DISCLAMER : Rien ne m'appartient bla bla bla (vous connaissez la chanson)
ATTENTION, cette fin ci est loin d'être joyeuse !! Elle est tout spécialement dédiée à ma miss Ishtar pour tout ce qu'elle a le courage de faire pour moi.
Je t'en remercie beaucoup ma miss, et j'espère que ce petit Two Shot te plaira jusqu'au bout.
Je t'adore fort !!!
Bonne lecture a tous !!
p.s : Un grand merci a toi ma sœur, ma Yaël que j'aime de m'avoir corrigé (t'as vu je t'ai pas oubliée cette foi )
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L'homme en noir
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POV Harry
Je déteste transplaner. C'est comme les portoloins. Je hais ce moyen de transport. Pourquoi nous ne sommes pas repartis par le chemin traditionnel ? Une porte est faite pour ça à la base non ? Et puis la réception est toujours mauvaise, et même maintenant avec un homme censé savoir comme faire. Mais non il faut encore une foi que je tombe en plein milieu de ce qui semble être une rue. Merlin merci, il n'y a personne !!
Cependant, l'homme en noir ne nous laisse pas au sol bien longtemps et c'est avec des gestes saccadés qu'il se relève. En me portant. Encore. Je vais finir par être vexé. Je n'ai qu'une envie, c'est de lui dire ma façon de voir les choses !! « Excusez-moi monsieur, mais il me semble que ma tendre mère m'a pourvue de deux jambes fonctionnelles, tout comme la votre l'a apparemment fait et je…
Ma mère… »
Je ne comprends pas. C'est absurde c'est vrai, voir même totalement stupide de penser à une chose aussi inapproprié qu'en ce moment, mais là je suis choqué. Ma mère. Ma propre mère est comme une inconnue dans mes souvenirs. Rien. Je connais son nom, la couleur de ses yeux et celle des ses cheveux mais tous ces détails... on me les a appris. Oui on me les a appris parce que…
Parce qu'elle est morte. Comme mon père d'ailleurs. Mais…
C'était à cause de moi. Je m'en souviens maintenant. Ils ont voulu me protéger et l'ont payé de leur vie. Voldemort les a tués avec un grand plaisir. Mais pas moi non…
Moi j'ai survécu.
Le Survivant. Potter. Je suis Harry Potter, l'Elu, le Golden Boy.
S'en est tellement risible que je commence à rire doucement. Plus j'y repense et plus mes rires se font plus forts, moins discrets et presque incontrôlables. Non en fait, c'est tellement hilarant que j'explose et ce à gorge déployée. C'est tellement comique !! C'est vrai non ?? Moi, Celui-qui-a-survécu !! … Se fait porté pour sortir d'une situation plus que dangereuse… je dirais même inextricable !! C'est vraiment n'importe quoi.
Oui n'importe quoi. C'est stupide hein ? … Alors pourquoi je n'en ris plus ?
Peut-être parce que je me rends enfin compte que nous avons arrêté d'avancer et que nous sommes effondrés dans la neige glaciale. Peut-être parce que je me rends compte du tort que je viens de faire à une personne importante. Ou tout simplement parce que je frissonne de froid. Je tremble de bien-être à voir cet homme en particulier prendre soin de moi au premier claquement de dents, lui l'homme sarcastique et insensible, lui qui me blottit dans sa chaleur poisseuse.
Mais si je frissonne, c'est également à la vue du sang qui s'écoule de lui. Moi aussi je saigne, mais ce n'est pas important, lui par contre…
Je le sens lui aussi trembler contre moi alors qu'il me sert avec une force incroyable. Son souffle est erratique à un point où cela me fait peur, peur qu'il n'arrive jamais à se calmer et qu'il ne retrouve sa respiration. Alors je fais la seule chose qui me semble correcte. Je tends la main vers lui.
Fin POV
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POV Snape
J'ai réussi !! Je suis sorti de cette immonde pièce avec le gamin en plus !! Je n'y crois pas… et pourtant devant nous je vois déjà la salle de transplanage. Je me retourne pour lui crier de tenir le coup, qu'on y est presque mais… mais un sort vient de le toucher dans le dos. J'arrive avec difficulté à endiguer les autres, mais j'y arrive. Je ne suis pas espion, mangemort, duelliste et j'en passe, pour rien. Malgré tous ces titres, je ne peux m'empêcher d'avoir peur pour lui. Alors je me retourne sans arrêt pour voir s'il est toujours là, derrière moi, et je lui ordonne de continuer, de ne pas se laisser avoir !! Il est le Garçon-Qui-A-Survécu oui ou non !! Mais il tombe… comme au ralenti devant mes yeux. Je ne veux pas le voir s'écrouler comme ça, pas devant ses ordures sans nom, je n'en ai pas la force. Alors je me jette sur lui pour le retenir et le porte en l'écrasant contre moi. Et je hurle toujours. Je crie. Je tremble.
Puis je le supplie de rester avec moi.
De ne pas partir. De ne pas m'abandonner.
Mais il ne réagit pas. Il est inerte entre mes bras, les siens ballant de chaque coté de son corps comme une poupée de son. J'ai tellement peur pour lui que je cours comme jamais, atteignant enfin la zone de sortie, de liberté. Mon bras gauche le lache, cesse de fonctionner à peine un instant et je sens son jeune corps s'échapper de ma poigne alors que nous sommes prèts à nous enfuire pour de bon. D'un réflexe que je croyais inexistant, je le rattrape par la taille et le bloque de nouveau contre moi.
Je me concentre. Trop peut-être, car j'entends son cœur rater un battement. Je ne cherche pas à savoir pourquoi, et d'instinct, je disparais avec mon précieux fardeau, son prénom sur les lèvres.
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Merlin !! Je n'arrive pas à tenir debout et je m'effondre à terre en l'emportant dans ma chute. Que j'aimerai rester là, au sol, dans la fraîcheur de la neige… Mais je n'ai pas le droit. Non je dois le ramener, le protéger de ceux qui j'en suis sur, vont transplaner à notre suite sachant très bien où je m'en vais me terrer comme un lapin. Comme un criminel. Comme un lâche.
« Non… »
Je ne laisse pas le temps à mon corps de se reposer, je n'en ai pas le temps. Alors je me relève aussi vite que je peux en prenant le jeune Harry avec moi, grimaçant et gémissant de douleur. Presque deux semaines de torture à supporter étaient une chose, mais faire ce qu'on venait de faire tous les deux en plus, en était une autre.
Peu importe. Ne pas y penser. Si j'y pense, mon corps y pensera également et je ne pourrais plus continuer. Je ne pourrais pas le sauver lui. Le plus important c'est lui. Pas moi. Je suis secondaire. Et tout cela m'est confirmé quand un nombre infernal de 'plop' se fait entendre plusieurs mètres derrière nous. J'accélère. Je ne me retourne plus pour voir s'ils arrivent à nous suivre.
C'est alors que mon monde vacille quelques instants. Les grilles du château en vue, les sorts trop peu précis pour nous toucher, tout va bien. Alors pourquoi tressaute-t-il ? Je ne comprends pas et continue ma course, jusqu'à ce qu'il explose de rire entre mes bras. Pourquoi ? Comment peut-on se gausser d'une telle manière dans une situation pareille ? Peut-être a-t-il perdu l'esprit.
Les grilles s'ouvrent à l'intonation de ma voix. Merci Albus pour ce nouveau système.
Et Potter semble ne pas se calmer, il ne m'entend même pas le prévenir de notre entrée sur les terres protectrices de Poudlard.
Il réagit comme un fou. Je n'ai pas réussi… Pitié je vous en supplie, dites-moi que je n'ai pas échoué à le protéger ! Je ne pourrais pas, je ne le supporterai pas…
- Harry…
Les barrières du domaine ont empêché nos poursuivants de continuer leur chasse à l'homme. Mais je m'en moque. Potter ne semble pas remis. Je l'ai perdu. Que leurs sorts me blessent ou me tuent si cela peut rendre la raison à ce gosse.
