Bonjour à tous et à toutes !
Je tiens d'abord à vous remercier de tous vos retours, de d'avoir mis en favoris et de suivre cette histoire. ça me fait vraiment chaud au cœur :)

Puisque cet espace me sert à raconter ma vie, je tiens à vous dire que j'ai passé mon permis ce matin et ... JE L'AI EUU YAY :D
J'ai dû sécher les cours aussi alors je dois rattraper, du coup c'est moins drôle. Mais comme promis, voici un autre chapitre d'archipel. Bonne lecture !

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas

Univers : semi-UA

Pairing : TMR/HP


« Le temps manque pour tout »
Honoré De Balzac

Harry avait rencontré Hermione Jean Granger à Poudlard, et elle lui avait faite une forte impression. Une fille intelligente et sensible. Et pourtant en cet instant, il aurait aimé qu'elle le soit un peu moins. Épaulée par son fiancé, Ronald, elle pleurait toutes les larmes de son corps. Si les yeux de Ron et de Harry restaient secs c'était parce qu'elle pleurait assez pour eux trois.

Harry était assis dans son lit, au quatrième étage à l'hôpital Ste Mangouste dans le service des unités de soins palliatifs. En d'autres mots : le service qui accueille les malades condamnés.

- Raconte-moi, demanda doucement Hermione en essuyant les larmes qui ne tarissaient pas

- Leucémies chroniques. Phase finale, lâcha Harry au bout d'un moment sans la regarder

Hermione hocha la tête et se frotta les yeux pour empêcher une autre crise de larmes. Elle s'approcha alors doucement du lit de Harry sans le quitter des yeux et lui prit la main. Elle se laissa tomber sur la chaise à coté et entrepris de caresser sa main avec son pouce. Puis doucement comme si elle avait peur de le casser, elle passa son autre main derrière le cou d'Harry et se glissa dans son lit en le tirant vers elle dans une étreinte.

Ronald Weasley était le fiancé d'Hermione Granger. Il aurait pu se sentir jaloux de leurs proximité s'il ne connaissait pas Harry avant. Il avait vu Harry grandir, et maintenant il allait le voir mourir.

Comme si la nouvelle le frappait enfin, Ron se précipita dehors sans un mot. Il ne s'arrêta qu'une fois sur la terrasse de l'étage où quelques personnes profitaient de la douceur du mois Mai.

Harry allait mourir.

Avisant une place vide, il alla s'assoir en respirant lourdement. Il allait faire une crise de panique s'il ne se contrôle pas, mais comment lui en vouloir.

Ronald avait toujours connu Harry. Il ne se souvenait pas de la première fois où il l'avait rencontré. Ils avaient grandi ensemble, subissant ensemble les farces de Fred et George, adorant les histoires de Charlie sur ses dragons quand il revenait, se moquant de Percy et de son 'sens du devoir', s'empiffrant des biscuits de Molly, admirant Bill, s'amusant de l'enthousiaste d'Arthur sur les inventions moldu, s'unissant avec Fred et George contre les Maraudeurs, jouant au Quiditch avec James et Sirius, essuyant les foudres de Severus Snape, qui continuait à en vouloir à James pour une histoire ancienne, irritant Drago Malefoy et tant d'autres choses qu'ils avaient fait ensemble. Mais maintenant, il voyait le bout du tunnel, sans son ami, sans son frère, sans Harry.

Et il se laissa aller à ses pleurs, à sa tristesse, essayant tant bien que mal de combler ce vide qui s'emparait de lui, comme s'il plongeait petit à petit dans de l'eau glacé.

Harry allait mourir. Tout comme ceux qui s'étaient approchés maintenant de lui pour lui demander comment il allait. Ils allaient tous mourir, et Ronald Weasley, Aurore, se demandait ce qu'il avait fait pendant toute sa vie, ce qu'il avait accomplis, pour se rendre compte que sa petite personne n'avait rien apporté à ce monde. A quoi bon être auror si c'était pour voir son frère de cœur mourir, si c'était pour ne pas pouvoir le sauver ?


- Il ose jouer au crétin avec moi, gronda Tom Marvolo Riddle en jetant La Gazette du sorcier sur son bureau en bois massif

Devant lui, Lucius Malefoy leva le sourcil d'incompréhension. C'était la première fois qu'il le voyait s'énerver en lisant ce torchon. Curieux, il s'en saisit et grimaça à son tour. Cornelius Fudge osait encore une fois se présenter pour les élections de ministre, et encore une fois il promettait mille et une choses s'il est élu. Mais ce qui avait réellement mis Tom en colère ce fût surement les dit témoignages recueillit.

