Titre : Last night before go to hell
Auteur : Tsuki
Song : Enormément ! Mais celles qui m'ont le plus aidé sont sans aucun doute, « Rojiura a boku to kimi e » de MUCC, Tourniquet de Evanescence, Cradle of Filth et la piste 6 de l'album CRESENT de notre cher Gackt.
Déclaration : Cette fic ne sera pas longue, et pour cause : Elle est censée se dérouler sur trois jours. Autant dire que je n'ai pas l'habitude de raconter quoique ce soit sur une aussi courte durée. Il y aura peut-être quatre, voir cinq chapitres au maximum. Enfin bref, pour ce qui est de celui-ci, on peut dire qu'il m'aura donné du fil à retordre ! Mais il est finalement là et il annonce le début de la confrontation AoRuwa ! Bonne lecture à vous !
Chapitre deux
Elle est douce et mélodieuse, la symphonie qui vous accompagne aux portes de l'enfer. Un peu comme le son harmonieux d'un violon. Mais, plus que l'oreille, c'est l'œil du pêcheur qui est envoûté. Hypnotisé par ce violoniste à la chevelure de jais, Uruha reste figé. La silhouette androgyne ondule langoureusement sous les caresses des notes. Ses paupières restent closes, comme si le poids du fard à paupière noir les empêchait de se soulever. L'habile musicien fait presque pleurer son instrument. Le décor fond, le ciel s'écroule et bientôt ne reste que le néant. La musique ne daigne pourtant pas s'arrêter et le fin compositeur redouble de vitalité. La mélodie se mue en cri strident et l'écrivain est forcé de se protéger les oreilles. Les hurlements plaintifs du violon lui percent les tympans et l'obligent à s'agenouiller.
- Assez…
Et l'étrange symphonie cesse. Les pas du messager résonnent en échos dans l'espace infini et il vient se poster devant le corps soumis.
- Que dis-tu ? Je n'entends pas… Murmure t-il sournoisement
- Assez…
- Ma musique te déplaît-elle à ce point ?
- Elle est horrible… elle respire la mort.
- Ce n'est que pour mieux te préparer à l'atmosphère qui règne en maître sur l'enfer.
- Je n'irai pas… Jamais.
Un rire glacial fend l'air et Aoi vient se mettre à hauteur de son interlocuteur.
- Je crois… que je n'entends toujours pas.
Un sourire moqueur étire ses lèvres et il se volatilise dans un épais nuage de fumé. Le châtain suffoque en aspirant ce qui semble être des vapeurs de souffre et s'écarte vivement, ses prunelles se posant à l'endroit où devrait se trouver le ciel.
- Qu'est-ce que…
Des cendres… Oui. Des cendres tombent d'il ne sait où et recouvrent le sol d'un manteau noir. Telle une pluie de sombre papillon, elles s'échouent sur lui. Un bruit sec lui fait brusquement tourner la tête. Puis un autre, et encore un autre. Ses sens s'affolent et il découvre avec horreur la raison de ce vacarme. Des crânes jonchent à leur tour le sol, se brisent en percutant leurs confrères, volent en éclat comme du simple verre. Des crânes humains… Uruha s'accroupit et met sa tête entre ses mains.
- Arrêtez…
Le boucan ne fait qu'amplifier et il ferme les yeux pour faire disparaître cette vision d'horreur.
- Arrêtez !
L'écrivain se réveille en sursaut, de lourdes gouttes de sueur retraçant les courbes de son torse. La respiration saccadé, il laisse ses yeux s'habituer à la nouvelle luminosité. Ce n'était… qu'un cauchemar… Mais… il était tellement différent de ceux qu'il a l'habitude de faire. Ce messager a-t-il décidé de venir le hanter même jusque dans ses rêves ?
- Bouh !
- …
- Bien dormi ?
- Pourquoi êtes-vous… encore chez moi ?
- Allons ! Tu n'as pas déjà oublié ?
- Encore cette histoire invraisemblable…
Le brun sourit à la dernière phrase de son vis-à-vis et le rejoint sur le lit.
