Note d'auteur stupide : et voilà la fin alternative pourrite à souhait que je ne voulais pas écrire, ce qui m'a pourtant été si subtilement recommandé à coup de « t'aurais pas un truc à écrire ? », que je l'avoue, faible, j'ai cédé.

Gokudera était endormi. Le drap soyeux avait glissé et dévoilait presque intégralement son corps nu, lequel était d'une sensualité époustouflante et hautement éprouvante que contrariait l'air de pure ingénuité affichée sur le visage du jeune homme. Yamamoto se sentit conjointement excité et profondément attendri. Il décida de se restreindre, sans quoi il baiserait Gokudera si fort que ce dernier ne pourrait jamais se relever. Aimer c'était cela aussi, parfois.

Dix ans plus tard

« Takeshi, viens ici ! »

Le ton irrité de Gokudera ne laissait planer aucun doute sur son agacement, qui croissait à mesure qu'il contemplait ce qui jadis avait été une cuisine.

« Oui ? »

Yamamoto savait qu'il aurait pu prendre l'expression d'innocence la plus convaincante du monde, son mari ne serait pas dupe. Il sourit néanmoins avec chaleur, ignorant résolument le regard furibond que Gokudera dardait sur lui.

« Qu'est-ce que c'est que ce putain de massacre ?! » siffla-t-il en désignant l'amoncèlement bordélique de pâtisseries diverses répandues et émiettées sur la table.

« Eh bien, j'ai eu quelques soucis de transports… »

Il savait que Gokudera ne lui pardonnerait pas d'avoir ruiné ces gâteaux et, par là, de manquer à leur tradition d'anniversaire.

« Quel besoin avais-tu d'en acheter autant ?

-Je voulais que ça soit différent.

-Très réussi.

-Hayato, je suis…

-Tais-toi. Je tiens seulement à ce que tu prennes conscience que, pour moi, l'essentiel n'est pas de manger un gâteau, le jour de mon anniversaire, c'est uniquement d'être avec toi.

-Mais alors, ça ne te faisait pas plaisir ?

-Si, parce qu'un rituel implique la complicité, quelque chose qui n'appartient qu'à nous.

-Je t'aime.

-Je t'aime aussi. Tu nettoieras la cuisine. »

Sur quoi, il quitta la pièce, déposant au passage un bref baiser suave sur la mâchoire de Yamamoto. Dans ce geste, dans son attitude, dans ses mots, il y avait la tendresse du quotidien, la confiance, un relent de tout le temps qu'ils avaient passé à s'aimer, leur survie, leur futur.

Et Yamamoto, soupirant en attrapant une serpillère, songea avec émotion à tous les anniversaires à venir.

THE (SECOND) END

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Peuh, quel taux impressionnant de niaiserie sirupeuse nous avons là… Que Dieu me pardonne, mon âme s'est égarée sur le sentier du sadisme cynique.

Note stupide again : commentaire de ma tortionnaire après lecture : « Yamamoto, technicien de surface » et elle a rigolé. Ingrate. Je t'aime 3