Chapitre II
/!\ Présence de Lime dans ce chapitre.
J'entendis la sonnette, ce qui me fit sortir de mon doux rêve, je me levai. Je rebroussai chemin arrière pour m'observer quelques minutes au miroir, d'habitude je prenais le temps de bien me préparer, de me laver et de m'apprêter mais ce soir je m'étais endormi... Quel bon à rien étais-je.
J'ajustai mes vêtements froissés, et étant donné que je savais très bien que Neji n'était pas du tout patient je me dépêchai d'aller lui ouvrir. J'allais enfin pouvoir revoir son visage angélique. Même s'il était dans mon lycée, nous avions beaucoup de mal à nous voir, il était en terminale alors que moi je n'étais qu'en seconde. Nos cours étaient complètement différents, de plus nous étions dans des filières différentes, j'avais décidé de poursuivre dans le « L » vu mes capacités scientifiques alors que lui, contrairement à moi, était doué dans les sciences, que ce soit les mathématiques ou la biologie. Et puis il venait d'une famille extrêmement riche, il se devait d'être doué et de faire le « meilleur bac ». Oui car, comme l'on m'avait expliqué, sa famille n'était pas d'accord pour qu'il choisisse une autre filière que celle-ci, il était contraint d'obéir, surtout face à son oncle qui était très méprisant d'après les dires de certains élèves. Cependant nous nous croisions quelques fois au self, mais l'on ne se parlait pas vraiment, nous vivions dans des milieux et avec des gens différents. Il y avait aussi le cours de sport qui nous permettait de nous voir, mais généralement il m'ignorait.
Une fois que j'eu finis de descendre les escaliers, j'atterris au rez-de-chaussée, et j'ouvris la porte sans hâte. Il était là, un jean troué avec un tee-shirt noir, même s'il était banal pour beaucoup dans sa manière de s'habiller, pour moi il était le plus beau des hommes, il avait tellement de charisme et d'assurance que l'on se sentait forcément faible face à lui. Ses longs cheveux bruns foncés étaient lâchés, ils bougeaient en fonction du vent. Je n'avais qu'une envie y mettre mes mains et respirer l'odeur de son shampoing.
Je relevais la tête pour lui faire face, il n'avait aucune expression sur le visage, comme à son habitude il restait impassible quelque soit la situation. Je le laissai entrer puis refermai la porte, je soufflai une dernière fois pour me donner du courage, car oui même si je l'aimais plus que n'importe qui, j'étais mal à l'aise quand il était là. J'avais peur de faire quelque chose qu'il ne fallait pas, ou encore de dire un truc de travers, je ne savais jamais comment me comporter avec lui alors j'attendais que qu'il prenne la parole, comme toujours. Malheureusement pour moi, il ne le fit pas aujourd'hui.
- Bonjour. Dis-je avec le cœur battant.
- Ouais, salut.
- Tu... tu veux boire, manger q-quelque chose peut-être ?
Je le vis soupirer d'un air blasé, je me mordis la lèvre inférieure. Il s'approcha de moi, positionnant sa bouche juste à côté de mon oreille et articula :
- Tu compte me faire attendre encore longtemps ?
Après ça il s'écarta et s'assit sur le canapé central de la pièce, étonné je pris le temps de réfléchir aux sens de ses paroles et me décidai d'agir. Je fermai les volets de toutes les pièces et me pressai de me déshabiller devant lui, son regard me persécutait, il me dévisageait de toute part, je me sentais rougir. Une fois mon tee-shirt enlevé je descendis mon pantalon et restait debout à attendre qu'il vienne. Ce qu'il ne fit pas encore une fois.
D'habitude c'était lui qui me déshabillait brutalement, et qui contrôlait la situation, là maintenant j'avais la vilaine impression que je devrai trouver seul les choses à faire. Je n'aimais pas qu'il me laisse aussi perplexe, il avait l'air de s'amuser de ma gêne puisque un sourire ornait son visage si doux.
Pour ne pas le faire languir plus longtemps, je m'assis sur ses genoux, mais il me repoussa et me dit d'enlever ce que pudeur oblige, je m'exécutai sans rechigner. J'étais complètement soumis à ses ordres.
