Je m'excuse pour ce temps de publication si long. Mais étant en période d'examens, je ne pouvais plus me concentrée sur autre chose que sur mes cours. Je prévois donc de me faire pardonner très prochainement. En espérant que ce premier chapitre ne vous déçoive pas !

Bien à vous,

Justbemad.


#J-7 for Ronald W.


«- Arrêtez les mecs... C'est pas drôle... Mais... Mais... MAIS LÂCHEZ-MOI. J'vous jure que j'ai pas fait exprès. Mais qu'est-ce que vous faîtes... Partez pas... Ne me laissez pas là... A L'AAAAAAAAAAAAAAAIDE.»

Ron n'avait été choisi par aucun des Serpentards.

Par conséquent, Dean et Seamus se sont chargés volontiers de le suspendre en haut de la tour d'astronomie.


#J-7 for Harry P.


Harry ne savait pas vraiment où Drago l'emmenait. Il se contentait de le suivre à son plus grand désarroi. Ils descendirent les étages un à un dans un silence les plus froids. Une fois arrivés devant la porte de la grande salle, le blondinet se retourna sèchement vers Harry.

« - Mets-toi à quatre pattes et enfiles-moi ça, ordonna-t-il en lui tendant une laisse en cuir noir cloutée à la lanière verte qui rappelait les couleurs de Serpentard, J'ai toujours rêvé d'avoir un chien. J'aurai espéré avoir une meilleure race. Mais bon.»

Harry bouillonna sévèrement mais ne se prononça pas. Il savait ce que cela pouvait couter à son ami. Il s'exécuta donc sans broncher. Il posa ses genoux sur le sol froid, les uns après les autres, et examina rapidement la laisse que lui tendait Malefoy. Il y avait une gravure sur le collier où il y était inscrit en une grande police « HAPO ». Drago l'avait même rebaptisé. Il garda son sang-froid tant bien que mal et s'accrocha la laisse autour du cou tout en songeant à ce qu'il allait faire subir à Ron à la fin de la semaine. La lapidation lui était venue à l'esprit. Mais ce n'était pas une punition assez forte par rapport à ce qu'il était en train de vivre. Il lui restait encore six jours pour y réfléchir de toute manière. Drago attrapa la lanière et se dirigea vers la grande salle.

« - Bien. A partir de maintenant, l'utilisation du langage t'es interdite en ma présence et en celle d'un autre Serpentard. Tu ne dois qu'aboyer ou m'appeler Maître. On est bien d'accord ? »

Le brun allait répliquer mais Drago ne lui en laissa pas le temps.

« - Tu aboies. Pas parler. Aboyer. Surtout lorsqu'on s'adresse à toi. Ah, et quand je dis : Assis. Tu t'assois. Quand je dis : Couché. Tu te couches. En bref, tu m'écoutes au doigt et à l'oeil. Je te tiens à la laisse Potter. C'est le cas de le dire. Et toute non coopération de ta part, te coûteras une punition en fonction du degré de ta désobéissance. Bon les règles du jeu ont été posées. Et nous allons déjeuner.»

Malefoy tira sur la lanière pour faire avancer Harry derrière lui en lâchant des petits « Allez viens mon Hapo ! » à chaque pas. Harry se mordit les joues presque à sang pour s'empêcher de dire quoi que ce soit et suivit le blondinet à quatre pattes jusqu'à la porte de la grande salle.

Ils entrèrent tous les deux sous le regard interloqué des élèves de Serdaigle et de Pouffsouffle. Les Gryffondors à peine eurent-il aperçu Drago, se sont levés d'un bond tout en brandissant leur baguette vers Malefoy.

Drago leur lança un grand sourire qui pouvait être interprété par : « Bah allez-y, lancez-moi un sort.»

« - Arrêtez, leur chuchota Hermione en rangeant sa baguette .»

Les Gryffondors se rappelèrent ainsi de leur impuissance et se rassirent sans un bruit. Le silence régnait à leur table. Tous avaient la tête baissée et sans presque rien avoir touché au repas, ils s'en allèrent les uns après les autres.

Drago, tout satisfait, marcha vers la rangée des Serpentards en y entraînant Harry. Il tirait de temps à autre sur la laisse de façon un peu plus sèche lorsque ce dernier lui semblait trop lent.

Une fois arrivés devant Crabbe et Goyle qui se faisaient littéralement nourrir par Seamus et Dean, le blondinet s'installa confortablement à table et attacha la laisse qu'il détenait au pied de celle-ci. Ces derniers Gryffondors observèrent Harry d'un ton si désolé que Drago ne pouvait pas ne pas remarquer.

