YOOOOOOOOOOO MES LICORNES /PAN/ D'accord, d'accord... Ce chapitre a été fait en trois heures donc respect siouplé, hein, parce que je suis juste trop forte ~
Brefouille, réponse aux reviews ~
Ayone : Contente que tu trouves ça intéressant, parce le but en lisant ce truc, c'est de se divertir ~
Le nom de notre héroïne est dans le chapitre ci-dessous uwu
Et c'est sûr, elle a du caractère xD Sinon c'est pas drôle u_u /PAN/
Bref, contente que ça te plaise pour l'instant et bonne lecture de ce chapitre :3
Vava : Merciii ~ Contente que mon langage des cavernes te plait et te fait rire, ça me réconforte :'D /PAN/
Voilà la suite, enjoy ~
Voilà donc comment je me suis retrouvée à l'hôpital, au chevet d'un mec que je connais pas vraiment personnellement. Au début, vu qu'il saignait pas ni rien, j'avais voulu juste le foutre sur mon canapé pour que ça passe mais mon connard de voisin m'a incendiée en me criant que c'était pas normal d'atterrir en un seul morceau en créant un cratère, et donc qu'il fallait l'emmener à l'hôpital, pour le maintenir en vie. Pff, comme si j'avais que ça à faire. … Bon, ok, j'ai que ça à faire, mais bon.
Le médecin entra à ce moment là dans la chambre alors que j'étais sur le point de dessiner une moustache sur la tête du patient. C'est pour ça que quand le shaman-du-présent me regarda avec un sourcil levé, je fis mon sourire le plus innocent – ce qui ne marchait pas vraiment parce que d'après mon entourage très restreint, j'ai toujours une tête de coupable, même quand j'ai rien fait. Doc' finit par rire légèrement puis s'adressa enfin à moi :
« C'est vous qui l'avez emmené ?
-Yep. acquiesçai-je
-Vous êtes de sa famille ?
-Euh, ouais, ouais, sa cousine. »
… Bah quoi ? J'allais pas dire « Non non, c'est un inconnu que j'ai trouvé dans mon jardin ce matin, par pur hasard. Au fait, vous voulez des noisettes ? » ! … Bref.
« Je vois. Ne vous inquiétez pas, il n'a rien de très grave, juste quelques hématomes qui se sont effacés étrangement vite.
-Ha ha, ouais, il a toujours récupéré super vite ! On peut partir maintenant ? On a des chose à faire. »
Le médecin me regarda en fronçant les sourcils et me dit :
« Il n'est pas encore réveillé, il faut attendre son réveil et vérifier son état pour le laisser sortir.
-... Ah, ouais. »
Je me suis fait un faux espoir toute seule, c'est triste.
« Et sinon, reprit le toubib, que s'est-il passé pour que vous l'emmeniez ici ? »
… Merde, j'ai pas pensé à inventer un mytho. Putain. Je peux pas lui dire que je l'ai trouvé dans mon jardin au fond d'un trou, ils m'enverront dans leur établissement psychiatrique sinon, et je risque de me faire défoncer par mes potes si je suis là-bas. Ouais, ils ont pas trop la nation de solidarité, mais bon, passons.
« Mademoiselle ? »
Je me réveillai. C'est vrai que je lui ai toujours pas donné de réponse.
« Ah, euh, il... est tombé des escaliers. J'ai paniqué alors je l'ai emmené ici.
-En bus ? » s'étonna l'autre
… Il se fout de moi là ? Ouais ouais, bien sûr que je vais prendre le bus avec un peut-être-cadavre sur le dos !
« Hum, non, c'est mon voisin qui nous a emmenés. me contentai-je de dire
-Je vois. Quel est son nom ? »
J'hésitai. Est-ce que je devais lui donner son vrai nom ou juste garder son prénom et lui coller mon nom de famille ? Dans les deux cas, ils le trouveront pas de toute façon. Bon... Comme j'ai dit que j'étais sa cousine, c'est mieux qu'il porte mon nom, pas vrai ?
« Eren Giraud... »
Oh Dieu que ça sonne mal. Mais bon... C'pas comme si j'avais choisi mon nom de famille, hein.
« Bien. fit Doc' en le marquant sur une feuille. Et le vôtre ?
-Hannah Giraud.
-Hannah Giraud... »
Oui, tu sais répéter ducon – cherchez pas, je traite tous ceux de mon entourage de cons.
