Eh! Ici think D dream! Salut à tous! Voilà le deuxième chapitre, et je voudrais en profiter pour déclamer ce qu'un petit problème technique m'avait empêché de déclarer dans le pemier :
Tout d'abord, ce ci est ma première fic (mon bébé!), aussi veuiller être indulgent,et laisser beaucoup, beaucoup, beaucoup de reviews pour m'améliorer...j'accepte toute reviews du moment qu'elle est constructive, et polie! Rageux, passez votre chemin! Mais de tout façon, mon histoire est tellement bien que tout le monde va l'adorer...(bon,OK, j'arrête de rêver.)
Il y en aura pour rire, et il y en aura pour pleurer, mais j'espère dans tous les cas que je saurais doser le mélange!
enfin, et le plus important, lisez, pleurez, riez, aimez, soyez fous, soyez colère, VIBREZ durant cette lecture, et j'aurais gagné mon pari.
Mais assez de bla bla! Bonne lecture!
Le lendemain, Sabo et Ace avait oublié leur conversation, du moins, ils faisaient comme si, car le blond ne voulait pas inquiéter Luffy et Ace préférait se faire arracher les yeux plutôt que de montrer à son petit frère qu'il avait passé la nuit à penser à Dadan et au vieux marine.
-Où on est, Sab' ? Demanda l'élastique, en se frottant les yeux.
L'ancien noble prit les choses en main. Ace avait dit vrai hier : il avait plus lu de livres sur la navigation que luffy n'a fait de conneries depuis qu'il était arrivé au Mont Corvo. Heu, non, à la réflexion, mauvais exemple. Sabo n'en avait pas non plus lu des milliers.
En tout cas, il s'installa à la barre, avec le matériel de navigation que Crocus avait caché dans la couverture qu'il lui avait lancé. Il avait bien compris que c'était au blond qu'il fallait demander pour ces choses-là. Il y avait également des cartes, beaucoup de cartes rassemblé dans un sac qui fit l'émerveillement de Sabo.
-Bon, on est où ? Le pressa Ace.
-On est… marmonna-t-il en examinant les cartes, on est…
D'un doigt, il présenta un coin.
-Là ! On est au tout début !
-Cool ! Fit Luffy ! Comme ça, on pourra explorer toutes les îles !
-Oui, c'est vrai, reprit le blond qui avait décidé de relativiser et de laisser couler, mais en fait…
Il pointa du doigt une énorme île, qui n'était pas très loin de leur emplacement.
-îll… îlleu… des… Ho… commença le chapeau de paille, dont la lecture n'a jamais été son fort.
-île des hommes-poisson ! Dit Ace, exaspéré. Tu nous tueras, un jour Luffy. Il est écrit île des hommes-poissons !
-Cool ! C'est quoi ?
Ace soupira, et le blond prit le relai :
-Les hommes-poissons, Luffy, c'est une race du nouveau monde, un peu comme les géants. A ton avis, ils sont…
Le petit fit une énorme moue, et l'ainé roula des yeux. Ils étaient sûrs qu'il allait dire une connerie !
-Bizarre ? Tenta Luffy.
Et voilà !
-Non ! Se récria Sabo. Enfin, si, mais ils sont à moitié humains, moitié poisson. Enfin, techniquement, selon les croisements de race, on peut aussi avoir des mi- sirènes, mi-hommes-poissons…
-Sab', dit Ace, arrête le massacre, son crâne va exploser.
Malheureusement, c'était vrai : Luffy serrait les poings si forts qu'ils devenaient blancs, et sa tête étaient entièrement rouge.
-Heu, pense à respirer, Lu'. Fit l'ainé.
Le petit prit une grande respiration, et son visage redevint normal. Décidemment, réfléchir était dangereux pour la santé, Sabo était courageux de faire ça tout le temps.
-Ouais, reprit le fils d Roger, et donc l'île des hommes-poissons ?
-Eh bien, j'ai vu des photos dans un livre, et depuis j'ai toujours voulu visiter cette île. Alors, comme on n'est pas loin… Vous verrez, ça sera génial ! Il y a les races spéciales de cette île, et le district des sirènes, et la biodiversité de l'île…
En voyant les yeux ronds de ses frères, il eut peur de ne pas les convaincre :
-Et, heu, aussi de la super bonne nourriture, et des excellents combattants…
-Allons-y ! Hurlèrent Ace et Luffy en même temps.
Sabo sourit, et prit la barre pour se rendre sur leur destination :
Après tout, ça allait être un beau voyage, pas vrai ?
