Hop, deuxième thème. J'ai une journée de retard au niveau des thèmes au fait, j'verrai si j'ai le temps de finir le troisième thème dans la journée. Merci à Melo pour sa review et bonne lecture ! :)


Genre : Hurt/Comfort, Friendship ou Romance en fonction de votre interprétation.

Rating : K+

Personnages : Grey, Erza.

Chronologie : Pas longtemps après qu'Erza soit entrée à Fairy Tail, je dirai. M'enfin, vous verrez !

Disclaimer : Les personnages de Fairy Tail ainsi que son univers appartiennent à Hiro Mashima.


— Tears —


Et elles brillent, elles scintillent. Elles sont la tristesse et la surprise, elle sont les souvenirs et elles glissent vers l'avenir, coulent le long de son visage pour y laisser un long sillon humide, le lit sec d'un fleuve de sentiments qui ne demande qu'à être empli de nouveau. Elles sont à la fois force et faiblesse, vérité immuable et secret dévoilé. Elles sont la trace d'un passé dont il ne sait rien et quelques gouttes de lumière à propos de tout ce qu'il ne sait pas.

Elles sont celles qu'il n'aurai pas dût voir, celles qu'il n'aurait jamais imaginé comme ça ; pas si froides et solitaires, pas si douloureuses pour quelqu'un d'aussi fort qu'elle, qui les laissait parler à sa place, s'échapper, couler et encore couler, rouler pour disparaître et éclater en une myriade de paillettes argentées. Elles sont un peu comme lui, au fond ; un peu trop impulsives, difficiles à retenir, froides et solitaires, et gelées, gelées...

Mais il les a vues quand même. Il a vu le gouffre de douleur desquelles elles venaient, les terres sèches et arides, les iris de bronze embrasées d'où elles coulaient. Il a vu les choses qui expliquaient ce qu'elle faisait, pourquoi il ne la voyait pas rire ou sourire, pourquoi elle restait si seule, loin de tout et de tous, de ceux censés l'aider, de ceux censés l'aimer. De la famille qui l'avait d'ores et déjà adoptée.

Il a vu la preuve qu'Erza n'était pas que force et qu'elle avait besoin d'être protégée.

Elle était un peu comme lui pourtant, au fond ; il avait suffit qu'il voit ses larmes pour comprendre, pour qu'il se sente complètement idiot d'être venu se montrer aussi agaçant alors qu'elle était si...

Seule. Seule, toujours terriblement seule ; seule comme lui ? Peut-être.

Mais si lui avait appris à vivre avec, il savait aussi quelles en étaient les conséquences – et il voulait pas. Il voulait pas qu'elle soit aussi seule que lui, il voulait pas qu'elle ait à vivre ça. Parce qu'au fond, et même s'il savait pas trop pourquoi, il avait la conviction qu'elle était pas faite pour ça, que c'était pas le genre de personne à aimer ça.

Que ses lèvres roses avaient été dessinées pour sourire. Que son visage avait été peint pour s'illuminer et briller en toutes circonstances, que sa voix un peu grave et dure devait fleurir et claironner dans un rire.

Que quelque part, Erza était faite pour aimer, et pas pour être seule et pleurer. Qu'Erza méritait d'être entourée – et jamais, jamais seule comme elle l'avait peut-être été.

Jamais.

Alors Grey avait décidé de remédier à ça, quitte à ce qu'elle lui demande de partir, qu'elle se mette à le détester ; parce qu'elle était comme lui et qu'il savait que ce sera jamais pour de vrai. Qu'elle le détestera pas, qu'elle lui en voudra pas.

Parce qu'il avait envie de l'aider, de la relever – et puis de l'aimer, aussi, parce qu'Erza avait peut-être aussi besoin de ça.

Et lorsqu'elle se tourna vers lui pour lui dire « Merci », il sut qu'il avait bien fait de rester. Il l'avait fixée, longtemps, rougit, sûrement. Hésité, peut-être – et puis qu'importe au final, puisqu'il ne faisait que faire ce qu'il pensait être le mieux, qu'il le faisait pour elle, pour lui, pour eux.

« J'serai là, moi. Alors ne pleure pas. Tant que t'es à Fairy Tail, y'a pas de raison de pleurer. »

Les larmes avaient menacé de couler ; mais puisqu'elles étaient là pour faire briller ses yeux, puisqu'elle finit par rire, qu'importe. Qu'elle pleure une dernière fois si elle en avait envie, qu'elle soit heureuse une bonne fois pour toute et que les seules choses brillantes qu'il puisse voir chez elle soient ses yeux.

Quant au sourire tendre et plein d'innocence qu'elle lui offrit en remerciement, ça n'avait été que la confirmation de ce qu'il savait déjà.

Qu'il n'avait pas eut besoin de ça pour attendre d'aimer Erza.