« La fille du PDG de VirtualCall ?
-Mouais... soupirai-je
-Je vois. C'est donc à lui que j'envoie la note de frais ? »
… What ? Quels frais ?! Mais t'as rien foutu putain ! Les médecins sont vraiment des escrocs...
« Nan c'est bon, je vous dois combien ?
-Euh... Quarante-trois euros et vingt centimes. »
C'était obligé les centimes, sérieux ? Bon, peu importe. Je sors un chéquier et écris le montant, l'odre etc. et je signe. Je tends ensuite le papier au toubib qui me regarde comme si je venais de lui proposer de faire une partouze avec des singes. Finalement, il prend le chèque, l'air suspicieux puis sort de la pièce.
Comme quoi, quand y a du fric, les gens se posent pas beaucoup de questions. … Quoi ? Ça vous étonne que j'ai un chéquier ? Vous faites bien, c'est pas le mien, c'est celui de ma mère.
Mon père me l'a confié parce qu'il sait qu'elle est pas capable de passer une journée sans acheter quelque chose, qui coûte souvent la peau des fesses. Du coup, j'ai un chéquier rien qu'à moi que je peux utiliser comme bon me semble. Après tout, je dépenserai toujours moins que ma mamounette chérie – ou pas chérie, ça dépend des périodes.
Bref, trêve de bavardages. Je me retrouve donc seule avec Jaeger, encore endormi. … Sérieux, comment ça se fait que je me suis retrouvée avec un personnage de manga dans mon jardin ?! J'aimerais vraiment savoir où est le putain de Dieu qui m'a fait le coup ! Si je l'attrape, je l'étrangle, immortel ou pas !
J'entends l'autre gémir dans son sommeil. En le regardant de plus près, je me rends compte que le voir en version humanisée n'est pas si choquant que ça. On dirait un cosplay. Mais en très très bien fait. … Je viens de me rendre compte que je suis pas si étonnée de voir Eren Jaeger en face de moi, comme si ça m'arrivait tous les jours. Bon, faut dire que j'ai encore un peu la tête dans le cul donc ça se pardonne. Je crois.
« Euh... »
Je sortis de mes pensées. … Ce putain d'humain-titan fictif était bien en train de me regarder de ses très beaux yeux verts – oui j'ai toujours adoré ses yeux et c'est bien une des seules choses que j'aime chez lui –, la bouche entrouverte avec un air d'incompréhension sur le visage.
« Yo. finis-je par dire
-Qui êtes-vous ?
-Moi, c'est Hannah.
-Oh, euh, je suis Eren Jaeger.
-Ouais ouais, je sais.
-Et, hum, où est-ce que je suis ? Dans les murs ?
-Ben mon p'tit t'es bien entre quatre murs mais j'pense pas qu'on parle des mêmes.
-Comment ça ?
-Comment te dire ça sans que tu paniques ou que tu me piques une crise ? Hum, on est en 2014, déjà...
-Quoi ?! Attendez, qu'est-ce que c'est que cette histoire ?!
-Laisse moi finir morveux. »
Oui, il a qu'un an de moins que moi mais j'en profite quand même.
« Je disais donc, repris-je, on est en 2014 mais c'est pas tout, t'as changé de monde. Tu sais, toutes ces conneries d'univers parallèles, là, ben ça a l'air d'être vrai. En fait ici, ton monde plein de titans ben c'est qu'un livre, une fiction inventée par le très talentueux Hajime Isayama. V'là. »
Au fur et à mesure qu'il encaisse les informations, je le vois se détendre.
« Je vois... soupira t-il
-T'as pas l'air très étonné. remarquai-je, un sourcil levé
-Eh bien... Je pense que quand on a vécu quinze ans en sachant que des géant mangeant les humains existent, je n'ai pas vraiment de quoi m'étonner. Je crois. »
Je lui fait un petit sourire puis me lève pour appeler une infirmière, qui arriva quelques minutes plus tard.
« Oui ? me demanda t-elle
-L'est réveillé. fis-je nonchalamment. On peut partir maintenant ? »
La femme me sourit en m'annonçant qu'elle allait d'abord vérifier son état et qu'on pourrait partir après. C'est au moment de se rhabiller que je l'arrêtai.
« Ici, porter des bottes et des sangles, c'est un peu chelou, donc si ça t'ennuies pas, je vais arranger un peu ta tenue. »
Il haussa les épaules et me laissa faire.