Mes jambes ne tiennent plus, tout comme mes bras, mon dos, ma tête et tous les muscles qui me hurlent leur douleur et leurs déchirures. Même mes os sont contre moi. Ne pouvant plus lutter, je m'effondre une nouvelle fois dans la neige pure qui recouvre le parc du château.
Potter roule un peu plus loin, et il ne semble toujours pas conscient de ce qui l'entoure. Il n'a qu'un pull sur le dos…
Un rire sarcastique sort de ma gorge en feu. Nous sommes blessés sévèrement, perdus dans un coin du parc où même la maison de Hagrid n'est pas visible et moi je ne pense qu'au fait que le jeune inconscient, fils de feu James Potter, ne porte qu'un pull… un pull fin est abîmé.
C'est stupide.
« Ce gosse me fera perdre la santé »
Je me relève ou du moins j'essaie, et me dirige douloureusement vers mon 'protégé'. Quand enfin j'arrive à sa hauteur, je le vois trembler, les yeux flous mais pas dans le vague.
« Peut-être est-il en train de reprendre ses esprits »
Instinctivement, je le rapproche de moi et l'enroule tant bien que mal dans les lambeaux de ma cape, le faisant prisonnier de mes bras pour essayer de lui transmettre un peu de chaleur, un peu de réconfort… une présence tout simplement.
Une présence douce comme j'en aurais eu tant besoin durant toutes ces nuits d'enfer. Une présence qui ne demande rien d'autre que de savoir la personne rassurée. Comme un enfant. Ce que j'étais dans ma geôle. Ce que j'étais les nuits où je sentais cet être immonde venir me chercher pour…pour…
Il ne me laisse pas finir de penser. J'ai bien envie de lui dire 'Dix points en moins pour gryffondor pour avoir perturbé un enseignant… ou plus » Mais je ne peux pas. Ma voix est bloquée, tout comme mon souffle. Mes yeux doivent être ronds comme des soucoupes pour se fermer presque de contentement. Je sens mes muscles se détendre enfin, alors je le sers plus doucement contre moi. Et je pleure. De bonheur, de soulagement, de peur, de douleur et de fatigue. Mais surtout de remerciement.
Je craque, moi… alors qu'il n'a fait que poser sa main sur mon visage tuméfié.
Fin POV
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Albus tournait en rond dans son bureau, Minerva à ses coté et Pomfrey à porté de cheminette. Et ils attendaient. Que faire d'autre ? Envoyer des secours ne servirait à rien ils ne sauraient où chercher. Cette attente était plus qu'intenable, le pire dans cette histoire étant qu'aucune personne ne se doutait de ce que le jeune Potter voulait faire. Pourquoi partir chercher le professeur Snape ? Cela était tout à fait incompréhensible. Pour les autres en tout cas, il s'agissait d'une fugue, d'un surplus ayant besoin d'être évacué en dehors de ces murs. Pour le directeur… c'était autre chose.
Il le savait, du moins il s'en doutait et il n'avait rien fait pour l'en empêcher. Il aurait du. Ou pas. Sa raison le tiraillait dans deux sens opposés, le premier étant qu'il aurait du le stopper net et lui intimer de rester à l'intérieur du château, le second étant le choix qu'il avait fait en le laissant partir. Merlin fasse qu'il ait opté pour la bonne option.
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Dans les dortoirs des rouges et ors, le silence régnait en quasi-totalité sur l'ensemble du territoire, uniquement troublé par les ronflements intempestifs de certains étudiants. Cependant tous ne dormaient pas. Dans sa chambre de préfet, Hermione Granger était assise sur son lit et semblait réfléchir aux récents événements.
Harry était parti dans un but qu'elle ignorait, emportant avec lui sa cape d'invisibilité et sa baguette. Où qu'il soit parti, il ne tiendrait donc pas longtemps.
« Tu parles d'une amie… Je n'ai même pas vu ce qui le rongeait. »
Une main se posa sur sa cuisse la sortant de ses sombres idées.
- Mione recouche-toi, ça sert à rien de te prendre la tête pour Harry. Il sait ce qu'il fait, et puis c'est le héros du monde sorcier rappelle-toi…
- Oui Ron je viens.
Docile, elle se recoucha contre son petit ami qui déjà semblait replonger dans le sommeil. Elle se cala un peu mieux contre les coussins et sombra doucement elle aussi dans les bras de Morphée.
« Harry revient-nous…revient-moi s'il te plaît, je ne pourrai pas accepter de perdre mon meilleur ami. »
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L'heure du réveil pour les étudiants approchait, les aiguilles allaient afficher six heures et demie. Dans quelques minutes.
Tic Tac
Le temps s'écoulait rapidement pour les biens heureux. Pour les endormis confortablement installés dans leurs lits douillets.
Dans le bureau du directeur, ce son semblait être sa peine. Chaque seconde qui s'écoulait était pour lui une seconde de trop sans nouvelle de ses deux protégés.
Tic Tac
Pour les deux formes tremblantes plaquées dans le froid mordant, le temps n'existait plus. Pourquoi s'y attarderaient-ils tous les deux ? Pour se rendre compte qu'ils finiraient entre quatre planches, engourdis et dévastés par la morsure de cette neige, de cette glace qui les entourait ? Non cela n'en valait pas la peine. Et pourtant chacun de ces bruits d'aiguilles les tuaient un peu plus.
Tic Tac
Le bruit familier du temps qui passe inexorablement. Personne n'y pouvait et n'y pourra jamais rien. Pas même ce brave garde chasse qui arpentait le domaine du château par un temps pareil pour sa ronde matinale.
Tic Tac
Cependant ce simple petit bruit, pourtant inexistant autour du professeur et de l'élève, sembla soudain se figer. Une fraction de seconde. Les yeux verts captèrent un mouvement, une silhouette sombre qui s'avançait dans leur direction. Une silhouette tellement lointaine.
Le corps à moitié gelé, Potter ne trouva même plus la force de frissonner devant la pensée qui venait de l'envahir, la murmurant sans s'en rendre compte.
- L'homme en noir… il, il vient…pour moi.
Un son à peine audible, emportait par les bourrasques de vent, et pourtant captait par les oreilles si sensibles du professeur Snape.
- Il prend d-des gens avec lui. C'est lu-lui que je vois… c'est lui que je vois quand-quand les gens meurent…
Tic Tac
Par mouvements saccadés, des doigts glacés vinrent lui cacher la vue. Severus avait entendu, et il ne laisserait personne lui prendre le jeune homme qu'il tenait dans ses bras.
- Ne le regardez pas Harry. Si vous cachez vos yeux, il- il ne vous prendra pas, répondit-il le serrant aussi fort que ses muscles le lui permettaient encore.
Tic Tac
Puis plus rien…
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Alors que dans les dortoirs les élèves commençaient à s'agiter, Hagrid courait à perdre haleine dans les couloirs du château, deux précieux fardeaux à moitié morts dans ses bras. Les portes de l'infirmerie en vue, il hurla à pleins poumons pour avertir de son arrivée, espérant voir les panneaux de bois s'ouvrir pour lui donner un accès rapide. En les voyant bouger, il remercia intérieurement ses parents d'avoir fait de lui ce qu'il était. Un être aux capacités physiques et vocales très développées.
Pomfrey de son coté se demandait qui pouvait bien pousser un tel hurlement débraillé. N'en ayant pas compris le moindre mot, elle sortit de son domaine afin de montrer de quoi elle était capable dans la gamme sonore… mais elle n'en eut pas le temps. A peine les portes furent-elles ouvertes que le demi-géant pénétra dans l'infirmerie avec les deux disparus inconscients. Le mode « infirmière » ce ré-enclencha au quart de tour, la faisant se précipiter aux chevets des ses deux nouveaux patients.
