voici mon deuxième chap! Je prie pour que vous l'aimiez autant que le premier.

Bonne lecture !


Secret Maudit

Chapitre II : Magiciens et Boule d'Entravoltz

Drago en avait assez. Depuis l'incident en Défense Contre les Forces du Mal, les autres élèves n'arrêtaient pas de le regarder bizarrement. Heureusement qu'on était samedi, sinon le serpentard aurait depuis longtemps piquer une crise.

Il était tranquillement allongé sur son lit et lisait un livre. Il fut bientôt rejoint par Blaize qui s'installa à côté de lui :

- Tu vas rester couché dans ton lit toute la journée ?demanda Blaize.

- Autant qu'il le faudra. Du moment que je ne sois pas dans la même pièce que ces imbéciles.

- Tu sais Drago, c'est pas en te cachant que tu échapperas à leur regard.

Drago se mit en position assise pour mieux parler :

- Oui, mais c'est dégueulasse ! Toi t'as fait tout un numéro en Soins Aux Créatures Magiques et personne ne te regarde bizarrement !

- Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? C'est pas de ma faute si t'as fait apparaître l'autre cinglée. T'avais qu'à faire apparaître le Croquemitaine, je sais pas moi.

Malfoy haussa des épaules et se remit à sa lecture.

- De toute façon, reprit Blaize, y a des choses plus graves encore.

Le serpentard blond leva les yeux vers Blaize. Celui-ci s'assura qu'il n'y avait personne à part eux dans la pièce :

- Théo a encore fait des cauchemars. Il m'inquiète de plus ne plus.

- C'est pas vrai ! L'écoute pas Drago, nia Théodore en entrant dans la pièce.

- Mais si que c'est vrai ! Même que hier soir tu t'es mis à pleurer dans ton sommeil.

Nott ouvrit la bouche pour répliquer mais la referma et préféra aller s'enfermer dans la salle de bain en maugréant un vas te faire voir à l'intention de Blaize.

- Quoi !fit celui-ci en remarquant le regard scrutateurs de Drago sur lui.

- T'étais où hier soir ?

- Moi ? Mais nul part.

Drago haussa des épaules et se remit à sa lecture.

Dans la bibliothèque de Poudlard, Harry, Ron et Hermione étaient installés à une table, au fond de la bibliothèque. Devant eux trônait un énorme livre.

- J'ai réussi à trouver des renseignements sur Cauchemarra, annonça Hermione.

La sorcière prit le gros livre dans ses mains et l'ouvrit à la page 123. Elle lut :

- Cauchemarra est une entité vieille depuis plus de cinq milles ans. Elle vit et survit à travers nos cauchemars. Certaines légendes disent même que c'est elle qui les a créés.

Elle s'attaque généralement aux âmes fragiles et bouleversés. Elle se glisse dans leurs cauchemars et leurs peurs et les rend réels. Tuant de ce fait sa victime.

Hermione se tut et referma le livre :

- C'est tout ce que j'ai pu savoir sur elle. Il n'y avait aucun livre qui en faisait mention à part celui-ci, fit celle-ci en désignant le livre du doigt.

- T'es sûre? Y a rien d'autres ? ...Et pour le sort qu'à utilisé Malfoy ?rappela Harry. Aestro machin... T'as trouvé ce que c'était ?

- Je sais pas ce que c'est, moi !s'emporta Hermione. Et puis de toute façon j'en ai marre de faire des recherches toute la journée ! Et derrière le dos de Drago en plus ! C'est mon ami !

La jeune fille se leva et sortit de la pièce. C'est vrai quoi ! Elle en avait plus qu'assez que de passez ses temps libres à ne faire que de la recherche. Le pire, c'est qu'elle était la seule à les faire, les recherches, pendant qu'Harry et Ron s'amusaient dans le parc. Et maintenant, après plusieurs heures de travail acharné pour trouver des informations sur Cauchemarra, ils ne lui disaient même pas un petit merci. Non ! Tout ce qu'ils trouvaient à faire, c'est de la renvoyer faire des recherches. C'est vrai qu'elle était réputée pour être un véritable rat de bibliothèque, mais là, elle en avait marre !

- Harry ?appela Ron après le départ de son amie.

- Quoi ?

- Je crois qu'on l'a mise en colère.

Pendant tout le reste de la journée, Harry et Ron essayèrent de présenter leurs excuses à Hermione. Ce n'est que le soir, juste avant de se coucher, qu'elle se décida enfin à leur pardonner.

