Chapitre Deux
Départ pour une nouvelle vie
Les nouveaux mariés se regardaient en chien de faïence. Hermione céda la première et alla s'asseoir, se recroquevillant le plus possible dans le fauteuil assorti au mobilier. Rogue se planta devant la fenêtre, muet. Dans ce silence pesant, Hermione qui avait vécu une dure journée s'endormit. Voldemort apparut alors, les yeux reptiliens et sanguinolents, la poursuivant, riant, l'humiliant. Bellatrix ne fut pas en reste, ses endoloris déchirants son rêve. Elle manqua de tomber, mais fatiguée, elle ne se réveilla pas lorsque Rogue la souleva et la déposa doucement sur le lit. Un sourire fugace apparut sur son visage angélique, mais ses cauchemars l'a rattrapèrent. Séverus l'observa durant quelques minutes puis alla s'asseoir sur le fauteuil laissé vacant. Lui aussi fut gagné par le sommeil.
La lumière naturelle filtra à travers les vitres impeccables pour l'occasion. Hermione se frotta les yeux tout en baillant. Le lit chaud et confortable n'avait pas envi de la laisser filer. Soudain ses yeux s'ouvrirent en grand, les évènements de la veille revenant comme des boomerangs. « Mariée ! Je suis mariée à … ROGUE ! » Elle porta la main devant sa bouche et regarda inquiète la place à côté d'elle. Pas de Séverus à ses côtés, elle se laissa tomber – soulagée - sur ses oreillers. Puis, elle se redressa soudain, se demandant où il pouvait bien être. Son attention fut attirée par une forme avachie sur le fauteuil. Elle se leva et vit que s'était son mari ainsi endormi. « Il n'est pas si terrible que ça quand il dort … » se dit-elle tout en regardant le visage masculin expirer - inspirer dans un rythme régulier. Soudain avant qu'elle puisse anticiper quoique ce soit, le bras gauche de Séverus se leva, et de sa main enserra une poignée de ses cheveux, et la tira en arrière.
- Aïe ! Cria Hermione, tentant de se dégager.
- Sachez Miss-je-sais-tout, que je déteste que l'on me regarde dormir fit la voix de baryton de Séverus Rogue.
- Je … je vous promets que je ne recommencerais pas ! Fit Hermione, suppliante et grimaçante.
- Je veux bien vous croire, répondit Rogue tout en jetant un regard concupiscent sur la poitrine dont on pouvait deviner les formes grâce au tissu. Se reprenant, ses yeux noirs, (comme sa cape et toute sa personne du reste) revint sur le visage toujours soumis d'Hermione. Je veux bien vous lâcher mais je veux de vous une promesse.
- Laquelle ? Parvint à dire Hermione tout en essayant de se dégager.
Rogue eut un sourire méprisant, qui n'avait rien à envier à Voldemort lui-même.
- Je veux que vous acceptiez TOUTES mes décisions, sans me contredire d'aucune sorte Miss-je-sais-tout.
- Arrêtez de me traiter de Miss-je-sais-tout pour commencer ! Le fait qu'on nous ait mariés ne vous donne pas tous les droits !
- Voyez-vous ça ! Un peu de liberté et tout de suite vous nous donnez du fil à retordre. Il resserra un peu plus son emprise.
- Je vous … je vous hais ! Cracha t-elle soudain, la fureur courant dans ses veines.
- Grand bien me fasse. Alors, cette promesse êtes-vous prête à me la faire ? Ou non ? Et dans ce cas je vais être obligé disons … de recourir à des méthodes que vous risqueriez de ne pas apprécier.
- D'accord ! D'accord je n'irai pas à l'encontre de vos décisions abjectes tout comme vous. La main la libéra. Hermione parvint à contrôler l'envie furieuse qu'elle avait de le gifler. Vous ! Ne m'approchez pas !
- Hélas ma chère, je suis votre mari et en tant que tel il va nous falloir jouer la comédie, du moins jusqu'à ce que je vous traîne et si besoin est, par les cheveux, à Poudlard. Un sourire machiavélique, qui s'effaça vite, et il reprit. Je tiens à ce que mon épouse reste muette jusqu'à ce que nous partions. Compris ?
Hermione, poings serrés, hocha la tête, ses yeux brillaient d'une rage jusque là inégalée.
Quelqu'un toqua à la porte, apportant par là même une bouffée d'air frais bienvenu dans cette atmosphère pesante. C'était Lucius Malefoy, flanqué de son rejeton.
