Un peu déçue de n'avoir eut qu'une toute petite review… C'est vrai que le début ne permet de pas de deviner ce qui va suivre et sur quoi sera centrée l'histoire… mais j'espère que la suite vous plaira tout de même.
Quoi qu'il en soit, n'hésitez surtout pas à me le dire, ni suggérer des choses à améliorer…
Bonne lecture !
Drago Malefoy avait toujours été fasciné par la magie noire.
Enfant déjà, cette petite tête blonde n'avait de cesse d'en apprendre d'avantage, et par tous les moyens possibles. Il écoutait attentif, retenant son souffle, dés que le mot fatidique était prononcé, ne manquait pas les conversations qui se chuchotaient entre adultes, dans les recoins sombres et tranquilles du manoir –il avait vite compris que c'était celles-là les plus intéressantes, même si leur sens lui échappait souvent- et il buvait littéralement les paroles de son père lorsqu'il lui parlait de magie, et encore plus lorsqu'il abordait le sujet du Seigneur des Ténèbres. Le petit garçon restait alors captivé, suspendu aux lèvre de Lucius Malefoy, ses yeux gris clairs comme perdus dans la contemplation d'un monde que lui seul savait voir.
Cependant, ce n'était pas une fascination malsaine, comme celle d'un enfant qui arrache les ailes de mouches pour voir ce qui va se passer, ou qui urine dans une fourmilière dans le seul but de se sentir supérieur ; non, c'était seulement un émerveillement sans borne face à toute cette magie, à tout ce qu'elle savait réaliser, alors que lui ne avait à peine faire sortir quelques étincelles vertes, ou argent s'il se concentrait, de la baguette magique de son père. Il aurait, bien sûr, pu admirer la magie blanche, mais n'en avait en fait que de vague notions, voir pas du tout, vivant au Malefoy's Manor. Les seules fois où ce mot était évoqué, c'était avec mépris, dégoût, dit tout bas, comme s'il s'agissait d'un terme sali qu'on avait honte d'employer.
C'était en fait surtout une soif de connaissance acharnée. Il voulait tout savoir. Bien sûr, il était également évident qu'il voulait devenir un grand sorcier, puissant et respecté, si pas craint. Mais c'était surtout, au fond, l'ambition qu'avait son père pour lui. La puissance lui permettrait seulement d'être tranquille. S'il devenait comme cela, alors peut être son père serait-il fier de lui ? Peut être sa mère l'aimerait-elle ? Et puis, il n'associait pas encore la magie noire et le pouvoir qu'elle pouvait lui conférer. Son unique souci, au départ, était de la connaître, l'apprivoiser, comme avec un animal de compagnie, qu'il n'aurait jamais, et qui lui manquait cruellement. Un peu de chaleur et d'affection lui aurait fait le plus grand bien, même si le mal était fait. Il ne serait jamais un petit garçon normal. Et il ne serait jamais heureux.
A cinq ans, il posait sans cesse des questions à sa mère, qui la plupart du temps restait évasive, ne répondait pas, où l'enjoignait de demander à son père –ce qui revenait au même car Lucius Malefoy ne supportait pas les questions, elle le savait parfaitement bien, et le bambin également, après que son père ai piqué une colère monumentale suite à quelques questions qui étaient « déplacées » (ou du moins, qui ne correspondaient pas à l'attitude qu'est censé abordé tout bon Malefoy qui se respecte, selon le patriarche de la famille)
Les rares fois où son géniteur lui fournissait indirectement les indications qu'il désirait savoir pour contenter son désir d'apprentissage, c'était lorsque Malefoy Senior avait bu un verre de trop –souvent suite à une « journée harassante à faire le guignol devant ces abrutis du ministère pour gagner un peu d'estime »- et était alors, soit d'humeur guillerette et tolérait quelques questions de part de son fils, soit dans un état d'abattement, mais dans lesquels il mentionnait ses « moments de gloire » dont le petit garçon écoutait les propos décousus d'une oreille à la fois attentive et discrète.
A sept ans, lorsque Drago su lire et écrire –il avait des cours à domicile, donné par une sorte de précepteur bizarre, au teint parcheminé, grand, maigre et avec des doigts crochus qui évoquaient plutôt les serres d'un corbeau- il aimait passer du temps près de la grande bibliothèque familiale, et regardait rêveusement les lourds et vieux volumes poussiéreux, s'imaginant avec ravissement combien d'informations ô combien fascinantes ils pouvaient contenir dans toutes ces pages craquelées. Ils étaient malheureusement hors d'atteinte et il n'aurait jamais eut l'autorisation de les lire. Il se contentait de la première étagère, qui ne comportait que quelques romans et deux ou trois manuels sans grand intérêt.