- Je vous pardonne. Mais je ne ferais plus de recherches pour vous ! Si vous voulez des renseignements sur quelque chose, vous n'avez qu'à aller le chercher tout seul. C'est clair !

Ses deux amis hochèrent la tête pour confirmer ses dires.

- Bien, bailla la jeune fille, je suis crevé, moi. Je vais aller me coucher. Bonne nuit !

- Bonne nuit, firent Ron et Harry.

Après le départ de Hermione, les deux garçons partirent à leur tour se coucher.

- Harry ?appela le rouquin dans son lit en plein milieu de la nuit. Tu dors ?

- Non.

Un temps passa avant que Ron ne rappelle son ami.

- Quoi ?lui parvint la voix d'Harry.

- Tu ne voudrais pas faire un tour dehors ?

Dans le bureau de Dumbeldore, celui-ci était en pleine discussion avec ses professeurs pour une réunion d'ordre général.

- Nous ne pouvons pas le dire eux élèves, voyons !s'écria McGonagale. Ce serait tout simplement immoral ! Surtout pour les principaux concernés !

- Mais bien sûre qu'on devrait le leurs dire !la contredit Hagrid. Et puis d'abord, les principaux concernés savent se défendre.

- Je suis d'accord avec Hagrid, agréa Chourrave. Je ne vois pas pourquoi on ne devrait pas le dire, pour protéger nos élèves.

- Mais, non ! Pauvre idiote !lança une autre parsonne. Minerva a raison !

Et le débat prit de plus en plus d'ampleur. Les professeurs allaient en venir aux mains pour défendre leur positions quand Dumbledore leva sa main droite et cria un ça suffit ! Les enragés se calmèrent aussitôt.

Après que le calme soit revenu, Albus se tourna vers Anthony Layn :

- Anthony, mon garçon, vous n'avez rien dit depuis le début de cette réunion. Qu'en pensez-vous ?

En effet, le professeur de Défense Contre les Forces du Mal était resté là à regarder ses collègues se traiter de tous les noms et se crêper le chignon, sans rien dire et sans intervenir.

Les autres le scrutèrent, attendant sa réponse. Mais Anthony prit tout son temps pour la donner :

- Je ne vois pas pourquoi on devrait le leur dire. Ils n'ont pas besoin de savoir ça.

A cette réponse, le visage de McGonagale rayonna. Mais il redevint dur et froid lorsqu' Anthony ajouta :

- Mais je ne vois pas pourquoi on ne devrait pas leur dire. Après tout, ils ont le droit de savoir et…

- Mais, non !le coupa Minerva. Ils n'ont pas à le savoir !

- On ne vous a pas appris à ne pas couper les gens, vieille bique !répliqua le professeur de Défense Contre les Forces du Mal.

- Et vous, s'offusqua le professeur de Métamorphose, on ne vous a pas appris à respectez vos aînés, petit insolent !

- En ce qui vous concerne, le terme le plus approprié serait ″ancêtre″.

Le professeur de Métamorphose se vexa. Comment se jeune impertinent osait lui parler ainsi ?

Celui-ci la regarda longuement :

- J'ose, c'est tout.

Minerva le regarda, surprise. Ce petit venait de lire dans ses pensées !

- Harry, t'es sûre que c'était une bonne idée de venir ?

- Mais, oui ! Et puis on risque rien, regarde !

Il sortit de sa poche la Carte des Maraudeurs et lui indiqua plusieurs points sur celle-ci :

- D'après la Carte, les professeurs sont tous réunis dans le bureau de Dumbledore. Rusard, lui, se trouve à l'autre bout du château, alors, on a rien à craindre.

Il poussa Ron et lui dit de se dépêcher.

Ils arrivèrent bientôt devant la cabane d'Hagrid. Ils se dirigèrent vers la cage où avait été mis le phoenix. Ils enlevèrent le drap qui la recouvrait.

- Où est-ce qu'il est ?demanda Ron.

Harry pointa du doigt un endroit précis de la cage :

- Là, au fon de la cage.

- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

Le brun allait lui répondre quand ils entendirent une voix :

- Vous ne devriez pas être ici.

Ils se retournèrent et tombèrent sur Blaize Zabini. Il était en pyjama et les regardaient fixement.

- Et toi ? Qu'est-ce que tu fais ici ?répliqua Ron.

Blaize sortit un sachet de sa poche :

- J'étais parti à l'infirmerie chercher ça. Et dans le chemin du retour je vous ai vu, entrain de traficoter cette cage.