« - Je ne suis pas très poli. Vincent, Gregory, voici Hapo, les informa-t-il en passant une main dans les cheveux bruns d'Harry. Hapo, dis bonjour. »

Harry savait qu'il n'avait pas le choix. Il ferma les yeux et prit sa respiration avant de s'exclamer d'une petite voix.

« - Wouaf.»

Il n'en revint pas d'avoir fait ce qu'il venait de faire. Drago lui sourit d'un sourire empli de satisfaction.

«- C'est bien mon Hapo ! Mais peut mieux faire. » Il lui donna quelques tapes sur le haut du crâne. Dean allait sortir sa baguette pour défendre l'honneur de son ami, mais à peine eu-t-il le temps de glisser sa main dans sa poche qu'Harry lui ordonna d'un signe de tête d'arrêter. Alors, Dean attristé par la situation de son camarade, le contempla toujours de ce même air désolé, tout en fourrant des petits fours dans la bouche de Goyle.

Harry attendit patiemment la fin de la journée qui se fit longue. Le temps était interminable. Il avait réussi à trouver une chose bien pire qu'une heure de retenue avec Lockhart se disait-il.

C'est épuisé qu'Harry rejoignit la salle commune des Gryffondors. Il monta dans les dortoirs, retira sa laisse qu'il posa sur le bord de son lit, puis s'allongea inerte sur son lit appréhendant le reste de la semaine.


#J-7 for Fred & George W.


«- Quel après-midi Fredo ! Un magnifique temps, un ciel bleu éclatant, une chaleur douce et agréable. Les oiseaux chantent. Que demander de plus, hum ? Sachant qu'on est tous les deux, tranquillou, en train de se la couler douce au lac noir. C'est le bonheur. »

«- George j'en peux plus, j'en ai marre, je craque, hurla son frère. Si tu n'avais pas eu l'idée d'enfermer ce crétin de Montague dans une armoire à disparaître il y a deux ans de ça, on serait pas là à récurer ses slips !

- Je te demande pardon ? Si tu n'avais pas poussé Ron à accepter ce duel à la con, on ne serait pas à sa merci !

- Ah ! C'est moi maintenant qui l'ai poussé à le faire ? Assume tes actes.

- Non mais je rêve ! Tu perds la boule mon vieux.

- Je perds la boule, moi ? On ne peut pas en dire la même chose de toi : tu n'en as jamais eu.

- Retire tout de suite ce que tu viens de dire Fred ou je te fais bouffer les calbutes de ce connard.

- Je ne retire rien du tout. Et je maintiens.»

George abasourdi par l'attitude de son frère tenace qu'il n'avait encore jamais vu comme ça, resta bouche bée un court instant avant de lui sauter dessus et d'hausser le poing. Fred se défendit en haussant le sien à son tour et se mirent ainsi à se battre en roulant dans l'herbe jusqu'à ce qu'un arbre les fassent s'arrêter.
Ils s'immobilisèrent. Se contemplèrent en silence. Peut-être avaient-ils honte d'en être arrivé jusque là.

C'est sans rien se dire que Fred se jeta dans ses bras. Puis après un long moment d'étreinte et de murmures où ils se demandèrent pardon, ils reprirent leur activité et une fois le dernier slip lavé, ils rentrèrent, main dans la main, dans la salle commune, le visage en sang.

Ginny les vit arriver et accouru à leur rencontre.

«- C'est Montague qui vous a fait ça ?! Demanda la jeunette furieuse. »

Fred et George s'échangèrent un bref regard avant de se retourner vers leur soeur tout en acquiesçant de la tête.

«- L'enflure ! Il va entendre parler de moi dès que cette mascarade prendra fin ! S'écria-t-elle en marchant vers son dortoir d'un pas pressé tout en marmonnant des injures.»

George tapa doucement sur l'épaule de Fred avant de venir murmurer un plus jamais dans son oreille.


#J-7 for Dean T. & Seamus F.


C'est à La tête de sanglier devant un bon Whisky Pur Feu et une tisane à l'ortie pour l'un que Seamus et Dean se retrouvèrent pour pleurer de leur journée d'esclavagisme. Achevés d'avoir dû jouer les chefs cuisto' pour ces abrutis de Crabbe et Goyle.

«- J'ai mal à la tête à cause de la chaleur du four, se plaignit Dean.

- Je veux plus lui enfourner des petits fours dans la bouche, pleura Seamus après avoir bu dans son verre.

- Je vais tuer ce con de Ron, rajouta le premier.

- Et je vais t'aider, continua de pleurer l'autre. »


#J-7 for Hermione G.


La bibliothèque était bien plus silencieuse que d'habitude. Car dans les alentours de 17h il n'y avait plus personne.

Hermione marchait accompagnée d'un Nott taciturne qui s'arrêta brusquement.

