Yo ! L'envie de continuer a été plus forte, je ne pouvais pas laisser le chapitre se terminer comme ça. :) (mais pour le prochain, c'est vraiment pour la fin mai, haha)

Donc, bonne lecture ! :D Et encore merci pour tous vos reviews, fav et follows !


- giubird : Merci ! :D

- Leia22 : Ahaha, c'est une surprise ;) Après réflexion, la chose va visiblement se tourner en une longue fanfic (j'ai beaucoup de chose à aborder et à intégrer encore)


Tandis que le vaisseau s'approchait de la couche la plus externe de l'atmosphère terrestre, il se questionna finalement sur la rapidité de leur trajet. Il avait parlé sans jamais ressentir une force quelconque sur son corps. Jamais. Visiblement, la technologie de la planète entière était visiblement désuète. Ils étaient probablement eux-mêmes désuets.

Carol s'était tournée pour l'observer tandis qu'il avait porté son dévolu sur l'écran accroché à son siège à sa gauche. Impressionné par la carte détaillée qu'il se trouvait devant lui, il ne comprit que quelques secondes après que le rire lui était destiné.

— Si vous êtes impressionné par cette carte, vous devriez voir celle qui englobe l'ensemble des galaxies connues, lui lança-t-elle en appuyant sur un écran incrusté dans son poste de commande.

A vrai dire, Tony ne savait pas s'il devait être époustouflé ou effrayé devant cette immensité. Malgré tout, il approcha ses doigts pour zoomer sur leur Voie Lactée.

— Tous ses points verts, ça signifie quoi ? lui demanda-t-il tout en parcourant la carte du doigt.

— De la vie, lui répondit-elle en activant une dizaine de boutons à la suite avec une rapidité déconcertante.

Ses yeux s'écartèrent de surprise. Il y en avait plus qu'il n'en aurait jamais imaginé.

— Et les points rouges ? Des planètes désertes ?

— C'est un peu compliqué mais oui, c'est presque ça.

Sans grande surprise, les deux couleurs se retrouvaient sur un même pied d'égalité. Mais, le gris emportait sur ces dernières. Il conclut rapidement que cette couleur correspondait à potentiellement à deux hypothèses, une absence de données ou une incapacité de contenir la vie. Silencieusement et méticuleusement, il retrouva leur système solaire et embrassa avec bonheur, la couleur verte qui émanait de la Terre.

— Nous rentrons dans l'atmosphère, lui indiqua Carol. Il serait probablement temps de m'indiquer où je pourrais atterrir.

Il regarda les terres habitées qui se formaient devant eux. Si des survivants existaient encore, il savait où ils se trouveraient tous pour concocter un nouveau plan. Et si ce n'était pas le cas, il devait de toute façon revenir à son labo de toute urgence.

— Les gouvernements doivent être en état d'alerte maximale, actuellement. On ne risque pas de se faire chasser par des missiles d'un moment ou un autre ?

Carol lui adressa un sourire à travers l'épaule avant de se reconcentrer.

— Nous avons passé les satellites militaires depuis un certain temps. S'ils nous avaient aperçus, ils nous auraient déjà pris en chasse.

Tony laissa échapper un sourire quand qu'il comprit que la personne devant lui n'était pas une amatrice. Elle ne les laisserait pas mourir aussi facilement.

— Alors, votre destination est prise ?

— New York. Je vous aiderais sur le chemin.


Lorsqu'ils survolèrent enfin l'État de New York, Stark s'était avancé jusqu'à la pilote malgré ses indications qu'un marquage sur la carte lui suffirait amplement. Il lui avait simplement répondu qu'il avait besoin de connaitre la situation avant de tenter une descente au sol pour ne pas plomber leur chance de survie. Mais en vérité, il espérait voir en premier si l'un de ses amis existait encore sur Terre.

Tandis qu'ils étaient au-dessus des rues de Manhattan, il prit conscience du silence inhabituel qui s'y était installé. Seule de rares personnes présentes filaient comme des flèches.