C'était un garçon robuste, quoi qu'un peu petit pour son âge, et très mince, mais était étonnamment calme. Sans doute à cause de la pression due à son rang qui s'exerçait sur lui, des longs couloirs qui résonnaient même si l'on parlait tout bas, et des escaliers de marbres qui produisaient des claquements sourds lorsqu'on les descendait chaussé.
Plutôt solitaire, la seule activité qu'il aimait vraiment faire, c'était le Quidditch. Quelle sensation que de se mouvoir dans le ciel sans effort ! Quelle liberté cela procurait-il ! Mais c'était surtout voler qui l'intéressait, le reste comptait peu ; quelle importance d'attraper un stupide vif d'or ? Quel intérêt à lancer une balle rouge au milieu d'un cercle ? Non, seul comptait vraiment cette sensation de bien-être, se calme, se sérénité qui l'enveloppait.
Bonheur qui faisait cruellement défaut à ce petit garçon, coincé dans cet austère Manoir, où l'on attendait de vous d'être parfait, ayant comme modèle un père légèrement porté sur la boisson, s'enorgueillissant d'avoir compté parmi les fidèles d'un mage d'une époque révolue et d'un sang qui, s'il était tout à fait pure d'un point de vue de la descendance sorcière, était sans doute responsable de la dégénérescence de cette famille, et d'une mère, femme au foyer mais sans taches à faire –les elfes de maisons serviles servaient à cela- qui s'ennuyait tout au long de la journée, n'aimait pas les enfants –c'est pourquoi elle n'avait consenti qu'à avoir un fils, et par bonheur il fut le premier, ainsi elle n'avait qu'à porter un unique enfant, ce qui était déjà un de trop, mais il fallait bien assurer à cette prestigieuse famille une descendance- pas plus que son mari qu'elle avait été contrainte à épouser.
Elle aurait tout aussi bien pu être une jolie tapisserie que ça n'aurait rien changé, d'ailleurs, elle soupçonnait son mari de la tromper de temps à autres, et même si elle lui aurait bien rendu la monnaie de sa pièce, ne le faisait pas par unique peur scandale –c'était bien plus mal vu qu'une femme cocufie son époux que l'inverse- et par conséquent, de perdre sa situation et se retrouver sans le sou. D'ailleurs, elle portait sûrement plus d 'affection à sa trousse de maquillage qu'à sa prétendue famille.
Lorsqu'il eut huit ans, peut être un peu plus, son père commença à s'ouvrir à lui sur ce sujet sui le passionnait tant. Il lui racontait cette époque grandiose où les Sangs de Bourbe étaient éradiqués, cette époque ou le Seigneur des Ténèbres –Drago Malefoy mit bien du temps avant de connaître le nom de cette figue emblématique, et il le paya très cher- lui parlait des Mangemorts, des combats face aux Aurores, …
Cependant, inévitablement, l'histoire venait à s'arrêter avant la fin. Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom décidait de s'en prendre aux Potter suite à une prophétie –cette partie du récit, le jeune Malefoy avait un peu de mal à la saisir, mais il n'osait interrompre l'homme aux longs cheveux blonds et à la trentaine bien marquée qu'était son père, et écoutait religieusement chacune de ses paroles- et puis, c'était le vide. Lucius prenait une rasade d'alcool et se taisait subitement, les yeux dans le vague, silencieux, oubliant jusqu'à la présence de son fils à côté de lui.
Et le petit garçon de rêver le soir dans son lit à cette époque formidable, s'imaginant fidèle Mangemort, détruisant la vermine moldue, combattant les aurores dans un duel acharné, qui se soldait par une brillante victoire, avec à la clé l'éternelle reconnaissance du puissant mage et le respect de tous, un peu comme un enfant rêver de devenir chevalier pour secourir une belle princesse en détresse. Nul jolie demoiselle à secourir pour ce petit garçon à l'âme encore innocente, mais le résultat devait être le même ; à la fin, le héros reçoit tout la l'amour de sa belle, sans doute métaphore d'une pseudo-affection que le blond désirait inconsciemment recevoir de ses parents. Amour qu'il ne reçu pas vraiment, bien qu'il n'eut jamais à décevoir sa famille, et qu'il se comporta toujours de manière à ce que son père puisse s'enorgueillir d'avoir un digne héritier.
J'essayerai de poster les chapitre de façon pas trop espacée mais je crois que ça me prendra sans doute plus de temps à publier, d'autant plus que c'est un fic difficila à écrire...
A bientôt !
