Le Projet A

Disclaimer : Voir prologue

Résumé : UA Big Four Poudlard. Raiponce, Harold, Mérida et Jack. Quatre ados qui ne se ressemblent en rien. Quatre ados qu'un livre écrit par les Maraudeurs va rassembler en un seul projet. Le Projet A.

Note : J'utilise les noms d'Harold et de Raiponce. J'adore « Hiccup » mais j'exècre « Rapunzel » à un tel point que la version française gagne haut la main.

J'utilise aussi le nom d'Harold Horrib'Haddoc, même si je préfère Horrendous. La raison apparaîtra vers le chapitre 4 (normalement).

Note 2 : Cela risque d'être un peu moins rose que dans les films. Il va y avoir des morts, du sang, ect. En bref, tout ce qui justifie le rating T. Tout ce qui sera au-dessus de T (comme les lemons, par exemple), sera publié sur une fic à part. S'ils sont publiés…

Je dis merci à ceux qui ont reviewés (Plume1304, Lily Romane Fowl et DeadlyFurry) ainsi que ceux qui ont mis l'histoire en Alert (GodFern, j'ai été lire ton profil et j'espère que tu auras un jour le temps de laisser une review sur PC fixe ) et même en Favori ! Aux 42 autres personnes qui sont passées sur le prologue, je dis merci, même si une petite review m'aurait fait plaisir (et oui, on sait voir combien de personnes passent sur un chapitre)

Et maintenant, place à la fiction !

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Chapitre 1 : Chassé-croisé au Chemin de Traverse (part 1)

« - JAAAAAAAAAACK ! Vas-tu enfin te décider à descendre ? On va finir par partir sans toi.

- J'arrive m'man. Bon, je te laisse Bunny. Soit sage, dit-il en reposant son lapin dans sa cage.

- Enfin ! s'exclama Tooth. J'ai cru que tu ne descendrais jamais. Qu'est-ce qui t'as pris aussi longtemps ?

- Je disais au revoir à Bunny. Il est triste quand il est tout seul.

- Nous ne partons que quelques heures. Et ce n'est pas la peine d'essayer de m'attendrir avec ces histoires de lapin triste. Nous avons demandé à Dumbledore si tu pouvais le prendre, il faut juste attendre son hibou.

- Laisse le gamin tranquille, Tatiana. Nous sommes déjà assez en retard. J'aimerai revenir pour ma partie de carte avec Sandy, intervint North.

- Tu dis ça comme si c'était moi qui nous mettais en retard, grommela la jeune femme. Bon, allons-y, dit-elle.

Une fois dehors, elle leva sa baguette d'un geste brusque. Il y eu un grand BANG, dans lequel apparût un bus violet d'un goût douteux.

« - Bienvenu à bord du Magicobus, transport d'urgence pour sorcier dans le besoin. Je m'appelle Edward Stabber et serait votre accompagnant durant le voyage. Notre bus peut aller partout, excepté sous l'eau, bien évidemment. C'est 23 mornilles pour vous trois. Pour 29, vous aurez une corde pour vous attacher et pour 32, le gamin pourra avoir un chocolat chaud en prime.

- Juste le voyage, s'il-vous-plaît », dit la jeune femme en donnant le compte exacte au jeune homme.

Sans laisser au contrôleur le temps de compter ce qu'elle lui avait donné, elle prit Jack par la main et, suivie par son beau-père s'installa au fond, sur un des sièges fortement abimé.

Edward referma les portes du bus, avant de se tourner vers le chauffeur, un vieil homme courbé :

« - On y va Ernie.

- Ouiiiiii Ernie, on y va », répéta une tête réduite accrochée au rétroviseur.

Sans la moindre transition, le bus sembla passer de 0 à 120 km/h. Tooth évitait de regarder par la fenêtre. Jack, quand à lui, s'amusait comme un petit fou, en regardant les poubelles et les lampadaires s'écarter d'un bon de la trajectoire du bus avant de revenir à leur place. Avec une agilité étonnante pour quelqu'un qui se trouve dans un bus bondissant, il alla se placer prêt du contrôleur. Tatiana l'aurait bien arrêté, mais elle avait peur qu'ouvrir la bouche ne permette à son déjeuner de prendre la poudre d'escampette.

« - Les moldus ne voient pas le bus ? demande le petit brun.

- Ils sont aveugles à ce qu'ils ne veulent pas voir, gamin. Et un bus comme le nôtre, ils ne veulent certainement pas le voir. Bon, je pense que le prochain arrêt est le tiens. Va prévenir ta mère, si tu veux bien.