« J'étais satisfaite quand Fudge était ministre. Oui, je crois que je vais voter pour lui »
« Il me semble qu'il a des idées pour un future meilleur. Fudge est assurément l'homme qu'il nous faut »
« Riddle est encore jeune pour endosser une telle responsabilité, le mieux pour nous est un homme qui connait déjà le poids de ce statut et qui l'a déjà endossé par le passé »

Et tant d'autres. On pouvait presque les entendre traiter Marvolo de gamin inexpérimenté. Il ne faisait aucun doute que Cornelius avait soudoyé quelques personnes. Reste à savoir jusqu'où il était allé. Mais il était un inconscient de s'attaquer ainsi à Tom. Il était après tout le chef du Département de la coopération magique internationale. En cas de problème de commerce magique, Tom se présentait lui-même au chef étranger pour des accords ou des dédommagements. C'est un beau parleur qu'il ne faut pas sous-estimer. Jamais.

Se calmant presque instantanément, Tom se rassit à son bureau. Il ne fallait pas s'emporter pour si peu. Même si Fudge était un idiot, il restait un adversaire quelque peu coriace qui avait déjà conquit le peuple magique britannique par le passé. Le risque n'est pas nul.

- Je pense qu'il faut que tu te présentes un peu plus au peuple, Marvolo, proposa Lucius en reposant le journal

Marvolo, c'est ainsi qu'il demandait aux gens qu'il jugeait digne de l'appeler.

- Tu restes dans ton bureau et en dehors des articles relatant les notes parfaites de tes BUSEE ou de tes ASPIC ou encore ton incroyable talent à pouvoir parlementer avec tel ou tel pays, le peuple ne te connait pas. C'est pour ça qu'ils doutent un peu de pouvoir de te confier de telles responsabilités, expliqua Lucius sous le regard neutre de Tom

- Et que proposes-tu, cher Lucius ? susurra Marvolo d'une voix dangereuse

Et Lucius se rendit compte de sa faute. Il venait, en quelque sorte, de reprocher à Marvolo son comportement.

- Hum … eh ben, hésita le blond, pourquoi ne pas investir quelque peu ?

- J'ai déjà investi assez d'argent dans les recherches qui me semblait intéressantes, coupa Tom en balayant ses paroles d'un geste

- Pas dans ce sens-là Marvolo, reprit-il. Plutôt dans des œuvres humanitaires : les orphelinats, les hôpitaux…

- Je ne tiens pas à m'aventurer sur ce terrain-là. Fudge semble l'occuper plus qu'assez, cracha Tom

- Raison de plus pour t'y lancer. Ne souhaites-tu pas le prendre à son propre jeu ?

Et au regard que lui lança Riddle, Lucius sut qu'il l'avait convaincu.


Sirius Orion Black avait les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte dans une parfaite imitation d'un poisson. James en aurait presque rigolé. Presque. Devant lui, Remus et Peter suivait la réaction de Black tandis que Molly et Arthur Weasley les fixait sans ciller.

- Ce … c'est une blague, n'est-ce pas James ? fit Remus le cœur battant

- Elle aurait été de mauvais gout, dit-il tout simplement

- Et comme pour appuyer ses dire, Lily étouffa un sanglot dans sa main.

Le silence se fît alors encore plus oppressant qu'il ne l'était déjà et ce fût le mouvement de Molly pour serrer Lily dans ses bras qui déclencha le tout.

- Que… comment ? Demanda cette fois Arthur alors que Peter se précipita dehors les larmes aux yeux

- Leucémies chroniques. Il est en phase finale et … le guérisseur dit qu'il lui reste tout au plus deux années, mais qu'il pouvait nous … lâcher à tout moment, hésita Potter Senior à expliquer

- Oh mon dieu, s'exclama Remus

Sa voix avait tremblé. Tout comme ses mains le faisaient en ce moment. Il les serra pour s'empêcher de pleurer.

- Où est-il ? demanda Sirius d'une petite voix. Où est mon filleul ?

- Ste Mangouste, répondit James

- Quoi ? Pourquoi ? s'exclama Black un peu d'espoir brillant dans ses yeux

- Il est dans le service des unités de soins palliatifs

- Service des malades condamnés, souffla Arthur surpris

- Pourquoi est-il là-bas, James ? insista Sirius

- C'est le mieux à faire dans son état

- Dans son état, souleva Remus

- Dans son état, comme tu dis, il devrait être là et non dans un hôpital James, remarqua Arthur en fronçant les sourcils

Le comportement de James était bizarre.

