- Tu en fais trop Albus, lança d'un ton bourru Abelforth.
- Je t'ai déjà dit de ne pas t'occuper de ça, je sais ce que je fais, répondit calmement le frère.
- Mais c'est de la folie, tu n'as que 16 ans et …
- L'âge n'est pas responsable de nos actes, sache-le Abe.
Abelforth se tut et regarda son frère avec dégoût.
- Toi, cria Abelforth en pointant son doigt sur son frère, Grindelwald et vos fichus reliques, j'en ai assez, en 2 mois de temps tu as délaissé Ariana, …
- Je t'interdis de dire ça Abe, je fais tout mon possible pour elle, coupa Albus en haussant la voix.
- Alors tu penses trop à toi ou tu n'en fais pas assez. L'as-tu déjà vu pleurer, l'as-tu déjà entendu …
La porte s'ouvra à la volée pour y laisser entrer dans la salle un jeune homme aux cheveux blonds dorés et au regard pétillant qui s'avança et demanda :
- C'est quoi ce chahut, il y a un problème Albus ?
- Non Gellert, il … , commença Albus.
- Oh si, il y en a un et le problème c'est toi Grindelwald s'emporta aussitôt Abelforth.
- Moi ? répondit Grindelwald surpris.
- Oui toi, depuis les 2 mois que tu es à Godric's Hollow, tu entraînes Albus dans tes idées folles et tu lui fais complètement oublier sa propre FAMILLE, tempêta Abelforth en insistant sur son dernier mot.
- C'est ce que tu crois ?
- Oui c'est ce que je crois, tu penses qu'on a pas assez souffert avec l'emprisonnement de notre père et la mort de notre mère. Alors tu vas retourner chez Bathilda et y rester ! Et ne t'avise plus à revenir ici espèce …
Mais Abelforth n'eut pas le temps de terminer sa phrase. Aussitôt Grindelwald avait tiré sa baguette de sa poche avec une rapidité à en couper le souffle en s'écriant :
- Incarcerem !
Le sortilège fit jaillir des cordes de nulle part qui s'enroulèrent soudain autour de lui.
Albus sortit alors sa baguette aussi rapidement que Grindelwald et la pointa sur lui.
Le regard pétillant de Grindelwald avait changé en un regard de démence tout comme celui d'Albus d'habitude calme et posé en un regard inquiet et incertain. On sentait que quelque chose s'était brisé en un instant entre ces deux amis.
- Gellert, non.
- Partons d'ici et allons les chercher maintenant, tu n'as pas besoin d'eux dit Grindelwald en balançant sa tête vers Abelforth et la chambre d'Ariana.
- Non, trancha Albus, Diffindo ! Dit-il en pointant sa baguette sur les cordes qui retenaient Abelforth.
Au moment même où Abelforth fut détaché, il fut de nouveau repoussé par Grindelwald et un cercle invisible s'entoura autour de lui l'obligeant à ne plus parler et ne plus bouger.
Grindelwald semblait réfléchir, lorsque tout d'un coup la porte qui menait à la chambre d'Ariana s'ouvrit et l'interrompit dans ses réflexions.
Une jeune fille aux longs cheveux blonds entra, elle avait un regard épuisé, triste mais on percevait en elle une douceur absente et une fragilité.
Grindelwald pointa sa baguette sur elle mais aussi vite que possible Albus lança un sortilège de désarmement sur celui-ci. Avec une agilité exceptionnelle, il réussit à l 'éviter et lança de nouveau un sortilège non pas en direction de la jeune fille ou d'Abelforth mais en direction de son ami qui le repoussa avec une facilité désarmante.
Le cercle invisible qui repoussait Abelforth se dissipa suite à la déconcentration de Grindelwald et le libéra.
Pendant un instant, les trois hommes se regardèrent et crièrent en même temps :
- Stupéfix !
- Endoloris !
- Impedimenta !
Les deux sortilèges des Dumbledore ricochèrent sur celui de Grindelwald.
La combinaison des trois sortilèges se perdit alors autour de la salle en un grand boom et une forte lumière rouge et or.
Chancelant, Albus tourna la tête en direction de sa sœur.
Horrifié, il la regarda. Elle état là, les bras en croix, étendue, le regard vide, elle était morte.
- Non, hurla Albus en sortant de son cauchemar.
Il était 4h30, l'heure à laquelle Albus ne cessait de se réveiller ces temps-ci à cause de ce cauchemar. Il se leva et alla chercher à boire. Il repensait toujours à ce qu'il cauchemardait inlassablement pensant que ce souvenir ne reviendrait pas en mémoire et était enterré à tout jamais. Car il revoyait ce moment plus ou moins fragmenté depuis des semaines voire des mois.
Mais un toc ! vint interrompre le cours de ses pensées. Lorsqu'il se retourna pour voir d'où le bruit venait, il vit un hibou grand duc tapotait à la fenêtre.
Il se redressa et alla ouvrir en se demanda : Qui donc pouvait bien lui écrire à cette heure tardive ?
Il obtient la réponse quelques secondes plus tard en prenant l'enveloppe de la patte du hibou. Une enveloppe violette ornée d'un grand M en noir.
S'installant sur son bureau et allumant la lumière avec son déluminateur, il ouvrit l'enveloppe, déplia précipitamment la lettre et lut :
Cher Albus,
Désolé de te déranger aussi tard mais je ne le ferais si ce n'était pas si important que ça. Comme tu le sais très bien, Grindelwald crée la panique, il faut qu'on en reparle. Si on continue à ne rien faire, il aura à lui la quasi-totalité des pays voisins de la Bulgarie maintenant qu'il a obtenu la Bulgarie entière. Son armée grandit de jour en jour, il faut trouver une solution !
Viens donc au ministère ce matin vers 9h à mon bureau Niveau 1. Je sais que tu souhaites rester auprès de tes élèves en ces temps troublés mais je profite des vacances de Noël de Poudlard pour te proposer ce rendez-vous, je suis très prise en ce moment avec toutes ces histoires, alors viens Albus.
PS : L'ancien ministre bulgare sera là (il a réussi à s'échapper)
Mes sentiments dévoués
Ottaline Gambol
Ministre de la Magie
Albus replia la lettre et la déposa dans la poche intérieure de sa robe de sorcier. Il connaissait bien Ottaline et il savait très bien que ce rendez-vous avec elle aura une importance primordiale pour la suite des événements.
Réfléchissant beaucoup, il se rendormit pour finir sa nuit et affronter demain le rendez-vous avec Ottaline.
