'il faudra réussir à tuer.

-Tuer? Demandèrent ses amis, en fronçant les sourcils.

-Oui, tuer. Le sortilège de mort. Logique. Déclara-t-elle d'un ton monocorde et éteint, en fixant le carnet.

-On n'a jamais tué avant cela... fit Harry qui voyait surtout le sortilège de mort comme l'un des principes qu'il n'appliquerait jamais.

-Harry, on n'a rien sans rien! Répliqua sèchement Hermione.

-Très bien, il faut qu'on s'entraîne alors... Ron avait sorti ces mots comme s'il s'agissait d'une banalité.

Et ils se mirent au travail. Ils essayèrent sur des mouches, tout d'abord. Puis sur des petites bêtes, écureuils, lapins et autres rongeurs poilus. Enfin, au bout de deux jours ils réussirent à trois à tuer un énorme sanglier. Mais ils se sentaient mal à l'aise, comme si le prix à payer commençait déjà à peser sur leurs épaules. Enfin, à l'aube du 3 décembre, ils se rassemblèrent devant le journal:

-On devrait le tuer à trois... commença Harry, pas très rassuré.

-Très bien. Mais il faut être prudent quand même. Hermione avait les yeux rivés sur Ron qui tremblait, moins à cause du froid que de l'effroi.

Ils se mirent en cercle autour du carnet, et suivirent le décompte silencieux de Harry. Trois. Deux. Un... Ils crièrent aussi fort qu'ils le pouvaient Avada Kedavra. Et le carnet eut un spasme, puis deux, puis il se convulsa de telle manière que plusieurs spectres sortirent et s'évaporèrent tandis que les runes s'effaçaient et que les pages redevenaient jaunies. Un hurlement vint de l'intérieur à mesure que les spectres deveniant moins nombreux à s'échapper du carnet et ce hurlement croissait en puissance. Les trois jeunes gens tenaient toujours leurs baguettes en direction du carnet. Puis ils virent un ultime spectre s'extirper et avant de disparaître il les regarda en riant. Un rire qui leur fit froid dans le dos. Quand leurs yeux se reposèrent sur le carnet, il avait disparu. Il n' y aviat plus rien. Plus rien. Mais ils sentirent le malaise se réinstaller en eux et essayèrent de se réjouir de la destruction dun autre horcruxe:

-Un bout de Voldemort en moins, fit Ron qui souriait faiblement.

-Passons au médaillon. Renchérit Hermione, aussi mal à l'aise que lui.

-Bonne idée. Acquisça Harry.

Ils se penchèrent sur le médaillon.

-Qu'est-ce que vous avez réussi à trouver là-dessus? Demanda Hermione.

-On le peut pas le casser. Essaya Ron.

-Tous les sortilèges qu'on a utilisés ne sont d'aucune utilité. Continua Harry. Puis Ron, qui était un peu en retrait eut une idée:

-Avada Kedevra! Hurla -t-il et une lumière verte sortit de sa baguette pour aller ricocher sur le médaillin et partir sur un arbre.

-Ron!

-Au moins, on le saura maintenant ! Fit-il avec un ton d'excuse.

-Et le fourchelang, Harry? Tu as vu, il y a un serpent en son centre. Tu as essayé?

Ron se donna une claque sur le front:

-Hermione, tu es un génie.

Harry regarda ses deux amis, puis essaya l'idée d'Hermione.

-Bonjour.

Rien.

-Ouvre-toi.

Rien.

-Serpentard.

Le médaillon s'entrouvrit et laissa paraître ce qui semblait être un bout de chair. Puis il se referma instantanément, à l'image d'une huître. Harry regarda Ron et Hermione, qui étaient perplexes.

Réflechis. Réfléchis Hermione. Un médaillon qui ne succombe sous aucun sortilège... Il renferme une partie qui semble être vivant. En tout cas il le protège et se referme instantanément...

-J'ai trouvé ! s'écria Ron, et ses amis se retournèrent vers lui, très étonnés et un peu agacés:

-Qu'est-ce que tu as trouvé, Ronald? Demanda Hermione qui s'impatientait devant l'air illuminé que prenait son ami.