Voyants les deux hommes entre de bonnes mains, Hagrid s'en retourna pour se rendre dans le bureau du directeur de l'école.
Lorsqu'il frappa trois coups puissants à la porte, celle ci faillit céder et s'ouvrit avec perte et fracas, laissant les occupants abasourdis pas une telle violence. Albus cependant ne sembla que peu étonné, s'attendant déjà à entendre une nouvelle plus que tragique pour leur monde… douloureuse pour lui serait le mot juste. Un silence pesant s'installa le temps que le garde chasse reprenne sa respiration, et l'appréhension gagna peu à peu toute la pièce. Le souffle presque régulier, il annonça enfin la raison de sa venue légèrement explosive.
- Je les ai retrouvés !! Ils sont à l'infirmerie professeur… je les ai retrouvés gisant dans le parc et…
- Calmez-vous mon ami. Nous verrons les détails plus tard, pour le moment nous devons nous occuper d'eux, le coupa Dumbledore.
Ainsi fut fait. Toutes personnes présentent quittèrent le bureau directorial pour se diriger chez madame Pomfrey.
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Il était difficile de dire lequel des deux était le plus amoché. En tout cas c'était ce que pensait Pompom au premier abord, car maintenant son inquiétude aurait tendance à se porter sur le plus vieux. Au fond d'elle même elle pensait sarcastiquement qu'il avait encore voulu jouer au héros… comme le plus jeune d'un certain coté.
- Bande d'inconscients !! Vous allez voir mes gaillards à votre réveil…
Menace proférée certes, mais rien n'affirmait qu'elle serait réalisée. Cette idée la toucha profondément, car une telle possibilité lui ferait remettre sa carrière en cause, et ça il n'en était pas question. Elle remonta ses manches et partit à l'assaut de ces deux sac à blessures quand Albus fit son entrée.
- Alors ma chère Pompom ? Demanda-t-il à brûle pourpoint.
- Ce n'est pas brillant, mais croyez-moi, ils ont intérêt à vite s'en remettre.
- Vous pouvez les aider ? Continua le professeur de métamorphose.
Dans un soupir exaspéré, l'infirmière lui répondit.
- Peut-être que j'aurais plus de temps pour m'occuper d'eux si vous arrêtiez de me déranger avec vos questions !! Maintenant sortez, j'en ai déjà assez à faire avec deux gamin en mauvais état.
Sur ceux, elle les chassa de son antre pour s'occuper enfin des deux hommes alités. Le travail s'avéra long, laborieux et exténuant, et il lui fallut près de quarante huit heures pour les stabiliser. Heureusement pour eux, Hagrid les avait trouvés à temps. Dans le cas contraire ils auraient succombés autant à leurs blessures qu'au froid. Les soins finis, il ne restait plus qu'à attendre qu'ils soient assez remis pour les faire sortir de leur coma artificiel.
Il leur fallut deux semaines.
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Après avoir bataillé contre l'infirmière durant quelques jours, Harry et le professeur Snape purent enfin sortir de cet endroit trop blanc et horripilant. Cependant ils n'en menaient pas large… Pomfrey avait tenu sa promesse.
Les cours reprirent comme si de rien n'était et chacun vaquait à ses occupations. Aucun mot, aucune explication, mais les regards échangés en disaient plus long que n'importe quelles questions/réponses. C'est pourquoi, après un double cours de potions tout à fait normal (désastreux), Harry pris plus de temps que d'habitude pour ranger ses affaires. Aucune excuse à donner aux autres, personne ne s'en inquiétait…en apparence. Les élèves partis, Snape ferma la porte d'un cou de baguette et mis de l'ordre dans les copies fraîchement rendues, laissant le temps s'écouler comme si cela n'avait aucune importance. Lorsqu'il eut fini, il se leva et se dirigea vers un coin de la salle où se dissimulait une porte menant à ses appartements. D'un mouvement de la main du propriétaire elle s'ouvrit sur un couloir sombre. Severus planta alors son regard sombre dans celui du rouge et or. D'un comme un accord ils acceptèrent le fait qu'ils devaient parler, le moment était venu.
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POV Harry
J'ai enfin osé. Il est là, devant moi et lui aussi semble se rendre compte que nous devons discuter. Je le vois s'engouffrer dans l'entrée qu'il vient de faire apparaître et je le suis sans aucune hésitation. Pas d'hésitation certes, mais une touche d'appréhension. Par où commencer ? Il y a tellement de chose à dire… Débuter par le début serait une bonne chose. Le problème est que je ne sais même pas où il se situe. Quelle idée d'avoir autant de soucis !!
Je croise encore son regard. Il est face à moi et n'a aucune émotion sur le visage. C'est perturbant… j'aurais préféré voir un peu d'animosité plutôt que ce vide d'émotion. Nous nous fixons un long moment et je commence à sentir mes jambes s'ankyloser à force de rester sur place. Je remue pour la première fois, un peu pour me dégourdire, un peu pour faire quelque chose… en fait, je bouge surtout pour éloigner ce silence gênant. Il semble le sentir lui aussi et m'invite à m'assoire sur un des fauteuils trônant face à la cheminée. Je prends place et l'observe faire de même.
Puis je réalise. Nous sommes chez lui et je n'ai pas réagit tellement cela m'avait semblé « normal ». Je laisse mes yeux se promener dans ce lieu si intime, observant tranquillement l'aménagement et le décor. Simple est le mot qui me vient à l'esprit. Pas de fioriture, pas de choses non identifiables sur des étagères comme la rumeur le dit. Une bibliothèque bien garnie, des meubles ni trop clairs ni trop foncés, un bureau spacieux devant une baie vitrée (magique cela va de soi), salon et salle à manger. Rien d'extra-ordinaire…
Alors pourquoi je trouve cet endroit merveilleux ?
Un récipient est calé entre mes mains et cela me fait sortir de mon observation. Le plus choquant à ce moment précis n'est alors pas le fait qu'il m'offre un thé chaud dans ses appartements… non… le plus choquant est le fait qu'il m'ait laissé faire une analyse de son espace privé, personnel.
Je bois une gorgée et laisse le liquide sucré m'enivrer. Je ferme les yeux et doucement je sens les mots affluer.
Fin POV
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Snape avait remarqué que son étudiant était enfin prêt à parler. Il se cala plus confortablement dans son fauteuil et observa le jeune homme prendre du courage dans une boisson anodine. Lorsqu'il débuta, se fut d'une voix faible mais assurée.
- Quand j'ai senti son appel alors que vous vous y étiez déjà rendu la veille, j'ai eu peur. Quelque chose n'allait pas. Je ne savais pas quoi mais je le sentais. Et puis j'ai guetté votre retour. Comme à chaque fois. Mais vous n'êtes pas revenu…
Soupir
- Chaque jour j'attendais de vous voir vous faufiler dans l'enceinte du château comme une ombre, comme vous en aviez l'habitude. Mais ça n'arrivait pas. Et tous ces autres qui… qui fêtaient votre absence… C'était dur, j'en pouvais plus !! S'ils avaient vu ce que je voyais moi, ces visions plus morbides et douloureuses les unes que les autres. Ils n'en savaient rien et ne cherchaient même pas à savoir. Vous étiez là bas, et eux se réjouissaient…
Lorsque Harry ré-ouvrit les yeux, il fut plongé dans les deux obsidiennes de son professeur. La discussion était lancée, tout devait être dit.
- Vous devez bien en rire n'est ce pas ? Après tout, pourquoi le grand Harry Potter se soucierait-il d'un professeur de potions cruel et partial, d'un « mangemort » aussi repenti soit-il ? Surtout sachant que vous me haïssez et que cela est réciproque.
