Note d'auteur : Les chapitres tardent, je sais, mais d'une part je ne voulais pas vous laisser sans rien et faire un break trop long et d'autre part j'avais besoin de ce break. Du coup, côté écriture, je trainouille à mort. Je commence tout juste le chapitre trois et encore, je m'oblige sinon vous n'auriez encore rien à l'heure actuelle. Donc voilà, cette histoire prendra le temps qu'il faudra. Par avance, ne m'en veuillez pas ! Bonne lecture !
Toute la journée durant, Harry avait fermé les yeux, couché à même le sol alors que son corps tremblait. Forcément, il faisait froid dans son placard, il n'y avait pas de chauffage contrairement aux autres pièces et ses vêtements avaient séchés sur lui, Pétunia lui refusant un instant pour se changer sous prétexte qu'il ferait encore de bêtises et qu'il perdrait du temps pour préparer le repas.
- A croire que tu veux tout gâcher ! avait-elle rouspéter. Tous les mêmes ! Tous des bons à rien !
Son estomac gronda. Évidemment, sa tante ne l'avait même pas laissé manger alors qu'elle-même devait se régaler en ce moment même devant un fabuleux dessert. Il aurait bien voulu y goûter mais Pétunia le lui avait dit : "Les montres n'avaient droit à rien". Il devait plutôt les remercier de l'avoir éduqué plutôt que de réclamer. Alors Harry remerciait sa famille pour lui avoir appris les règles de la société et, petit à petit, sans même s'en rendre compte, il s'était lui-même conditionné pour être un parfait esclave pour avoir juste un peu de reconnaissance. Mais il n'y avait pas droit. Les monstres n'avaient droit à rien, pas même à un peu d'amour. Les montres étaient ce qu'ils étaient, des monstres. Des bons à rien qui voulaient les honnêtes gens. Harry avait pourtant tenté de lui dire qu'il n'était pas un voleur mais il avait reçu une si cuisante correction qu'il était resté au sol plusieurs heures dans le placard où Vernon l'avait expédié avant de pouvoir se relever.
- Monstre ! Lève toi ! Tu dois préparer le petit déjeuner avant que Vernon n'aille travailler ! Dépêche toi !
- Oui Tante Pétunia.
Inutile de demander s'il pouvait manger quelque chose. Il ne devait pas poser de questions et accepter tout ce qu'on lui donnait. Si la femme avait décidé de l'oublier pour la journée, il était hors de question qu'il réclame. Un esclave n'avait aucune demande à faire. Il devait obéir, tout simplement. Alors il s'était levé, grimaçant contre sa mauvaise nuit peuplée de cauchemar, mit ses lunettes tordues et gagna la cuisine sous la pression de la femme aigrie. Un petit déjeuner normal n'aurait pas pris plus de dix minutes mais son oncle était exigent et il avait appris qu'il fallait plus que tout qu'il soit satisfait, lui et son fils. Pétunia lui passait volontiers ses caprices mais ce n'était pas le cas des deux hommes qui le battaient dès qu'ils en avaient l'occasion. Alors il faisait de son mieux. Tous les jours. Priant encore en un dieu dont il doutait de plus en plus de l'existence.
Calmement, il prit les œufs et entama la préparation d'une omelette de six œufs alors que le bacon grésillait tranquillement sur la poêle adjacente. Faire la cuisine était un défi pour lui qui n'avait que huit ans mais il retenait et apprenait très vite ses leçons avec la maitresse de maison.
- Sale monstre ! Que vois-je? Tu as paressé alors que tu devais préparer le petit déjeuner? Tu ne mérites même pas notre clémence ! Que vas-tu faire si je suis en retard au travail? C'est avec mon argent que tu es nourri ! Puisque tu penses que tu peux te passer de nourriture, Tunia, tu lui donneras ses corvées puis tu l'enfermeras dans le placard. Il n'aura rien aujourd'hui.
Harry releva la tête. Il avait vraiment faim, il avait fait de son mieux ! Il devait juste finir de mettre le bacon bien gras dans l'assiette quand son oncle était arrivé. Mais ça n'avait pas été suffisant. Alors Pétunia avait obéi et il s'était retrouvé à nouveau enfermé à double tour.
Depuis combien de temps n'avait-il rien avalé? Depuis que Dudley était retourné à l'école. Ça lui semblait lointain, mais ça ne faisait que sept jours. Il n'avait même pas eu sa ration de la semaine. Combien de temps encore son oncle continuerait-il de l'affamer?
