On se retrouvera.
Résumé : Et si Candy avait pu rejoindre Terry à Southampton avant qu'il n'embarque ?
Disclaimer : Les personnages de Candy Candy ne m'appartiennent pas, je ne touches pas un centime pour écrire cette fic. Ce n'est que pour le plaisir, le mien et le votre, j'espère ^^
Note de l'auteur, moi, je (pas mégalo, nooon) : Pour ce chapitre, je m'éloigne totalement de l'intrigue de l'anime, j'espère que ça nous vous perturbera pas trop mais comme le battement d'ailes du papillon qui provoque une tempête, j'estime que le non départ de Candy a pu changer beaucoup de choses ).
« Un jour, quelques part, ici ou ailleurs, nous nous retrouverons. »
Chapitre 2 : Lost and found
Appuyée sur la rambarde à la proue du navire, une jeune femme cherchait à apercevoir la Terre. Enfin, elle rentrait chez elle. Un vent froid jouait dans ses boucles blondes mais pour rien au monde elle ne serait rentrée se mettre à l'abri dans sa cabine. Elle voulait être aux premières loges lorsque New York se profilerait à l'horizon.
Perdue dans ses pensées, elle n'entendit pas son cousin s'approcher et prendre place à ses cotés. Ce n'est que lorsqu'il parla qu'elle remarqua sa présence.
« Tu devrais rentrer, Candy. Tu vas finir par attraper mal.
-Oh, je suis bien incapable de rester enfermée. Cela ne te met pas dans tous tes états de retrouver l'Amérique après toutes ces années ?
-Bien sûr que si, comme nous tous. Mais à quoi bon rentrer si c'est pour mourir de froid avant d'y arriver ? répondit Alistair en riant. »
La demoiselle lui sourit, resserra son manteau pour mieux de se protéger du froid mais ne fit pas le moindre mouvement vers l'intérieur. Voyant cela, l'homme se contenta de lui nouer sa propre écharpe autour du cou et l'embrassa sur me front avant de la laisser à son poste d'observation. Depuis le jour où il était venu le annoncer le départ de Terry, il s'était donné comme mission de veiller sur elle. Comme un grand frère l'aurait fait et il en était même venu à la surnommer « petite sœur ». Il l'avait vu anéanti et il n'avait pas pu le supporter. Bien sur, le temps faisant son œuvre, elle avait recommencé à sourire mais l'ancienne Candy n'était jamais revenue totalement. Il avait espérer que leur départ de l'Angleterre adoucirait les choses cependant cela n'avait eu qu'une efficacité minime. En effet, à cause de la guerre, l'oncle William avait jugé plus prudent de leur faire quitter le Collège de Saint-Paul. Sauf qu'au lieu de le rapatrier en Amérique comme ils l'espéraient tous, il les avait envoyé dans une école réputée en Australie. Patty et Annie n'avaient par tarder à les rejoindre et la vie avait repris son cours presque normal dans une autre contrée. Et maintenant que les conflits qui avaient agité le monde étaient terminés, ils pouvaient rentrer dans leur pays.
La nuit tomba et son cœur se gonfla de joie en voyant les lumières de la ville au loin. La main de Candy se glissa sous son manteau et serra la croix en or que Terry lui avait offert et qui n'avait jamais quitté son cou depuis lors. Parce que c'était ça aussi l'Amérique, l'espoir de retrouver l'homme qu'elle n'avait jamais cessé d'aimer. Bien au-delà le bonheur le bonheur de revoir Melle Pony et sœur Maria il y avait la certitude que quelque part, sur ce territoire se trouvait son fiancé. Lorsque leur bateau avait fait escale en Angleterre, elle avait cherché à savoir s'il était revenu chez son père mais apparemment, le nouveau continent avait du offrir au jeune homme ce qu'il désirait puisqu'il y était resté. Il y avait cependant une ombre au tableau, ce petit doute au fond d'elle et malgré tout le mal qu'elle se donnait pour le faire taire, il revenait en permanence à la charge. Et s'il avait rencontré quelqu'un d'autre ? Et si Terrence Grandchester avait fini par se lasser d'attendre Candy et qu'il était passé à autre chose ? Elle retint avec peine un sanglot. Elle ne devait pas penser à ça sinon elle s'effondrerait en larmes et il faudrait répondre à des questions qu'elle ne voulait même pas entendre. Après une grande inspiration, elle se décida à regagner la chambre qui lui était réservée. Elle comptait dormir au moins un peu, il n'était prévu qu'il ne reste qu'une seule journée et elle voulait profiter de la grande ville avant de se rendre à Chicogo.