Tout en nageant dans l'eau, Jimbei arborait une mine triste. Déjà deux mois que Fisher Tiger était mort… que l'équipage du soleil était dissous… qu'il était grand corsaire…
Qu'Arlong avait disparu de sa vie…
Jimbei savait bien que ce n'était un canaille, violente et cherchant sans cesse la bagarre…
Mais ils avaient grandi ensemble. Et c'était douloureux de perdre deux de ses frères en même temps.
Jimbei se rendait vite sur son île natale, car il sentait que là-bas, on avait besoin de lui plus qu'ailleurs. Avec la pression des pirates, et la reine Otohime qui collectaient toujours ses signatures… non, décidemment, le futur de l'île était plus que brumeux.
Il avançait à bonne allure, se sentant plus à l'aise dans l'eau que sur terre. A cette vitesse, il serait bientôt arrivé, rien de plus facile pour un homme-requin de se rendre sur l'île.
Pas comme tous les humains qui faisaient naufrage sans cesse. La reine avait beau aller autant qu'elle pouvait au cimetière des bateaux, cela ne suffisaient pas, il y en avait toujours qui ne survivait pas. Le shishibukai soupira… De toute façon, la plupart qu'ils sauvaient étaient des pirates qui s'empressaient de piller l'île.
-Tiger-Aniki, se dit-il, je ne sais pas si j'aurais assez de force pour réaliser votre rêve, à vous et à la reine… la haine nous consume tous un peu plus chaque jour… si un humain se noierait devant moi, je ne sais pas si j'aurais la bonté de le sauver… tous ceux qui passent ici ne sont que des pirates qui nous font toujours plus de mal…
Il ferma les yeux quelques instants pour se souvenir de ce grand frère qu'avait été Tiger… et quand il les ouvrit, était-ce l'ironie du destin… devant lui, il avait perçu une forme qui s'enfonçait dans l'eau. Un humain en train de se noyer.
Il allait le laisser là. Ne pas le secourir. Ne pas lui exprimer de la bonté qu'il ne serait pas rendre. Le souvenir de ce que les humains avaient fait à Fisher Tiger était encore trop douloureux, trop présent. Il allait vraiment passer sans rien faire.
Mais il ne le fit pas. Parce que quelque chose clochait.
La forme… elle était trop petite, elle se voyait à peine à travers la noirceur des abysses… Jimbei se rapprocha lentement. Et ses yeux s'agrandirent.
C'était un enfant.
Ne transmettez pas… ne transmettez pas votre haine aux enfants !
L'homme-poisson se dirige vers l'enfant, le prit dans ses bras avant de lui créer une bulle d'air. Direction l'île.
Ace se réveilla doucement dans un lit doux. Cela faisait longtemps, tiens. Les draps lui tenaient chauds, le coussin calait sa tête. Comme chez les bandits.
Alors, ça y est. Il était de retour chez les bandits. Chez Dadan. Tout cela n'était qu'un rêve. Evidemment, c'était trop étrange, trop beau pour être vrai.
Il était déçu. Et soulagé en même temps. Bizarre, non ?
Bah, son tour viendra. Un jour, il prendra la mer. Et ce jour-là, il sera libre, plus que n'importe qui.
Oui, un jour…
Il se leva et se frotta les yeux, en faisant tout pour faire disparaître ce sourire qui ne voulait pas partir. A croire que Luffy l'avait contaminé. Il cria :
-Oh, Dadan, vieille bique, on bouffe quoi ce matin ?!
Mais quand il ouvrit les yeux, il comprit que ce n'était pas un rêve. Il était sur un canapé, dans une pièce qu'il ne connaissait pas.
Il était soulagé. Et déçu en même temps. Bizarre, non ?
Il se leva précautionnèrent, en observant où il se trouvait. La pièce était spacieuse, et il ne put s'empêcher de la trouver jolie. Heureusement que luffy et Sabo n'était pas là, car sinon, ils n'auraient pas fini de se fiche de lui…
Sabo ! Luffy ! Où ils étaient, ces abrutis ?
Il s'avança vers la sortie, qui était délimité par un rideau, et le tira, juste de quoi voir où il se trouvait. Il en eut pour son compte : des hommes-poissons et des sirènes bavardaient gaiement dans ce qui avait l'air d'un café. Plusieurs sirènes faisaient le service, avec une sorte de bouée autour de leur queue. Ace convint que Sabo n'avait pas menti : C'était vraiment impressionnant. Il en ressenti quelque chose qui l'atteignit au cœur : L'aventure, ça y est, enfin la vrai aventure commençait !
-Tu es réveillé, petit ?
Il sursauta. Dans son excitation, il en avait oublié de ne faire aucun bruit, et s'était fait repérer ! Tu parles d'un pirate…
La voix venait d'une autre porte, à droite du canapé. Il l'ouvrit, et devant lui apparut un petit salon, avec une table en verre sur laquelle reposait une théière. Autour d'elle, deux fauteuils spacieux. Dans le premier se trouvait une sirène d'une grande beauté fumant une sorte de pipe. Et dans l'autre se trouvait Jimbei.