- D'accord monsieur ! »

Jack n'eut pas le temps d'arriver jusqu'à la jeune femme qu'Edward criait déjà « Arrêt numéro 14, Le Chemin de Traverse ». Et il eut encore moins de temps pour dire au revoir aux deux hommes du bus, sa mère l'attrapa par la main avant de se précipiter hors ce qu'elle appellerait pour longtemps « la machine infernale ».

« - On fera bientôt un nouveau tour dans le bus, maman ?

- Laisse ta mère tranquille, gamin. Je crois qu'elle essaye de convaincre son estomac de rester là où il est. Regarde plutôt devant quoi on nous a déposé. »

Jack leva les yeux. Ces derniers se mirent à scintiller. Au-dessus d'une vieille porte, se trouvait le nom de l'entrée du Chemin de Traverse. « Le Chaudron Baveur »

Apparemment plus habitué que la mère de Jack, North poussa la porte du pub, entraînant les deux autres à sa suite.

« - V'là t-y pas le vieux North ! Je te sers quelque chose, camarade ?

- Non merci, Tom. Je viens accompagner le gamin pour ses achats. Il part à Poudlard en septembre. Tu sais m'ouvrir le passage ? Ma belle-fille n'a pas l'habitude.

- Alors comme ça on passe dans le monde des grands, bonhomme, dit le vieux barman édenté en se penchant vers Jack. Tu vas voir, l'achat de ta baguette sera un des plus beaux jours de ta vie. »

Effectivement, tandis qu'il déambulait avec sa famille le long de l'allée marchande, juste après un magnifique tour dans les montagnes russes de Gringott, Jack était maintenant certain que cette journée resterait gravée dans sa mémoire.

« - Bon, on va commencer par Ollivander's, pour ta baguette. Si mes souvenirs sont bons, il me semble que c'est par là… Oui, la voilà ! »

La boutique d'Ollivander était dans un état semblable à Chaudron Baveur. Grise, triste, avec pour toute vitrine une baguette sur un coussin pourpre rappé. Sans hésiter, North poussa la porte de la boutique.

« - Bienvenue chez Ollivanders, fabricants de baguettes depuis 382 avant J.-C. Ah, Mr. Overland. Je n'ai guère eut le plaisir de vous vendre une baguette. Mais je me souviens parfaitement de celle de votre fils. Saule, 29,5 cm, crin de licorne, plutôt souple. Une très bonne baguette pour les sortilèges. Et Mrs Overland. Une de mes rares baguettes tardives, à 21 ans si je me souviens bien. Chêne, plume de phénix, 26,8 cm, rigide. Elle va bien ?

- Ma baguette se porte parfaitement bien, Mr. Ollivander. Mais je ne suis pas là pour papoter passé, mais pour mon fils, Jack, répondit Tatiana.

- Ah, le second du Clan Frost. Je me félicite toujours d'avoir la visite des seconds. Un tel couplage de magies opposées, cela donne toujours des résultats intéressants. Bien, êtes-vous droitier ou gaucher, Mr. Overland ?

- Je… J'utilise ma main gauche.

- Bien. Si vous le permettez, je vais prendre quelques mesures. Allons rubans, au travail. »

Les rubans sur le comptoir s'allongèrent, prenant toutes sortes de mesures. Ollivander passa rapidement à l'essayage. Saule, houx, laurier, plume de phénix, crin de licorne, de toutes les tailles et de toutes les formes. Jack eut l'impression que ce moment ne fût qu'une succession de morceaux de bois, d'étincelles et d'explosions. Et enfin :

« - Je crois que nous y sommes. Lierre, 31,2 cm, ventricule de cœur de dragon, rigide. Une baguette idéale pour les sorts demandant de la finesse. Essayez donc. »

À peine Jack eut-il agité le morceau de bois, qu'une série d'étincelles multicolores en sortirent, allant rebondir sur les murs. Le marchand laissa sortir un petit bruit satisfait.

« -Je savais bien que nous y arriverions. Cela vous fera 7 gallions. »

North déposa l'argent sur le comptoir, salua le vieil homme, puis entraîna ses deux compagnons à sa suite. Une fois dehors, il relut la lettre, puis y barra le premier item.

« - Bien. Il nous reste pas mal de choses. Je vais m'occuper des ingrédients de potions et du matériel. Tatiana, prends Jack et va chez Mme Guipure, puis passes à la librairie. Il est 14h30, je propose que l'on se retrouve à 16h au Chaudron Baveur. Si vous arrivez plus tôt, prenez quelque chose et mettez-le sur ma note. »

Sans même laisser le temps aux deux autres de répondre, il prit sa copie de la liste et parti d'un pas pressé vers l'apothicaire. Tatiana et Jack se regardèrent.