« Tu fais quelle pointure ? l'interrogeai-je
-Quarante.
-Mouais, ça devrait passer. »
Je prends ses bottes et lui tends mes baskets. Il me regarde bizarrement mais les enfile en grimaçant. Bon, bah ouais, j'ai pas des pieds de titan moi, faut m'excuser. J'enlève mon sweat et lui lance dessus, histoire de cacher son haut un peu – beaucoup – pourri et poussiéreux.
Je range les affaires qui sont pas sur lui dans mon sac à dos que j'avais emporté pour je-ne-sais quelle raison et on se dirige vers la sortie sous le regard intrigué du personnel. Tss, c'est pas parce qu'on a un look de clown qui faut nous fixer comme ça.
… Bon, ok, voir Eren porter un sweat avec écrit « I'm a bitch » dessus est un peu bizarre, mais c'est pas la peine d'en faire tout un plat, hein. C'est pas comme si il ressemblait à un travesti. Même si des baskets multicolores, ça fait pas super viril, je le concède. Mais j'suis une fille aussi, faut pas m'en vouloir de m'acheter des trucs bien tape-à-l'œil.
C'est en étant dehors que je me rends compte d'une chose.
« Merde, ce connard est parti en me plantant là, va falloir qu'on prenne le bus, sa mère la pute. »
En se rendant compte que j'étais vulgaire, Eren ne fut qu'à moitié étonné et esquissa un petit sourire nostalgique. Ah ouais, c'est vrai, la pute du bataillon – Levi/Rivaille/Livaï/Ravioli pour les intimes – est vulgaire, lui aussi. Bah, au moins ça fait ça de moins à s'habituer pour Jaeger.
D'ailleurs, en parlant de mon nouveau coloc', il regarde les bâtiments et les voitures d'un air à la fois admiratif, effrayé, intrigué et curieux. … Ouais, même sur lui ça donne un air bizarre.
Après près d'une minute de contemplation, je le ramène à la réalité en lui tirant le bras pour se diriger vers l'arrêt de bus. J'ai de la chance, il s'arrête presque devant chez moi. Mais comme d'habitude, ce bâtard de transport en commun met un temps fou à arriver et en plus, quand il s'arrête devant nous, Jaeger se cache derrière moi tellement il a peur.
« Eren, putain c'est qu'un bus, ça va pas te bouffer. »
Il se détend mais reste quand même derrière moi . Je soupire et rentre dans l'engin en demandant au chauffeur deux tickets. Il regarde d'abord Eren bizarrement mais me passe les bouts de papier.
Je m'approche de la machine où j'insère mon ticket. Ticket qui se faire bouffer en un centième de seconde par la machine, ce qui fait sursauter le brun à mes côtés. Et moi j'en rigole, comme une dinde.
« C-C'est pas drôle ! bafouille t-il en essayant de garder un minimum de dignité
-Désolée, désolée... » soupirais-je en me calmant
Je lui fait signe de faire la même chose, ce qu'il fait après plusieurs essais et sursauts. Les passagers nous regardent bizarrement, mais je m'en fous, je passe toujours pour une tarée de toute façon. Ouais, parce que mes potes sont aussi sains d'esprit que moi donc bon, vous voyez le genre.
Bref, on va s'asseoir au fond. Enfin, on essaie, parce qu'un mec siffle quand on passe. Et je pense pas que ce soit pour moi. C'est le type de mec qui saute sur tout ce qui bouge, fille ou gars et ce genre de personne m'exaspère au plus haut point.
« T'as un problème, tête de chibre ou tu veux t'battre ? » lui lançai-je méchamment
Il perd son sourire, comme ses copains à côté de lui et se lève, me dépassant d'une ou deux têtes. … Ouais, je suis petite, j'y suis pour rien, hein, allez vous plaindre à mes parents.
« T'as un problème mocheté ? »
Ça par contre, c'est vraiment de la méchanceté gratuite. Certes, je ne suis ni une bombe ni une beauté fatale mais je suis quand même loin d'être moche, hein ! C'est pas parce que y a une sorte de playboy avec moi qu'il faut tout de suite nous comparer.
« La mocheté, elle t'emmerde gros con, si ton pantalon est trop serré, va appeler une pute et fais pas chier mon pote. Si toi et tes copains vous touchez à un seul de ses cheveux, je vous tabasse à mort, t'as bien compris ?
