Voila le chapitre deux :) Pour ceux qui on posé la question, cette fanfiction sera écrite en 5 chapitres, et peut-être que je ferai un petit spin-off :)
Bonne lecture :)
Et encore merci à Alice, bêta lectrice de qualité (y)
J'ouvrai les yeux avec paresse. Je ne jetai même pas un œil au réveil, je voulais faire une bonne grasse matinée pour inaugurer le début des vacances. J'avais veillé assez tard, je m'étais d'ailleurs endormi quand le soleil commençait à pointer le bout de son nez.
Ron m'avait cassé les oreilles pendant une éternité avec sa petite escapade nocturne en compagnie d'Hermione. Il lui avait enfin avoué ses sentiments et ils s'étaient bécotés, juste avant d'être à deux doigts de se faire choper par le professeur McGonagall. Je ne lui avais pas raconté le petit épisode où Drago m'avait rendu fou de désir, et je ne comptais toujours pas lui raconter de toute manière.
Je n'arrivai toujours pas à savoir comment il avait réussi à me mettre dans cet état-là. J'avais peut-être trop bu, ou alors j'étais trop fatigué, je ne sais pas. Mais ce qui est arrivé ne se reproduira plus. Je hais Malefoy, je ne pouvais pas ressentir une once d'amour ou de désir pour lui, c'était impossible.
Je me redressai doucement et aperçu Ron encore dans son lit en train de dormir. Je décidai de ne pas le réveiller. J'enfilai quelques affaires trouvées dans ma malle, fit un rapide brin de toilette et descendis vers la Grande salle en espérant ne pas avoir raté le petit-déjeuner. Je poussai le portrait de la grosse Dame et m'enfonçai dans un couloir. Hermione devait déjà être descendue, elle se levait toujours tôt. Je mis mes mains dans les poches de mon pantalon et marchai paresseusement vers les escaliers. Je ne pouvais m'empêcher de penser à Drago. Et, bizarrement, je ne ressentais pas de haine pour lui, comme à chaque fois que son visage jaillissait de mon esprit, mais plutôt de la curiosité. Je voulais savoir comment il s'y était pris.
Je descendis dans la Grande salle et fus heureux de constater que le petit déjeuner était encore là. Hermione était gentiment assise sur un banc, mangeant un toast en lisant un livre. Je m'assis à côté d'elle en la saluant. Un grand sourire était dessiné sur ses lèvres.
- Tu vas t'entraîner au Quidditch aujourd'hui ?
J'avalai une assiette d'œufs au lard et but un jus d'orange. J'acquiesçai rapidement en regardant Hermione. Je devais absolument m'améliorer. À la rentrée mon équipe allait affronter les Serpentard, et ils sont presque aussi bons que nous, je me devais de garder un bon niveau. J'irai réveiller Ron avant l'entraînement. La Grande salle était d'un calme plat. Hermione ne parlait pas, plongée dans son livre et moi je guettai la venue de Drago. Il m'obsédait. Je n'arrivais pas à le faire sortir de mon esprit. Des flashbacks d'hier soir tournaient en boucle dans mon cerveau, toutes ces images m'intoxiquaient. Je m'énervai seul, me hurlant mentalement d'arrêter d'être stupide et de penser à autre chose qu'à ce sale Malefoy.
- Salut …
Je me retournai dans un sursaut. Ron était arrivé timidement et s'assit à côté d'Hermione. Ils s'adressaient chacun un petit sourire réservé avant de feindre l'ignorance. Ils me faisaient rire. Je les regardais d'un air un peu moqueur, essayant de deviner qui se jettera au cou de l'autre en premier.
Dix heures sonnèrent. J'étais dans les vestiaires, enfilant plusieurs protections aux bras et aux genoux. Mon balai était posé dans un coin de la pièce. J'avais de la chance, aujourd'hui il faisait beau, aucun nuage n'était visible dans le ciel. Il y avait un peu de vent, mais c'était largement gérable. J'attrapai mon balai, le mis sur mon épaule et me dirigeai vers le stade de Quidditch. Ron était déjà devant les buts, volant sur son balai. Un élève de Serdaigle essayer de faire passer le souafle dans les anneaux que protégeait Ron, sans succès. Ron s'était vraiment amélioré avec le temps. Je dois avouer qu'à ses débuts en temps de gardien, il n'était pas fameux. Il était capable d'endosser ce rôle mais beaucoup d'entraînement lui avait été nécessaire pour arriver à faire de lui un bon joueur. Mais c'était maintenant un gardien remarquable.