Sa nuit fut agitée, le visage de Terry vint hanter ses rêves, se mêlant douloureusement au souvenir de la nuit où il était parti. C'est avec soulagement qu'elle accueillit le matin.
CC
New York fut bien au-delà des espérances des jeunes adultes. Tous s'émerveillaient devant les beautés de la cité. Chacun voulant voir des choses différentes, il se séparèrent. Candy erra dans les rues au hasard, fermant parfois les yeux pour savourer l'accent américain qui lui avait tant manqué. Elle tourna sur elle-même, un rire s'échappant de sa gorge. Elle faillit tomber à la renverse, se rattrapant de justesse, elle vit alors une affiche de théâtre pour la pièce Songe d'une nuit d'été qui fit s'accélérer son cœur. Il était là, juste sous ses yeux, aussi beau que dans des souvenirs. Les années avaient eu un effet plus que bénéfiques sur lui.
« Terry, murmura-t-elle, sans oser y croire. »
Aussitôt elle chercha le nom du théâtre et s'y rendit pour acheter une place. Par chance, elle réussit à en obtenir un pour le soir même. Tant pis s'ils étaient tous censés rentrer par le train de nuit, elle resterait seule ici s'il le fallait mais rien ni personne ne pourrait l'empêcher d'aller à la représentation.
Quand la jeune femme fit par de son projet à ses cousins et amis, Archibald désapprouva cette idée :
« Il n'en est pas question ! Nous sommes attendus à Chicago ! Je te rappelle qu'Annie et moi avons un mariage à organiser. Comment peux-tu ne serais-ce que songer à t'attarder ici ? »
Archibald et Annie s'étaient fiancés il y a plus d'un an cependant la jeune fille tenant à la présence de ses parents, les noces avaient du attendre.
« Je ne vous oblige pas à rester, répliqua Candy. »
Les mains sur les hanches et le regard dur, la blonde montrait clairement à son cousin qu'elle ne reviendrait pas sur sa décision. Ils s'affrontèrent silencieusement pendant quelques secondes jusqu'à ce que la tension soit brisée par un éclat de rire.
« Ça fait plaisir de te retrouver petite sœur, déclara Alistair. Je ne t'avais pas vu aussi déterminée depuis bien trop longtemps. Ecoute Archie, Annie et toi n'avaient qu'à partie ce soir comme prévu. Nous prendrons une chambre d'hôtel et nous vous rejoindrons ensuite. Comme ça, toi, tu te calmeras, Candy pourra aller voir sa pièce et moi, je passerai une soirée romantique avec ma petite femme adorée. »
Il ponctua sa tirade par un clin d'œil en direction de Candy et il embrassa Patty. Contrairement à son frère, il n'avait pas attendu le retour au pays pour se marier. Voir tous ces jeunes gens partir à la guerre et ne pas en revenir lui avait prendre conscience de la brièveté de la vie et il avait épousé Patricia dès qu'ils avaient eu l'âge leur permettant de se passer de l'accord de qui que se soit. Et ils nageaient dans le bonheur depuis ce jour.
Par principe, Archibald chercha à les faire changer d'avis mais à court d'argument, il du se résoudre à accepter la proposition de son frère. De toute façon, ils étaient tous contre lui, même sa future femme.
Alors qu'ils se disaient au revoir sur le quai de la gare, Annie entraina sa meilleure amie un peu à l'écart.
« Dis-moi, elle a quelque chose de spécial cette pièce pour que tu tiennes autant à la voir ? A la voir ce soir ? Je ne t'ai pas vu comme ça depuis… Depuis longtemps. »
Candy rougit , détourna les yeux mais ne répondit pas. Elle n'avait jamais raconté à personne qu'elle était allé rejoindre Terry au port et tout le monde ignorait d'où venait le bijou qu'elle portait à son coup ou ce qu'il pouvait représenter. Ne voulant pas mentir, elle garda le silence sur la raison qui la poussait à vouloir aller au théâtre sans attendre.
« Prend soin de toi, dit la brune en serrant son amie dans ses bras.
-Ne t'en fais pas pour moi la rassura-t-elle. Je te rejoindrai bientôt et on ira voir Melle Pony et sœur Maria… Et elles auront la larme à l'œil à l'idée que tu te marie. Tu verras comme elles seront fière de toi. »
Comme elle avait hâte de revoir ses mamans. Mais elle ne pouvait pas laisser passer cette occasion. Retrouver la trace de Terry dès son retour en Amérique était une chance qu'il serait honteux de laisser passer.