Le regard vert se fit plus dur, à la limite du tranchant sans pour autant être violent ni agressif. Il s'apprêtait juste à encrer dans la réalité ce qu'il osait se dire tout bas.
- Mais certaines choses changes : je ne vous déteste plus, je ne vous maudis plus à tout bout de chant, et ne vous appose plus tous les noms d'oiseaux que je connais. Je…soupir…
Il baissa les yeux, son courage légendaire venait de le déserter lamentablement face à cette vérité…
« Quel beau gryffondor !! » Pensa-t-il amèrement. Mais ses pensées furent interrompues par deux mains blanches se posant sur les siennes, tremblantes. Les orbes noirs du propriétaire le fixaient avec attention, cherchant contre toute attente à entendre les mots que Harry n'arrivait pas à exprimer.
Snape retira ses mains lorsqu'il compris qu'il ne les aurait pas. Se ré-installant correctement sur son siège, il commença lui aussi à parler.
« Donnant/donnant… »
- Cela fait un moment que vous n'allez pas bien monsieur Potter et…
- Harry, monsieur. Le coupa le rouge et or.
- Bien. Je disais que cela fait un moment que j'ai remarqué que vous n'allez pas bien Harry. Vous vous montrez comme étant le même, mais je vois que ce n'est pas le cas. Je vous connais. Je vous observe comme vous m'observez et je pense en avoir deviner la raison.
Potter baissa inexorablement la tête dans une tentative de fuite. Mais se fut sans compter sur la ténacité de son enseignant.
- Vous avez peur de les voir mourir n'est ce pas ? Peur de ne pas pouvoir les sauver tous, peur d'être trop proche d'eux et que le Seigneur des Ténèbres ne s'en serve contre vous.
Aucune réponse ne vint, les sons ne voulaient pas sortir tant la question, l'affirmation plutôt, était douloureuse. Severus continua alors.
- Voulez vous devenir comme moi Harry ? Seul, détesté, aigri et méchant ?
- Non vous n'êtes pas comme ça !! S'écria subitement le jeune brun. Si j'étais comme vous je n'aurais pas peur d'affronter ma destiné, je n'aurais pas peur de faire ce qui doit être fait ! Je serais fier de montrer au monde entier ce que je fais pour lui… ce que vous faites pour moi.
- C'est là qu'est le souci HarryJe suis comme tout le monde. J'ai des sentiments, je connais la terreur, le dégoût, la haine, la douleur… tout comme la peur et la solitude. Croyez-vous que cela me plaît d'être seul quand je rentre de mission ou que le Lord noir a trouvé amusant de me faire tester mes propres potions ?
- Mais vous êtes là à y retourner dès que l'appel se fait sentir, vous marcher la tête haute malgré les méchancetés des élèves et par-dessus tout, vous nous protégez au péril de votre propre vie !!
- Oui Potter, je le fais ! Et voyez ce que vous venez de dire ! Je suis méprisé par ceux que je m'efforce de protéger à cause de ce coté solitaire ! Vous l'avez dit vous-même, je ne suis pas et ne serais jamais épargné de par la méchanceté des autres. Que se soit à cause de mon physique ingrat, de mon caractère ou de mon lourd passif je resterai toujours la risée des gens, l'aberration, le traître Snape !!
- C'est parce qu'ils ignorent tous ce que vous faites !
- Vous aussi Potter vous l'ignoriez, et le fait que vous le sachiez fait-il maintenant de moi un homme différent ? Mais la plus grosse question n'est pas là. Pourquoi ne le savaient-ils pas ? Pourquoi n'ont-ils pas cherché à savoir d'où me venaient toutes ces blessures et autres cicatrices ?
Harry ne put répondre, abasourdi par ce qu'il venait d'entendre, mais surtout de comprendre. Le maître des potions n'allait pas se priver de finir et avant de terminer ce qu'il avait commencé, il fit relever la tête du gryffon devant lui.
- Tout simplement parce que je n'ai personne Harry, fit-il d'une voix douce. Je n'ai pas des amis aussi remarquable que les votre, aussi gryffondor soient-ils.
Une légère grimace déforma les traits de son visage, rictus mi-méprisant mi-amusé. Une grimace qui se transforma vite en étonnement lorsqu'il sentit son élève foncer dans ses bras. Les larmes coulaient, il les sentait tout contre sa peau. Afin de les apaiser, il lui caressa doucement le dos du plat des mains et lui posa la question qui lui brûler les lèvres après plusieurs minutes de silence.
- Comment avez-vous fait ?
Ne comprenant pas de quoi son enseignant voulait parler, Harry releva sa tête à quelques centimètre de celle de Snape. Ce dernier traduisit son incompréhension par ses sourcils froncés.
- Pour nous sortir de la pièce… de Hell ?
- Oh, ça… répondit-il en repositionnant sa tête dans le creux de l'épaule de son aîné, je n'en sais rien. Il ne m'avait rien fait. Pas de torture, pas de coup ou d'insulte. Juste des ricanements et des sous-entendus que je ne comprenais pas. Il m'a enfermé directement dans cette salle. Et vous êtes arrivé quelques minutes après…
Le corps du plus jeune se tendit l'espace de quelque instant, réticent à l'idée de se remémorer toute cette scène. La pression dans son dos se fit plus forte et les cercles tracés plus grands… Severus l'encourageait. Il respira une bonne fois puis poursuivit.
- Vous êtes arrivez avec tout ce sang sur vous, ces blessures trop nombreuses et ces immondes chaînes à vos poignés et vos chevilles. Il s'est approché de vous et vous a giflé après vous avoir caressé… et la j'ai compris ce qu'il voulait vous faire…Je… Je n'ai pas pu vous regarder subir ça. Et vous… vous ne bougiez plus, comme prisonnier d'un sortilège. J'ai tellement eu peur !! Je l'ai haï par vagues grandissantes, chaque partie de moi se révoltait à un point ou j'ai cru en devenir fou !! Puis…j'ai croisé votre regard.
Snape saisit la suite sans en demander plus. Harry, de part la force des sentiments l'habitant sur ce moment, avait libéré sa magie pour le sauver. Il serra un peu plus encore son ancienne némésis dans ses bras et du bout des lèvres, le remercia. Petit chuchotement qui scella un accord tacite entre les deux protagonistes.
Ils ne parlèrent plus outres mesures, savourant simplement la présence de l'autre. Cependant Harry ne resta pas longtemps dans ce lieu si reposant et magnifique à ses yeux, et lorsqu'il ouvrit la porte pour sortir il retrouva le courage qui lui avait manqué un peu plus tôt. Il se retourna alors vers son professeur.
- Monsieur ?
- Oui Harry ? Fit Snape en le fixant de ses yeux si profonds.
- Je pourrai revenir ? Je veux dire… enfin j'aime bien cet endroit et- et en fait je… j'aime beaucoup quand vous êtes là et …
- Oui monsieur Potter, le coupa Snape.
Le survivant mit plusieurs minutes à percuter ce que venait de dire l'homme devant lui. Avait-il bien dit « oui » ? Le ton sarcastique aussi célèbre que le levé de sourcil et le « 20 points en moins pour Gryffondor » lui fit accepter une bonne foi pour toute ce que son cerveau refusait d'enregistrer.
- Qui a-t-il Potter ? Cette simple information sature déjà votre petit esprit gryffondorien ?
- Non professeur, je me demandais simplement si vous n'aviez pas percuté, par inadvertance bien sûr, un jeune et innocent Poufsouffle lors de vos traques nocturnes dans l'école. Sourire moqueur Faites attention dans ce cas, vous devez avoir récupéré certains gênes comme l'amabilité.