- Ah vous êtes tous les deux levés, tant mieux, le Seigneur-des-Ténèbres veut vous dire au-revoir, lui aussi doit quitter le manoir.
- Nous non plus nous n'allons pas nous éterniser ici. Poudlard hélas ne peut se passer de moi comme tu le sais.
Lucius fit un discret mouvement du menton en direction d'Hermione. Celle-ci déjà à bout nerveusement détourna vivement la tête. Drago ne la lâchait pas des yeux.
- Ôh oui ! Bien sûr je vais vous en débarrasser … ajouta fielleusement Rogue.
- J'espère qu'elle ne te causera pas trop d'ennui souffla Lucius, l'air inquiet.
- Il n'y a pas intérêt. Elle est prévenue, ne vous inquiétez pas pour moi ! Et même si c'est une sang-de-bourbe il s'avère que ce spécimen est suffisamment intelligent pour me comprendre.
- Nous n'en doutons pas cher ami. Bon courage et rejoins-nous dans le salon.
- Dans deux minutes. Rogue les laissa partir et jeta ses habits de tous les jours à la tête d'Hermione.
- Habillez-vous, nous sommes attendus comme vous venez de l'entendre, lui dit-il tout en prenant ses propres affaires.
Hermione saisit ses habits et chercha un endroit à l'abri des regards, pour se vêtir. Rogue fut prêt en quelques secondes et voyant que sa compagne ne s'était pas changée fut à deux doigts d'éclater en fureur.
- Je … je veux bien … mais euh … je … j'aimerais que vous ne me regardiez pas … termina t-elle dans un souffle.
- Ne faites pas votre mijaurée s'il-vous plait ! Fit-il d'une voix sourde de laquelle pointait un ton exaspéré. Il désigna du doigt un renfoncement dans le mur et Hermione ne se fit pas prier pour s'y rendre et s'habiller. Dépêchez-vous, allons pressons, le Seigneur-des-Ténèbres n'aime pas attendre, serinait-il le dos tourné. Il tapotait du pied, accentuant un peu plus la pression sur les épaules d'Hermione.
- Je suis prête fit-elle timidement à Rogue une fois qu'elle eut fini d'enfiler son pull over.
Il la jaugea plutôt que de la regarder. Il sortit sa baguette et d'un geste précis remis de l'ordre dans la coiffure pour le moins désordonnée de son épouse. Il se recula satisfait, (comme s'il avait préparé un cheval à une cérémonie et que le résultat était acceptable). Hermione sentit les larmes arriver sans qu'elle sache exactement pourquoi. S'était-elle attendue à un geste tendre de sa part maintenant qu'ils étaient liés par le volonté de Voldemort ? « Idiote que je suis, Voldemort m'a marié au pire professeur de Poudlard, il me détestait déjà, mais maintenant, Par Merlin maintenant … ».
- Et Par Merlin cessez de faire cette tête de morte-vivante ! Siffla t-il lorsqu'elle passa devant lui.
Rogue ouvrit la porte, la fit passer devant lui avec une impatience non feinte, et ils se dirigèrent à grands pas dans la grande salle.
Lord Voldemort, accompagné de son serpent Nagini était fin prêt pour un voyage dont lui seul connaissait la destination.
- Ah voilà nos mariés ! Séverus prend bien soin de « ma » prisonnière, tu en es responsable.
Rogue abaissa son nez crochu sur le dallage. Manifestement cette perspective ne l'enchantait pas, mais alors là pas du tout. Habitué à l'obéissance envers son Maître, il répondit néanmoins :
- Vous pouvez compter sur moi Ô mon Maître.
- Je sais Séverus, je sais. C'est pour cette raison entre autres, que je te la confie.
Lord Voldemort sortit dans le parc, son balai dans une main, et il transplana. Rogue et Hermione étaient toujours dans la salle à manger sans un regard, ni une parole l'un pour l'autre.
Lucius et Narcissa en parfaits hôtes qui savent recevoir firent amener par leurs Elfes un petit-déjeuner consistant. Sans un mot, dans un silence qui n'aurait pas déplu aux moines du Mont Saint-Michel, les « jeunes » mariés s'assirent, et mangèrent. Enfin quand Rogue eut terminé il se leva, suivit comme s'il avait donné un ordre à voix haute, par Hermione. Ils débitèrent les civilités d'usage et Rogue entraîna Hermione dans le parc pour transplaner. Ils arrivèrent à Pré-au-Lard, bourgade rendue déserte du fait de la guerre et de l'ambiance électrique qui régnait dans la célèbre école. Ils rencontrèrent cependant une ou deux personnes qui saluèrent le Directeur sans manquer d'y adjoindre les félicitations d'usage. Ce qui rendit encore plus exécrable Rogue que d'ordinaire.