- Prépare le déjeuner de Dudley. Dépêche toi ! dit la femme d'une voix agacée en quittant la pièce pour suivre son mari et le saluer avant son départ. Pouvait-il? Oserait-il? Il jeta un œil à droite et à gauche. Personne. Il prit un morceau de jambon. Personne ne s'en apercevrait et puis, il avait si faim !
- Maman ! Le monstre a volé du jambon !
Harry se retourna vivement. Dudley l'avait vu. Peut-être pouvait-il nier? Le regard noir de sa tante l'en empêcha et elle l'obligea à tout recracher devant Vernon et son fils.
- Tu n'es qu'un monstre ! Sale voleur ! Tu ne mérites même pas de vivre sous notre toit ! Je dois aller travailler mais ce soir, je te règlerai ton compte. Définitivement. Pétunia, enferme le pour la journée, je règlerai ça à mon retour.
Le garçon déglutit. Vomir lui avait fait mal mais pire que tout, il appréhendait la punition. Pourquoi avait-il mangé? Il savait pourtant qu'il ne pouvait pas ! Il le savait ! Il risquait sa vie en faisant ça ! Vernon ne serait pas clément avec lui, même s'il suppliait parce qu'il avait faim. Personne n'était clément avec lui car après tout, devait on être clément envers un esclave monstrueux comme lui?
Il avait passé la journée dans l'angoisse à attendre sa punition. Vernon se contenterait-il de sa canne? Il l'espérait. Oui il finirait au sol, sans doute incapable de bouger plusieurs heures mais il ne voulait pas avoir pire. Il pensait supplier mais Vernon était spécialement vicieux. Plus le garçon suppliait et plus son oncle le battait fort, redoublement d'imagination afin de créer le plus de douleur possible. Harry s'était imaginé mille et un scénarii puis la porte s'était ouverte. Déjà? Non, c'était un accident, encore. Il ne pouvait pas déjà être l'heure. Mais l'horrible homme se montra. Il avait envoyé Dudley et Pétunia acheter un jouet pour récompenser son fils d'avoir pris le monstre sur le fait puis au cinéma pour s'occuper personnellement du monstre.
- Tu vas voir ce qu'il en coûte de voler les honnêtes gens !
Et l'homme s'était défoulé sur lui. Une gifle d'abord. Harry s'était excusé puis avait remercié son bourreau pour son éducation. Comme il devait le faire à chaque fois. Mais l'homme n'était pas satisfait. Il le prit par le col et cogna sa tête contre le mur, l'assommant presque. Harry remercia, une nouvelle fois pour l'apprentissage, espérant que ça se termine rapidement. Mais Vernon n'en resta pas là. Les coups de poings se multiplièrent, de même que les coups de pieds. Puis, épuisé, il y était allé à la canne, arrachant les vêtements du garçon pour faire plus de dégâts. Ainsi presque nu devant lui, Harry reposait en sang. Mais ce n'était toujours pas suffisant. Il gémit de douleur. Vernon redoubla son sourire alors qu'il lui cassait l'épaule délicatement. Toujours plus de douleur. C'en fut trop pour le garçon. Alors qu'il murmurait un dernier remerciement, il perdit connaissance, inconscient de ce qui lui arriverait par la suite. Peut-être s'en moquait-il. Peut-être pourrait-il mourir et rejoindre ses parents et leur dire qu'ils lui avaient beaucoup manqué même s'il ne les avait pas connus.
Vernon continua à crier en le battant, détruisant ses os, un à un puis il recouvrit le corps d'une couverture et, prenant soin de toucher le moins possible le monstre, il le jeta dans une boite en carton puis le mit dans le coffre. Il allait s'en débarrasser. Définitivement. Et personne ne saurait. Fébrilement, il démarra la voiture et s'éloigna de la maison. Une vingtaine de kilomètres seraient assez. Il trouva une petite rue en retrait et déposa le carton à l'abri des retards puis s'en détourna sans le moindre remord. Il était enfin débarrassé du fléau qu'était ce sorcier de malheur.
Heureux comme tout, il regagna sa voiture, inconscient de la lumière qui s'échappait du carton et gagna le cinéma où il rejoignit Dudley et sa femme juste à temps pour la séance.
Note d'auteur : Et voilà, c'est déjà la fin du chapitre. J'ignore s'il vous plaira… Je l'espère quand même ! J'ai beaucoup de difficultés à écrire en ce moment donc j'ignore si le rythme de publication sera long ou non. A l'heure où j'écris (24 septembre), il n'y a aucun chapitre d'écrit après celui-ci mais je ferai de mon mieux. A vos claviers pour des reviews s'il vous plait ! J'aimerais beaucoup améliorer mon style qui, je trouve, manque de fluidité ! J'aimerais vos avis là-dessus !