- Tu es vraiment désagréable.
- Avec vous tout particulièrement.
- Le compte à rebours est lancé depuis déjà six heures.
- …
- Et c'est tout ce que ça te fait ?
- Pardon de ne pas craindre vos mensonges ?
- Mensonges ?
- Quoi d'autre ?
Le regard ambré se heurte aux deux prunelles sombres et un ricanement vient combler le nouveau silence. Le corps du messager se rapproche et force celui de l'écrivain à se rallonger.
- As-tu peur de moi Uruha ?
- Non.
- Tu devrais…
- Sortez d'ici.
- Et tu t'entêtes à rester poli en plus…
Le souffle d'Aoi s'échoue sur le visage du soumis et ses lèvres viennent frôler leurs jumelles. Le châtain le repousse violemment, ses yeux accusant le geste de son interlocuteur.
- Quoi ?! S'étonne le brun un sourire pendu aux lèvres.
- …
- Ne me dis pas qu'un baiser t'effraie ?
- Vous êtes un homme.
- Et ?
- Et je n'ai pas à faire ce genre de chose avec vous.
- Pourtant… J'ai bien cru entendre ton cœur palpiter frénétiquement rien qu'en me sentant m'approcher.
- Baliverne !
- Moins de trois jours Uruha… Tu devras me supporter encore soixante six heures.
- …
- Mais ton calvaire peut s'arrêter… Il te suffit juste d'avouer tes fautes et d'implorer le pardon du tout puissant.
- Je ne crois pas en dieu et je n'ai commis aucune faute.
- Vraiment ?
- Oui.
- Et ta sœur ? Qu'en pense t-elle ?
- Ma sœur est morte.
- Oui… pauvre fille qui n'a rien vu venir.
- On ne peut pas prévoir ce genre de chose…
- Non… Surtout quand le coup vient de son propre frère.
- Sa mort est accidentelle, je n'y suis pour rien.
- Sache que je te ferai crier la vérité.
- La vérité a déjà été établi et je n'ai jamais été jugé coupable de quoi que ce soit !
- A croire qu'on s'est trompé.
- Laissez-moi donc !
- Non.
Agacé, l'écrivain quitte son lit et descend jusqu'à la cuisine. Cet homme ne peut pas être le produit de son imagination… Il est bien trop vrai. Alors que ses sourcils se froncent sous l'incompréhension, sa main ouvre un placard pour en sortir une poche de réglisse. Alors que ses doigts s'efforcent de déchirer le papier, le châtain se retourne et sursaute en tombant nez à nez avec le messager.
- Cessez de faire ce genre de chose ! S'énerve le jeune homme qui a ouvert le paquet de bonbon un peu trop brusquement pour le coup.
- Quelles choses ?
- Vous glisser dans mon dos silencieusement.
- J'aime surprendre.
- Et bien arrêtez ça quand même.
- Petite nature…
Uruha passe outre la dernière remarque de son interlocuteur et va attraper une pomme dans le saladier qui trône sur la table. A peine a-t-il franchi la porte, qu'une main, tel un étau, se referme sur son poigné, le tirant en arrière. Le bas de son dos vient violemment percuter le rebord de la table et le fruit qu'il tenait va rouler au sol.
- Sache qu'on ne m'ignore pas.
