Voici la suite de SECRET. Alors il ne faut pas me taper pour la fin! Vous vous doutez bien que j'aime faire des petits suspenses de malade pour vous tenir en haleine. Je sens que ça va débattre xD. Et c'est là que mes lecteurs flippent lol. Lily ma correctrice a été... comment dire... tiraillée par la situation. Me faites-vous confiance? Telle est la question! :p.
Je remercie Marguerite Roxton-Jones pour le petit follow, ça me fait très plaisir. J'espère que ce chapitre te plaira.
Bon lecture!
CHAPITRE 1
L'ancien voleur remit ses lunettes, rangea ses effets personnels et prit la route jusqu'à Seattle. Cinq heures et demi plus tard, il se gara sur un parking public gratuit. Il enleva son chapeau de pilote qu'il cala sous son bras, descendit de son véhicule tout en prenant sa mallette métallique et ses affaires. L'homme brun essuya rapidement du dos de sa main les gouttes de sueur qui perlait son front. Pour un mois de septembre, le ciel était bien ensoleillé et la température était étouffante. Neal Cassidy était heureux d'être enfin arrivé chez lui. Il ferma sa portière, enclencha la sécurité puis se dirigea vers son appartement. Il sortit son trousseau de clés de sa poche et effleura son passe sur la surface prévue à cet effet sur la porte d'entrée. Ensuite, il entra et prit l'ascenseur qui l'emmena au 2ème étage. En quelques minutes, il était dans son antre. L'appartement était épuré et lumineux. Quelques photos étaient encadrées sur les murs ainsi que des peintures. Il ferma sa porte à double tour et lâcha enfin un soupir. Il abandonna sa mallette à l'entrée ainsi que le sac plastique avec ses effets personnels, posa son chapeau sur le porte-manteau et alla directement vers la salle de bains. Il avait bien besoin d'une douche maintenant. Neal déboutonna sa chemise blanche à là va vite. Sous celle-ci se présenta un haut noir bien rembourré. Il étouffait avec ce dernier, surtout par cette chaleur. Il enleva les scratchs, le retira et s'enferma dans la salle de bains. Un quart d'heure plus tard, le fameux pilote en sortit un drap de bain blanc noué à la taille et un plus petit sur la tête, séchant méticuleusement à deux mains ses cheveux mouillés. Dès que ce fut fait, il reposa la petite serviette autour de son cou, récupéra le sac plastique et prit sa mallette pour aller la ranger dans sa chambre. Ensuite, il s'affala sur son grand lit beige et sortit son portable du sac transparent. Neal décida alors de prendre le temps de lire les autres messages reçus sur son portable et qui ne venaient pas de sa famille. Il y en avait quelques uns de ses amis et collègues de travail.
« Hey Neal ! Est-ce que ça va ? Tu es parti comme un voleur… le groupe se pose des questions » signé A.
« Il faut qu'on se voie. J'ai l'impression que notre mission t'a plus chamboulé que tu n'as voulu l'admettre » signée C.
« Salut Neal. Tu as prévu cette semaine de passer voir tes enfants à Portland ? Je te dis ça, car je serais dans le coin. On pourrait se voir samedi soir et boire un verre au bar si ça te tente ? Il y aura sûrement Will et August de la partie. On irait au Lounge bar. Tiens-moi au courant ! En espérant que tu seras des nôtres ! + l'ami ! » signé R.
« Allez dis oui ! Viens samedi ! On n'a pas souvent eu l'occasion d'être en pause tous ensemble, nous la « Suicide squad » ! Ah oui, j'avais oublié que tu n'étais pas calé niveau comics contrairement à ton fils ! Inculte ! Non plus sérieusement…viens… ça nous ferait plaisir… je sais que tu es tracassé en ce moment… Mais Neal, tu as essayé… Tu as fait de ton mieux dans cette affaire. Comme nous tous. Bref nous sommes là au besoin. Ne reste surtout pas seul. À bientôt mon pote » signé W.
« Je suis d'accord avec Will. Si t'as besoin de parler, tu n'as qu'à passer un coup de fil ! D'ailleurs si je n'ai pas de nouvelles de toi avant demain soir, je te harcèle ! Maintenant appellent tes gosses, ça fait trop longtemps que tu ne les as pas vu. » signé A.
Il semblerait que les trois compères étaient ensemble au moment de l'envoi de ces messages.