Ace l'observa. L'homme bleu… il lui semblait qu'il l'avait aperçu quand il se noyait, avant de perdre conscience.
-Dis donc, lança-t-il pas impressionné, c'est quoi ces courants dès qu'on s'approche de votre île, vous pourrez vous en occuper, c'est pas très sympa pour les visiteurs !
-Oui, visiblement bien réveillé, Jimbei, dit la sirène avec un petit sourire. Je suis contente que tu respectes le souhait de Tiger-san et que tu l'es sauvé. Arlong m'en a parlé avant de s'en aller dieu sait où…
Elle avait dit ça avec une pointe d'amertume dans la voix.
-Je suis désolé, Shirley, je n'ai pas pu le retenir, s'excusa Jimbei. Ne t'inquiètes, il est capable de se débrouiller seul. Et après tout, Hach et les autres sont là pour vérifier qu'il ne fasse pas trop de bêtise…
-Je suppose que tu as raison, soupira-t-elle.
Ace ne comprenait pas leur conversation, mais s'en fichait. Tout ce qui comptait, c'était ses frères.
-Eh, le bleu bizarre ! s'exclama le fils de Roger.
-Qui te traite de bleu bizarre, morveux ?! Répondit Jimbei, qui commençait à se demander s'il avait pris la bonne décision en repêchant ce gamin mal élevé.
-Qui d'autre ? Bon, on s'en fout, j'étais seul quand tu m'as repêché ? Il n'y avait pas deux garçons avec moi ?
Devant le silence de Jimbei, il insista :
-Un type du même âge que moi, blond frisé, un drôle de chapeau haut de forme bleue avec des lunettes, et une dent manquant ! Et, un gamin de 7 ans, avec un chapeau de paille, les cheveux noirs, et un sourire idiot ?
Jimbei se taisait toujours, l'œil sombre. Ace commençait à avoir mal au ventre. Il n'aimait pas ça. Pas du tout.
-Un intello et un abruti ! Cria-t-il en désespoir de cause.
-Je suis désolé, gamin. Je n'ai trouvé ni intello, ni abruti avec toi. Tu étais seul.
Le brun regarda le vide. Il n'arrivait pas à comprendre.
-Non, chuchota-t-il enfin.
Pourquoi avait-il si mal ?! Et pourquoi il voyait trouble ?
Shirley se tenait le menton dans la main, dans une intense réflexion, mais Jimbei n'arrivait pas à détacher les yeux du gamin. Il avait oublié… il avait oublié que les humains pouvaient aussi pleurer.
-C'était des gens importants pour toi ? Murmura-t-il.
Ace s'était accroupi, le poids étant trop dur à porter.
-C'était… mes frères. Mes petits frères…
L'homme-poisson en eut un sursaut. Il savait ce que cela faisait de perdre ses deux frères. Quelle étrange coïncidence… il n'était pas de la même race, et pourtant ils avaient tous les deux le même chagrin.
Les paroles de Fisher Tiger, lui revinrent en mémoire. Peut-être il y avait-il d'autres enfants tels que Koala ?
-Un blond frisé et un enfant au chapeau de paille ? Reprit soudain Shirley, interrompant les larmes d'Ace.
-Oui ! Vous les avez vus ? Demanda-t-il, plein d'espoir.
-Eh bien, j'ai vu la reine Otohime revenir de la plage avec deux enfants dans les bras, l'un avec un haut de forme, l'autre avec un chapeau de paille.
-tu pouvais pas le dire plus tôt ! Hurlèrent en même temps Jimbei et Ace.
Ce dernier essuya ses larmes d'une main rageuse. Par chance, il n'avait pas pleuré assez longtemps pour que cela se voie. Mais il les haïssait pour l'avoir vu en position de faiblesse. Il se souvint des paroles du vieux :
Des gamins faibles comme ne peuvent pas survivre ici. Voilà le résumé.
Qui pourrait-il protéger s'il était si faible ?
-Elle les a emmenés au palais, reprit Shirley.
Ace étaient déjà sortis. Jimbei le suivit, renversant la table de verre au passage qui se brisa.
Shirley soupira. Cette table lui avait coûté une petite fortune.
Dans la rue, Ace s'arrêta un instant. L'île des hommes-poissons. C'est vrai que c'était beau.
Mais il reprit bien vite sa course. Il avait plus urgent à faire. Jimbei, avec sa vitesse, le rattrapa vite, et l'empoigna de sa main palmé pour l'installer sur ses épaules.
-Eh ! Qu'est-ce que tu fais, le type bleu !