- Allons ne lambinez pas Miss Granger, j'ai des obligations et vous me retardez.
« Madame Rogue ! Je suis votre femme ! » se disait-elle furieuse. Rogue l'agrippa pour qu'elle marche à son rythme et ils se présentèrent aux deux gardes à la solde du Seigneur-des-Ténèbres.
- Bonjour Séverus et toutes nos félic… fit l'un deux.
- Grumf … ça va, ça va, coupa Rogue maintenant proche de la colère sous-jacente prête à éclater. Ses yeux plissés et noirs lançaient des éclats meurtriers. Cependant il prenait toujours le soin de ne pas regarder sa nouvelle épouse.
D'un pas vif, tenant toujours de façon autoritaire Hermione, il monta l'allée du château. Hermione croisa alors – comme un film au ralentit – les gens qu'elle aimait. Hagrid, gardien-des-clés de Poudlard, bien amoché qui esquissa un petit signe de reconnaissance, mêlé à une expression inquiète, Madame Mc Gonagall qui hocha sentencieusement la tête lorsqu'elle la croisa. Un silence de mort avait investit les lieux.
- Marchez plus vite fit Rogue fâché d'avoir du ralentir son pas.
- Je fais ce que je peux … répondit Hermione essoufflée d'avoir due suivre la cadence.
Il grogna. La gargouille gardienne du bureau directoriale fut bientôt visible. Rogue énonça le mot de passe, « Dumbledore », et l'escalier se dévoila.
- Qu'est-ce que vous attendez pour monter ? Fit-il de sa voix désagréable.
Hermione baissa la tête, espérant dissimuler la rougeur qui avaient gagnée ses pommettes, et s'exécuta.
Le bureau de Rogue était emprunt d'une tristesse à mourir. Les tableaux et leurs personnages qui s'y déplaçaient – eux aussi – semblaient gagner par une mélancolie mortelle. Rogue s'installa derrière son bureau, s'accouda et croisa ses deux mains sous son menton. Hermione face à lui, attendait. Le tableau de son prédécesseur derrière le sombre Professeur et désormais Directeur. Dumbledore, d'ordinaire souriant malgré les catastrophes contre lesquelles il avait du faire face, regardait en silence et visiblement songeur la nouvelle arrivante. Enfin Rogue leva sa tête, la regarda une fraction de seconde, toussota puis de sa voix basse habituelle commença.
- Qu'est-ce que je vais bien faire de vous ? Hein ?
Hermione haussa les épaules, serrant les dents. Il ne lui avait pas dit un mot gentil depuis le matin, depuis qu'ils avaient quitté leur chambre. Il ne l'avait quasiment pas regardé non plus. Voldemort avait fait d'elle l'épouse la plus malheureuse du monde sorcier. Difficilement elle déglutit, une envie de pleurer qui ne l'avait pas quittée depuis son mariage menaçait de s'exprimer. Elle serra violemment ses mains entre elles. « Non, ne le laisse pas gagner, non … si tu pleures il va jubiler et te faire payer ta faiblesse » . Elle s'obligea à regarder le tableau de Dumbledore camouflant ses émotions du mieux qu'elle le pouvait.
- Je-sais-pas. Les mots venaient de s'échapper. Réflexe poli à une question que l'on vous pose sans doute.
- Miss-je-sais-tout qui ne-sait-pas. Etonnant, répondit-il narquois. De nouveau le silence s'instaura. Pesant. Hermione abaissa son visage sur le plancher, regardant sans les voir tout à fait ses chaussures usagées par les pérégrinations qu'elle avait accomplies avec Harry.
- Bon, reprit-il. Il actionna un cordon et Amycus Carrow apparut quelques minutes plus tard.
- Oui Séverus ? Il jeta un coup d'œil mauvais en direction d'Hermione.
- Comme tu le vois, le Maître m'a affublé de … enfin de … de Miss Granger. Si tu ne le sais pas, je t'apprends donc que c'est ma femme.
- Mes féli …
- ça va ! Tu ne vas pas t'y mettre toi aussi ! Gronda Rogue.
Amycus se tût. Il regarda Hermione et Séverus à tour de rôle, mettant sa main devant sa bouche, sans doute pour y dérober un sourire mauvais.
- Donc il lui faut une chambre continua Rogue maintenant tourné vers la fenêtre.