Je marchai sur le gazon verdoyant du stade et admirai les tribunes vides, à l'exception de quelques élèves venus assister à l'entraînement. Hermione faisait partie de ceux-là. Elle feintait de lire un épais livre mais je voyais nettement son regard dirigé vers Ron. Elle souriait à chaque fois que Ron empêchait l'élève de Serdaigle de marquer un but. Je grimpai sur mon Eclair de feu et m'élevai de quelques centimètres du sol. J'arrivai déjà à voir le vif d'Or voler à quelques mètres de moi. Il zigzaguait entre les tribunes à une vitesse hallucinante.
- Bien le bonjour, Potter.
Je me raidis. C'était sa voix. Ne me dites pas que …
- Eh oui, moi aussi je viens m'entraîner. On a bien un match à disputer à la rentrée, non ?
Je réussis à me retourner. Drago était en tenue de Quidditch, tenant son magnifique balai, un Nimbus 2001. Ses cheveux étaient peignés en arrière et sa peau était d'une blancheur presque aveuglante. Ses yeux gris, eux aussi d'une clarté sans nom, m'ensorcelaient.
Il grimpait sur son balai et s'éleva à son tour et avança de quelques centimètres. Il se plaça juste à côté de moi. Un nouveau sentiment grandit en moi, un mélange de colère et d'avidité. Je voulais riposter, lui envoyer une réponse cinglante pour lui faire fermer sa grande gueule, mais aucun mot n'arriva à sortir de ma bouche. Il m'envoûtait, littéralement. Il pivota sur son balai pour se mettre face à moi. Un sourire naissait sur son visage, un sourire moqueur, provocateur.
- Tu sais, pour le pari, tu peux toujours abandonner.
Je me tournai vers lui, presque outré qu'il y fasse allusion avec autant de facilité. Il me fixait de son regard aguicheur, se mordant la lèvre inférieure. Je détestais qu'il fasse ça, c'était tellement ... séduisant. Je retrouvai soudainement la parole.
- Jamais. Tu n'arriveras à rien avec moi.
Il ricana.
- Je suis beaucoup trop doué Potter, tu finiras bien par t'en rendre compte !
- Peut-être que tu arrives à faire tourner quelques têtes, mais pas la mienne.
Il retournait la tête vers les tribunes, comme s'il cherchait une réplique à me balancer dans les dents. Il soupira en mettant ses mains sur ses hanches.
- Belle journée pour voler après un vif d'Or. Ce serait vraiment dommage que je l'attrape avant toi.
Sur ces mots, il s'envola à une vitesse folle en direction des tribunes, là où j'avais repéré le vif d'Or il y a quelques minutes. Je ne perdis pas de temps et m'élançai à mon tour vers lui. Je pouvais entendre son rire, il se moquait de moi. Avait-il oublié le nombre de fois où j'ai réussi à attraper le vif d'Or ? Ou encore le moment où je le lui avais chipé alors qu'il volait juste à côté de son oreille ?
Oui, Drago Malefoy était un garçon plein de charme, certes, mais j'étais bel et bien le meilleur quand je volai sur un balai. Et j'allais lui faire mordre la poussière.
