C'était horrible. J'avais l'impression que des anneaux en métal me compressaient tout le corps. Comme si on me faisait passer dans un tout petit tuyau en caoutchouc, en me poussant. J'avais l'impression de ne plus pouvoir respirer. Cette sensation cessa brutalement et j'aspirai un énorme bouffée d'air. Légèrement étourdie, je détaillai le paysage autour de moi et fronçai les sourcils.
Il y avait quelque chose de bizarre qui venait de se passer. Nous n'étions plus dans la campagne glacée, mais dans un gigantesque hall. Le plafond était très haut, si bien que je ne pris pas la peine de le détailler. Le sol était couvert de grandes dalles en marbre, qui reflétaient la lumière doucement. Au fond de ce hall, il y avait une grande statue, qui représentait une sorcière, un centaure et une petite créature étrange. Il y avait des dizaines de cheminées de part et d'autres de cette allée centrale. Des gens sortaient de ces cheminées accompagnés de grandes flammes vertes émeraudes. Je regardai les gens passer et vis qu'ils étaient habillés comme le vieillard, et qu'ils avaient aussi chacun un petit bâton dans la main. Certains portaient même des chapeaux pointus !
- Bonjour monsieur le directeur, disaient les gens en passant devant mon accompagnateur.
- Vous êtes directeur de quoi ? Demandais-je avec curiosité.
- D'une grande école de magie qui s'appelle Poudlard. Mais je t'expliquerai cela plus tard, murmura-t-il. Bonjour Monsieur le Ministre.
- Bonjour Monsieur. Enchantée de faire votre connaissance, dis-je avec beaucoup de politesse.
- Très bien. Que faîtes vous ici, Albus ? Demanda le Ministre de je ne sais quoi. Vous n'avez pas d'audience, et vous n'avez pas pris rendez-vous avec moi. Et que faites vous ici avec cette moldue ? Continua-t-il en m'ignorant parfaitement.
Ce Ministre commençait sérieusement à m'énerver. Il faisait comme si je n'était pas là, que je n'existais pas. Je pris donc le soin de lui faire remarquer.
- Maévane Difter, Monsieur, me présentai-je. Et vous, qui êtes vous ?
A mon plus grand étonnement, un silence de mort se fit dans la salle. Je vis de nombreuses personnes se rapprocher, pour écouter notre conversation et savoir la cause de notre présence ici. Je remarquai que certaines avait un appareil photo, et même un bloc-notes avec un stylo. Le Ministre eut l'air de me préter un peu de son attention. Il parut réfléchir.
- C'est étrange, me répondit-il, mais je ne connais aucun Difter sorcier, mademoiselle. Vous nous amenez des Moldus au ministère à présent Dumbledore ? Dit-il en ricanant. Vous m'étonnerez toujours.
- La raison de notre présence ici est très étrange, monsieur le Ministre. Voyez-vous, j'ai rendu visite à un de mes amis ce soir, et en arrivant sur sa terrasse, il s'est mit à faire froid brusquement, dit-il en regardant le Ministre droit dans les yeux. Très froid, précisa-t-il. C'est alors que j'ai vu cette jeune fille poursuivie par un détraqueur. Le plus surprenant, c'est qu'elle parvenait à le voir. Elle s'est arrêtée pour lui faire face et à voulue se défendre. Sans baguette.
Plusieurs rires s'élevèrent de toutes part. Je commençais vraiment à m'énerver. J'étais courageuse, et alors ? J'allais pas accepter de m'en aller avec la mort comme ça, je n'avais pas encore eus le temps de vivre toutes les expériences de la vie !
- Je l'ai donc fait partir grâce à un patronus. Mais je me suis poser quelques questions. Je me demandai ce que pouvait bien faire un détraqueur si loin d'Azkaban, si je peux me permettre, monsieur le Ministre.
- Êtes-vous en train de sous entendre que le Ministère de la magie ne contrôle pas ses détraqueurs ? Cria le soit disant Ministre.
- Soit le ministère ne les maîtrise plus, soit il en a envoyer un agresser cette jeune fille, qui ne connaît même pas l'existence de la magie ! S'énerva Dumbledore.