- Il y a le dortoir de sa maison. Elle était bien à gryffondor ? Il l'observait pour le moins ironique. Hermione était parvenue à se composer un visage inexpressif.
- Oui c'est bien cela, mais elle ne peut pas y retourner.
- Et pourquoi ?
- C'est ma femme Amycus, ma-femme !
- Oh et bien nous allons arranger ça ! Je vais ordonner Monsieur-le-directeur que l'on vous installe un plus grand lit et …
- Non, hors de question. Hermione regardait toujours droit devant elle, muette. Une angoisse sourde la fit frissonner. « Qu'est-ce qu'il allait lui réserver ? »
- Si c'est ta femme Séverus je ne vois pas où …
- Trouve lui des appartements adjacents au mien.
- Tu vas faire chambre à part ? Personnellement moi je …
- Tu n'es pas « moi » Amycus. Fais-ce que je te dis. Mes ordres sont quasi-identique à ceux du Maître.
- Bien, comme tu voudras. Il fit un rapide signe de la main, jeta un dernier coup d'œil à Hermione, et quitta la pièce d'un pas lourd.
- Ne restez pas plantée là. Il désigna une chaise. Asseyez-vous et surtout taisez-vous. A son tour il s'assit et commença à gratter quelques parchemins. Hermione toujours tête basse attendait. Elle lui aurait bien demandé la permission de prendre un livre mais elle sentait confusément que cela allait le déranger. Les tableaux eux-mêmes étaient au garde-à-vous. Rogue releva soudain la tête, observa à la dérobée la jeune femme assise, immobile, chacune de ses mains posée sur un genou. Son regard se fit soucieux un instant. Il prit une grande inspiration et trancha le silence établit par sa seule volonté.
- Miss Granger … commença t-il d'une voix douce. Hermione tourna vers lui son visage neutre. Miss Granger, vous n'avez pas d'autres effets personnels n'est-ce pas ?
- Non répondit-elle d'une voix tremblante.
A nouveau il actionna le cordon et bientôt apparut le Professeur Mc Gonagall. C'était toujours la même personne, elle n'avait pas ou très peu changée. Quelques rides discrètes s'étaient cependant rajoutées à son visage qu'elle tenait à ce qu'il soit emprunt d'austérité.
- Monsieur de Directeur ? Elle jeta un coup-d'œil vers Hermione et cacha mal durant une seconde, sa surprise.
- Professeur, Miss Granger commença solennellement Rogue.
- Je crois, d'après ce que l'on vient de me rapporter, que ce n'est justement plus « Miss Granger », mais Madame Rogue, non ? Le regard furieux du Directeur l'incita à ne pas poursuivre.
- Pour moi, et que ce soit clair, POUR TOUT LE MONDE, c'est et restera Miss-Granger, c'est clair ?
Le Professeur Mc Gonagall eut alors un regard compatissant envers Hermione. Cette dernière ne le remarqua à peine. Les mots que venaient de dire Rogue s'inscrivaient lentement comme si quelqu'un appuyait un fer rougi dans sa chair. La pénombre dans laquelle était plongée volontairement la pièce ne permit à aucune des deux personnes en pleine conversation de remarquer la pâleur qui avait envahie la jeune mariée. Un bruit familier troubla l'atmosphère du bureau et Amycus, avec sur ses pas Alecto, firent leur entrée.
- Toutes mes féli … commença poliment Alecto.
- ÇA SUFFIT COMME ÇA ! ARRÊTEZ AVEC VOS FELICITATIONS ! Beugla Rogue.
- Excusez-moi Monsieur le Directeur fit la sœur d'Amycus. C'est sûr que ça doit être fort désagréable d'être marié à une fille comme elle. Le Seigneur-des-Ténèbres doit avoir de bonnes raisons !
- C'est ça ! Tout à fait ça Alecto, le Seigneur-des-Ténèbres a des raisons que moi seul connaît.
Le silence s'abattit comme une chape de plomb. Hermione, figée, humiliée, les pensées dévastées, se taisait et regardait toujours droit devant, ou ses pieds.
- Alors ? Vous lui avez trouvé ce que je vous ai demandé ? Questionna Rogue visiblement impatient à ce qu'elle déguerpisse.
- Oui, une chambre parfaite. C'était une ancienne salle de cours, désaffect…
- Bien allons-y. Rogue s'avança vers la porte, fit passer les mangemorts, le professeur Mc Gonagall fermant la marche. Et bien qu'est-ce que vous attendez Miss Granger, ne comptez pas que je vous porte en plus !