- Non, s'exclama lors Potter

- Non ? Quoi non ? Quoi non, James ? exigea Sirius en se levant et en toisant son ami qui fixait ses chaussures d'un regard lointain

- Nous allons perdre notre fils, Sirius, hurla Lily en poussant Molly. Nous allons le perdre. Notre petit Harry si doux si gentil va mourir. Veux-tu que nous restions là à le regarder dépérir sans pouvoir l'aider, le soulager ? J'aurais donné ma vie pour mon petit ange si cela lui permettait de s'en sortir, mais même ma vie n'est pas suffisante. Que veux-tu que fassions, Sirius ? QUE VEUX-TU QUE NOUS FASSIONS ? ajouta-elle en montant d'un cran

Ce n'était pas la première fois que Lily perdait son calme devant Sirius, James ou même Remus. Ils avaient tous les trois, en leurs temps d'études, fait beaucoup de bêtises et de blagues avec le dernier membre de leur groupe, Peter Pettigrow,ce qui avait souvent poussé l'Evans à l'hystérie. Mais jamais encore Sirius ne l'avait vu à ce point désespérée, malheureuse. « C'est ça être mère et voir son fils souffrir » lui souffla une voix, et il regretta de ne pas avoir vraiment connu sa mère avant sa mort d'une hémorragie lors de l'accouchement de son petit frère Regulus.

- Alors pourquoi l'avoir laissé à l'hôpital ? Demanda doucement Sirius

- Je ne peux pas le regarder, répondit cette fois James. La faute me revient, mon ami. Mais comprend moi, à chaque fois que je regarde mon enfant, mon hériter, ce n'est pas lui que je vois mais la mort, sa mort. Laisse-moi du temps. Laisse-nous du temps, je t'en supplie.

L'état de leur ami leur faisait peur et Arthur craignait la folie. Ses yeux étaient éteints, sans vie, sans volonté, et sans larmes.

- Mais le temps nous manque, mon fils

Fleamont Potter était debout à l'entrée et regardait son fils inquiet. Il s'avança d'un pas léger avec l'aide de sa canne. Il n'avait pas besoin de parler que les autres comprirent qu'ils devaient les laisser entre famille. Ils saluèrent l'ancien Lord et quittèrent la Salle du Saphir. Ils trouvèrent Peter dans le couloir les attendant, le visage ravagé de larmes. Il semblerait que la crise de larmes qu'il avait faite avait alerté l'ancien duelliste à l'autre bout du manoir Potter. Ils n'avaient même pas remarqué que Pettigrow n'était plus dans la pièce. Le regard des autres se croisèrent et tous eurent envie de pleurer.

A l'intérieur, Fleamont fixait son fils et sa femme. Lily buvait un énième verre d'eau pour se calmer tandis que son mari n'avait toujours pas bougé et fixait ses chaussures.

- James, fit une voix douce

James ferma les yeux un instant puis les tourna vers le tableau accroché sur la cheminé. Un portrait animé de sa mère, Euphémia, s'y trouvait.

- Mère, répondit James

La Salle du Saphir était le lieu préféré de sa mère de son vivant. A chaque fois qu'il la cherchait, il était sûr de la trouver ici. Elle était aménagée au troisième étage, le dernier, au milieu des salles vides. Il y avait un mur en verre, à droite de la cheminée qui se trouvait dans un coin, du quel on pouvait voir tout Godric's Hollow. Deux des trois autres murs étaient d'un blanc nacré, sans tableau ou quoi se soit. Le dernier mur, à gauche de la cheminée était caché par un papier-peint magique qui passait par toute les nuance du bleu.
Au milieu de la pièce, une table basse en verre était entourée de trois fauteuils design en cuir et chrome d'un bleu un peu chaud, fauteuils où ses amis étaient assis quelques secondes auparavant.

Lily était assise par terre, à côté de la table basse. Ses cheveux roux d'habitude si bien coiffé était tout emmêlés et ses yeux vert tout rouge. Elle tenait d'une main un verre d'eau à moitié plein et dans l'autre la carafe d'eau.

James lui était un peu plus loin vers le mur en verre. Assis sur un tapis dont la couleur était d'un blanc éclatant, le lord avait l'air misérable. Il entourait ses jambes de ses bras et fixait le tableau de sa mère. Il avait les traits tirés, des cernes sous les yeux comme s'il n'avait pas dormit depuis des années. Il avait l'air si âgé, si fatigué. Et Fleamont s'approcha de lui.