Loin d'être en colère face à cette réflexion tout à fait improbable, (et oui les pauvres Poufsouffles préféreraient se couper une jambe plutôt que de frôler l'abominable homme des cachots), Severus lui lança un léger sourire et se rapprocha de la porte. D'un mouvement assuré, il remis en place la cravate du Golden boy. Quand il s'apprêta à fermer lui-même la porte, il le regarda droit dans les yeux, et toujours avec ce petit relèvement de lèvres, il lui répliqua.
- Non monsieur Potter. Vous l'avez dit vous-même, certaines choses changent. Cependant ne vous attendez pas à un favoritisme particulier, vous serez et resterez à jamais ma tête de turc préférée.
Harry ricana doucement et défit sa cravate qui grâce à son professeur l'étranglait très nettement.
- Et oui… certaines choses changent professeur.
- D'autres pas.
Sur ce dernier échange, chacun partit de son côté, l'enseignant dans son laboratoire, l'étudiant à traîner dans les couloirs.
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POV Snape
Cela fait déjà deux mois que nous avons évoqué ce qu'il s'était passé, ce qu'il avait fait, ce que nous pensions… Deux mois et je m'en souviens comme si c'était hier. Idiot de gryffondor. Merlin me protège, je n'arrive même plus à être méchant avec lui. Peut-être que le fait de ne plus avoir à me rendre aux réunions de mangemorts me rend plus aimable. A moins que se soit le fait qu'il m'ait sauvé… Non ce n'est rien de tout cela, je le sais parfaitement et je me mens encore une foi. Ce sale môme a réussit là où les autres ont échoué.
Il me fait me sentir vivant. Apprécié.
Définitivement, je le hais.
Il est revenu chez moi avec hésitation au début mais maintenant, il débarque comme bon lui semble dans mes propres appartements, sans gêne ni peur de représailles. Et il a bien raison. Chacune de ses visites, qu'elles soient anodines ou par intérêt (Non Potter je ne ferai pas votre devoir de potions !! Et puis quoi encore ???), me donne quelque chose que je ne pensais pas recevoir. Du bien-être. Je l'aime bien ce gosse tout compte fait.
« Tu veux dire que tu l'aime tout court oui. »
'Hmpf' !!! Saleté de conscience !! Disparaît ou je te licencie !!
A bien yréfléchir, je la hais bien plus que Potter. Harry. Jeune homme aux yeux trop verts et innocents pour moi, ignoble mangemort et meurtrier. J'ai peur de le salire en le laissant venir dans mon antre, mais quand il pose un pied chez moi, quand son regard rencontre le mien et que je le vois réapprendre à sourire, je ne peux m'empêcher de vouloir le garder à l'abri. Avec moi. Et puis, s'il revient à chaque foi de son propre chef, c'est qu'il est bien chez moi. Je me complique la vie…
Trois coups sont donnés. Je n'ai même pas besoin de dire « entrez » ou de me retourner, je sais d'avance qu'il va pousser ma porte, me dire bonjour comme si nous avions élevé les sombrales ensemble, et aller directement dans ma cuisine se servir une tasse de thé chaud. Toujours le même thé depuis la première fois. Il faut croire qu'il l'aime bien. Personnellement ce n'est pas mon préféré.
« Alors pourquoi tu n'achètes pratiquement plus que lui ? »
Non c'est décidé, je vais me renseigner sur les organismes spécialisés dans l'éradication de cette chose qui me pourrie la vie. Conscience de merde. Pourquoi mettre en évidence ce que je tente de cacher ?
…
Bon d'accord ce gosse m'attire. Mais je ne peux pas dire si cela est de l'amour. Je ne sais pas ce que c'est de toute façon. Voilà je suis fini maintenant. Et puis pourquoi il me regarde comme ça d'abord ? Et là comme par hasard, j'ai l'impression d'avoir raté quelque chose… Cela doit être important vu la manière avec laquelle il me fixe. Bon, on va lui dire oui, comme ça je le verrai peut-être sourire.
Pouf !!
Non la je crois que c'est mon propre cerveau qui n'accepte pas l'information. Que fait-il contre moi ? Pourquoi est-il venu coller son corps ô combien… hum délicieux, contre le mien ?? Il doit savoir quelque chose et il veut s'en assurer… ou s'amuser…
« Ou tout simplement te dire qu'il t'apprécie lui aussi. »
Connerie… On ne m'aime pas moi. On me crache dessus, on m'insulte et on cherche à me rabaisser continuellement mais on ne m'aime pas… surtout lui. Après tout, qui suis-je pour ternir la lumière de ce monde ?
…
Apparemment je suis Severus Snape, sombre personne certes, mais au goût du jeune homme qui embrasse mes lèvres avec tendresse.
Fin POV
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- Oui.
Harry se pressa rapidement contre le corps élancé de son professeur et l'embrassa doucement, du bout des lèvres. Passé l'étonnement et l'incompréhension, Snape y répondit tout d'abord timidement puis de manière de plus en plus pressante. Avide de ses lèvres fines et légèrement ourlées, le plus jeune y déplaça délicatement sa langue, quémandant l'entrée de cette bouche, celle la même si longtemps synonyme de sarcasmes et mots blessant.
Un premier gémissement fit son entrée quand sa sœur jumelle vint à son encontre, bataillant souplement, avec impétuosité pour prendre le dessus ou rendre les douceurs si agréablement données.
Un baiser impatient. Un baiser attendu. Un baiser passionné.
La respiration haletante, les membres frémissant et les jambes flageolantes, ils ne purent se décider à quitter ce moment tellement particulier, ce moment souhaité sans qu'aucun n'ose l'avouer à l'autre. Jusqu'à maintenant.
Ils reprirent leur souffle doucement, leurs lèvres se frôlant toujours tandis que leurs mains entraients en action. Aucune brusquerie, mais aucune pudeur. Plus rien n'existait autour d'eux, plus rien n'avait d'importance face à ce qu'ils s'apprêtaient à vivre. La pression du bassin du plus jeune contre celui de l'aîné signa le début de leur perte, aussi enivrante et délicieuse soit-elle.
Severus l'attrapa fermement par les hanches, et tout en frottant leusr membres en éveil l'un contre l'autre, il les attisait à petit feu, les rendant fous d'une lenteur intenable. Ils gémissaient de concert. Il avait réussi, tout deux étaient arrivé à bout de leur patience, que ce soit à cause de leur érection trop durement compressée, des mains parcourant sensuellement le corps de l'autre ou le souffle irrégulier qui sortait d'entre leurs lèvres.
Ne tenant plus, Snape souleva rapidement son compagnon et se dirigea aussi vite que possible dans sa chambre pendant que Harry nouait ses jambes derrière son dos et remuait lascivement du bassin. Chaque mur, fauteuil et autres meubles étaient prétexte pour s'arrêter et re-goûter la bouche, la peau du coup et cette sueur légère que commençaient à dégager les deux corps emprisonnés de vêtements.
Les sons de gorge devenaient de plus en plus sourds, réclamant plus que de simples caresses aussi voluptueuses qu'elles puissent être. Une bouche inquisitrice refit son apparition, atténuant les grognements tout en les rendant plus vigoureux, plus graves et noyés de plaisir. Harry ne prêta aucune attention au décor de le chambre à coucher, trop occuper à rendre les attentions de son maître des potions en se jetant en arrière pour les faire basculer sur le lit moelleux. Severus n'en fut pas déçu. D'un roulement souple et fort, le survivant avait retourné la situation pour devenir le dominant, et ne laissa aucun répit à ce corps si tentant, tellement beau à ses yeux brouillés de désir. Sa main dérivait lentement sur la nuque pour ensuite emprisonnait d'une poigne la chevelure ébène de son futur amant. Il lui ravit ensuite ses lèvres dans un nouveau baisé envoûtant et lui baisa, lécha avec respect la moindre parcelle de peau de son visage tandis que son autre main, plus impétueuse, arrachait sans remord les trop nombreux boutons de sa robe d'enseignant.