- On traficotait pas !se défendit Harry. On voulait juste voir le phoenix.

Zabini les regarda bizarrement avant de se diriger vers la cage et d'y remettre le drap. Il se retourna ensuite vers les deux griffondors :

- Il est deux heurs du matin, et vous, vous voulez voir un phoenix ?

Harry et Ron ne lui répondirent pas et se regardèrent, gênés. Qu'y avait-il à répondre ?

- Et toi, Zabini ?demanda Harry après queslques secondes.

- Quoi, moi ?

- Pourquoi t'es dehors à deux heures du matin ?

- Je vous l'ais déjà dit, j'avais besoin de prendre des trucs à l'infirmerie.

- Et quoi comme trucs ? Si ça se trouve, t'es parti en douce pour voler des trucs !

En entendant la dernière réplique de Potter, Blaize roula des yeux et se retourna pour partir un lançant un pauvre type à l'adresse d'Harry. Il était à mi-chemin entre le château et la maisonnette d'Hagrid quand il s'arrêta. Il sembla humer l'air puis lança à aux deux griffondors d'un air anxieux :

- Vous feriez mieux de rentrer vous aussi !

Et ensuite, il partit.

Les griffondors rentrèrent quelques minutes après son départ, pas très rassuré par le ton qu'avait pris le serpentard.

La semaine qui précédait l'arrivée des élèves de Mixar passa très vite. Et bientôt, le jour j arriva. C'était un mercredi.

Tout le monde était très excité et nerveux, même les professeurs qui voulaient que tout soit parfait. Ils enlevaient même des points aux élèves qui avaient l'audace de jeter un papier parterre.

Les uniformes avaient été lavés et repassés. Les chambres, les salles de bains, les classes nettoyées.

Le soir arriva enfin. Tous les élèves étaient attablés à leur table et attendaient que la porte de la grande salle s'ouvre sur leurs invités.

- Vous vous rendez comptes !fit Hermione avec une petit voix excitée. On va enfin pouvoir voir à quoi ressemblent les mixariens.

Ron leva un regard interrogateur au nom "mixarien".

- C'est parce que j'en avais assez de toujours dire élèves de Mixar, alors je préfère dire mixariens.

Elle n'attendit pas de remarque de la part du rouquin et repartit dans une autre crise de démence, cette fois-ci en compagnie de Ginnie Weasley.

- Tu sais où sont les garçons ?demanda Pansy à Daphné.

- Non. Milicent est partie les chercher….Tiens, là voilà !

Milicent Bulstrode prit place à côté de ses amies :

- Je les ais pas trouvé.

- Mais ils le font exprès !s'emporta Pansy. Pile lors du grand jour !

- Si ça se trouve ils….

Milicent ne put terminé sa phrase car les portes de la Grande Salle venaient de s'ouvrir. Les discussions cessèrent et tous les yeux furent braqués vers les portes. Des pas lourds se firent entendre. Tout le monde retint son souffle. Mais ils furent tous déçus lorsqu'ils virent que se n'était qu'Hagrid qui se tenait derrière la porte.

- Oh !mais ne faites pas cette tête !lança celui-ci. Ils sont là !

Et à peine quelques secondes après les paroles du demi géant, cinq personnes entrèrent à la suite d'Hagrid. Il y avait deux filles et trois garçons. A l'inverse des poudlariens, ils ne portaient pas d'uniformes.

Le demi géant les conduisit à une table qui venait d'apparaître juste en face des tables des quatre maisons. Les cinq adolescents s'y assirent.

Dumbledore prit la parole :

- Maintenant que nos hôtes sont arrivés, nous pouvons passer à table !

Et d'un claquement de doigt, plusieurs mets apparurent sur les tables. Il y avait de tout. Des saucisses. Des frittes. Des pattes. Des pizzas. Du poulet – sur lequel Ron se jeta avec avidité. Et toute sortes d'autres nourritures plus appétissantes les unes que les autres – exception faite des choux de Bruxelles.

Durant le repas, tous les regards étaient posés sur les cinq personnes assises entre la table des professeurs et celle des élèves. Ceux-ci semblèrent ne pas s'en préoccupé et discutaient avec aise tout en se servant et en mangeant. Ils ne se préoccupaient pas des personnes qui se trouvaient autour d'eux ni des chuchotements à leur égard.

Bientôt, l'heure du repas prit fin. Dumbledore vint en personne chercher les nouveaux arrivants pour les conduire jusqu'à leur chambre.