— Je ne vous ai pas encore demandé ce qui vous a donné envie de revenir ici, la questionna Tony sans pour autant quitter le paysage des yeux.

— C'est une histoire longue et compliquée, lui répondit-elle finalement. Je préférais ne pas en parler.

Les sourcils froncés, il acquiesça.

— Mais, si ça peut répondre à vos questions, sachez que je n'ai pas de mauvaises intentions, ajouta-t-elle avec un sourire franc.

Cette femme dégageait une puissance qu'il ne pouvait pas qualifier. Il avait l'infime conviction que si cette femme voulait l'anéantir, elle l'aurait fait bien avant et avant même qu'il ne puisse réagir. Elle était définitivement une humaine mais autre chose en même temps, la surélever. Il en était ultimement convaincu. Les Avengers n'avait jamais été seul. Du manière ou d'une autre, elle était la carte secrète de quelqu'un sur Terre.

Peut-être faisait-elle partie du plan de Strange.

Quand son esprit dérailla de nouveau sur les évènements de ces dernières heures, le QG des Avengers apparut devant lui et le ramena à la raison.

— C'est ici.

A peine avait-il fini de prononcer ces mots que Carol avait déjà placé le vaisseau dans une position de vol stationnaire. Sans un mot, elle attendait une nouvelle indication.

Tony ne s'attendait pas à la foule d'une centaine de personnes qui s'était amassé devant les bâtiments. Ni aux nombreux soldats qui s'étaient positionnés comme un ultime barrage à la folie. Des bâtiments, ils ne voyaient que des points fuyants mais la vie y était présente.

La pilote, avec douceur, lui attrapa le bras pour attirer son attention.

— Je peux atterrir sur le coin d'herbe devant tout le monde mais dès que je quitterais ce vol stationnaire, il n'y aura plus de camouflage et ils nous entendront tous.

Ils échangèrent un bref regard, avant qu'ils ne reposent tous les deux leurs yeux sur le monde devant eux.

— Tant que vous êtes là, vous restez sous ma protection. Dès que vous mettrez un pas sur Terre, nos routes se sépareront.

— Je le sais.

En vérité, il ne savait pas comment il devait réagir devant ce scénario qu'il n'avait jamais imaginé. Pourtant, après avoir à nouveau jeter un coup d'œil à Carol, le choix fut rapide. Si elle faisait partie du plan de Strange, ils se recroiseraient d'une façon ou d'une autre. Tony se devait de revenir dans son propre monde.

— Je tiens à descendre, commença-t-il en ne quittant pas des yeux les bâtiments. Je descendrais seul, ils devraient me reconnaitre ce qui vous laissera assez de temps pour relancer et faire disparaitre la machine avant qu'ils ne se posent des questions.

— C'est votre dernière décision ?

Stark se tourna vers la femme qui l'observait les sourcils froncés. Il ne savait pas si c'était son imagination mais pendant un court instant il aperçut un éclat orangé dans ces yeux bleus. Sans un mot, il acquiesça et retourna à sa place pour l'atterrissage.

— Bien, conclut la jeune femme en se reconcentrant sur ses commandes. J'enclenche la descente.

Son attention se porta un court instant les cendres qu'il tenait à nouveau dans les mains. Puis quand il revint à lui, il prit conscience que le vaisseau s'était de nouveau arrêté et que la pilote était étrangement silencieuse.

Quand il releva la tête pour comprendre ce qui se passait, il découvrit avec surprise Thor. Leur bon vieux Thor. Ce dernier, entouré de multiples éclairs tenait le bec du vaisseau d'une main, ne l'avait visiblement pas aperçu car ces yeux ne quittèrent en aucun cas ceux de Carol durant de nombreuses secondes. Le sourire aux lèvres, Tony se détacha et reposa les cendres sur son siège avant de s'avancer en direction de la jeune femme une nouvelle fois.

A un mètre du siège, Thor déplaça finalement son attention sur lui. Puis, par paliers successif, son air menaçant fut remplacé par un sourire franc et accueillant. Cette jovialité infaillible lui avait grandement manqué. Les éclairs avaient disparu eux aussi. Et tout comme il avait apparu, il disparut de leur champ de vision.