-Je t'amène au palais. Mais je peux aussi te laisser là. Mais sache que tu as besoin de moi pour rentrer !
Ace décida de se tenir à carreau. Du moins, le temps qu'il retrouve ses frères.
La reine Otohime veillait depuis deux heures déjà sur les deux garçons. Elle regardait leur visage endormi, et y trouvait une certaine sérénité. Elle était si fatigué ces temps-ci. Mais elle allait bien, et elle n'allait pas s'arrêter maintenant que sa pétition marchait enfin ! Après tant d'années … Enfin, elle pouvait entrapercevoir le soleil.
Et ces enfants… si tout se passait bien, son peuple pourrait voir qu'ils n'étaient pas si différends des hommes-poissons et des sirènes…
Ses enfants à elle étaient en train de s'entrainer avec leur père, et sa fille Shirahoshi âgé de 6 ans était dans sa chambre. Tout allait bien. Bientôt, ils pourraient eux aussi aller vers le soleil. Oui, bientôt…
On toqua à la porte, et un serviteur entra chargé d'une coupelle de fruit.
-Reine Otohime, je vous apporte de quoi les réveiller ! Dit-il en posant la coupe du la table, avant de s'en aller.
-Merci, dit la reine, je leur donnerais cette nourriture quand…
-nourriture ? Fit Luffy en se réveillant instantanément ? Viande !
Il se leva, en bousculant Sabo qui tomba du lit, se réveillant sous le choc.
-Oh mon dieu, tu t'es fait mal ?! Cria Otohime en se précipitant vers lui.
Il se releva, bien réveillé.
-Viande ! Lui cria Luffy.
-Super.
-Vous allez bien, c'est un soulagement ! S'exclama Otohime en s'attirant les regards des frères.
-T'es qui toi ? Demanda Luffy, un doigt dans le nez.
-Luffy ! Le gronda Sabo. Un peu de respect, tu parles à une dame.
Il s'inclina en s'adressant à Otohime :
-Excusez mon frère madame, le naufrage que nous avons fait lui a mélangé le peu de neurones qu'il lui restait. Merci de nous avoir sauvés. Je m'appelle Sabo, et voici Luffy. Ne met pas tes doigts dans ton nez, imbécile.
La reine fut un peu désarçonnée. C'est la première fois qu'elle voyait un humain ne faire aucune allusion à sa race. Elle en fut heureuse : elle avait donc raison, il y avait des gens qui pouvaient vivre en harmonie avec eux !
-Je vous ai apporté de quoi manger, je… Mais où sont passé les fruits ?
-Luffy ! Cria encore le blond.
-Mais quand a-t-il... ? Se demanda la reine.
-Où est Ace ? Demanda soudain le petit.
-C'est vrai, ça ! Avez-vous vu un gars du même âge que moi, les cheveux bruns, les yeux noirs, des taches de rousseur sur le visage ?
-Je… je m'excuse mais je n'ai vu aucun…
-Ace ! Cria Luffy en se dirigeant vers la sortie.
-J'espère qu'il n'est pas… commença le blond à mi-voix.
-Qu'il n'est pas quoi ? Répéta Luffy. Tu veux dire quoi ?
-Heu, rien ! Ne t'inquiètes pas, il va bien, il est quelque part ici, et quand on le trouvera, on lui fera très mal, parce qu'il nous a fait très peur !
-Ça me va ! Dit l'élastique avec un grand sourire avant de s'engager dans les couloirs du palais.
Sabo le suivit. Il avait beau dire, il avait peur. Très peur.
-Si tu es mort, ace…
Ace, toujours sur les épaules de Jimbei, avait franchi la porte du palais. Ils en étaient à parcourir les couloirs, quand le brun se mit à se triturer les oreilles.
-Que fais-tu? lui demanda l'homme bleu.
-J'ai les oreilles qui sifflent, ça veut dire qu'on parle de moi dans mon dos, encore une preuve que mes crétins de frères ne sont pas morts !
-Tu les aimes beaucoup, hein ?
-Quoi ?
-Non, rien. On devrai bientôt arriver, alors…
Mais il ne finit pas, car on entendit un cri, suivi d'une petite forme dominé par un chapeau de paille.
-AAACCCEEE ! T'es oùùùùù ?!
Il partit immédiatement dans un couloir à gauche menant à deux portes gigantesques et magnifiquement sculptées : une à droite, une à gauche. Il fut bientôt rejoint par un gosse en habit et haut de forme bleu qui lui cria à son tour :
-A gauche, Luffy ! Prends à gauche !
Car il avait toujours la peur irraisonné que son frère fonce dans le mur. On ne sait jamais avec Luffy.
-Ce sont mes… Glissa Ace à Jimbei.
-J'avais compris, merci, coupa celui-ci en faisant descendre le brun de ses épaules.