Hermione sortit de la torpeur qu'elle s'était fabriquée, cherchant à se protéger des remarques acerbes de son nouveau mari. Lentement elle se déplia et passa devant Rogue tout en marquant un pas hésitant. Un soupir irrité lui fit accéléré le pas. Les Carrow les attendait, stoïques devant une porte abîmée.
- Vous ne comptez pas installer Mad … Miss Granger ici tout de même s'insurgea le professeur Mc Gonagall.
- Ne commencez pas gronda Amycus.
Rogue arriva fermant la marche, dépassant d'un peu plus d'une tête celle d'Hermione.
- Alors ?
- Voilà Séverus ! D'un geste théâtral il ouvrit la porte. Une odeur de moisi, d'humidité, s'échappa faisant se pincer le nez des visiteurs.
Rogue marqua une hésitation puis entra dans la pièce. Une seule et unique fenêtre. Les murs avaient les marques du temps. Il sortit sa baguette, l'agita, nettoyant ci et là les toiles d'araignées. Il se tourna, sa cape noire voletant et faisant se soulever la poussière dérangée par cette visite impromptue.
- Parfait ! Trouvez-lui un lit, un bureau, une chaise, bref le minimum.
- Séverus vous n'y pensez pas ! le Professeur Mc Gonagall était atterrée.
- Si professeur, vous verrez Amycus et Alecto vont arranger cet endroit de façon décente. Il marcha droit vers Hermione, hagarde qui avait peine à croire que cet endroit immonde allait devenir sa chambre. Alors ? Comment ma femme trouve t-elle ses nouveaux appartements ?
Hermione déglutit difficilement. L'émotion qui l'étreignait avait les plus grandes peines à être contenues. Elle le regarda, une fureur presque visible dans ses yeux noisette.
- Je vous hais, je vous hais à un point que vous ne pouvez imaginer.
- Votre amabilité me touche, sachez-le Miss Granger. Beaucoup. Ses paroles prononcées lentement appuyaient sur la méchanceté sous-jacente. Hermione ne put soutenir longtemps le regard implacable de son ex-professeur de potion et le détourna sur l'unique point lumineux de l'endroit.
- Bien ! Même si mon é-pou-se ne semble pas satisfaite, cela ne fait rien. Merci Amycus pour avoir déniché cet endroit ! Miss Granger saura sans aucun doute métamorphoser ce lieu en une chambre acceptable. La fameuse touche féminine, vous voyez ce que je veux dire ? Les autres ricanèrent, sauf le professeur Mc Gonagall qui avait bien du mal à cacher sa fureur. Je vois que j'ai peu de succès auprès de la gente féminine aujourd'hui, vous ne semblez pas être d'accord avec moi professeur Mc Gonagall ?
- Séverus … je vous trouve … je crois que je n'ai pas de mots pour vous décrire !
- Professeur … si vous pensez que cette chambre ne convient pas à Miss Granger, je peux proposer une autre solution, mais elle risque de ne pas vous plaire … Devant l'expression curieuse du Professeur en métamorphose, il poursuivit fielleux plus que jamais. Je peux ordonner que ce soit vous qui viviez ici, et Miss Granger dans vos propres appartements. Cette solution a plus de grâce envers vos yeux ?
Le Professeur fit un petit bruit indiquant par là sa colère. Elle les regarda méprisante, fit demi-tour et quitta la pièce non sans avoir soufflé en passant devant Hermione un « je ne vous envie pas ». Rogue arborait un rictus triomphant.
- Bien ! Arrangez-moi ça à présent. Les deux mangemorts acquiescèrent. Vous – très chère – et bien, Poudlard étant très bien gardé, je ne me fais pas de souci. Je pense ne pas me tromper en comptant sur votre intelligence et vous avez donc quartier-libre.
- Séverus est-ce bien prudent ? Alecto regardait Hermione suspicieuse.
- Miss Granger sait que Poudlard est bien gardé, que toutes les issues secrètes également, donc impossible de s'évader et si par hasard elle tentait de … rompre notre contrat, la riposte pourrait être très très dommageable pour son intégrité physique. Il caressa sa joue, maintenant provocateur. Hermione s'écarta, rompant ainsi le contact.
- Ne me touchez pas, siffla t-elle.
- Ô mais il n'y a aucun risque que cela n'arrive ma chère. Aucun risque croyez-moi sur parole. Il la jaugea méprisant et sortit à pas souple de la pièce, la chambre de son épouse.