Un à un, les attaches sautaient pour enfin laisser apparaître…
La redingote.
Enervé par tant de remparts il mordit sans vergogne la peau fine du lobe de l'oreille, savourant avec délice le gémissement que lâcha Snape et recommença jusqu'à ce qu'il comprenne. Ses vêtements étaient trop présents et à ce moment précis, totalement déplacés.
- Impatient…
Amusé par la remarque et hypnotisé par le timbre suave et grave de son partenaire, Harry ne résista pas à l'envie qui le tarauder depuis plusieurs semaines maintenant et pressa sa main sur le membre dur de Severus tout en glissant lui-même contre son poignet. La sensation était tellement bonne que leur bassin entrèrent d'eux-mêmes en mouvement contre cette chair bien venue, les attisant encore plus si cela était possible. Par des mouvements habiles, il ôta sa propre chemise, déboutonna son pantalon d'étudiant et garda la cravate, chaussures et chaussettes ayant déjà déserté leur place.
Severus n'en revenait pas. Rien de ce qu'il se passait ne semblait être réel, que ce soit les caresses, la vision de son gryffon se déshabillant devant lui, sur lui, ou ce corps parfait se déhanchant tout contre sa virilité tendue. Un mouvement plus sec sur son anatomie le ramena à ce qui se déroulait et lui fit oublier toutes les questions diverses et insignifiantes de cette peau bronzée à souhait, nue, torride et frissonnante.
Harry était offert en totalité à sa vue, plus aucunes remparts ne le cachaient des yeux gourmands du professeur.
- Harry… gémit l'homme au bord du supplice.
rire sournois
- Je peux t'aider Severus ? Murmura-t-il tout contre son oreille sensible.
- Vile Gryffondor… je vais te montrer ce qu'il en coûte de se moquer de moi.
- Pourquoi ? Serais-tu impatient Sev' ?
Une plainte retentissante sortie de la gorge de Snape. Involontairement ou non, Harry venait de parler fourchelangue, un enchaînement de sons qui ne laissait pas l'enseignant indifférent. Un murmure plus tard et tous les habits disparaissaient tandis qu'il rapprochait leur peau moite et profitait pleinement de ce qui lui était donné.
Ils se goûtaient sans relâche du bout des lèvres ou de leur langue mutine, testant la résistance de leur peau, ce salé qui caractérisait si bien les deux hommes.
Enhardi par les sifflements de plaisir de son compagnon, Harry délaissa la douceur de son cou et parti à la découverte du torse de son aîné, lentement, très lentement, puis d'un regard assombri il aspira sensuellement un mamelon légèrement rosé entre ses lèvres. La langue, les doigts, les dents… tout était bon pour le faire se liquéfier, se tortiller et en demander plus. Dès son coté serpentard prit le dessus, il se détacha de ses boutons de chair et descendit encore plus en bas, laissant une traînée de salive brûlante sur l'abdomen ferme et tout aussi brûlant de l'homme.
Il déposa de tendre baiser sur son aine et entre ses cuisses, son visage glissant contre le sexe érigé sous le regard ardent de son amant. Ses mains se promenaient sur ses flans, caressant du bout des doigts quand d'un geste rapide il agrippa avec fermeté ses fesses musclées. Appréciant les initiatives, Severus écarta les jambes et rencontra de nouveau les sublimes yeux verts qui lui faisaient face… jusqu'à ce qu'un hurlement de surprise s'arrache de sa gorge.
Harry venait de le prendre entièrement en bouche sans jamais le lâché du regard, ce qui amplifiait complètement les sensations de Snape, le rendant fou. Fou de désir. Fou d'envie. Il ne répondait plus de rien, son bassin se mouvait de lui même à la recherche de plus de contact, de touché, et plus cela lui était accordé, plus il en redemandait. Gémissements. Cris. Feulements. Merlin qu'il adorait cette divine bouche et les soins qu'elle lui procurait !!
- Ha-Harry attends !!
Le concerné s'arrêta sans comprendre et se recula de peur d'avoir mal fait quelque chose, ce qui était, du point de vue de l'enseignant, tout à fait le contraire. Severus l'attrapa par la cravate et l'attira violemment contre lui dans un baiser des plus fougueux et torride. Quand ils durent reprendre leur respiration, il reprit sa place de dominant et dévora sans attendre son jeune compagnon qui à son tour pleurait presque de plaisir.
- Merlin !! Sev'…
Snape se pencha sensuellement sur le survivant, lui lécha l'oreille déjà si sensible et lui murmura :
- Je veux jouir en toi Potter… Et je te ferais hurler mon prénom tant tu en perdras la raison.
Ecartant les jambes dans une invitation plus qu'indécente, Harry le fit trembler en enroulant sa main sur la verge dressée de son tourmenteur.
- Vantard…
Il n'en fallut pas plus. Appelant à lui un lubrifiant, Severus s'enduisit un doigt de la substance huileuse et commença à préparer l'entrée déjà légèrement dilatée. Pas besoin de poser la question, à voir Harry se tortiller pour avoir plus de profondeur et gémir pour obtenir plus, il comprit qu'il n'était pas son premier. Leurs yeux se croisèrent et tout se stoppa. Plus rien n'existait à part eux, cette chambre et la folie qui leur rongeait le creux des reins. Une passion dévorante habitait leur regard. Ce fut tout ce dont il avait besoin.
Il positionna des coussins sous les fesses de son ancienne (très ancienne) némésis, se plaça doucement entre ses jambes et entra en lui d'une poussée fluide et profonde, s'enfonçant jusqu'à la garde sans douceur, mais sans sauvagerie. Une petite grimace de douleur traversa les traits du plus jeune à peine l'instant d'une respiration, d'un battement de cœur, avant que cette sensation d'être enfin entier ne s'infiltre dans ses veines.
- Sev'…
Cette lamentation ne fit qu'enflammer définitivement le besoin de l'autre homme de bouger, de se mouvoir dans cette antre si chaude et étroite, intime. Il n'attendit pas plus et entama de lents mais profonds mouvements, se mordant la lèvre inférieure avec force pour empêcher toutes sortes de sons de sortir de sa bouche. Bouche rapidement mordillée par sa comparse. Les lèvres, le corps et l'esprit liés, le paradis sur terre venait d'être découvert. Les coups de hanche devinrent rapidement trop doux, trop faibles et espacés pour les deux nouveaux amants, tant et si bien que le rythme devint endiablé, insoutenable et désordonné. La faim de l'autre les tiraillait tous les deux, insatiable et dévorante. L'odeur de l'autre. La peau de l'autre. Les attouchements des mains fines et blanches, larges et dorées. Les larmes salées coulant sur leurs joues par tant de puissance. Le frottement ô combien jouissif de ce membre turgescent de l'un entre leur corps ainsi réuni. L'acte fou et désespéré de l'autre dans cette prison de chair si ferme et généreuse.
La pression s'accentua davantage, faisant recouvrir leur peau d'une pellicule de sueur sous l'intensité. Severus sentait qu'il ne tiendrait plus, les hurlements de l'élu le rendaient bestial.
Plus vite. Plus fort. Plus loin. Plus fort, fort, fort. Il était au bord, mais il ne partirait pas avant Harry. Saisissant le membre quémandant cognant contre son ventre, il calqua tant que possible ses mouvements de poignet sur ceux plus violent de leur bassin, encore et encore. Le survivant allait venir mais il voulait l'entendre. Il le mordit à la base du cou, zone sensible découverte plus tôt et le marqua comme sien avant de lui ordonner d'une voix profonde :
- Cries !