Dès qu'il fut à terre, il s'engagea dans le couloir, disparaissant de la vue du shishibukai.
-J'espère qu'il n'a pas… murmura celui-ci en courant vers lui. Il s'arrêta.
Si. Il l'a fait. Au lieu d'aller à la porte de gauche, il venait de s'enfoncer dans la droite. Jimbei soupira. Pourquoi il était sûr que ça allait arriver ?
Ace était entré dans la précipitation. Peut-être qu'il s'était gouré de porte. Mais qu'est-ce qu'il raconte ? Ce n'est pas sa faute, si Sabo n'avait pas indiqué à Luffy la bonne ! Il aurait deux mots à leur dire, ceux-là.
Pourtant, après avoir bien sûr vérifié que ses frères n'allaient pas entrer, il soupira bruyamment. Qu'est-ce qu'il avait eu peur… il faudra à l'avenir mieux surveiller ses frangins.
Il inspecta la pièce. Sa beauté était bien supérieure au café des sirènes. Le mobilier était bien plus luxueux, en tout cas. tout était fait, semble-t-il, pour des géants, vu la taille du lit et des armoire. Elle ressemblait à une chambre de fille, avec la coiffeuse et les habits qui trônaient dans l'armoire qu'Ace avait eu l'outrecuidance d'ouvrir. La salle respirait la sérénité par sa lumière douce qui entrait par les fenêtres.
Bref, rien d'intéressant. Ace se dépêcha d'aller vers la sortie, avant que le calme ne l'envahisse. Jamais il ne laisserait faire une telle chose, jamais.
Il allait sortir, lorsqu' il entendit un cri. Un cri qui venait d'un immense lit.
Il se retourna. Peut-être il y avait-il un monstre en train de dévorer une innocente jeune fille ? Un monstre vraiment fort ? On peut toujours rêver. Il sauta pour escalader le lit.
-Eh le monstre, affronte-moi ! Je vais gagner !
Malheureusement, ce ne fut pas un monstre qui était dur le lit. Enfin, pas au sens où il l'entendait.
En face de lui se trouvait une gamine sirène, du même âge que Luffy un peu après, mais bien deux plus grande que lui ! Mais ce n'était pas ça le pire pour Ace, non…
Le pire, c'est qu'elle pleurait. Elle pleurait si fort qu'elle allait ameuter tout le palais ! Elle criait, elle pleurait, elle chougnait, elle pleurnichait ! Pire que Luffy quand il était en forme !
-Qui… qui êtes-vous ! A l'aide ! Papa ! Maman ! Mes frères !
-Mais la ferme ! Hurla Ace en se bouchant les oreilles, sans parvenir à couvrir le son de sa voix.
Sabo allait payer pour l'avoir entraîner là-dedans…
-Wahhahhah !Chougnait donc la princesse sirène, cassant de plus en plus les pieds à Ace.
-La ferme ! Répéta-t-il, sur le point de péter un câble.
-La… ferme ? Reprit la sirène, s'arrêtant momentanément de pleurer, mais c'était pour repartir de plus belle, outré par le terme qu'avais utilisé cet ignoble moutard.
-Tais-toi ! Je déteste les pleurnichards, mais alors toi, c'est pire que Luffy !
Shirahoshi le regarda à nouveau :
-Vous… me détestez ? Mais pourquoi ?
Elle était étonnée, non, estomaquée. Et donc muette. Personne, que ce soit ses frères, ses parents où les hommes du palais, toutes ces personnes la trouvaient absolument adorable, et personne ne l'avait jamais détesté. Jamais.
-Pourquoi ? Répéta-t-elle, les larmes lui revenant.
-Oh non, ça va pas recommencer… soupira Ace. Même Luffy savait qu'il y avait des limites à ne pas franchir avec lui. Je n'aime pas les gens qui pleurent. C'est tout. Ils ne savent que s'apitoyer sur leur sort et sur leur problème, sans essayer de les résoudre.
La princesse avait cessé de pleurer, mais Ace ne s'en était même pas aperçu. La frontière où il était à présent, elle était trop loin en lui pour sentir une quelconque présence. Loin dans ses souvenirs, sa lignée maudite, et la vie auquel son « père » l'avait destiné. Cette vie où il n'était destiné qu'à mourir.
-Ça sert à rien de pleurer, murmura-t-il, plus à lui-même qu'à Shiraoshi, parce que… quelqu'un m'a dit un jour qu'il y avait toujours une solution.
Il se souvenait, oui, lorsque un certain blond à chapeau bleu et à dent manquant lui avait dit, un de ces soirs où il était malheureux comme pas possible, un soir avant la coupe de la fraternité, avant Luffy : Ace ! Tu dois rester fort ! Pour leur prouver qu'on ne peut pas t'atteindre comme ça et faire ce qu'on veut de ta vie ! Tu trouveras une solution ! Il y a toujours une solution.