- Harry est mon trésor, ma joie, mon bonheur. Il est mon tout, et il va mourir, commença Lily

- Ma chérie…, dit Euphémia

- Je ne veux pas le voir périr. Pas lui, pas mon fils, pas Harry

- Tu n'y peux rien, douce Lily, fît la grand-mère de sa voix calme

- Je ne veux pas. Par pitié, tout sauf mon fils, sanglota la rousse

- J'ai perdu ma femme et mon frère, commença Fleamont

- J'ai perdu ma mère et bientôt ce sera mon fils, interrompis James

- Mais nous t'avons eu toi, continua le père

- Nous n'aurons jamais plus aucun fils. Lily ne peut plus donner naissance à un autre. Et je ne veux pas avoir l'impression de le remplacer

Fleamont était maintenant près de son fils. Il s'assis à côté de lui.

- Nous n'étions pas fertiles et pourtant nous t'avons eu toi James, notre trésor. Et maintenant, Harry va mourir, le grand-père passa un bras au tour des épaules du lord

- Et maintenant, Harry va mourir, répéta-il

- NON, hurla Lily en lançant ce qu'elle tenait entre les mains vers le lord et son père

Un elfe de maison dût intervenir pour les stopper au vol. Il commanda une serpillière pour nettoyer l'eau sur le sol et s'en alla non sans jeter un regard plein de peine à ses maîtres.

- Nous avons perdu tant d'enfant avant la venue de James, reprit Euphémia en regardant Lily avec douceur

- Je n'en ai qu'un seul … je n'ai que Harry. Pas lui, je vous en supplie, répondit cette dernière

- Harry va mourir, reprit Fleamont

- NON, fit Lily en se levant d'un coup pour le surplomber.

Le regard qu'elle darda sur lui lui donna des frissons. Et puis James éclata en sanglot et s'accrocha à son père. Lily se laissa encore une fois tomber par terre.

- Vous devez être présent pour lui. Vous devez être fort, pour seulement un instant. Vous aurez le temps après, mais tout de suite vous n'en avez pas. Petit-Ry a besoin de vous, ses parents. Ne l'abandonnez pas. Ne le laissez pas seul perdu dans ce monde, fît doucement Euphémia.

Et devant ses yeux, elle regarda sa famille pleurer son petit-fils. Euphémia mit ses mains devant son visage et les rejoignis dans leurs douleurs.

La famille Potter n'avait jamais été autant unis qu'en cet instant.


La Gazette Du sorcier

« Une nouvelle crise frappe la famille Potter !

Très tôt dans la journée de la veille, la famille Potter apprend que leur héritier, Harry James Potter, attrapeur dans l'équipe de Quidditch d'Irlande, souffre d'une maladie chronique. Dans l'image on voit bien évidemment les parents, James Potter -chef du bureau des aurores- et Lily Potter, quitter précipitamment les lieux de St Mangouste. Leur fils aurait une Leucémies chroniques et serait entré en phase finale. Il n'y a plus aucun espoir pour la famille ! serait-ce la fin de la très noble famille Potter ? »
Rita Skeeter

L'histoire de famille Potter, page 9
Harry James Potter, page 11
L'équipe d'Irlande, page 12
Leucémie chroniques par nos spécialistes, page 13

- Par merlin cette journaliste est une vraie plaie, jura Harry en jetant son journal

La parution de ce numéro de La Gazette Du sorcier a dépassé les records de vente. Il faut croire que le monde sorcier aime médire sur les autres.

Soupir.

Rien que ce matin, Harry a eu tellement de visites que ce soit par des gens qu'il connaissait du temps de ses études à Poudlard, qui se disait le connaitre lui ou ses parents et même des journalistes. Tellement de personnes qu'on lui avait interdit les visites sauf si c'était quelqu'un de sa famille.

Il fût soudainement pris d'un tournis et il ne se douta pas que s'il n'avait pas été assis, il se serait étalé par terre. Respirant lentement pour reprendre constance, il put se relever puis marcha à petit pas vers son lit. Il s'y glissa alors qu'il sentait du liquide chaud sur ses lèvres.

Il saignait du nez.

Tirant un mouchoir de la boite sur la table à côté de lui, il entreprit de tapoter là où il sentait le liquide chaud.


Sa fourchette suspendue devant sa bouche, Tom Marvolo Riddle parcourait le nouveau numéro de La Gazette Du Sorcier. Dire qu'il était surpris était un euphémisme, mais connaissant Skeeter et ses articles, il lui accorda le bénéfice du doute.