Dans la salle commune des griffondors, les conversations jaillissaient de-ci et de-là. Harry, Ron et Hermione étaient confortablement installés sur l'un des meilleurs canapé de la salle commune, au fond de la pièce. Faut dire que lorsqu'on est le Survivant – ou les meilleurs amis de celui-ci – on a le droit à des traitements de faveur.

- C'est quand même bizarre que Dumbledore ne nous les ait pas présentés, fit remarquer Hermione.

- Ouaip ! Mais peut-être qu'il veut que se soit eux qui se présentent, suggéra Ginny qui venait d'arriver et qui avait entendu la remarque lancée par Hermione.

- Sans doute, admit l'aînée des deux filles.

- Je ne vois pas pourquoi tout le monde s'intéresse à eux comme ça, déclara Harry. Je ne vois vraiment pas ce qui a de spécial chez eux. Ce sont juste des adolescents comme les autres.

- C'est parce que pour l'instant ils ont encore rien fait, dit Ron. Quand tu les verras à l'œuvre, tu comprendras….et puis, tu serais pas un peu jaloux par hasard ?

Potter haussa des épaules et nia avec obstination les propos de son ami.

La conversation dériva très vite vers les cours et les professeurs :

- Vous ne trouvez pas qu'Anthony est foutrement bien foutu ?lança Ginny.

Son frère fut choqué par les paroles de sa petite sœur mais s'abstint de tout commentaire.

Pavarti Patil et Lavande Brown, qui se trouvaient juste à côté du fauteuil d'Harry et compagnie, se mirent à piailler comme des poules. S'incrustant au passage parmi eux.

- Il est trop craquant ! beugla Lavande. Et sa façon de rendre son cours si fascinant…Grrr ! J'en ais des frissons !

- Oh ! Oui alors, approuva Hermione, les yeux pétillants. Je crois qu'il m'aime bien : il a pas arrêter de me sourire durant le cours. Et puis, ses yeux étaient toujours braqués sur moi durant toute la classe et……

- Bien sûre !intervint le rouquin. T'étais pratiquement la seule à poser des questions ! C'est normal qu'il te regarde souvent ! …..Oh ! Et puis je vais me coucher moi !

Ron se leva, très énervé, et alla se coucher. Hermione était déboussolée :

- Mais qu'est-ce qu'il a ?demanda-t-elle.

Harry roula des yeux devant l'ignorance de la jeune fille et partit à la suite de son ami.

Quand il arriva dans le dortoir qu'il partageait avec les autres garçon, il vit Ron couché sur son lit entrain de réviser un cour pour le lendemain – ben oui !demain c'est jeudi !.

« Houla ! Ça doit vraiment être grave pour que Ron se mette à réviser ! » pensa le survivant.

Il vint s'asseoir près de son meilleur ami :

- Envie d'en parler ?

Le rouquin ne prit même pas la peine de tourner son regard en dehors du livre qu'il était entrain de lire :

- Non.

- Envie d'en discuter ?

- Non.

- Envie de….

Il fut coupé par Ron qui tourna sa tête vers lui :

- Ecoute Harry, je sais que tu veux m'aider ! Mais là je voudrais être un peu seul, tu comprends ?!

- Oui, bien sûre, fit Harry en se levant et se dirigeant vers la porte. Tout seul avec un manuel de Divination ! C'est vrai que tout le monde rêve d'être à ta place !

Et voilà, il l'avait vexé ! Ron voulu se rattraper mais Harry était déjà sortit du dortoir…...Tant pis, de toute façon tout sera oublié demain matin.

Le lendemain, le petit déjeuné dans la grande salle se passa aussi bien que les derniers jours. A l'exception que tout le monde n'arrêtait pas de lancer quelques petits coups d'œil furtif à la table des mixariens et de les dévisager avec insistance. Ceux-ci, comme la veille, ne semblèrent pas se préoccuper de cette situation.

Comme d'habitude, des hiboux envoyés par des parents ou des proches vinrent livrer le courrier aux élèves. Pour certains, les nouvelles étaient bonnes, pour d'autres elles étaient mauvaises. On pouvait même entendre quelques élèves sangloter sur l'épaule de leurs amis.

- C'est de ta mère ?demanda Harry à Ron en lui souriant. De bonnes nouvelles ?

Ron lui sourit en retour. Comme il l'avait prédit, Harry et lui n'étaient plus fachés et n'avait plus reparler de ce qui s'était passé hier.

- Oui, répondit-il. Elle me dit que Charlie revient pour les vacances de Noël.

- C'est super !fit le Survivant, souriant de plus belle.