— C'est un ami, lança Stark en s'attachant à nouveau. Il nous prépare sans doute le terrain pour qu'on atterrisse sans encombre.

Sans rien rajouter, la pilote redémarra la procédure et le vaisseau se retrouva bientôt sur de la terre molle. Il ne se détacha que lorsque la femme en fit de même.

— Vous avez tous ? lui demanda-t-elle en s'arrêtant devant la sortie et les commandes de cette dernière.

Tony passa en revue tous ce qu'il avait en sa possession. Aucune cendre ne manquait et le boitier était logé dans la poche de son pantalon. Tout ce qui lui restait était là.

— Oui.

— C'est parti, alors, fit Carol en ouvrant la dernière barrière qui le séparait de son ancien monde.

Comme il s'y attendait, Thor l'attendait à l'extérieur un sourire franc aux lèvres. Il n'avait plus sa magnifique chevelure blonde mais il était encore celui qu'il les avait quittés des années auparavant.

Avant de s'engager vers son ancien coéquipier, il se tourna une dernière fois vers celle qui avait secouru Nébula et lui de cette planète maudite.

— Je ne vous remercierai jamais assez pour ce que vous avez fait pour nous deux. J'espère que nos chemins se recroiseront un jour et que je pourrais vous retourner la pareille d'une manière ou d'une autre.

La pilote laissa échapper un nouveau sourire.

— Comme je vous l'avais déjà dit que ce n'était rien et que de toute façon, vous étiez sur mon chemin.

Elle jeta un bref coup d'œil à Thor.

— Vous devriez y aller, votre ami s'impatiente.

— Merci encore pour tout, ajouta-t-il.

Son interlocutrice secoua la tête, toujours aussi souriante. Tony aurait tellement aimé en savoir plus sur elle mais c'était son choix de ne rien lui dire et il se devait de le respecter.

Après un court moment d'hésitation, l'Avengers se décida finalement qu'il était temps de partir. Quand il posa finalement les deux pieds sur Terre, il se retourna une dernière fois juste à temps pour voir le vaisseau s'élever dans les airs.

Malgré le regret d'avoir quitté cette femme mystérieuse, Tony repartit en direction de l'asgardien qui l'accueillit avec un câlin qui le sépara du sol un court instant.

— Repos, Thor. Encore un peu et tu me briserais une côte, marmonna-t-il du mieux qu'il pouvait, le visage heureux de ne pas se savoir seul.

Son ami le reposa avec un rire.

— Ravi de te voir en chair et en os, Stark.

— De même, mon grand. Jolie coupe de cheveux au passage.

Thor lui adressa un sourire avant de pointer du doigt le QG.

— Nous devrions y aller, les journalistes ne vont pas tarder à courir dans notre direction pour nous poser des questions.

Le sourcil levé, Tony observa brièvement la foule qu'il avait aperçu plus tôt. Et se rendit rapidement compte que toutes ces personnes les observaient avec un mélange parfait d'effroi et d'étonnement. Comme s'ils avaient aperçu un fantôme marchant de nouveau parmi les vivants.

— Et puis, je suis sure que les autres seront tout aussi heureux de te revoir, s'exclama l'asgardien.

Stark se tourna de nouveau vers lui, le cœur battant à tout rompre.

— Les autres ? Combien sont encore vivants ? le questionna-t-il, la voix tremblante.

Son interlocuteur lui sourit de nouveau, avant de l'inviter à le suivre jusqu'aux bâtiments. Le trajet fut silencieux mais la chose ne le déragea pas. Son esprit était dans un état d'ébullition sans nom et il était convaincu qu'il ne pourrait pas aligner plus d'une phrase maintenant.

Il n'était pas seul. Ils pouvaient encore changer l'histoire.

Après quelques minutes de marche, Thor s'arrêta devant ce qu'il reconnut être le centre de commandement.

— Je pense que ça serait préférable que tu le découvres par toi-même, lui lança Thor en ouvrant la porte avec douceur. Bienvenue chez toi, Stark.