Je me penchai sur le manche de mon balai que je tenais fermentant, prenant ainsi beaucoup plus de vitesse. Je dépassai Drago avec quelques difficultés, ce dernier ayant un balai lui aussi très rapide. Je passais devant lui avec un sourire aux lèvres. Je jetai un regard furtif vers Drago, il avait perdu son assurance. Je repérai une nouvelle fois le Vif, il volait au sommet des tribunes, décrivant des courbes complexes. Je pris alors de l'altitude et fonçai sur le petit objet doré aux ailes d'argent. Je pouvais entendre le sifflement produit par ses ailes, il était tout prêt. Je tendis une main vers lui pour le capturer entre mes doigts mais il se mit à faire une descente vertigineuse, plongeant en ligne droite. Je l'imitai, jetant un œil vers Drago. Cette fouine ne m'avait pas suivi, il était resté plus bas, ce qui lui redonnait l'avantage. Il était maintenant plus près du Vif que moi. Je fonçai une nouvelle fois sur la petite balle qui recommençait à faire d'incalculables courbes tout en reprenant de l'altitude. Drago partit le premier à sa poursuite et me devança de quelques mètres. Je fis une accélération qui faillit me décoller du balai et me faire tomber. Je fis un sprint jusqu'à me trouver au coude à coude avec Drago. Le vif d'Or était à notre portée, celui qui tendait la main n'aurait qu'à l'attraper. Je dressai mon bras droit devant moi, touchant presque les ailes de la balle, quand j'entendis Drago prononcer quelques mots :
- Tu es beaucoup trop sexy, Potter.
Je tournai mon visage vers lui, le dévisageant. Je dus faire une mimique comique, car il éclata d'un rire perçant. Sans m'en rendre compte, je perdis de la vitesse et Drago me dépassa en un rien de temps. Il attrapa le vif d'Or et le brandit au-dessus de lui. Les quelques élèves qui étaient présents dans les tribunes l'applaudirent, excepté Hermione qui n'avait vraisemblablement rien suivit de l'action, bien trop obnubilée par Ron.
Je bouillonnai intérieurement. Il m'avait battu. Il avait attrapé le vif d'Or devant mes yeux.
J'étais dans une rage sans nom. Je descendis au sol et remis mon balai sur mon épaule pour me diriger vers les vestiaires d'un pas furieux. Je jetai presque mon balai dans un coin de la pièce et arrachais une à une les protections que je m'étais mise avec soin.
Il avait triché. Il savait très bien que me parler me déstabiliserait et il l'a utilisé à son avantage. Sans ces paroles, j'aurais gagné, j'aurais attrapé cette fichue balle et je lui aurai cloué le bec. Ce mec était vraiment de la pire espèce, un sale manipulateur arrogant et gonflant qui ne pensait qu'à prouver qu'il était le meilleur. Je le haïssais.
- Alors, pas trop déçu ? siffla une voix glaciale derrière moi.
- Ferma la Malefoy, vraiment, ferma la.
- Oooh, tu ne vas pas me faire la tête j'espère .
Je me retournai vers lui et le fusillai du regard. Un sourire triomphant était accroché à ses lèvres, c'était répugnant. Je m'élançai vers lui avec rage et me postai devant lui.
- Ne te crois pas meilleur que moi. Tu n'es qu'un sale tricheur.
- Un tricheur ? Tu plaisantes ?
- Pourquoi tu m'as parlé pendant qu'on volait ?!
Sa langue passait sur ses lèvres avec rapidité. Je les regardai se mouver l'une contre l'autre pendant qu'il reprenait la parole.
- Ah, tu parles de ce que je t'ai dit ...
Il s'approcha encore de moi, son visage était beaucoup trop près du mien pour que je me sente serein. Ça recommençait. Il allait m'avoir, encore.
- Je n'ai fait que dire la vérité, Potter, susurrait-il presque contre mes lèvres.
La manière dont il prononçait mon nom était tellement embarrassante, je devenais à sa merci.
Comme la veille, il me poussa délicatement contre un mur de la pièce, et je ne pus rechigner, je n'y arrivai pas. J'étais incapable de résister, il m'avait envoûté.
Ma respiration se faisait de plus en plus haletante et les battements de mon cœur devenaient beaucoup trop rapides. Drago me plaqua doucement contre le mur et attrapa mes hanches avec fermeté. Il plongeait son visage dans mon cou et recommençait à me dévorer. Une douce odeur d'eau de Cologne émanait de lui et ça me fit tourner la tête. Il appuyait son bassin contre le mien, me rendant fou. Son parfum et ses légers coups de reins allaient me rendre dingue. Je ne pus retenir plus longtemps un gémissement presque inaudible, ce qui fit sourire Drago. Il caressait ma peau du bout de ses lèvres jusqu'à remonter au niveau de mon oreille.
- Tu n'auras pas une minute de répit.
Je manquai cruellement d'air et j'avais beaucoup trop chaud. Drago chuchotait ces mots au creux de mon oreille avec une sensualité que je ne lui connaissais pas.