Une grimace vient tirer ses traits alors qu'il sent l'haleine chaude contre son oreille. La douleur lui parcoure les reins et il se sent soulever par le brun. Sans comprendre pourquoi, Uruha se retrouve assis sur la table, les yeux du messager ancrés dans les siens. Les longues mains blanches remontent dans son cou, puis longent sa colonne vertébrale avec une sensualité folle. Un frisson l'assaille et ses doigts lâchent le plastique qu'ils tenaient pourtant fermement jusque là. Un poids sur son épaule, et le voilà qui s'allonge docilement. Aoi détaille perversement ce corps à demi offert et invite sa victime à apprécier les caresses. L'écrivain se laisse faire, et ne réagit pas plus quant il sent son jean glisser le long de ses jambes. Ah… C'est vrai que hier soir, il n'a pas pris la peine de se déshabiller… il a juste retiré son haut. Ses iris se plantent sur le plafond tandis que l'air frais de la pièce effleure doucement sa peau mise à nu. Une force invisible lui brouille ses sens… comme s'il avait trop bu et que ses gestes ne suivaient pas le fil de ses pensées. Sensation effrayante qui le paralyse et qui l'empêche de bien analyser la situation. Ses orbes noisette quittent le plafond et découvrent avec stupéfaction la silhouette au dessus d'elles. La réaction ne se fait pas attendre et un mouvement trop brusque fait chuter la coupe en verre qui va se briser contre le carrelage. Le jeune homme sort de sa léthargie et repousse son bourreau. Son cœur s'accélère brusquement et il quitte la cuisine en courant, pour partir se réfugier dans le salon. Le messager ne semble pas l'avoir suivi, et pourtant, il sent sa présence. Ses yeux scrutent chaque recoin sans jamais trouver ce qu'ils cherchent.
- Toute une éducation à refaire à ce que je vois.
Nouveau sursaut. Uruha se retourne pour faire face à l'auteur du murmure, alors que celui-ci le déséquilibre pour le faire tomber sur le canapé. Le brun se met rapidement à califourchon sur sa proie et emprisonne les mains qui voulaient déjà se débarrasser de lui.
- Chuuuuuut… Laisse-moi juste te montrer qui fixe les règles désormais.
- Put…
- Hun ! Hun ! Ne sois pas mal poli…
- Lâche-moi !
- Oh ! Voilà que tu me tutoies ! Il y a du progrès dis-moi…
Le messager se penche sur le torse blanc et y dépose de frêles baisers.
- Souviens-toi juste que je me nomme Aoi… Tu crieras ce nom sous peu, crois-moi.
L'écrivain foudroie du regard son vis-à-vis.
- Ne crois pas pouvoir me faire crier quoi que ce soit.
- Mon intuition me fait penser le contraire.
- Alors je risque de te décevoir.
- J'ai fini par m'y habituer… Ta race est la déception même.
- Ne me touche pas plus !
- Allons, allons… Ne t'ais-je pas promis que tu te complairais dans ce jeu ?
- Il m'insupporte déjà…
- Aurais-tu peur de perdre ?
- Non. Mais je ne vois pas l'intérêt d'un tel jeu.
- Ca n'a aucun intérêt justement…
- …
- Mais les règles sont des plus simples.
- Explique.
- Il faut un perdant et un gagnant.
- Et c'est tout ?
- C'est tout.
- Et comment peut-on définir qui de nous deux sera le gagnant dans ce cas ?
- Le moment venu… Tu sauras que tu as perdu.
- Je ne perdrai pas.
- Alors commençons cher Uruha.
Un sourire pervers éclaire le visage du brun et ses mains libèrent les poignés emprisonnés. Il ne fuira plus… et cela par simple fierté. Son corps se colle fiévreusement à celui du châtain et sa langue vient goûter au torse imberbe. Laisse-moi te dévorer bel effronté… Corps et esprit. L'écrivain frissonne sous les doigts habiles qui s'insinuent dans les moindres creux, la moindre alcôve. L'insolent muscle se déplace de long en large, traçant d'innombrable arabesque et s'arrêtant de temps à autres sur les tétons durcis. Les dents s'attaquent aux deux aspérités dressées et une sensation indescriptible prend lentement naissance dans son estomac noué. Un papillonnement, quelque chose de léger et de puissant à la fois… Ses yeux roulent et sa bouche s'entrouvre. Les lèvres du messager sillonnent la gorge tendue, dégustent la pomme d'Adam délibérément exhibée et capturent leurs jumelles. Douces et pulpeuses… Comme il les imaginait. Il n'a même pas besoin de solliciter le passage, les deux morceaux de chairs tendres agissent inconsciemment, laissant libre arbitre à l'aventurière. L'écrin des milles et unes saveurs est enfin profané et le messager s'amuse de cette première victoire. Sa langue découvre avec arrogance les parfums dissimulés dans cet antre chaud et accueillant. Le réglisse prédomine, la poire s'ajoute gracieusement et la cannelle enveloppe le tout de son effluve envoûtant. Un paradis pour les sens. La fragrance du cèdre s'additionne au bouquet sucré. Tendre mélange aromatique entre deux bouches qui s'explorent mutuellement. Mais l'excursion ne s'arrête pas là, non, bien au contraire. Plus bas, les mains approfondissent leur investigation des lieux, se rendant maître de ce terrain jusque là inviolé. Elles s'infiltrent vicieusement sous la dernière barrière de tissu, et cajole la verge qui ne semble pas indifférente à toutes ces intentions.