Lorsque mon dernier vêtement tomba au sol, je me remis en position, sur lui et attendis...
Il me poussa de nouveau, enleva son pantalon et baissa son boxer noir. Il s'avança vers moi et d'un geste me fit comprendre ce que je devais faire. Je déglutis alors, même s'il avait toujours été dominant et brutal, d'habitude il agissait en ayant un minimum d'attention envers moi, là on aurait dit qu'il voulait juste me mettre à l'œuvre. Je pris son sexe en bouche et fis des va-et-vient, parfois rapides, et d'autres plus lents. Je savais que c'était une chose qu'il aimait particulièrement puisque je le lui faisais assez souvent. Il me faisait mal, il me tirait les cheveux et m'indiquait les bons gestes à exécuter, j'avais même parfois envie de vomir tellement il l'enfonçait trop loin mais ça ne le gênait pas, lui tout ce qu'il voulait c'était prendre plaisir et ça je le compris rapidement.
Quand il se libéra dans ma bouche, il me poussa fortement, tellement que j'en tombais à même le sol en lâchant une plainte. Je me sentais misérable.
Il referma son pantalon et avant de sortir me dit :
- Tâche de mieux faire la prochaine fois et aussi habilles-toi correctement, tu ne donnerais même pas envie à un vieux pédophile.
Je restai, la tête baissée, mes yeux étaient humides et je n'allais pas tarder à craquer...
- Et arrête de pleurer sale petite chienne.
Et il referma la porte. La pièce était noir, les rideaux étaient fermés, je me laissai pleurer en silence, je voulais crier toute la peine que je ressentais à cet instant. Avais-je été si incapable ? Je m'en voulais, c'était de ma faute s'il avait agit comme ça.
POV Suigetsu:
J'avais dis à mes parents que j'allais chez Sasuke pour le voir un peu, de plus je devais lui rendre ses leçons qu'il m'avait refilés pour que je puisse réviser correctement le français, car oui, il était vraiment doué dans ce qu'il faisait. Nous avions alors passé un pacte qui stipulait que lui me prêtait ses cours de français et m'aidait, et que moi je lui filais ceux de maths et je le faisais réviser.
Nous habitions à cinq cent mètres l'un de l'autre. Alors que j'étais arrivé devant chez lui, je vis sortir Neji, le mec que je détestais le plus au monde. Je le haïssais pour faire tant de mal à mon meilleur ami, qui lui n'était simplement qu'aveuglé par ses sentiments. Un jour je lui ferais regretter amèrement de lui faire vivre tout ça. Lorsque j'aurais assez de force et de pouvoir, car sans ça, la famille Hyûga m'anéantirait, moi et ma famille, je ne voulais pas voir mes parents anéantis par le fait qu'on leur ait retiré leurs travailles alors je prenais sur moi-même.
Il tourna son regard vers moi et d'ici je pouvais apercevoir cette lueur qu'il avait toujours, une lueur de moquerie. En voyant cela je compris que mon meilleur ami était surement en train de pleurer toutes les larmes de son corps. Je m'empressais de frapper à la porte, regardant le Hyûga partir en lui lançant un regard que l'on qualifierait de tueur. Il était le pire que je connaissais depuis que j'étais ici, il s'amusait à faire souffrir les personnes innocentes. Cet imbécile avait un succès fou dans mon lycée, toutes les filles étaient à ses pieds, ainsi que les garçons qui n'étant pas bêtes se mettaient de son côté pour éviter les problèmes. Il était le président du comité des élèves depuis trois ans d'après ce que j'avais entendu par mon cousin qui était lui aussi en terminale. Lui contrairement aux autres n'était pas de mèche avec Neji, il ne le supportait pas. A vrai dire il s'était passé des choses que moi-même j'ignorais entre eux.
J'étais là depuis cinq bonnes minutes mais la porte ne s'était toujours pas ouverte, je tendis l'oreille pour y entendre les gémissements de ce qui devait être Sasuke. J'en déduisis qu'il était dans le salon...