« -Ils se sont tous donné le mot ou quoi ? », lança Neal quelque peu amusé.
Il était touché par ces messages inquiets pour lui. Il avait très peu d'amis, ceux-là étaient précieux. Ils avaient tous quelque chose en commun tout en étant chacun différent. L'homme brun travaillait la plupart du temps avec son coéquipier August. C'est un mec brun et barbu, intelligent et plein de malice. Mais il arrivait que le pilote se retrouve avec ses autres collègues pour un voyage également. Neal rêvassait à ce sujet quand un nouveau SMS apparut sur son portable.
« Bien rentré ? » signée C.
Il décida de répondre à ses amis.
« Oui, je suis arrivé chez moi. J'imagine que tu vas te pointer chez moi dans la soirée ? »
« Tu as tout compris, coco ! À tout à l'heure donc ! » signée C.
Neal ne put s'empêcher de s'esclaffer en bougeant la tête. Il n'y couperait pas. Elle était pire qu'une maman poule.
« Pas besoin de vous rameuter, il y a Clo qui s'en charge. Je vais appeler mon gamin, c'est bientôt son anniversaire. Il sera très heureux de savoir que je serais présent. »
Il l'envoya à August. Ce dernier lui répondit tout de suite après.
« Elle était très contrariée par ton départ donc bon courage ! Tu m'étonnes ! Tu salueras ta petite famille pour moi ! » signé A.
L'ancien voleur sourit légèrement bien qu'envahit par de la nostalgie puis il continua ses textos.
« Je serais de la partie, Robin. Nous sommes mardi. Demain je vais aller à Portland et j'y resterais pendant trois semaines. »
Cinq minutes plus tard, un SMS fut annoncé.
« Super ! Je te tiens au courant pour l'horaire ! Je fais circuler l'info. À samedi donc ! » signé R.
« Ouais, à samedi ! »
Quelques minutes plus tard…
« Excellent ! À samedi Neal ! » signé W.
« Il n'y a rien de mieux qu'une virée entre mecs ! Il me tarde. Vive la bière ! » signé A.
Neal rit face à la joie quasi communicative de ses amis puis se redressa sur son lit. Il regarda l'heure. Il était 18h02. Il décida de se changer rapidement puis reprit son portable en main pour chercher le numéro de son fils. Entretemps, la douleur à son abdomen le relança à nouveau. Il grimaça. Il allait sûrement avoir un énorme bleu. Il caressa lentement la surface douloureuse en tentant de l'apaiser puis se dirigea vers le salon tout en lançant l'appel. Neal Cassidy colla son portable à l'oreille et attendit que son fils décroche. La réponse fut immédiate.
« -Papa ? C'est toi ?! » s'exclama Henry d'un air ravi.
Le père imaginait le grand sourire sur le visage de son garçon de 13 ans.
« -Oui, bonhomme. Je suis rentré et je t'appelle pour répondre à ta question…, déclara Neal.
-Alors ? demanda-t-il d'un ton anxieux.
- Je ne travaille pas pendant trois semaines donc je serais là, Henry, le rassura-t-il d'un ton affectueux.
-Super ! Je le dirai à Mam' ! Là elle est toujours au boulot. Ashley est donc à la maison, l'informa l'adolescent.
-La baby-sitter ?
-Ouaiiiiiiiiis. Charley trouve qu'on a plus l'âge pour ça. En même temps, nous ne sommes pas majeurs. Maman n'a pas le choix pour l'instant. Dans deux ans, ce sera autre chose… Charley voudra commander ! »
Le père d'Henry entendit une voix féminine au loin interrompre Henry.
« - Qu'est-ce que tu dis Henry ? s'exclama ladite concernée.
-Euh, rien, répliqua Henry en pouffant de rire.
-Si, tu parles encore dans mon dos. T'es vraiment qu'un sale morveux! Viens là!... Et à qui tu parles ? » s'enquit Charley, contrariée et essoufflée.
Neal rit puis entendit des pas rapides et le souffle saccadé de son fils. Sa sœur semblait le courser.
« -Arrête de courir Henry ! Qui c'est au téléphone ? Tu vas me le dire ou je te rétame par terre ?
-Je ne te le dirai pas ! » la charria son frère.
Charley fut donc sans pitié et Neal déduisit qu'elle avait réussi à faire tomber son petit frère en entendant un bruit sourd. Henry marmonna un « aïe ».
« -Henry cesse d'embêter ta sœur ! lâcha Neal au téléphone.