- Ouais, surtout que ça fait longtemps que je ne l'ais pas vu. Il était en Europe ou quelque chose comme ça….

Hermione vint s'asseoir à côté d'eux et prit un toast :

- De quoi vous parlez ?

- Rien, c'est juste que la mère de Ron vient de lui envoyer une lettre disant que Charlie venait pour les vacances de Noël.

- Mais c'est super !s'exclama la jeune fille. Tu dois être content de le revoir après tout ce temps.

Ron lui fit un grand sourire, confirmant ses paroles avant de servir un grand verre de jus de citrouille. Il prit ensuite un toast et le beurra :

- Pour la première fois de ma vie, je suis impatient d'aller en cours.

Devant les mines de ses deux amis, il ajouta, pointant du doigt la table des mixariens :

- Ils feront cours avec nous.

Harry et Hermione firent un grand Ah ! pour montrer qu'ils venaient de comprendre le sens de la phrase. Ron roula des yeux.

- Vous étiez où ?demanda Milicent en arrivant devant la classe de Divination en compagnie de Daphné et Pansy. Vous étiez pas là hier soir, et vous n'étiez non plus pas là pour le p'tit déj'. Alors, vous étiez où ?

- Ben…, répondit Blaize, on n'était pas là.

- Arrête de faire ton gamin Blaize !s'énerva Pansy. Répondez à la question de Mili !

- On était à l'infirmerie, ok !finit par répondre Théo après plusieurs secondes de silence.

- Pourquoi étiez vous à…. ?

Décidément, le destin voulait que les phrases de Milicent se fassent couper par l'arrivée de quelqu'un. Cette fois-ci, c'était Harry, Ron et Hermione qui la coupèrent en pleine parole.

La jeune griffondore lança un petit salut à l'adresse des serpentards. Seul Harry et Ron gardèrent le silence.

- Salut, lançèrent en chœur les élèves de la maison Serpentard.

- T'es pas censé avoir Arithmancie ?demanda Daphné.

- Euh….Si, si.

- Super alors ! On ira toutes les deux !

Si tôt dit, si tôt fait. La fille aux cheveux rouge feu prit Hermione par le bras et l'entraîna à travers les couloirs.

Après le départ de Daphné et Hermione, un silence pesant vint s'installer entre les cinq serpentards et les deux griffondors. De toute façon, de quoi pouvaient-ils parler ? De fille ? De mode ? Des cours ? Non !! C'était pas leur truc ! Alors ils préférèrent s'ignorer mutuellement.

Blaize regarda sa montre :

- Reste encore dix minute avant le début des cours.

Petit à petit, les autres élèves participant au cours de Divination arrivèrent, attendant l'arrivée de leur professeur.

Théo se laissa glisser sur le mur et s'assit parterre, bientôt suivi par ses compagnons. Ils se mirent à chuchoter pour que Potter et Weasley - ainsi que les autres élèves - ne les entendent pas :

- Alors, demanda Milicent, vous étiez à l'infirmerie à cause de ça ?

- Ouais, répondit Drago. Ça a recommencé.

Il ouvrit la bouche pour continuer mais se ravisa. Il regarda en direction des griffondors et murmura encore plus bas, si bien que Pansy et Milicent durent se pencher pour l'entendre :

- Je crois qu'elle est revenue. Sinon je…

Il se tut instinctivement en entendant des bruits de pas se dirigeant vers leur direction. Bientôt, le professeur Trelawney arriva et leurs ouvrit la porte de la classe :

- Bonjour, bonjour !

Les élèves prirent place sur les coussins qui leurs servaient de siège.

- Aujourd'hui, commença le professeur Trelawney de sa voix de crécelle, nous allons continuer notre travail sur les lignes de la main. Si vous avez bien écouté lors du cours précédent, vous devriez être capable d'y lire l'avenir. Si vous avez besoin d'aide pour interpréter ce que vous voyez, prenez votre livre à la page 165…..Oh ! Mettez vous par groupe de deux. Ne dites rien sur l'avenir de votre camarade. Nous divulguerons les résultats au prochain cours.

Après son discours, elle s'assit nonchalamment sur son gros pouf, regardant de temps en temps le travail de ses étudiants.

Ron, qui s'était comme à son habitude mis avec Harry, lui prit la main et commença à lire les lignes des mains de son meilleur ami. Il jetait de temps en temps de petits coups d'œil furtif sur son livre et griffonnait de petit mot sur un brouillon.