- Tant que je serai dans les parages, il ne se passera pas une seconde sans que tu ne me désires.
Son souffle s'écrasait contre ma peau et ses mains commençaient à se balader sur mon torse. Une d'elles finit par passer en dessous de mes vêtements pour venir me caresser le buste. Je cachai du mieux que je le pouvais mon excitation.
- Tout ce que j'ai pu te faire jusque-là n'était qu'un avant-goût de ce qui t'attend.
Il mordit mon lobe et je ne pus me retenir de laisser s'échapper un gémissement de ma bouche. Il passait un genou entre mes jambes, m'obligeant à les écarter davantage. Une de ses mains vint caresser ma cuisse, me provoquant une vague de frissons. J'étais à deux doigts de craquer et de balancer Drago sur le sol pour lui faire l'amour. Je ne devais pas perdre, je ne devais pas perdre ...
- Je vais te donner la fièvre tellement tu me désireras, Potter.
Il me donna un ultime coup de rein, plus prononcé que les autres. Un râle sortit de ma bouche, je fermai les yeux. C'était beaucoup trop bon, mais je voulais plus. Drago me fixait, admirant avec envie l'état dans lequel il m'avait mis. Je sentais mon intimité grandir, j'espérai de tout cœur que Drago ne s'en rende pas compte. Il inclina le visage et entrouvrit ses lèvres. Il s'avançait vers les miennes et se stoppa à un minuscule petit millimètre de ma bouche.
Puis il se volatilisa, comme la première fois. Il partit du vestiaire, souriant, fier.
J'étais encore une fois tout retourné. Drago m'avait encore eu, et cette fois-ci je ne pouvais pas rejeter la faute sur l'alcool. Mais j'étais profondément convaincu qu'il y avait un truc, que si Drago arrivait à me rendre aussi frêle, c'est qu'il avait utilisé un sortilège, un charme, une potion, ou n'importe quoi d'autre. C'était tout bonnement impossible autrement. Je ne pouvais pas être attiré par lui, simplement grâce à son charme. C'était un manipulateur, un tricheur. Mais, par Merlin, qu'est-ce-qu'il pouvait être sexy ...
Je m'assis sur un banc et pris ma tête entre mes mains. Comment faisait-il ?! Un philtre d'amour ? Drago était très fort en cours de Potions, il aurait très bien été capable d'en fabriquer. Mais comment est-ce-qu'il me l'aurait administré ? Je n'ai mangé que les plats présents dans la Grande salle, me servant dans les grands plateaux d'argent qui m'était présentés, il ne pouvait pas avoir recouvert tous les mets de potion, sinon je n'aurais pas été le seul éperdument attiré par lui. Ou alors un sortilège de séduction ? Mais il n'avait jamais utilisé sa baguette magique devant moi, ses mains étaient toujours beaucoup trop occupées à me couvrir de caresses ... Je ne voyais pas d'autre moyen.
Et si ... et s'il était juste beaucoup trop attirant ? Aaah, toutes ces questions me torturaient ...
Je partis rejoindre Hermione le temps que Ron finisse son entraînement pour ensuite rentrer au château avec mes deux amis pour l'heure du déjeuner. Tous les élèves étaient attablés devant leurs assiettes débordantes de nourriture. Mais je n'avais pas très faim. Je m'assis tout de même avec mes amis. Je jouai avec la purée qui était dans mon assiette, y dessinant des formes aléatoires. Il ne sortait plus de mon esprit, c'était insupportable. Il me rendait malade.
- Tu es sûr que ça va ? me demanda Ron, visiblement inquiet de mon état.
J'acquiesçai rapidement, ce qui n'avait pas l'air de convaincre Ron. Je me forçai à avaler un peu de nourriture pour le persuader que je me portai bien.