C'était le silence, dans la tour coquillage. La sirène n'avait plus envie de pleurer, pas exactement à cause du discours d'Ace, mais plutôt parce qu'elle avait compris que cet enfant était quelqu'un de bien.
-Mon…monsieur ?
Ace sursauta. Ça, tout de même, ça avait retenu son attention. Se faire appeler monsieur à 10 ans ! Il était plus habitué à sale gosse.
-Appelle-moi pas comme ça. Je n'aime pas. Je suis un pirate, pas un adulte. Faut faire la différence.
Shiraoshi n'avait rien compris, mais elle était fortement impressionné par ce petit gars deux fois plus petit qu'elle qui semblait n'avoir peur de rien.
-Je suis Ace. Portgas D ace.
-Shi…Shiraoshi, la princesse sirène de l'île des hommes-poissons.
Elle avait vu bon nombre de tête éberlué après son titre, mais Ace s'en foutait royalement pour le coup. Il faillit lui hurler qu'il détestait les nobles encore plus que les pleurnichards, mais encore une fois il repensa à son adorable petit frère blond. Sabo n'était pas comme eux, pourquoi pas elle aussi ? Elle était trouillarde, mais bon personne n'est parfait.
-Princesse ! Crièrent soudain des voix dans le couloir, princesse, vous allez bien ?!
-Ho non ! Les gardes du palais ! Ils m'ont entendu pleurer !
-Faut dire qu'avec le bruit que t'as fait, c'est sûr…
Le garçon réagit plus vite que la fillette, et il s'empressa de refermer à coup de pieds jusque au moment où les hommes-poissons arrivaient.
-Toi ! Nous allons enfoncer la porte !
-Faites ça, et je vous dis pas l'état où vous retrouverez votre princesse de pacotille !
Il y eut un grand silence, autant du côté de shiraoshi qui commençait à se demander si c'était une bonne idée de faire confiance à cet humain, que de celui des gardes. Puis le fils de Roger entendit des chuchotements :
-Dites, vous croyez vraiment qu'un mioche soit capable de faire du mal à la princesse ? J'en doute !
-N'empêche, ce gamin a réussi à fermer la porte à lui seul, je ne croyais pas un enfant de cette taille pouvoir faire ça !
-Sûr, il est fort, ce gosse ! Peut-être vaudrait-il mieux obéir…
Le gosse en question était consterné. Ce n'était quand même pas ça, l'élite de l'armée de l'île ?! Désespérant.
Pendant qu'ils étaient sagement en train de débattre, Ace sauta à nouveau sur le lit.
-Vous… vous n'allez pas me faire du mal, Ace-sama ?
Il leva le nez pour la regarder. Pourquoi pas, après tout ? C'était une personne royale qui n'avait jamais connu la misère, la pauvreté, qui ne savait sans doute même pas chasser ou faire la cuisine. C'est aussi une pleurnicharde, pour ne rien arranger. En outre, cela lui accorderait les faveurs du roi pour lui et ses frères… Mais… faire ça…
Faire ça, c'était donner raison à tous ceux qui croyait qu'il n'était qu'un démon, que le fils du diable, qu'il ne méritait pas de vivre…
-A-Ace-sama ? Tout va…
-Oh et puis merde ! Hurla-t-il à plein poumon.
Puis, avant qu'elle ait eu le temps de répliquer, non pire, de pleurer :
-J'te ferais aucun mal, jamais, OK ? C'est même l'inverse, à partir de maintenant, t'as qu'à m'appeler et je viendrais te protéger, d'acc ?
Et oui, ça le tuait, mais c'était comme ça : quand bien même il le voudrait, il ne pourrait sans doute pas tuer un homme de ses mains. Il avait déjà essayé. Essayé, en pensant qu'il aurait moins mal, peut-être. Ça n'avait pas marché.
Heureusement que ça n'avait pas marché.
-D'a-d'acc ! S'exclama Shiraoshi, sans retenir tout de même quelques larmes silencieuses.
Et contre attente, Ace sourit. Ça lui faisait du bien, d'avoir dit ça, d'avoir pensé tout ça. Oui, beaucoup de bien.
-Ecoute, si je leur ai dit ça, c'est parce que je ne veux pas partir avant d'avoir retrouvé mes…
Il fut interrompu en même temps que les messes basses des gardes par ce que l'oreille expérimenté d'Ace perçu comme la gifle la plus puissante qu'il est jamais entendue. C'est dire.
-Pi…pitié, reine Otohime ! Sanglota un homme-poisson.
-C'est quoi ce monstre qui les mate ? J'peux l'affronter ? Demanda à la princesse le combattant en Ace.