- Voilà ! J'ai fini !s'exclama le rouquin après plus de vingt/vingt-cinq minutes.

- Enfin !ronchonna le survivant qui commençait à trouver le temps long. A moi maintenant.

Et, comme avec Ron, il se mit à lire les lignes de la main de celui-ci, lisant des informations dans son livre et écrivant sur son brouillon.

L'heure se termina comme ça. Les élèves se dirigèrent vers leur prochain cours de la journée : Charmes et Sortilèges.

Harry et Ron retrouvèrent Hermione, qui revenait de son cours d'Arithmancie, à ce moment là. La jeune fille était très excitée et s'exclama :

- Vous auriez dû choisir Arithmancie ! Les mixariens étaient là, et y en a un qui m'a même dit salut et qui nous a parlé, à Daphné et à moi ! En plus ils son craquants comme tout ! Ah ! Vous auriez vraiment dû prendre Arithmancie au lieu de Divination ! Et en plus….

- Euh…Hermione ?

La griffondore se retourna pour faire face à Drago. Celui-ci la prit par la main et l'entraîna à l'écart.

- Hum ?

- Désolé de t'interrompre dans ton monologue des plus interressant, Hermione roula des yeux face à l'ironie du serpentard, mais je voudrais récupérer le livre que je t'ai prêté y a trois jours.

La jeune fille fronça d'abord des sourcils puis un éclair de lucidité traversa son visage :

- Ah ! Oui !elle sortit le livre de son sac et le tendit à Drago. Je l'ai adoré. Si t'en a d'autres comme ça, tu me les prêteras, hein ?

Le serpentard lui sourit :

- Un jour, je te ferais visiter la bibliothèque du Manoir Malfoy. Y a plein de ce genre de livre là-bas.

Hermione sourit de plus belle. Ça faisait plus d'une année qu'elle connaissait Drago et sa bande. Ils étaient même très bons amis et elle s'entendait parfaitement avec les autres serpentards. Mais jamais, ô grand jamais, Drago Malfoy n'avait fait allusion de l'invité elle, une sang-de-bourbe, chez lui. Ce la lui prouvait à quel point il était différent de ce qu'elle s'était imaginée durant plusieurs années.

- T'étais où hier soir ?demanda-t-elle.

- Trop longue histoire pour que je te la raconte maintenant. De toute façon, le prof est arrivé.

Les élèves rentrèrent à la suite du professeur.

- Tu parlais de quoi avec Malfoy ?demanda Harry en s'asseyant à côté d'Hermione.

- On parlait bouquin. Pourquoi ?

- Rien, rien…

- Euh….Harry ?

- Quoi ?

- Tu pourrais t'asseoir à côté de Ron.

Le garçon la dévisagea pendant quelques instants.

- Pourquoi ?demanda-t-il.

Hermione se mordit la lèvre inférieure et frotta, tordit ses mains entre elles :

- C'est-à-dire que….c'est que…tu vois les élèves de Mixar…eh bien, ils sont cinq. Ça veut dire que l'un deux sera certainement tout seul. Donc…

- Je vois…

Il prit son sac avec froideur et voulut se mettre à côté du rouquin, mais celui-ci était déjà avec Neville. Comme il ne voulait pas chasser comme un malpropre Longdubat, il opta pour s'asseoir tout seul sur une des tables du second rang.

- Bien, commença le professeur, aujourd'hui, nous allons f….

Il fut coupé par la porte qui s'ouvrit à la volée pour découvrir un groupe de cinq personnes, ne portant pas d'uniforme.

- Excusez-nous professeur pour notre retard, parla l'une des deux filles. Mais les couloirs de ce château se ressemblent tous et on s'est un peu perdu.

- Oh ! Mais ce n'est rien. Je comprends tout à fait.

Il leur montra d'un mouvement de la main les places restantes dans la salle :

- Prenez une place, voyons.

Les cinq sorciers obéirent. L'un deux, comme l'avait prédit Hermione, se retrouva seul. Et entre la s'assoire à côté de la jeune fille et d'Harry, il choisit la place à côté du jeune homme.

- Salut, moi c'est Brian, Brian O'Connor, salua-t-il après s'être installé. Toi c'est ?

Brian avait les cheveux brun clair avec quelques nuances de brun foncé. Ses yeux, bleu foncé et profond, méttaient parfaitement en valeur son beau visage.

Pendant un instant, Harry crut qu'il le faisait exprès. C'est vrai quoi ! Qui dans le monde ne le connaissait ?...Apparemment, Brian.

- Euh….Harry Potter.