Et ce qui devait arriver, arriva. Le prénom du plus âgé se répercuta sur les murs de la chambre comme un écho sans fin alors que tous deux s'arquaient une ultime fois, se libérant dans un orgasme puissant et assourdissant. Severus s'effondra lourdement sur son amant, incapable du moindre geste et huma sans fin le parfum de celui ci, parfum légèrement vanillé et salé.
Etourdis par le plaisir, ils laissèrent leurs respirations effrénées combler le silence post orgasmique. Plusieurs minutes s'écoulèrent ou peut-être des heures, ils n'en avaient que faire, unis l'un à l'autre rien ne pouvait les atteindre. Un sortilège de nettoyage effaça les dernières traces de plaisir bien que l'odeur de sexe emplissait encore la chambre de toute sa splendeur. Severus tenta de se dégager doucement du corps tremblant de Harry qui, encore abasourdit, commençait à s'endormir avec le poids de son amant sur tout son être.
- Non, reste… Severus s'il te plaît… reste.
- Je vais te faire mal.
- Ce n'est pas grave. Reste…
- Non. Je ne m'en irai nul part. Demain je serai là.
Le ton employé n'autorisait aucune réplique, mais la tendresse de sa voix rassura Harry autant que les bras qui le pressaient contre le torse chaud de leur propriétaire. Il ramena distraitement les couvertures sur eux et se cala le plus confortablement possible pour recevoir le jeune homme contre lui. Alors que le sommeil les emportait, il entrelaça ses doigts aux siens.
Aucun mot d'amour, aucune promesse éternelle. A quoi cela leur serviraient-ils ?
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POV Harry
Pourquoi faut-il toujours que se soit la lumière qui nous réveille ? Ca ne pourrait pas être une caresse pour une fois ??
…
Bon je n'ai rien dit, l'homme à mes cotés, mon Severus, vient de s'en occuper. J'ai presque envie de lui dire qu'il était en retard mais je ne sais pas comment il le prendrait. Il faut dire que j'ai peur de tenter ma chance et de me faire jeter de ce lit tellement confortable, je ne me suis déjà pas remis de cette nuit alors ne tentons pas le Diable.
Mon corps est douloureux mais je n'en ai que faire, surtout en comparaison du plaisir qu'il m'a donné. D'ailleurs je ne le pensais pas autant en forme !! C'est mesquin, mais mes derniers partenaires, jeunes… en fait, beaucoup plus jeunes, n'avait pas suent tenir la route. Je suis si endurant que ça ? Non je ne pense pas, surtout après le mal que j'ai eu de me contrôler avec lui ! D'ailleurs je ne sais pas pourquoi, mais je sens qu'il serait près à recommencer sans autres formes de préliminaires… Bien que ça ne soit pas pour me déplaire, je ne peux pas accepter.
Et j'en ai mal.
Je sais qu'il n'a pas écouté la moindre de mes paroles hier soir, ses yeux étaient partis trop loin pour capter ne serait-ce qu'un petit mot. Mais il faut croire qu'il n'était pas contre, et à la manière dont il m'embrasse ce matin tout en me serrant contre lui, je pense que c'est réciproque. Il m'apprécie. Comme je l'apprécie moi aussi. Si seulement il savait d'où m'est venu le cran de le lui dire…
Une vision. Simple et directe. Voldemort m'a fait passer un message il y à deux jours, un défit, une rencontre m'a été proposée. Et je ne peux pas la refuser. Je dois finir toute cette histoire. Pour le monde sorcier et moldu. Pour mes amis et ceux que j'aime. Pour lui et moi. Pour nous…
Cette nuit encore il m'a envoyé un rappel, encore un rêve que j'aurais pu interpréter comme un cauchemar. Il n'y est pas allé de main morte comme à son habitude, à part que cette fois il m'a montré ce qu'il comptait faire à Severus. Parce qu'il sait. Il a lu en moi comme un livre ouvert pour ne pas changer et sa fuite n'a pas aidé.
C'est aujourd'hui le grand jour. Et moi je suis dans les bras d'un homme exceptionnel. La bataille pourra bien avoir un peu de retard, cela fait 3 ans qu'il attend, quelques heures de plus ne devrait pas le tuer. Car à cet instant précis, je compte bien profiter de ce corps délectable se pressant avec force contre moi et de ses lèvres au goût parfait et enivrant.
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J'avance vers lui. Je ne veux pas voir ce qu'il se passe autour de moi, je ne supporterai pas de voir mes proches tomber face aux sbires de cette immondice. Un cercle rapproché m'a permit d'arriver face à Voldemort sans trop être amoché et Severus, parmi eux, en avait désarticulé plus d'un, lâchant sa fureur contre quiconque s'en prenait à moi. Ca n'aurait pas été dans ces circonstances je l'aurais taquiné sur cette facette de jalousie sur ma personne. Mais ce n'est pas le cas et je ne peux que le remercier silencieusement quand nos yeux se croisent.
Lui aussi à sa garde personnelle et de ce fait, tous s'éloignent par souhait ou obligation, nous laissant seul sur les terres de mes défunts parents.
Quel meilleur endroit que celui où ils sont tombés pour ma survie ? Tous les autres lieux auraient fait l'affaire… mais pour cet affront, je l'enverrai en enfer.
Nos baguettes se lèvent…
Fin POV
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POV Snape
Cela fait plusieurs heures que je suis réveillé. Depuis son cauchemar où j'ai mis un temps fou à le calmer, le bercer. Il ne s'en est même pas rendu compte. Tant mieux d'une certaine façon… Jouer l'ignorance est beaucoup plus facile. Je sens sa respiration lourde et régulière se réveiller peu à peu, le soleil artificiel rentre dans la chambre et je n'ai pas pensé à fermer les rideaux. Il faut dire que nous avions d'autres préoccupations cette nuit. Délicieuses préoccupations. Son corps fougueux et réceptif était une drogue particulièrement forte et je crois bien m'être perdu dans ce besoin de le sentir de nouveau sous moi, autour de moi. Ou inversement. Je ne suis pas contre loin de là… j'ai juste une préférence pour la domination.
Mais domination ou non, j'ai envie de lui maintenant. Que m'a-t-il fait pour me rendre aussi dépendant de lui ? Non je ne veux pas savoir, je veux juste profiter de lui, de ses cris, de ses fesses fermes et musclées, et cette bouche virtuose et de cette peau dorée. J'ai faim de lui.
Il se retourne face à moi et je plonge sans retenue dans ses magnifiques yeux verts, sans rien faire d'autre cependant… J'attends qu'il me dise oui ou non…Et c'est une attente insoutenable. J'ai beau être réputer pour mon calme et ma patience presque légendaire, je ne tiens plus et lui dévore ses lèvres pleines et encore doucement rougies. Il me répond à l'instant même…
Ses mains sur mon corps, les miennes sur le sien et nos bassins de nouveau étroitement pressés. Je le refis mien autant que m'offris à lui avec le plus grand des plaisirs...
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Je sais qu'il ne veut pas regarder ce champ de bataille. Nous en avions déjà parlé lors de ses visites et je le comprends, j'aurais souhaité faire pareil. Mais moi je dois observer, guetter le moindre mouvement autour de nous, car l'arriver de Harry en un seul morceau devant mon ancien maître est primordiale. Je vois des sorts arriver sur lui et je ne peux m'empêcher de repenser à notre évasion, de le voir tomber à cause de ces rebuts, de ces pourritures. Alors je sens que ma colère monte et je ne fais rien pour la retenir. Ils ne le toucheront pas. Il restera vivant et avec nous… mais surtout avec moi, pour moi.
Le premier sortilège que je lance pour le protéger n'est pas des plus doux, et malgré les cris que poussent les gens sur ces terres ensanglantées, j'arrive à percevoir le bruit obscène que font leurs membres en ce broyant, s'arrachant de leur corps qui ne tarderait pas à se putréfier. Délicat sort de mon invention.