- Mais elle doit avoir au moins quinze ans ! Elle n'a aucun parents sorciers ! Pourquoi l'aurions-nous attaquer ? Dit le Ministre l'air contrarié.
- C'est bien là le problème. Je propose de tout lui expliquer. Il semblerait que ses pouvoirs est été muselés. Je lui offre aussi une place dans mon école de magie.
- Oui, oui, marmonna le Ministre, à nouveau distrait, ne nous prêtant qu'une faible attention.
- Eh ! Sérieusement, ça vous ferait chier d'écouter les gens jusqu'au bout ? l'apostrophai-je.
J'en pouvait plus. Nous seulement ils parlaient de moi comme si je n'existais pas, ils ricanaient en se moquant de moi, mais en plus, il ne nous écoutais même plus alors que Dumbledore semblait avoir des choses à dire. Le vieux sourit. Le ministre se raidit. Les gens présents retinrent leur souffle. Je vis arriver de plus en plus de gens avec des appareils photos. J'espérais juste que ma mère ne lirait pas le journal demain...
- Vous êtes tout le temps comme ça ? Continuai-je. Les gens vous supportent quand même? Vous aimeriez que quand moi je vous parle, ou quelqu'un d'autre, on ne vous écoute qu'à peine ?
- Comment osez-vous... commença-t-il menaçant.
- Je vous retourne la question, Monsieur. Vous ne me faites pas peur. Je viens d'affronter une chose qui, je pense, aurait pu me tuer. Alors ce n'est pas un homme inoffensif qui va m'effrayer ! M'écriai-je.
- Très bien. Prenez la dans votre école, Albus. Je veux la revoir à la fin de l'année scolaire, pour vérifier si elle est apte à être une sorcière, conclut le Ministre. Mais si elle ne l'est pas... Elle payera le prix fort pour son insolence. Au revoir, conclut-il sèchement.
Il pris de la poudre émeurade dans sa main, et alla vers la cheminée la plus proche. Puis il la jeta dedans, dit clairement un nom assez étrange et disparut dans les flammes. Le vieillard se tourna vers moi, sourit et me dit :
- Tu vas dans la cheminée, et tu jettes la poudre par terre. Dès que tu vois les flammes apparaître, tu dira clairement : « Bureau du directeur, Poudlard. ». D'accord ? N'ai pas peur, ça ne brûle pas.
J'hochai la tête positivement. J'étais capable de faire ça. Je pris une grosse poignée de poudre, et entrai dans l'âtre. Je jetai la poudre par terre, ce qui créa les mêmes grandes flammes émeraudes que lorsque le Ministre avait disparut. Je suivis le conseil que m'avait donné le vieillard et dit clairement ce qu'il m'avait dicté. Les flammes étaient douces, chaudes et elles ne brûlaient pas ma tenue. Puis mes pieds décollèrent du sol. J'eus l'impression de tourbillonner, comme une feuille morte dans le vent, puis la sensation cessa, et je tombai dans un bureau assez étrange. Il y avait beaucoup d'objets bizarres qui avait l'air fragiles un peu partout, mais il n'y avait pas un grain de poussière. Il y avait un magnifique oiseau sur un perchoir en or, qui était identique à celui qui m'avait sauvé la vie, sauf qu'il n'était pas argenté, mais de toutes les couleurs qui puissent exister sur cette planète. Je me retournai les événement de ces dernières heures dans ma tête. Et si la magie existait ? C'est sur ces étranges pensées que le vieillard arriva à son tour dans le bureau, mais avec beaucoup plus d'adresse que moi, car lui n'arriva pas sur son derrière mais debout et bien droit. C'est là que je remarquai qu'il avait des yeux bleus, qui avaient la couleur du ciel, comme quand il n'y a pas de nuages.
- Bon, je crois que vous avez fait une entrée fracassante dans notre monde, et il est fort possible que demain vous soyez assez célèbre. Je me présente : Albus Dumbledore.
Je levai un sourcil, et attendis la suite.
- Par où commencer... Alors sachez Miss, que la magie existe bel et bien. Tout à l'heure, vous avez fait apparaître votre couteau par magie. Les gens qui ne peuvent pas faire de la magie sont appelés Moldus, il ne connaissent pas son existence, et ne doivent pas la connaître, sinon, ils voudraient nous tuer, comme au Moyen-Âge. Ceux qui peuvent faire de la magie sont appelés sorciers, il y en a partout dans le monde. Il y a une hiérarchie, comme chez les Moldus : Le plus haut rang est le Ministre de la magie, ce qui correspond au président de la république pour ton monde. C'est l'homme que tu as "un peu" provoqué tout à l'heure.