Brian hocha de la tête. Puis il se retourna pour écouter le professeur.

- Tu notes pas ?remarqua Harry après une vingtaine de minutes.

- Non. J'ai déjà appris tout ça en première année d'étude élémentaire.

Il s'adossa à sa chaise :

- Tu sais…..ton nom me dit quelque chose…

Harry sourit. Il allait leur montrer à ses mixariens à qui ils avaient à faire.

- Oui. Certaines personnes m'appellent le survivant. Parce que j'ai tué Voldemord – Potter fut déçu, son vis-à-vis ne silla pas lorsqu'il prononça le nom du mage noir – à l'âge d'un an. J'ai aussi participé au Tournoi des Trois Sorcier.

L'autre se mit à rire :

- On devrait surtout t'appeler Harry le Vantard. C'est pas la modestie qui te manque à ce que je vois. En plus, il paraît que c'est grâce à toi qu'il est revenu d'entre les morts, Voldemort. Tu dois être l'idole des mangemorts maintenant, après Voldemort bien sûre.

Le garçon aux yeux verts en resta estomaqué. C'était la première fois qu'on lui parlait comme ça. Bon, c'est vrai qu'il avait légèrement eu la grosse tête. Mais de là à lui parlait comme ça ! Et puis, c'était pas sa faute si Voldemort l'avait utilisé pour re-matérialiser son corps ! Fallait pas le blâmer pour ça ! Après la stupéfaction, Harry devint rouge de colère :

- Et toi ! Qu'est-ce que t'as fait de si courageux dans ta vie, hein ? Je paris que tu ne risques pas ta vie tous les jours, toi ! Que tu n'as pas peur de te faire tuer en te levant le matin ! Que tu ne fais pas de cauchemars toutes les nuits de personnes se faisant torturer par des mangemorts !

Toute la classe s'était tut, écoutant le Survivants. Brian l'avait écouté en silence et fit comme si de rien n'était. Remarquant le manque de réaction de celui-ci, Harry rajouta :

- Ça te laisse de marbre ce que je te dis ?

O'Conor tourna son visage et plongea ses yeux bleu foncé dans ceux d'Harry :

- Oui. Et tu veux savoir pourquoi ? Parce que ce que tu vis n'a rien de dramatique. Tu n'as aucune idée de ce que veut dire le mot courage. Ni du mot danger. T'es tu déjà retrouvé en face d'un dragon enragé alors que tu te promenais ? T'es tu déjà retrouvé devant une horde de limpus ? T'es tu déjà retrouvé devant un groupe de sorciers cannibales ? Et pire encore…t'es tu déjà retrouvé devant un Transfornum ? Un Transfornum dont le seul objectif est de te hacher vivant ?….Je crois que non. Tu n'as jamais connu le véritable danger. On t'a trop protégé pour ça. Le seul danger auquel tu peux craindre, c'est toi. Toi et ta manie de te fourrer dans des situations délicates. Car c'est toi qui te crée les dangers, les obstacles que tu as du affronter ces derniers temps…. Et pour la peur de se faire tuer. Tu crois que personnes ne la ressens ? Que tu es le seul à qui on veut la peau ? Mais détrompe toi ! T'es pas unique ! Y a plein de gens dans ce monde qui se mettent à dos des types pas très réglos ! Alors arrête de faire ton parano là !…..Oh ! Pour le cas des cauchemars. Tu me fais trop rire avec ça ! Tu veux que je te dise, toi tu fais des cauchemars et tu les visionnes comme si tu regardais un film. Y en a d'autres qui sont obligés d'assister à la torture de leur femme, enfants. A les regarder mourir à petit feu. Alors ne me dis pas que ce que tu vis est un enfer ! Et ne croit surtout pas que je vais avoir ne serait-ce qu'une once de pitié pour toi !

Tout au long des propos du brun, le visage de Harry se décomposait et devenait blanc comme le linge propre de M. Propre. Et, comme par hasard, c'est à la fin du speech de Brian que la sonne sonna. Les élèves, encore médusé par ce qui venait de se dire dans cette classe, prirent quelques minutes avant de réagir et de se lever pour se rendre à leur prochain cours : Défense Contre les Forces du Mal.

Brian se leva sans un regard pour celui assit à côté de lui et alla rejoindre les autres mixariens.