-J'aimerais bien voir ça, fillette.
-Hey, Tony... chuchote un de ses potes
-Quoi ?! s'énerve le susnommé
-Son poignet... »
Celui qui semble être le chef de la bande regarde mon magnifique bracelet.
« Ouais et ben quoi ? crache t-il
-Tu te souviens pas, les corbeaux du collège ?
-Hein ? Ah, c'était pas ces petits qui foutaient la merde dans nos affaires ? Ouais, et ben ?
-J'crois qu'elle en fait partie...
-Et en quoi c'est censé m'inquiéter ? »
Je soupire d'agacement. Franchement, j'en ai vraiment ras le bol qu'on parle de moi sous mon nez, comme ça.
« C'est bon, vous avez fini ? Tu peux t'excuser vite fait, pour qu'on puisse passer un trajet tranquille ?
-Dans tes rêves minimoys.
-C'est pas bien de se moquer des petites tailles. » rit une voix grave que je reconnaîtrai entre mille
Je me retourne pour voir Thomas – un mec que je me traîne depuis la primaire – arriver vers nous avec sa bande de potes. Et faut dire que voir cinq mecs grands et baraqués, ça refroidit pas mal.
« Tu nous paieras ça. » pesta l'obsédé en descendant du bus avec ses petits copains
Une fois le car repartit, je me tournai vers mon ami d'enfance, l'air franchement blasé.
« Quoi ? demanda ce dernier. Tu pourrais me dire merci ! Je t'ai sortie d'un sacré pétrin !
-J'aurais pu me débrouiller toute seule.
-Contre trois gars sûrement armés d'un couteau ou pire, d'un flingue ?! Dis-moi comment t'aurais fait parce que là tu serais devenue mon nouveau Dieu.
-La ferme Tomate, laisse moi tranquille maintenant. »
J'avais terminé ma phrase en me dirigeant vers Jaeger – que j'avais moi-même oublié entre-temps – et en le traînant vers le fond du bus. Le brun bafouilla un « Merci » à Thomas puis me suivit.
« Ton pote est plus poli que toi, gamine mal élevée ! » fit le pseudo-sauveur d'une manière qui se voulait stricte mais qui faisait surtout rire – il n'a jamais réussi à réprimander quelqu'un sérieusement ce con –
En fille mature que je suis, je lui tirai la langue en agitant ma main, lui disant de dégager de ma vue. Une fois qu'il fut assez loin, je m'adressai au gamin à mes côtés :
« Désolée, j'ai tendance à répondre à la moindre provocation et ça part souvent en cacahuètes. La dernière fois, je me suis retrouvée avec une cicatrice à l'épaule. Mais sinon rien de grave. »
Il me regarda avec de grands yeux, l'air de dire « PAS GRAVE ?! MAIS T'ES SUICIDAIRE OU BIEN?! ». Ce qui est assez vexant venant d'un mec qui rejoint un corps de l'armée où le travail consiste à se faire bouffer par des géants pour faire genre « on a servit à l'humanité ».
Mais bref, passons. Je balaie ses inquiétudes d'un geste de main, ne voulant plus en parler. Après une dizaine de minutes, on finit par arriver devant chez moi. Eren regarde ma maison d'un air bizarre, je sais pas trop pourquoi.
« Un problème ? je lui demande
-N-Non, aucun. sourit-il. Je me demandais, tu vis avec tes parents ? »
Je fus étonnée que ce soit lui qui aborde le sujet. Après tout, sa mère est morte et son père a disparu, du moins officiellement – oui parce que j'ai lu le scan 62.
« Oui. répondis-je après un moment de flottement. Mais ma mère rentre tard et va au travail tôt alors je ne la vois pas beaucoup. Et mon père est souvent en déplacement à cause de son boulot et quand il est ici, il passe sa journée dans son bureau ou devant la télé, donc bon... Je suis sûre que tu peux emménager ici, ils s'en rendront même pas compte.
-D'ailleurs, à ce propos... Comment je vais faire pour rentrer chez moi ?
-Ça, j'en sais rien. Mais t'as vraiment aucune idée de comment t'es arrivé ici ?
-Ben, en fait, j'ai bien une idée mais j'en suis pas tout à fait sûr...
-Peu importe, tu me raconteras. Et t'étais avec quelqu'un d'autre à ce moment là ?
-Si je me souviens bien, je crois que j'étais avec le caporal-chef Levi... »