-Ace-sama ! Se récria la petite sirène, indigné. C'est ma mère, la reine des hommes-poissons !
-Oh.
Une mère…
-Qu'est-ce que j'entends ? Vous prévoyez d'attaquer un enfant naufragé sous prétexte qu'il est humain ! Vous n'avez pas honte ! Hurlait de l'autre côté hystérique la reine.
Un silence s'installa, ou seul régnait les baffes que distribuait Shiraoshi à tour de rôle. Les gardes, en effet, avait bien soupçonné ace à cause de ses origines.
-Bande de… comment pouvons-nous espérer vivre ensemble si…
-Ils croient que je suis méchant parce que je suis humain ? Mais quel rapport entre les deux ? Dit Ace, perdu.
Il avait dit ça le plus innocemment qu'Ace était capable, et il avait parlé assez fort pour être entendu de l'autre côté de la porte.
Les gifles cessèrent pour laisser place à de petits sanglots. Ace se retourna, mais Shiraoshi ne pleurait pas. Enfin, pas plus qu'il y a cinq minutes. Pas de doutes, c'était bien la reine.
-Ouvrez cette porte, imbéciles, que je l'embrasse !
-O-oui, reine otohime !
Quelques secondes plus tard, la porte était ouverte, et la première et la seule chose que le gamin aux taches de rousseur eut le temps voir fut la reine Otohime en pleur qui se ne jeta pas sur sa fille, mais bel et bien sur lui !
-M…mon petit ange, ce que tu as dit… C'était si-si juste ! Tu es l'enfant le plus pur que je connaisse ! C'est merveilleux, snif !
-Oui, bin ça va, hein ! Modérai Ace qui tenta de se dégager, mais deux autres paires de bras le ceinturèrent à leur tour :
-Ace ! Crièrent Luffy et Sabo, soulagé de le voir en bonne santé.
-J'…j'ai eu peur ! Chougnait l'élastique pleurant aussi fort que la femme-poisson.
Ace fut pendant une seconde fut déstabilisé par le fait de revoir ses frères, mais contrairement à eux, lui savait qu'ils étaient en vie, ce qui fit que ses vieilles habitudes reprirent le dessus :
-Luffy ! Je déteste les pleurnichards ! Tais-toi !
Cela ne fit que modérer un tout petit peu les sanglots, car même Ace parfois ne pouvait pas arrêter les émotions de l'élastique.
-J'ai… cru que t'étais… Fit Sabo qui, et ça c'est franchement moins courant, était en pleur lui aussi !
-Ho, non, Sabo, pas toi, écoute, je vais bie… L-Luffy ! Imbécile ! Ne te mouche pas sur mon Tee-shirt !
Il voulut lui donner un coup de poings traditionnel, mais le peu de mobilité qui lui restait lui fut enlevé, car la petite troupe fut soulevée dans les airs dans une étreinte mortelle de la petite princesse, elle aussi, bien sûr, en pleurs. Evidemment, elle n'allait pas resté sur son lit sans soutenir ses camarades pleurnichards ! Enfin c'était contraire à son éthique.
Ace fut disons, un peu déstabilisé par ce déluge d'amour. C'est vrai qu'il n'avait pas l'habitude de sentir les bras d'une mère, de voir ses frères si heureux de le revoir… Mais ? Non ! Pas lui aussi ! Pas comme ça, pas maintenant !
Il ne pouvait pas pleurer après tant d'années simplement parce que des abrutis autour de le faisaient ! C'était ridicule !
Mais, trop occupé à chougner, personne ne faisait attention à lui… Peut-être que cette fois… Juste maintenant…
C'est donc dans l'indifférence générale qu'Ace pour la première fois, non ne pleura pas, mais laissa bien les larmes lui monter jusqu'aux yeux pour les faire devenir brillants.
C'était rien comparé aux autres. Mais pour Ace c'était beaucoup.
Ailleurs, dans le nouveau monde…
Dans le quartier général de la marine, Sengoku était pensif. Et inquiet, ce qui ne lui ressemblait pas. Il avait donné son accord pour une expédition plus que suicidaire à l'un de ses hommes. Cet homme était colonel dans la marine, il était fort, mais aussi spécial. Sengoku, l'amiral en chef, l'avait recueilli, éduqué, entrainé. C'était exactement un fils pour lui. Mais, le pirate qu'il avait décidé d'arrêter était… bien plus fort.
Il attendait, mort d'angoisse, le rapport de ses éclaireurs. Et de bonne nouvelles. Désespérément de bonnes nouvelles.
Rossinante.
Il ne décrocha pas le den den mushi quand il sonna, il sauta littéralement dessus, faisant tomber presque tout ce qui se trouvait dans ce bureau.