Pour se rendre de la salle de Sortilèges jusqu'à la salle de Défense Contre les Forces du Mal, il fallait traversé plusieurs couloirs. Et comme la nouvelle se l'altercation entre Potter et Brian O'Conor s'était répandu aussi vite que la lumière grâce à nos deux pipelettes de services, Pavarti Patil et Lavande Brown. Des murmures et des regards indiscrets accompagnaient le survivant et ses deux amis à chacun de leurs pas.

Ils soufflèrent une fois arrivés devant leur salle de cours. Il est vrai qu'ils étaient habitués depuis longtemps aux regards et eux murmures derrière leur passage, mais cette fois ci, ils étaient bien plus insistants.

La porte était ouverte, les trois griffondors entrèrent dans la pièce, suivis des autres. Anthony était assis sur sa chaise, derrière son bureau, et attendait que tous les élèves se soient installés.

Ceci fait, il se leva et alla chercher quelque chose au fond de la classe. Il revint avec, dans ses mains, une petite boule de lumière or et argent. Il s'adressa à toute la classe :

- Qui peut me dire ce que c'est ?

Personne ne leva la main, pas même Hermione qui pour une fois semblait perdu.

- Alors ? Personne ne peut me dire ce que……Mr. Malfoy ! Pouvez me dire ce qu'il y a de plus intéressant que mon cours ?

Malfoy ne répondit pas. Son regard restait fixé sur la fenêtre, ou plus tôt, ce qu'il y avait par delà la fenêtre.

Anthony s'avança et répéta d'une voix plus forte :

- Mr. Malfoy !

Celui-ci sembla enfin retrouver ses esprits. Il tourna son regard vers son professeur, puis vers la classe. Ses yeux se braquèrent de nouveau sur Anthony, très énervé, et il remarqua que celui-ci attendait une réponse et, vu la tête qu'il faisait, il l'a voulait très rapidement. Le problème, c'est qu'il ne savait pas qu'elle était la question.

Drago chercha de l'assistance chez Théo, assis à côté de lui, mais ce dernier ne fit que hausser les épaules d'un air totalement désintéressé.

Dans un geste de désespoir, Malfoy Jr. baissa les yeux – ça aller chauffer pour lui ! –, et c'est là qu'il remarqua, emmitouflé dans la main de son professeur, la petite boule de lumière. Il releva soudainement la tête et lança du tac au tac :

- La Boule d'Entravoltz. Seuls les magiciens peuvent la créer. Elle est utilisée pour repousser toutes formes de créatures démoniaques. Sa taille dépend de la quantité de magie et de force physique du magicien qui la génère.

Toute la classe le regardait bouche bée. Anthony, qui avait gardé le silence, prit enfin la parole :

- Ça ira pour cette fois...

Drago souffla en entendant cette réponse. Il avait sûrement échappé à toute une semaine de colle !

Le professeur retourna à l'endroit où il se trouvait au départ :

- La Boule d'Entravoltz. Comme vous l'a dit votre camarade, elle sert à repousser les forces démoniaques. Et ne confondez pas forces démoniaques et forces maléfiques et…

- Je ne vois pas qu'elle est la différence, interrompit Harry.

- C'est simple. Les forces démoniaques sont tout ce qui a un rapport avec les démons, vampires, limpus, détraqueurs, etc. Tandis que les forces maléfiques sont créées par les sorciers, mages noirs, magiciens et autres.

Anthony lui sourit, puis il reprit son cours :

- Qui sait ce que sont des magiciens ?

Hermione leva sa main avec énergie, contente d'avoir la réponse.

- Oui, Miss. Granger.

- Les magiciens sont comme des sorciers. Sauf qu'ils n'ont pas besoin de baguettes pour faire usage de leur magie. Ils ont soit recours à certains gestes soit à leurs propres pensées. Un magicien est extrêmement puissant. Ils ont le contrôle du temps, des océans et de la terre. Le plus grand magicien jamais connu se fait nommé Lucifer car il a le don de contrôler et de générer le feu, mais personne ne connaît son véritable nom.

Hermione se tut, attendant une quelconque félicitations. Mais celle-ci ne vint pas. A la place, elle eut droit à un c'est tout de la pars du professeur de Défense Contre le Forces du Mal. Elle le regarda, décontenancée.

Anthony balaya du regard sa classe et leur dit :

- Personne n'a rien a ajouté ?...Bon. Alors je voudrais que vous fassiez des recherches sur les magiciens pour lundi, comme devoir. Je les veux mises sur des parchemins et gare à celui qui oublie.

Après ses paroles, la cloche sonna.


et voilà le deuxième chap de fini! J'espère avoir des review.

A dans deux semaine, ou plus tôt si j'ai le temps!

Cya!