- Ah... C'est grave ?
- Il s'en remettra. Nous sommes allés au ministère de la magie, car tu as été attaquée par un détraqueur, ce qui est juste inadmissible.
- Qu'est-ce que c'est les détraqueurs ?
- Ce sont les gardiens d'Azkaban, la prison des sorciers. Normalement, ils doivent rester là-bas, et ont pour ordre de ne pas attaquer de personne lorsqu'il font des missions en dehors d'Azkaban. Ils ne sont pas humains. Il se nourrissent de tout bonheur, de joie, et de souvenirs heureux.
- C'est donc ça qu'il m'a aspirer hors de mon visage ?
- Oui. Lors qu'ils enlèvent tout sentiments de joie, ou de souvenirs heureux sur la même personne. On dit qu'ils lui font le baiser du détraqueur, qu'ils embrassent leur victime, c'est-à-dire qu'il aspirent son âme. Il y a cependant un moyen de se défendre d'eux, c'est de produire un patronus. C'est un sortilège puissant, que l'on appelle aussi le sort du bouclier. Il prend la forme la plus représentative de l'âme de celui qui l'émet. Il prend obligatoirement la forme d'un animal.
- L'oiseau qui m'a défendu, c'était votre patronus ? Demandai-je.
- Oui, c'est moi qui l'es produit, c'est un phœnix, comme celui-ci, dit-il en me montrant l'oiseau de son bureau. On reconnaît les personnes grâce à leur patronus, car il est très rare que deux personnes ai le même.
- D'accord. Vous avez parlé d'une école de magie aussi.
- Tu y es dedans, répondit Albus. Je suis le directeur de cette école. Normalement, on rentre dans cette école lorsqu'on à onze ans. Quel âge as-tu ?
- J'ai quinze ans monsieur.
- Très bien. Tu as donc quatre ans à rattraper en six mois. Je viendrai parler à tes parents demain, pour leur expliquer en quoi consiste mon école, et pour leur faire remplir quelques papiers. Je te donnerai des cours particuliers pour t'aider à avancer. Il te faudra un peu d'argent pour t'acheter les fournitures scolaires. As-tu d'autres questions ?
- Oui, monsieur. Cependant.. Qu'est-ce qu'on a fait pour arriver au Ministère ? Demandai-je, curieuse.
- Nous avons transplané. Tu pourras apprendre à le faire et passer ton permis quand tu seras majeure, à dix-sept ans. La majorité sorcière n'est pas la même que celle des Moldus.
- D'accord. Monsieur, j'aimerai rentrer chez moi à présent.
- Très bien, allons-y.
Il me tendit son bras et je m'y accrochai me préparant à transplaner. Je fermai les yeux le plus fort possible en retennant ma respiration. La sensation ne s'était pas dissipée, mais elle était plus supportable. Nous étions à présent devant chez moi. Je fis un bref signe de la main à Dumbledore puis j'escaladai le mur de ma chambre pour y remonter. J'étais épuisée, mais il fallait que j'y remonte si je ne voulais pas prendre la plus belle raclée de toute ma vie, car ma mère n'était pas au courant qu'il m'arrivait assez souvent de faire le mur, en me glissant par la fenêtre de ma chambre.
Je m'accrochai au rebord de ma fenêtre et tirai sur mes bras. Puis, je montai mon genou sur le rebord et poussai dessus de toutes mes forces, pour ensuite entrer dans ma chambre par la fenêtre que j'avais laissé entrouverte. Ah oui, j'ai oublié de préciser, ma chambre est au premier étage. Je glissai dans ma chambre le plus silencieusement possible -car ma sœur dormait dans la même pièce que moi- et fermai délicatement la fenêtre. L'habitude faisait que lorsque je revenais dans ma chambre je ne faisais à présent plus aucun bruit, et je montais sur le mur avec souplesse. Quand je fus en pyjama, je me glissai dans mon lit et m'y endormis profondément.