Sachant que la porte était ouverte je me permis d'entrer, je marchais le long du couloir et me rendis dans la pièce où mon ami était effondré, au sol, nu et pleurant de tout son saoul. Je m'approchai rapidement, et quand il me reconnut il me repoussa. Il ne voulait pas de ma pitié apparemment, je n'avais pourtant pas cessé de lui répéter que c'était de la compassion et de l'amitié mais il s'en fichait et se braquait sur l'idée que tout le monde le trouvait pitoyable. Ignorant son mutisme je le pris dans mes bras, et il s'y laissa bercer en s'accrochant désespérément à mon débardeur, qui ne deviendrait plus qu'un chiffon trempé dans quelques minutes, mais peu importe. Tout ce qui m'importait à ce moment là c'était mon meilleur ami.
Je lui caressais les cheveux pour le calmer et de mon autre main frottait son dos en des va-et-vient. Son corps était parcouru de soubresauts. Je posais des baisers sur son front et entremêlais mes doigts à ses cheveux humides.
Plus le temps passait plus il se calmait, jusqu'à ce qu'il s'endorme dans mes bras, je souris en voyant son visage angélique et qui semblait pourtant si pur. Je le montai dans sa chambre, le mis sous les couvertures pour réchauffer son petit corps tout frêle et restai là à le surveiller durant un temps. Il ouvrit alors les yeux, et je tombai sur deux pupilles onyx qui étaient entourés de rouge tellement il avait pleuré.
- Raconte-moi Sasu...
Il hocha négativement la tête, et s'enfouit sous ses couvertures pour que je n'y voie plus sa frimousse déprimée. Je retirai alors le fin drap blanc et le scrutait plus sérieusement. Je savais qu'il avait du mal à en parler mais je le voulais, simplement pour qu'il se libère de ce malheur qui le submergeait depuis maintenant trois mois. Il avait besoin de se confier et ça il ne pouvait le faire qu'avec moi, car il ne voulait en aucun cas avertir son frère de ce qui se passait ou autrement celui-ci se déchainerait sur Neji.
- Je-Je ne veux pas en parler... Dit-il avec une voix fragile qui me fit froncer les sourcils.
- Je commence à en avoir marre de devoir ramasser les pots cassés !
- Je suis désolé...
- Ce n'est pas à toi que j'en veux Sasu tu le sais très bien, mais ce mec si ça continue je vais le buter, ou alors j'en parlerai à ton frère je verrai bien...
- Non ! Je t'en prie ne fais pas ça ! Je vais tout te raconter mais ne dis rien à Itachi !
- Très bien alors vas-y raconte-moi. J'attends.
Je savais qu'il n'y avait que comme ça que je pourrais le faire parler et j'avais réussi ma manœuvre qui n'était que chantage, il cherchait ses mots et tripotait le bord de la couverture avec ses petits doigts, signe d'embarras.
Il ouvrit la bouche mais rien n'en sortit, je soupirai blasé de sa réticence et décidai d'attendre encore un peu, le temps qu'il se prépare mentalement.
- Il-il m'a dit de me dépêcher alors je me suis dé-déshabillé...
Je ne disais rien, décidant d'écouter attentivement la suite qu'il se préparait à dire, ça ne devait pas être facile et je compatissais.
- Puis il a baissé son pantalon et son bo-boxer
- Et ? Demandai-je impatiemment.
- Et il m'a ordonné de le su...
Il n'arrivait pas à prononcer ce mot là, mais j'avais compris ce qu'il voulait dire, je lui dis alors de poursuivre.
- Et après il est parti...
Même s'il sautait des passages comme je m'en doutais fortement, je me contentai de ça, et le pris une nouvelle fois dans mes bras pour lui montrer que j'étais là et qu'il n'avait plus à s'inquiéter.
J'aurai voulu qu'il se décide de tout arrêter, de mettre fin à toute cette histoire interminable mais il ne le fit pas. En l'espace de trois mois il était devenu l'esclave de Neji.
De plus, de ce que j'avais compris, pour faire ça à Neji il n'avait pas besoin de se dévêtir. En lui ordonnant cela, Neji voulait l'humilier. J'espérai qu'un jour la roue tourne. Il méritait les pires souffrances qui puissent exister à mon goût.
Je posai une dernière fois ma bouche sur son front pâle et partis comme j'étais venu, repassant par le salon et déposant ses leçons ainsi que celles de mathématiques que j'étais censé lui rendre en main propre.
To be continued...
Natsu.