-Harry, recommence, et Hermione tiens-toi prête pour un autre sortilège de mort. Expliqua-t-il, tout excité. Je n'arrive pas à croire qu'on ai passé autant de temps a lui envoyer des sortilèges alors que Harry avait la réponse...

-Ron! On t'attend. Grogna Harry.

-Harry, ça va pas? Hermione s'était mise debout, le regard perçant qui rapellait vaguement Mac Gonagall quand elle était furieuse.

-Hermione. On le fait. Harry s'était mis debout aussi et ils se scrutèrent l'un l'autre pendant plusieurs secondes. Puis Hermione baissa les yeux:

-Je suis prête.

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La taverne était bondée, les rires étaient discrets, les murmures remplissaient la salle autant que les regards vigilants. Il y avait un peu de tension, l'air était inhabituellement chaud, et tout le monde se retourna et resta interdit quand la porte s'ouvrit et que personne ne rentra. Rosmerta mit un terme au silence gêné en s'écriant:

-Cette porte! Elle ne protège même plus des courants d'air! Tout le monde ne se ressaisit que lorsqu'elle eut effectivement fermé la porte. Mac Gonagll était derrière le paravent et buvait son thé toute seule, mais elle savait pourquoi la porte n'avait laissé entrer personne. Non à cause du courant d'air, mais à cause de la cape d'invisibilité de Potter qui lui avait été d'un grand secours durant son cheminement hors de Poudlard. Dès qu'elle se leva de table, Rosmerta sut qu'il était temps pour elle de la mener à la pièce d'en haut, où il serait plus aisé de discuter. Les amis sous la cape d'invisibilité repèrent Mac Gonagall qui montait à la suite de Rosmerta et se mirent à monter les escaliers eux aussi. Ils entrèrent dans la chambre pendant que Rosmerta leur tenait la porte en souriant, puis la refermèrent quand elle descendit. Puis ils enlevèrent la cape et s'assirent dans le canapé en face de la cheminée.

-Alors Potter, vous avez réussi?

-Oui, Hermione nous a beaucoup aidé. Expliqua Harry. Ce problème-ci est résolu.

-Très bien. Et Mlle Granger? Demanda la directrice en se tournant tout à coup vers Hermione. Mais avant qu'elle n'ait pu dire quelque chose, Harry parla:

-Nous devons reprendre la route mais je préferais qu'Hermione reste ici. Nous n'avons pour le moment plus besoin d'elle, et ...

-Quoi? S'insurgea Hermione. Après s'être bassement excusés pour m'avoir laissée toute seule, plus en danger à Poudlard qu'avec vous d'ailleurs, vous reprenez vos anciennes résolutions?

-Hermione, comprend-nous. Maintenant tu es protégée à Poudlard. MacGonagall et le bata... Et Rogue veillent sur toi. En plus nous n'avons pas fini notre... quête. Il faudra bouger et c'est moins évident à trois, beaucoup plus dangereux. Je t'en prie, il ne faut pas nous en vouloir, reste là, il faut que tu sois là pour nous quand nous aurons vraiment besoin de toi...

-Reste-là, fais-ça. Qu'est-ce que tu attend de moi, Harry, je ne suis pas une marionnette! S'énerva-t-elle.

-Tu es notre couverture Hermione, c'est capital. Osa soudain Ron.

Elle le regarda, et les larmes commencèrent à monter aux yeux.

-Pleure pas Hermione. Tu nous manquais énormément, mais c'est la guerre. Et se trimbaler ensemble est devenu un luxe.

Hermione pleurait maintenant, MacGonagall demeurait muette mais regardait la jeune fille avec pitié. Harry et Ron la prirent dans leurs bras et la berçèrent. Cela déclencha le ruissellement des larmes et les hoquets d' Hermione. Ils restèrent ainsi durant plusieurs minutes et cela sembla les récomforter, leur donner une sensation de puissance qui les apaisa progressivement. Au bout d'un moment, MacGonagall se leva et ils durent se séparer. Hermione ne dit rien lorsqu'ils se remirent sous la cape et disparurent de sa vue. Elle n'était plus en colère. Elle était juste triste.

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Bon ok, le chapitre est un peu bizarre, je vous l'accorde, mais il était nécessaire... Vous verrez bien pourquoi...