-D'accord ! acquiesça ce dernier à son interlocuteur en riant.
-Rhaaaaaaa, Henry ! À qui tu parles ? s'écria la sœur aînée.
-C'est papa !
-Quoi ?! Mais pourquoi tu ne l'as pas dit plus tôt ?! T'es vraiment qu'un sale gamin ! Passe-moi le téléphone s'il te plaît… Salut Papa ! Tu es à Seattle ? répondit Charley en prenant le portable et mettant le haut parleur, l'air de rien.
- Bonjour, ma puce. Oui, j'ai trois semaines de repos. N'est-ce pas génial ?
-Trop ! Tu viens quand à Portland ?
-En fin de semaine, mentit-il pour une raison qui lui était propre.
-D'accord…
-Comment ça va à l'école ?
-Oh, la routine…
- Charley a eu une mauvaise note en maths et elle ne sait pas comment elle va le dire à maman ! cafta Henry.
-Mais Henry ! Arrête ce n'est pas drôle ! Je n'y arrive pas avec les maths. C'est bien la seule matière où je peine, avoua-t-elle tristement.
-Je peux t'aider moi ! lui lança son frère d'un air compatissant.
-Ce n'est pas ton niveau l'intello !
-T'en sais rien !
-Et toi, Henry ? les coupa Neal voyant que ça partait dans tous les sens.
- Moi, ça va. Aujourd'hui, j'ai eu un A en algèbre et en physique, annonça celui-ci près de sa sœur, content.
-On a un petit génie dans la famille, railla Charley, grincheuse.
-T'es juste jalouse !
-Henry, ne prends pas la grosse tête ! Ça ne te va pas du tout ! s'interloqua sa sœur.
-Mmh, ok, s'excusa-t-il alors soudain plus sérieux, voyant qu'il avait été trop loin.
- J'espère que ce n'est pas toujours comme ça à la maison ? les questionna leur père, inquiet.
-Non, Papa ! lancèrent ses enfants.
-En temps normal, on ne se chahute pas ! tranquillisa Charley.
-Mais on aime bien se taquiner ! Tu connais le dicton papa, « qui aime bien, châtie bien » ! ajouta l'adolescent près du téléphone.
-En effet… »
Charley et Henry rirent de leur père.
« -Suffit, vous deux ! Vous direz à votre mère que j'ai appelé. Je la contacterais demain pour la prévenir de mon arrivée à Portland, les réprimanda Neal d'un ton faussement grondeur.
-Ok, papa ! À très bientôt alors ! s'enthousiasma l'adolescent de 13 ans.
- D'accord ! Bisous ! » répondit à son tour la jeune fille.
Du salon d'Emma Swan, Ashley observait avec amusement, mais aussi avec attendrissement cet échange. Du côté du père, Neal ressentit un flot d'amour et de tendresse.
« -Je vous aime les enfants. À bientôt, souffla le père, ému.
-Nous aussi ! » renchérirent-ils scotchés au téléphone.
Puis Neal raccrocha après ses mots. Il chercha son chargeur et brancha son portable. Dans l'heure qui suivit, il prépara ses affaires pour le départ initialement prévu demain et non en fin de semaine pour Portland. Pourquoi avait-il menti ? Tout simplement parce qu'il voulait rester en retrait et observer leur quotidien sans qu'ils soient bouleversés par son arrivée. Il voulait savoir si tout allait bien pour eux. C'était une façon de connaître la vérité. Avec tout ça, l'ancien voleur réalisa qu'il n'avait pas transmis le message d'August à Charley et Henry.
« -Ce sera pour une prochaine fois » conclut-t-il, quelque peu harassé.
Il songea alors à demain. Si tout allait bien, Emma serait disponible vers 8h. Neal appréhendait toujours un peu ces appels, qu'ils viennent de lui ou d'elle. Entendre Emma au téléphone ou la voir le remuait au plus profond de son être. Il soupira lentement, rongé de nouveau par le chagrin et sur ses pensées moroses, il prépara son repas. Deux heures plus tard, on sonna à son interphone. Neal ouvrit l'accès sachant pertinemment de qui il s'agissait puis quelques instants plus tard, on toqua à sa porte. Il eut à peine le temps d'ouvrir la porte qu'une petite blonde se jeta sur lui pour l'étreindre. Le pilote ferma la porte sans rien dire et la serra contre lui.
À suivre…
Alors, verdict?