- Hum…
Le gémissement du jeune homme meurt étouffé dans le baiser et, spontanément, il se cambre, comme pour accentuer le contact. Aoi sourit et finit de mettre à nu l'androgyne, ses doigts se refermant sur le pénis désormais bel et bien tendu. Jeu dangereux que celui du sexe… Il est si facile de corrompre les humains… L'exhalaison boisée imprègne parfaitement la bouche de son vis-à-vis… Marqué aux senteurs comme on marque au fer rouge. La respiration de l'écrivain s'intensifie et d'incontrôlables tremblements font vibrer ses cuisses. Il n'a plus son boxer… Il prend tous juste conscience de sa nudité, et c'est effrayant. Que lui arrive t-il ? Pourquoi se laisse t-il ainsi malmener ? Une nouvelle fois, ses gestes ne suivent pas ses pensées. Son bourreau entame de lent mouvement de vas et viens sur sa virilité et sa gorge échappe d'incompréhensibles gémissements. Un désir peu commun enflamme son bas ventre alors qu'un murmure inquiétant coule sur ses tympans.
- Ne t'attends surtout pas à ce que j'y aille avec des baguettes…
La phrase reste en suspend et une décharge le parcoure de la tête aux pieds alors qu'il sent le sexe de son interlocuteur à travers le pantalon de cuir. Vêtement, que le beau brun s'évertue d'ailleurs à faire glisser le long de ses fines jambes. Les prunelles d'Uruha détaillent avec une avidité non dissimulée ce corps de jeune vierge grecque. La peau laiteuse a la douceur du satin, et les courbes insolentes nouvellement dévoilées ont la grâce des vagues indomptées de l'océan indien. L'adonis prend appui de chaque côté du corps quémandant, et laisse sa chevelure d'ébène dégringoler en cascade sur ses épaules finement sculptées. Ses orbes crépusculaire sondent le regard émerveillé qui leurs fait face et son bassin se rapproche imperceptiblement. Un sourire obscène annonce la fin de la rêverie, et Uruha sent l'appréhension lui broyer les entrailles. La verge turgescente se presse contre son intimité serrée et ses ongles viennent abîmer la peau pâle. Le coup est sec et sans appel. Ses muscles se tendent à l'extrême et sa voix s'étrangle. La douleur est vive et il se sent déchiré de l'intérieur. Son adversaire exulte et s'enfonce jusqu'à la garde, le faisant crier un peu plus. Aoi arrête tous mouvements et s'abreuve de la souffrance de son partenaire de jeu. Le corps meurtri par cette intrusion soudaine, Uruha se laisse retomber sur le sofa dans une plainte aigue.
- Mon corps… n'est pas fait… pour ça…
Un rire moqueur comble le silence et le messager rétorque :
- Tu es si étroit… d'esprit.
Pure et simple moquerie. Ne se souciant guère des états d'âme du châtain, Aoi entame de brusque mouvement, secouant le corps endoloris sous lui. Les gémissements lui redonnent de l'ardeur, et la cadence augmente toujours plus. Uruha se crispe et ferme les yeux… Mikoto… Il se souvient… Mais c'était lui en elle… A quant cela remonte t-il déjà ?
- Ah !