Et puis une autre malédiction fuse de ma baguette, et encore une, encore, encore, encore… Je ne les formule plus, ils sortent instinctivement maintenant. Ils n'auraient pas du s'en prendre à lui, car cette fois, c'est moi qui le libérerai de cet enfer… de Hell.
Le seigneur des ténèbres a regroupé ses plus fidèles autour de lui. Je le vois au loin sourire de manière diabolique, tout comme Bellatrix et ses comparses. Je les tuerai tous. Pour tout ce qu'ils m'ont fait. Pour tout ce qu'ils lui ont fait. Je te vengerai petit démon aux yeux poisons.
Ils arrivent enfin vers nous et commencent à nous éloigner de Harry à grands coups de sortilèges cuisant. Le maître doit vouloir un duel entre eux deux, et uniquement eux deux.
« Je vous hais… Tom. Marvolo. Riddle. »
Je m'acharne sur tout ce qui bouge et je me demande encore comment je fais pour distinguer les personnes combattantes. Je n'ai qu'un souhait, c'est que tout s'arrête.
« Bientôt. »
Pour une fois je suis d'accord avec ma conscience, aussi nuisible puisse-t-elle être. Mais ce n'est pas le moment. Ils sont quatre contre moi. Quatre masques à l'effigie de la mort qu'Il impose à ceux qui ne sont pas en entente avec eux, aux traîtres. Ce que je suis. Les membres de l'Ordre sont trop occupés pour me prêter attention, je vais devoir me débrouiller seul. Qu'il en soit ainsi !
Toute ma haine se libère dans de puissants sortilèges, les anéantissant sans remord. Perdu dans cette vague de dégoût, je me mis à savourer le son de leur gargouillis d'agonie. Ils n'auraient jamais du me séparer de Harry.
Harry…
Je tourne mon attention un instant pour le voir se battre comme un lion, baguette en main et regard d'acier, je sais qu'il fera tout pour nous sauver de cette ère de terreur et de douleur. Un dôme se forme autour d'eux… c'est fini… je ne pourrai plus l'aider maintenant qu'ils sont enfermés par leur propre magie.
Ma rage se décuple à cette sensation de perte et d'inutilité. Je ne sens même plus les sorts qui m'atteignent, mon corps de connaît plus que ce déchaînement de sentiments tous plus fort les uns que les autres.
Les impardonnables sont trop doux pour ces choses à robe noire, mes créations son nettement plus appropriées pour les entendre, les voir crier et se tordre de douleur. Je sens le regard des autres peser sur moi, regard d'incompréhension et de peur mélanger. Je dois avoir l'air d'un fou et je n'en ai que faire.
Malfoy Senior est devant moi, à genoux dans la boue et le sang, les yeux empli de dégoût pour ma personne… je lève ma baguette l'impardonnable au bout de lèvre…
Un frisson me parcourt d'un seul coup, aussi mordant que le contact de la glace sur une peau chaude et dénudée. Autour de moi personne ne bouge, les aurores, mangemorts et membres l'ordre semblent être hypnotisés. Je ne me pose pas la question et me retourne brusquement.
Le dôme vient de céder.
Seul les gémissements des mourants se répandent légèrement dans cette ambiance des plus assourdissante. Voldemort et Potter sont toujours debout… Il a réussit. Je le sens au plus profond de moi. Le rouge et or l'a terrassé. Quand le corps sans vie du Mage noir se mit à tomber, un sourire démentiel apparut doucement sur mon visage baigné de liquide vital… sourire vite oublier quand celui de mon compagnon s'effondra à sa suite.
Mon cœur rata un battement… puis deux…
- Harry !!
Je n'attends aucune autorisation, aucune approbation, et me mets à courir vers le seul qui compte désormais. Je sens la chair arrachée sous mes pas ainsi que les os des personnes que j'ai écartelées, mais je m'en moque. Je le vois, il est là les yeux ouverts, allongé dans de la terre et couvert de blessures.
- Harry !!!
Son corps est dans mes bras. Je le sers tellement fort que je suis étonné de ne pas l'entendre gémir de souffrance. J'ai peur… Merlin que j'ai peur… Ses yeux son vitreux et à moitié fermés. Ma main caresse alors sa joue meurtrie d'une balafre supplémentaire, tremblante, sale… Mais ce n'est pas grave. Car ses yeux se tournent vers moi.
Il vit…
- Harry…
Une larme coule. Il ne m'a pas répondu… il m'a juste souri…
Il ne me répondra jamais plus. Il ne me sourira jamais plus… et il ne saura jamais ce que j'aurais du lui dire. Car maintenant je sais… Je sais ce que je ressentais et ressens toujours pour lui. Que Merlin prenne soin de toi mon tendre amant… moi, je n'ai pas pu…
Je t'ai perdu… je n'ai pas été assez rapide. Il est arrivé avant moi, car avant que mes lèvres ne touchent les tiennes, ton corps se perdait déjà dans le baisé de « l'homme en noir »… Celui qui vient et emporte avec lui ceux qui partent…
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Les aurores m'ont attrapé et maîtrisé après qu'ils aient tous réalisé que Voldemort n'était plus. Ils ne se sont pas posés de questions sur les larmes qui coulaient sur mon visage alors que je te serrais plus fort contre moi… De là où tu es m'observes-tu ? Les fers aux poignets et aux chevilles, je suis assis sur la chaise des jugements, toujours aussi droit et fier.
Mais toi seul sais que je ne suis pas comme ça. Pourquoi Harry… ? Je n'ai pas eu le droit de te pleurer, ils m'en ont empêché. Le ministère accueille toujours aussi bien les gens qu'il veut faire enfermer… ou tuer, tout dépend de leur ressentiment. Ils pensent tous (ou il les oblige à penser) que je t'ai jeté le sort qui te rongeait l'intérieur du corps. Tu as entendu toutes les absurdités qu'ils ont proférées ? Je pourrais en être malade mais cela ne m'aiderait en rien.
Le jury revient. La sentence tombe. Ils n'ont rien voulu savoir des suppliques et de preuves de Dumbledore. C'est à mon tour de mourir mon ange, mais de mourir de la manière la plus cruelle…
L'homme en noir que je vois n'est alors pas la Mort, pas comme il en a été pour toi. Non… trop douce à leurs yeux. Je regarde le Détraqueur flotter dans ma direction et j'en profite pour tous les toiser une dernière fois. Parmi les regards de haine, d'autres, ceux de nos compagnons de combat, sont plus agréables, plus tristes.
Mais mes entrailles se glacent. Ce n'est pas possible… je t'en supplie dis-moi que je rêve et que tu n'es pas parmi eux. Je te vois de si près que j'en ai mal de ne pas me jeter dans tes bras. Mais je réalise avant de me débattre contre les liens qui me blessent la chair et m'emprisonnent à cette chaise. Eux ne te voient pas. Pas de cris pour le Survivant. Nos yeux se croisent, et toi, imperturbable, tu me souris. Un sourire trempé de larmes.
- Harry…
J'aurai tant voulu t'embrasser une dernière fois. J'aurai du te garder prisonnier de mes draps.
….
Des lèvres putrides s'emparent des miennes…
Fin POV
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Deux semaines après son exécution, une lettre fut retrouvée dans les appartements du maître des potions. Lettre écrite de la main du Sauveur du monde, dans laquelle il avait couché ses dernières volontés.
Severus Snape fut lavé de toutes accusations par les gens du ministère, ceux là même ayant lapidé son corps sans âme en place publique deux jours auparavant.
Fin
(Une deuxième fin est en train d'etre ecrite, cependant je ne sais absolument pas quand elle sera fini ni postée, désolée d'avance…)
Merci pour toute vos reviews cela m'a fais extrêmement plaisir