Une fois que le train à destination de Chicago fut parti, Alistair pris le bras de sa femme et celui de sa « petite sœur » et les entraina dans les rues de New York.
« Mes chères, je vous invite à boire un verre avant que Melle André ne soit obliger de nous abandonner pour vaquer à ses occupations.
L'idée fut approuvée à l'unanimité et les jeunes gens s'installèrent dans un petit café jusqu'à ce que viennent l'heure pour c es dames d'aller se faire une beauté.
CC
C'est une jeune femme tremblante qui s'installa au fon de la salle où allait se jouer Songe d'une nuit d'été.
De l'avis de Candy, Terry fut parfait. Elle l'écouta déclamer ses répliques en souhaitant de tout son cœur qu'il ne s'adresse qu'à elle. La fin de la pièce arriva trop vite à son goût. Le moment était venu de savoir si son cher Terrence l'avait attendue ou si elle n'était plus qu'un lointain souvenir. Quelle cruauté tout de même si la vie les réunissait que pour les séparer encore. Il lui avait dit de lui faire confiance et c'est ce qu'elle se devait de faire.
Une fois que tous les spectateurs s'en furent allés, elle se dirigea vers les coulisses. Un homme l'arrêta.
« J'peux savoir où vous allez ma tite dame ?
-Je… J'aimerais voir Ter… Monsieur Grandchester.
-Encore une, soupira-t-il. Les ordres sont clairs, Monsieur Grandchester ne tient pas à recevoir de visites dans sa loge.
-Mais… Mais je le connais personnellement.
-C'est ça et moi je suis le prochain président des Etats Unis.
-S'il vous plait, insista Candy. Dites… Dites lui que sa… Que Melle Taches de Son voudrait le voir. »
Elle avait faillit dire « sa fiancée » mais elle serait passée pour une folle au yeux de l'homme. Au moins, comme ça, elle s'évitait une humiliation si Terry avait oublié leur engagement. L'homme leva les yeux aux ciels mais accepta tout de même de porter le message. Il s'engagea dans un long couloir, frappa contre la porte de la loge de l'acteur vedette et entra une fois qu'il y fut invité.
« S'cuse-moi de te déranger Terry mais il y a une jeune femme qui demande après toi.
-Je t'ai déjà dit que je ne voulais pas voir les… spectatrices.
-Je sais, je sais… Mais celle-là a l'air différente. Elle veut que je te dise que Melle Taches de Son veut te voir. »
L'acteur qui était en train de retirer son costume de scène stoppa tout mouvement. Avait-il bien entendu ?
« Tu es sûr qu'elle a bien dit Melle Taches de Son ?
-Je vous pas comment j'aurais pu inventer un truc pareil, c'est quand même pas…
-Ou est-elle ? le coupa-t-il.
-Euh… Dans le hall. »
Encore vêtu de son costume, la chemise entrouverte, Terry se précipita vers le hall. Il n'avait jamais pu se résoudre à abandonner l'espoir de la revoir un jour. Dès qu'il avait eu une relative sécurité financière, il avait voulu la faire venir auprès de lui mais la guerre l'avait éloignée du Collège de Saint-Paul et il avait perdu sa trace. Et voilà que le destin réalisait son souhait le plus cher. Il reprit contenance avant de rentrer dans le grand hall du théâtre.
Candy faisait les cents pas. Elle avait l'impression d'être seule depuis une éternité alors que quelques minutes à peines s'étaient écoulés. Elle allait devenir folle si cette attente durait encore. L'angoisse lui nouait l'estomac, plus le temps passait plus elle se sentait mal.
« Maudite Eliza, grogna-t-elle pour tenter d'évacuer un peu du stress qui la rongeait. »
Elle n'avait pas revu les enfants Legrand depuis l'Angleterre. Leurs parents, surtout leur mère, avaient refusé de les envoyer « dans un pays de sauvages » comme ils le disaient si bien. Et la jeune fille ne s'en était pas plain, ne plus supporter ces deux pestes étaient une libération. D'autant plus qu'elle n'était toujours pas prête à pardonner à Eliza de les avoir piégés Terry et elle. Toutes ces années perdues à cause de la jalousie et de la stupidité d'un enfant trop gâtée.