«- Granger, je n'ai que faire de ce jeu. Tu feras ce que bon te sembleras. Mais comme je ne peux faire autrement, nous seront obligés de rester ensemble. Ne crois pas que cela ne m'est pas pénible, déclara le joli blond mystérieux de serpentard. Mais il me semble que nous avons un point commun toi et moi. Et c'est bien pour ça que je t'ai choisi. Il n'y a pas un moment où je suis dans cet endroit sans que tu y sois.

- Non. Le serment en a été ainsi. Je me dois de te... De te servir, souffla-t-elle.»

Nott réfléchit un court instant puis d'une voix toujours aussi calme proclama :

«- Dans ce cas, je t'ordonne de ne pas me servir mais de rester simplement et sans prétention à mes côtés pour une petite semaine. Et je te demanderai de ne pas m'adresser la parole tout comme je ne te l'adresserai plus. Je n'ai que faire de toi, que faire de ce serment de merde. Tu m'entends? »

Hermione lui lança un regard noir.

«- Bien. Je te donne rendez-vous à près le petit déjeuner demain. On s'attendra en bas du premier étage.»

Elle acquiesça un petit sourire forcé avant de tourner les talons à ce garçon. Son air hautain - jesaistoutmieuxquetoutlemonde - l'insupportait.

Ce qui est drôlement étrange car Nott pensait la même chose d'elle.


#J-7 for Olivier D.


Il était évident que Marcus Flint se serait empressé de faire de Dubois son serviteur. Et c'est au grand désarroi d'Olivier qu'il s'est retrouvé agenouillé devant sa némésis en train d'aiguiser le dernier nimbus de ce dernier.

Qu'est-ce qu'il ne ferait pas pour sa maison, se disait Dubois en grimaçant.

Il songeait à leur prochaine rencontre sur le stade de Quiditch et à ce qu'il lui ferait bouffer comme souaffle et à cette pensée, un petit sourire s'affichait sur son visage blâme.

«- Pourquoi souris-tu nabot ? Lui demanda Flint en lui donnant une légère frappe sur le haut de son crâne.

- N'est-ce pas le seul droit qu'il me reste Flint ? S'empressa le brun en levant son regard vers son interlocuteur.

- Il ne te reste aucun droit. Si je t'ordonne de sourire, tu souris. Mais il ne me semble pas te l'avoir exigé. Par conséquent, tu dormiras ce soir sur le marbre argenté et froid de notre salle commune. Et ce, nu comme un vers.»

La main d'Olivier se crispa, il prit une longue et forte respiration afin de garder son calme.

Flint le contemplait d'un regard hautain. Il riait fortement.


#J-7 for Neville L et Ginny W.


«- Le rose, indiqua la brunette de serpentard, et tu ne débordes pas et tu l'appliques de façon lisse et régulière sinon :le joli Mimbulus Mimbletonia en prendra un coup.»

Neville trempa alors le petit pinceau dans le pot rose et regarda en déglutissant cette plante si rare qui lui avait été offerte par son oncle Algie. Il avança en tremblotant son pinceau vers le pouce de Parkinson et tenta tant bien que mal d'appliquer cela sur l'ongle de celle-ci.

«- Weasley, sirop.»

La petite rouquine qui était assise au pied du divan de Pansy saisit la coupe délicatement posée sur une table prestigieusement dressée par ses propres soins et la dirigea vers les lèvres de sa maîtresse qui attrapa la paille entre ses lèvres et se mit tranquillement à siroter.

Les dix doigts firent posés. Et Neville pensant avoir fini son service, se leva rapidement et commença à ranger le matériel.

«- Que crois-tu faire larbin ? Lui adressa-t-elle en agitant ses pieds.»

Le brun s'immobilisa un instant en soufflant d'agacement. Et se remit à sa séance de manucure.

Ginny regardait Neville d'un air compatissant - même si sa situation n'était pas meilleure, se la jouant esclave de l'antiquité romaine, communément connu chez les moldus, de madame -.

Une petite heure passa, lentement pour les uns et trop rapidement pour une autre.

«- Tu as fait du bon travail Londubat. Je n'aurai pas eu à toucher à ton cactus répugnant. A présent porte-moi jusqu'à la grande salle. Je commence à avoir faim. Et Weasley, tu prendras mes affaires.»

Neville attrapa dans ses bras la jolie brune - qu'il trouvait quand bien même répugnante - et s'exécuta. Plus vite, lui ordonnait Madame de temps à autres.

Le brun suivait les exigences de Parkinson au doigt et à l'oeil. Ginny n'en revient pas de voir Neville si docile.

Elle se trompait de le croire ainsi.

Neville préparait quelque chose. Quelque chose de bien garder.


La suite prochainement...