-Oui ? Allo ! Vous avez des nouvelles ? Hurla-t-il à travers le combiné.
-Je… Ecoutez, nous sommes arrivés trop tard, les pirates ont déjà embarqué l'ope ope no mi ainsi que plusieurs caisses de…
-Je me fous de tout ça ! Rossinante ! Comment va Rossinante ! Répondez ou je vous envoie finir votre carrière au sixième sous-sol d'Impel Down !
Il n'y avait que Rossinante pour que le très professionnel Sengoku oubli le protocole militaire.
-Sengoku-san… je suis désolé. Je vous envoie une photo du…
Le cerveau du marine ne fonctionnait plus. Ou plutôt, il refusait d'assimiler ce que venait de dire l'homme. C'était… cela ne pouvait pas…
Mais la photo qui survint ne laissa pas la place au doute.
Le blond par terre, que la neige s'occupait déjà de recouvrir ne laissait pas la place au doute.
Sengoku crut que son cœur allait s'arrêter.
- Ecoutez, il… il a fait son choix, et je suis sûr que.
-La ferme.
Le ton était las, si las de lutter.
-Ne m'appelez plus jamais.
Il raccrocha. Et seul dans son bureau les larmes purent enfin sortir.
-Rossinante ! Mais, bon sang, pourquoi ?
Pourquoi avait-il fait ça, s'était-il vraiment sacrifié pour l'enfant dont il lui avait si souvent parlé ? Etait-ce vraiment juste pour ça.
Il aurait aimé resté seul, que personne ne le voit, ne le voit si faible. Mais cela n'arriva pas. Dans l'attente de ce coup de fil, il avait oublié de verrouillé la porte.
Et la pire personne qui soit pour un moment pareil, Garp et son éternel sac de senbei, entra.
-Oh ! Salut Sengoku ! Fais-nous du thé, et accroche-toi, tu ne devineras jamais la nouvelle.
S'il te plait, Garp, pensa Sengoku, je t'en supplie, va-t'en, laisse-moi seul, emporte tes maudits senbeis avec toi…
Cet imbécile ne s'était même pas rendus compte que son ami pleurait.
-Figure-toi que les trois petits-fils dont je t'ai parlé…
Nooon !Ne parle pas d'enfants !
-Deux qui sont de moi et le troisième que j'ai comme qui dirait adopté…
Pas d'adoption, pitié…
-Un blond avec un style vestimentaire assez douteux…
Blond en plus ! Et je revois la tenue de Rossinante la dernière fois que je l'ai vu ! Espèce de monstre !
-Ces trois-là, une belle brochette d'imbécile…
Au mot imbécile, Sengoku émit un sanglot encore plus fort que les autres, mais Garp ne s'en apercevait toujours pas, persuadé que ce qu'il racontait était la nouvelle de l'année :
-Ah, franchement, les jeunes de nos jours…
Rossinante aussi était jeune, il avait la vie devant lui ! Je t'en supplie, va-t'en ! Je suis sûr que tu le fais exprès !
-Eh bien, ils se sont fait la malle, figure-toi ! Pfuit, je suis persuadé que ces idiots ont pris la mer pour devenir pirate…
Rossi… je n'aurais jamais du t'autoriser à jouer les espions chez Doflamingo ! Mais ça semblait tellement important pour toi…
-Comme je te le dis… ils sont partis si vite que les bandits les croient morts…
Il y avait des limites à tout. Au mot mort, Sengoku sauta de sa chaise :
-Rossinante est mort ! Mort ! Tu entends, abruti ! Mort ! Maintenant casse-toi !
Garp ne bougea pas, il restait bouche bée. Puis il se leva à son tour :
-Ro… Rossi est mort ?
-Oui ! Et toi tu… tu viens… avec tes petits-fils… fous-moi le camp !
-Sengoku, je… je suis désolé… je ne savais pas… il représentait tant pour toi, je…
-La ferme ! Dégage ! Reste le plus loin possible de moi ! Et puisque tes crétins de petits-enfants se sont fait la belle, je te donne l'ordre immédiat de parcourir tout East Blue, Grand Line et le Nouveau Monde pour les retrouver ! Avec un peu de chance, tu seras mort avant ! Maintenant, dégage !
Le vice-amiral resta un moment immobile face à la cruauté des paroles, puis s'en alla en fermant la porte en douceur.
Alors seulement, Sengoku s'effondra pour pleurer.
Cooorrrraaaa-sssaaaannnnnn! Pourquoi?!
Veuillez excuser l'auteure. Elle a un peu trop sniffé de la farine. Son avocat a juré de faire disparaître toute sa réserve pour qu'elle vous réserve un autre super chapitre à temps!
Une petite review, peut-être, réussirait à la calmer?! Vite!