Elle fut ramenée au présent par une voix familière bien que plus grave que la dernière fois qu'elle l'avait entendue.
« Candy ! »
Et soudain, tout le reste disparu, il n'y avait plus qu'eux. Le monde pouvait bien s'arrêter de tourner si ça lui chantait, ils n'en avaient cure. Presque comme dans un rêve, il s'avancèrent l'un vers l'autre. Les yeux de Terry glissèrent vers le cou de la jeune femme pour y trouver la preuve qu'il n'avait pas attendu en vain. Elle était bien là, petite croix en or reposant sur l'étoffe verte de la robe de Candy. Il caressa le bijou comme pour s'assurer de sa présence.
« Tu m'a tellement manquée, dit-il doucement. »
Sa voix était rendue rauque par l'émotion qu'il retenait. En douceur, elle vint se blottir contre lui, passant ses bras autour de sa taille et posa sa tête contre son épaule.
« J'ai eu tellement peur de ne jamais te revoir, chuchota-t-elle."
Il lui rendit son étreinte, la serrant fort de peur qu'elle ne disparaisse à nouveau. Lorsqu'elle leva son visage souriant vers lui, il ne put résister plus longtemps à son envie de l'embrasser. Un simple effleurement pour commencer. Cela suffit à effacer toutes ces années de séparation. En un instant, il furent qui s'étaient engagé l'un envers l'autre, ce soir là, dans la chambre 22 du meilleur hôtel de Southampton. La tendresse les submergea et ils approfondirent leur baiser, oubliant totalement l'endroit où ils se trouvaient. Ils furent interrompus par un raclement de gorge. Ils se séparèrent mais leur mains restèrent liées.
Face à eux se tenait l'homme qui avait joué le rôle d'Egée dans la pièce et il semblait très en colère.
« Terry, tu n'imagines pas à quel point tu me déçois ! J'ai toujours pris ta défense contre ceux qui prétendaient que tu ne sortait avec Eléonore Baker que pour que cela serve ta carrière ! Dire que je pensais que tu tenais réellement à elle ! Tu n'es qu'un petit arriviste ! »
Candy lança un regard surpris vers Terry qui avait du mal à se retenir de rire. Il lui expliqua, sans se soucier de la présence de l'autre acteur.
« Sur le coup, cela semblait une bonne idée. A mon arrivée ici, je ne voulais pas la voir, prouver que je pouvais réussir par moi-même. Et un soir que je sortais de chez elle, un journaliste m'a vu et est allé raconté partout qu'on avait une relation. J'ai pensé que ça pourrait m'éviter d'avoir à repousser toutes mes admiratrices, sans vouloir paraître prétentieux. Après tout, j'étais vraiment engagé envers quelqu'un…
-Ingénieux, reconnu Candy avec un sourire franc.
-Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? interrogea « Egée », leur rappelant sa présence.
-C'est simple, commença Terry, Eléonore Baker est ma mère. »
Il fit une pause pour savourer la surprise qui se lisait dans les yeux de son ainé. Il n'avait jamais révélé ce secret à personne mais maintenant, que Candy était là, il ne ressentait plus le besoin de cacher qui il était. Avec elle, il se sentait plus fort. De plus, il avait largement fait ses preuves et avait prouvé sa légitimité dans le métier.
« Monsieur Hathaway, laissez-moi vous présenter Candice André, ma fiancée. »
Toutes les pièces du puzzle étaient désormais en place. Terry avait monté toute une histoire afin de préserver sa vie privée.
« Dans ce cas… J'ai comme l'impression que des félicitations s'imposent. Eléonore Baker est vraiment ta mère ?
-C'est une longue histoire que je n'ai pas le temps de vous raconter ce soir. Cela fait longtemps que je n'ai pas vu ma fiancée.
-Bien sûr, bien sûr. Passez une bonne soirée jeunes gens. »
Candit rougit de plaisir. Terry venait de la reconnaitre comme sa fiancée auprès d'un de ses collègues. Tout paraissait plus réel tout à coup, comme si les lumières du théâtre brillaient plus vivement.
« Il faut que je me change, la prévint le jeune homme dès qu'il furent à nouveau que tous les deux. J'en ai pour cinq minutes. »
Il ne comptait pas perdre plus de temps que nécessaire loin d'elle. Il l'embrassa rapidement et s'en fut dans les coulisses.