Son dernier éclat de désespoir s'envola quand il fut accueilli dans la pièce par une centaine de personnes tapant dans leurs mains avec une joie déconcertante. En s'apercevant de toute cette joie qui avait envahi cette pièce, il ne put contenir la sienne. Il n'était pas seul.

Ce ne fut qu'après quelques minutes lorsque l'ensemble des agents reprirent leurs postes, qu'il les aperçut enfin. Il n'était pas seul.

Le premier à s'être avancé fut Rhodes et quand ce dernier le prit dans ces bras, Tony ne put s'empêcher de fermer les yeux et de pousser un soupir de soulagement.

— Je savais que tu ne pouvais pas laisser cette Terre sans défense, lui dit-il lorsqu'il rompit le contact. Je suis tellement heureux de te revoir Tony.

— Je le suis encore plus, rétorqua-t-il, le sourire au coins des lèvres avant de lui donner une petite tape amicale sur l'épaule de sa main libre.

— Et nous ? l'interpella une voix féminine.

Il se tourna vers Natasha et Bruce qui l'observaient avec une tendresse sans nom.

— Le blond te va plutôt bien Romanoff, articula-t-il avant de se faire couper net par une accolade de la russe.

Après s'être détaché de lui, elle ne put s'empêcher de lui arranger sa chevelure sous les rires joyeux de Bruce et de Rhodes. Mais, il ne releva pas leurs petites moqueries. Il était juste heureux de leur présence à ses côtés.

— Heureux de te revoir parmi nous, lui lança Bruce en l'embrassant lui aussi de ses bras.

Il ne put que lui rendre la pareille, le sourire aux lèvres.

Quand ils eurent fini, Tony passa en revue à nouveau la pièce et s'arrêta sur Thor qui discutait avec un nouveau venu. Et son sang ne fit qu'un tour. Il jeta un coup d'œil aux cendres qu'il tenait toujours dans ses mains. Son instinct lui indiquait qu'une partie de ces cendres revenez à cette créature qui ressemblait étrangement à une raton laveur. Il se devait de lui les remettre.

Alors il s'était avancée dans leur direction et espérait le meilleur.

— Je crois que nous n'avons pas été présenté, commença-t-il avec toute l'assurance qu'il pouvait. Je suis Tony.

Le raton-laveur s'arrêta un court instant sur son visage avant de jeter un coup d'œil à ce qu'il avait entre les mains.

— C'est celui à qui les armures que tu as vues appartiennent, rajouta Thor.

— Oh, murmura l'animal avant de se tourner à nouveau vers lui. Rocket, enchanté. J'aime beaucoup le choix du rouge et du dorée. Très tape à l'œil.

Tony échappa un petit rire.

— Merci.

— J'aurais des améliorations à proposer d'ailleurs, continua Rocket.

Stark était sur le point de lui répondre quand il entendit la porte s'ouvrir. Etrangement, le silence parmi ses amis, s'était fait maître.

— Ross nous accorde encore l'armée mais il attend des réponses et des solutions qu'on est encore incapable de lui fournir.

Son cœur déjà meurtri par toutes ses pertes, se resserra encore un peu plus. Il connaissait cette voix.

— Rien ne s'est passée en mon absence ?

Tony se tourna vers cette voix, le cœur envahi par les regrets, et aperçut enfin celui qui avait toujours été dans un coin de sa tête même après toutes ces années.

Ils avaient chacun posée les yeux sur l'autre dans une synchronisation parfaite. Ils s'observèrent dans un silence assourdissant. Ni l'un ni l'autre n'osaient bouger. Durant un court instant, ils n'étaient que tous les deux.

Dans une totale surprise pour l'homme de fer, son ancien coéquipier fonça sur lui et l'enveloppa avec tendresse avec ses bras. Après une courte hésitation, Tony répondit finalement à cette geste, les yeux fermés.

Durant de nombreuses secondes, ses pensées sombres s'étaient tués. Son esprit profitait enfin d'un court instant de répit, où la chaleur humaine emportait sur tout le reste.


Voilà, voila ! A la prochaine ! :)