Je ne pouvais m'empêcher de fixer le bout de la table, où étaient assis quelque Serpentard. Drago n'était pas là, il allait rater le déjeuner. "Tant mieux, pensais-je. Ça me laisse un peu de répit …"
Mais j'avais parlé trop vite. Il arrivait, le pas désinvolte, un sourire attendrissant accroché aux lèvres. Il venait sûrement de prendre une douche. Ses cheveux, encore mouillés, dégoulinaient légèrement sur ses épaules. Il portait une légère chemise blanche, à croire qu'il n'avait que ça dans sa garde-robe. Il remarqua immédiatement ma présence, alors je feignis l'ignorance. Je faisais mine d'écouter Hermione racontant à Ron qu'elle l'avait trouvé incroyable sur le terrain de Quidditch. Drago partit s'asseoir avec ses camarades et se servit, remplissant son assiette de petits pois et d'une tranche de rôti. Je remarquai que, pour une des rares fois, ses cheveux n'étaient pas plaqués en arrière, ils étaient un peu en bataille et quelques mèches lui tombaient sur le front. Ça lui donnait un petit air négligé absolument craquant. Moi qui faisais tout pour éviter son regard, je me retrouvai maintenant à lorgner sur la petite ouverture de sa chemise. Il n'avait pas boutonné les deux derniers boutons, ce qui me laissait apercevoir une minuscule partit de son torse, alors je me mis à imaginer le reste. Je voyais très bien un torse fin et fuselé avec quelque grain de beauté qui ornerait sa peau d'une lactescence savoureuse. J'avais déjà deviné qu'il était musclé, alors j'imaginai qu'il aurait aussi des abdominaux dessinés, ainsi qu'une taille très fine, tout en courbe et en arrondis. Si je ne me retenais pas, je bavai presque devant lui.
Quand il remarquait que je me rinçai l'œil, il me regarda à son tour et me fit un petit clin d'œil que moi seul put voir. Je me dressai immédiatement sur le banc et fixais mon assiette, avalant encore un peu de purée de pommes de terre.
Le reste de la journée, je restai dans la salle commune avec Hermione et Ron à avancer nos devoirs pour la rentrée. Avant les vacances, les professeurs nous donnaient toujours une montagne de devoirs, de sorte à ce qu'on devait travailler presque tous les soirs pour arriver à tous les terminer pour la rentrée. Après avoir dîné dans la Grande salle, où je ne pouvais m'empêcher de regarder le corps de Drago, et une rapide douche, je partis me coucher, seul. Ron et Hermione étaient resté dans la salle commune. J'étais emmitouflé dans les draps, les bras croisés derrière la tête.
Je pensais à lui. Je repensai à la première fois qu'il avait fondu sur moi pour m'accabler de baisers dans le cou. Il avait posé les conditions, les règles du jeu, avant de commencer la partie. Il était le chat, et moi la souris. Je soupirai, le cœur barbouillé, éclaboussé par trop de sentiments à la fois. Je fermai doucement les yeux ... Dans mon lit, je pouvais penser à lui autant que je le voulais. Mon esprit était mon refuge où je pouvais bricoler n'importe quoi. Et ce n'importe quoi, c'était Drago Malefoy.
Je l'imaginai venant dans mon dortoir alors que j'y étais seul, grimpant sur mon lit, m'embrassant le cou, le buste, le torse. Il enlèverait cette maudite chemise blanche, que rêvait maintenant de lui arracher, avec une lenteur qui me torturait. Il déboutonnait une à une les attaches de son vêtement, jusqu'à me laisser entrevoir sa peau laiteuse, si appétissante. Il laissait le tissu glisser sur ses bras jusqu'à ce qu'il le soit complètement retiré. Son torse était comme je l'imaginai, fin, fuselé, musclé. Ses hanches étaient dessinées à la perfection. Je les attrapai des deux mains pour me redresser et m'asseoir, le visage au niveau de celui de Drago. Un sourire s'accrocha à ses lèvres, ce sourire que je haïssais temps, maintenant je le désirai. J'attrapai ses lèvres des miennes pour lui voler un baiser, avant de me rallonger, emportant Drago dans ma chute pour qu'il se colle à moi. Son corps fondait sur le mien, épousant parfaitement chacune de mes formes. Il passait ses mains dans mes cheveux, les agrippant. Je repris ses lèvres pour les dévorer avec avidités.
Puis je m'endormis.
À mon grand regret, je ne rêvai pas de la suite. Je dormis d'un sommeil de plomb, ponctué par quelques bribes de rêves que j'allais immédiatement oublier à mon réveil.
À demain, Drago Malefoy.