Les souvenirs ressurgissent et l'enveloppent. Te souviens-tu de ce soir Mikoto ? Le plaisir lui brouille les sens et ses bras vont enlacer la silhouette qui le domine totalement. Pourquoi est-ce aussi bon ? Il y a quelque chose de malsain dans cette étreinte… Et pourtant, il s'y complait. C'est envoûtant et effrayant à la fois. Son corps se laisse malmener, salir, abuser. Mais il aime ça… Oui, il aime, puisque des sons indépendants de sa volonté s'échappent de sa bouche entrouverte. C'est un jeu dangereux auquel ils s'adonnent avec une ardeur non dissimulée. Il nage dans la débauche et la perversité, mais c'est une sensation qui n'a pas son égal et qui vous force à pousser le vice toujours plus loin. Mikoto a-t-elle ressentie la même chose lors de leurs ébats ? Son esprit disait-il non et son corps oui ? Peu importe… Elle fut comblée ce jour là. Il en est certain. Elle n'aurait jamais laissé couler de larme sinon. Des larmes de joie à n'en pas douter.
- Ha ! Aoi !
Le plaisir met fin à ce retour dans le passé et le ramène dans son salon. Les mains froides du brun remontent le long de son torse nu et viennent se refermer sur sa gorge. Sa respiration se saccade un peu plus et ses doigts s'accrochent aux poignets de son bourreau.
- Ya… Yamete…
- Mikoto aussi t'as supplié. Mais jamais tu ne l'as écouté, à aucun moment tu n'as fais preuve d'une quelconque pitié. Ses sanglots avaient beau retentir dans la pièce, tu es resté sourd à ses supplications.
- Ce… Ce n'est pas vrai. Tente t-il d'articuler.
- Mais bien sûr que si. Tu l'as violé. Ta propre sœur.
- Elle a aimé.
- Depuis quant cri t-on d'arrêter à quelqu'un qui nous fait du bien ?
- Qui… Qui es-tu pour me faire la leçon ?
- Celui qui te conduira jusqu'aux portes de l'enfer.
- Crève.
- Mais je suis déjà mort. C'est toi qui va crever chéri.
- Je ne mourrai pas ! Cri le châtain alors que les mains de l'autre se resserre un peu plus.
- Quand comprendras-tu que c'est moi qui scellera ton destin?
- …
Un sourire narquois étire les lèvres du messager et son bassin revient percuter celui du jeune écrivain. Uruha enfonce ses ongles dans la peau de son tortionnaire qui daigne enfin le laisser reprendre sa respiration. Ses paupières se ferment et il s'agrippe au tissu qui recouvre le canapé. Les gouttes de sueur perlent sur ses cuisses en feu et roulent jusqu'à son bas ventre. Jamais la torture n'aura été si bonne. Il se cambre pour mieux accueillir les coups de hanche et sa voix déraille irrémédiablement. Ses gémissements comblent le silence pesant de la pièce et Aoi accélère le rythme. Voir ce bel éphèbe se tordre sous lui le fait jubiler.
- Ah ! Ah… Aoi !
L'orgasme le foudroie et il se déverse entre leurs deux ventres. A-t-il perdu ? Non… Ce jeu se déroule sur trois jours et le vainqueur ne sera sacré qu'au terme de ce temps. Un coup de reins plus violent, et Aoi atteint la prostate de l'androgyne. Un râle rauque résonne dans le séjour et il se libère sans retenue. Le bellâtre se retire d'entre les parois de chair brûlantes et se revêtit sans un regard vers l'écrivain qui cherche son souffle. Il remet ses cheveux en place d'un geste classieux et se penche sur le visage crispé.
- Je te laisse le temps de souffler.
- …
- Il n'est jamais trop tard pour avouer Uruha…
- Retourne en enfer.
- Pas temps que ma tâche ne sera pas accomplie.
Le corps du messager s'évapore et Uruha se retrouve seul. Humiliation… Ses mains tremblantes viennent recouvrir ses yeux fatigués et deux lourdes larmes s'écoulent sur chacune de ses joues. Douleur… Ses jambes se resserrent et il se repli sur lui-même.
- Kai… Pourquoi ne le vois-tu pas ?
Son murmure meurt dans le silence de la pièce et il étouffe un sanglot.
Compte à rebours : H-64