Une fois seule, Candy s'assit sur les marches de l'escalier qui menaient à la salle de spectacle et subit un méchant retour à la réalité. Toute à la joie des retrouvailles, elle n'avait pas pensé à ce qui allait se passer après. Ils n'étaient plus des adolescents, ils avaient changé. Pouvaient-ils reprendre là où ils s'étaient arrêtés ? Son cœur voulait y croire, sa tête lui disait de se montrer raisonnable. Mais depuis quand l'amour s'embarrassait de la raison ? Elle poussa un soupir de lassitude et se prit la tête entre les mains. Elle sentit Terry prendre place à ses cotés mais elle n'eut pas le courage de le regarder.
« Quelque chose ne va pas ? s'inquièta-t-il.
-J'ai peur, avoua-t-elle.
-De quoi ?
La jeune femme releva enfin la tête vers lui.
« J'ai peu que tu puisses ne plus m'aimer. »
Il allait parler mais elle le coupa.
« Il faut être réaliste, cela fait plus de quatre ans Terry… Nous ne sommes plus les deux élèves du Collège Saint-Paul. Nous sommes des adultes et nous nous devons de… »
Il la fit taire par un baiser.
« Je sais tout ça. Et je ne te demande pas de m'épouser de suite, surtout qu'à cette heure on ne trouvera personne pour nous marier. »
Malheureusement, sa plaisanterie n'eut pas l'effet espéré alors il continua :
« On va prendre le temps qu'il nous faudra et ensuite… Ensuite je t'offrirai une vraie bague de fiançailles. Parce que je n'ai aucun doute là-dessous, c'est le destin qui nous a réuni sur le Mauritania. Et je suis sûr également que tu es la femme de ma vie, la seule que je pourrai aimer, la seule qui compte. »
Quand elle fut rassurée, il l'entraina loin du théâtre. Ils dinèrent dans un petit restaurant français et passèrent le reste de la nuit à se balader dans les rue de New York à se raconter leurs vies. Il ne la ramena à son hôtel que lorsque le soleil se leva.
« Je dois retourner à Chicago pour le mariage d'Annie et Archibald. Je reviendrais le plus vite possible.
-Ne t'en fais pas ma chérie, cette fois tout est différent. Je sais où tu es, on s'écrira et bientôt, on ne se séparera plus. »
Ces quelques heures avaient suffit pour qu'ils comprennent qu'une vie entière loin de l'autre n'aurait pas pu amoindrir leur amour. Durant leur séparation, ils n'avaient été que des malades sous respiration artificielle qui attendaient le moment où il pourrait à nouveau respirer librement. Fini la survie pour eu, ils allaient enfin recommencer à vivre.
Une dernière étreinte, un baiser qui s'éternise et l'amertume de devoir se séparer encore.
CC
Deux mois. Soixante et un jours. C'est tout le temps que Terry consentit à attendre avant de redemander Candy en mariage. Dans la tradition, cette fois, avec une bague, un diner romantique et des chandelles.
Les noces furent célébrées dans une petite église en présence des cousins de la jeune femme et de leurs épouses respectives, d'Eléonore Baker et de quelques membres de la troupe à laquelle appartenait le futur marié. Rien de spectaculaire, ils voulaient juste officialiser leur amour devant Dieu et leur amis.
Bien sûr, il y eut quelques complication. Terry et Archibald se sentirent obligés de se disputer, par habitude. Il ne faut pas déroger aux coutumes. Il eut aussi une des partenaires de l'acteur qui décida de déclarer sa flamme à Terry. Elle avait toujours eu un faible pour lui mais n'avait jamais rien osé, ne se trouvant pas de taille à lutter contre Eléonore Baker.
Heureusement, les incidents furent vite oublié et la magie de l'amour fini par faire son œuvre.
Aussitôt la cérémonie terminée, les jeunes mariés s'eclipsèrent pour leur voyage de noces. Personne ne savait où ils allaient, ils voulaient juste qu'on les laisse tranquille pendant deux semaines.
Cela serait peut-être exagérer de parler de conte de fée, toute vie à deux ayant ses hauts et ses bas mais quand deux personnes faites l'une pour l'autre ont la chance de se trouver, le bonheur ne peut qu'être au rendez-vous.
Voilà, comme je vous l'ai dit je m'éloigne beaucoup de l'intrigue de la série, j'ai sauvé Alistair et je n'ai pas vu l'intérêt de mettre l'accident avec Suzanne. J'espère que les puristes me pardonneront et que vous aurez apprécié cette version de l'histoire.
Un petit épilogue (très petit) et ça sera fini ^^