- Est-ce vrai, mère ? Dit-il en montrant l'article du journal

Mérope Riddle était une amie proche de Lily Potter, en plus d'être une cousine lointaine de James. Elles s'échangeaient beaucoup de lettres, alors si l'information était juste, Mérope aurait eu vent de la maladie du jeune Potter la veille.

- Je dois t'avouer que j'étais aussi confuse que toi, Tom Marvolo. Elle posa sa fourchette, pour regarder son fils. Ils n'étaient qu'eux deux présent à table aujourd'hui. C'est pour cela que ce matin-même après avoir lu l'article, je lui ai envoyé une lettre.

- Et ?

Mérope se mordit les lèvres, hésitante sur comment communiquer la nouvelle à son fils. Tom avait six ans à la naissance du petit Harry et son fils s'y était attaché. Avant son entrée à Poudlard, l'école de magie britannique, Tom s'était attelé à communiquer tout son savoir à celui qu'il considérait comme son petit frère.

Cependant quand il fît son entrée à Poudlard, de sa première année à sa sixième année, il n'avait plus vu le jeune Potter jusqu'à ce que dernier entre à Poudlard à son tour puis assiste au bal donné en l'honneur de la majorité de Tom, soit à ses dix-sept ans.
Mais l'héritier Riddle ne s'était pas beaucoup attardé sur lui, il était occupé à trouver des alliés pour sa monté en pouvoir.

Mérope n'était pas aveugle. Elle voyait la soif de pouvoir de son fils et son mépris pour son père, mais elle les aimait tellement tous deux qu'il lui était impossible de prendre le parti de l'un sans blesser l'autre.

Et Ce fût il y a trois ans qu'elle assista au changement de son fils. Trois ans auparavant, un 31 Juillet, son fils tomba amoureux. Et la personne vers laquelle ces sentiments se dirigeait n'était tout autre que Harry Potter.

C'était lors du bal donné en l'honneur de la majorité du petit Harry. Il avait grandi, embelli, et pour Tom c'était comme si c'était la première fois qu'il le voyait. Ils avaient discuté et dansé ensemble. Ils avaient l'air tellement dans leurs bulles qu'elle n'avait pas voulu s'incruster ou les déranger.

Et aujourd'hui, elle devait approuver la véracité des propos de cette journaliste. Respirant calmement, elle dirigea son regard sur son fils, et lui confirma, de toute la douceur qu'elle possédait, le futur décès du jeune Harry.


- Comment te sens-tu ?

- Bien, merci !

Et le silence s'en suivit. Silence dans lequel Harry se demander ce qui pouvait bien amener Tom ici.

- Je suis venu te voir, répondit ce dernier comme s'il lisait dans ses pensées

- Tom, tu détestes les hôpitaux, fit Harry. Tu aurais pu attendre que j'en sorte

Tom. Harry était la seule personne à l'appeler Tom. Ses 'amis' l'appelaient Marvolo, sa mère et quelques autres lords -comme les parents d'Harry- l'appelaient Tom Marvolo, et son père s'adressait à lui en utilisant 'fils'.

- Et quand vas-tu sortir ? Demanda-t-il

- … Je ne sais pas, répondit Potter

- Pourquoi es-tu là, dans cette chambre ?

- Pour mes parents

- Ce n'est pas eux qui sont malades

- Je ne suis pas malade, Tom. Je suis mourant.

Et encore un silence s'en suivit. Silence dans lequel Tom observait Harry. Il était dans ce lit au drap blanc, dans cette chambre au couleur terne, à l'odeur insupportable, et pourtant il ne faisait pas tâche.

Harry était malade-pas mourant comme il avait dit- mais simplement malade. Et il était dans son élément, avec son teint pâle, ses cernes violets sous ses yeux, ses lèvres gercées. Et comme pour prouver ses dires, un filet de sang glissa de son nez, et Harry, dans un mouvement d'habitude, tira un mouchoir de la table sans même regarder et commença et à le tamponner.

- C'est la quatrième fois depuis ce matin, expliqua le brun aux yeux vert émeraude hérité de sa mère

Et Tom ne pouvait nier. Harry allait mal !


J'espère que ce chapitre vous a plu, même si l'on n'avance pas vraiment dans l'histoire mais j'aimerais prendre le temps pour chaque personnage, aussi secondaire soit-il.

J'espère avoir vos avis et vos réactions, alors n'hésitez pas à m'en laisser.

A la semaine prochaine :D