« - Bon, ben, on a pas trop le choix, apparemment, soupira la jeune femme.

- On commence par quoi ? demanda Jack. La librairie ?

- Non, mieux vaut aller chez Mrs. Guipure. Si mes souvenirs sont bons, elle met une trentaine de minutes pour faire les commandes. Cela nous laissera le temps d'aller chercher les livres. Et peut-être même d'aller chez Zonko, acheter quelque farces et attrapes. Mais seulement si tu es sage.

- Je suis toujours sage, m'man. Alors en route, compagnon !

- Bien capitaine », répondit Tooth avec un petit sourire.

Mrs Guipure se révéla être extrêmement rapide quand il s'agissait de prendre des mesures. Et comme l'avait prédit Tatiana, elle avait besoin de trente à quarante-cinq minutes pour finaliser le tout.

La mère et le fils se dirigèrent ensuite vers la librairie, le célèbre Fleury et Bott. Jack récupéra plusieurs des bouquins qui lui étaient demandés, avant de se retrouver nez-à-nez, ou plutôt nez-à-dos, avec un géant. Il était prêt à demander à son grand-père ce qu'il faisait là, avant de remarquer la chevelure rousse de l'homme. « Oups, mauvaise personne », pensa Jack. Ce qu'il remarqua ensuite fût le garçon brun chétif qui semblait accompagner l'homme. On aurait dit un illuminé, au vu de la tête qu'il faisait devant les rayonnages. « J'espère qu'il ne sera pas avec moi à Poudlard », songea le jeune garçon.

Il attrapa les livres qu'il lui manquait, c'est-à-dire « sorts et enchantements, niveau 1 » et « Les Forces du Mal : Comment s'en protéger » de Quentin Jentremble, puis rejoignit sa mère, qui paya le total, avant de prendre le chemin de la sortie, chargé d'un sac auquel, heureusement, on avait appliqué un sortilège d'allègement.

À peine eut-il fait un pas dehors, qu'il vit une tornade rousse lui foncer dedans.

« - Mais tu peux pas faire attention ? l'agressa la tornade, qui se révéla être une fille.

- Eh, mais c'est toi qui…., commença Jack.

- Mérida ! Revient ici ! Il est indigne d'une jeune fille de courir de la sorte.

- Et merde. Si on te demande, tu ne m'as pas vu. OK ? » lui demanda-t-elle, avant de s'enfuir.

Jack n'eut pas le temps de répondre, qu'une grande dame brune l'interpella, quoi que plus poliment que la première.

« - Excusez-moi, jeune homme. Auriez-vous vu une jeune fille rousse passer par ici ? Il me semble qu'elle est partie de ce côté, mais si vous pouviez m'en assurer.

- Elle est partie vers Derviche et Bang, signala immédiatement la mère de Jack.

- Derviche et Bang ? Eh bien, un grand merci, madame.

- Mais de rien, répondit Tatiana. »

La dame brune partit aussi vite qu'elle était arrivée.

« - Mais maman, la fille est partie dans la direction opposée !

- Je sais mon chéri. Mais il faut savoir aider les autres, de temps en temps. Et cette jeune fille avait l'air d'avoir vraiment besoin de s'échapper. Qui sait, elle te le revaudra peut-être un jour. Allez viens, il nous reste un petit quart d'heure, on a le temps de passer chez Zonko.

- C'est vrai ? Génial ! s'exclama Jack. »

Et il détala vers le magasin. Une fois arrivé dans la boutique, il aurait pu se croire au Paradis. Il ne savait que prendre. Le poil à gratter magique ? La moutarde qui monte toute seule au nez ? Les pétards mouillés du Dr. Flibuste ? Au final, il prit un peu de tout. Un quart d'heure plus tard, sa mère le tira hors du magasin, non sans avoir drastiquement diminué le nombre de gadgets qui ornaient le panier de son fils. Il était maintenant 15h30, il ne leur restait qu'une demi-heure pour aller chercher les robes, faire les retouches nécessaires et se rendre au Chaudron Baveur.

Dans la rue, il croisa encore une étrange personne. Cette fois, c'était une fille, emmitouflée dans un nombre incroyable de couches de vêtements et qui avait l'air de souffrir de la chaleur, dont les cheveux blonds frôlaient le sol. Elle était accompagnée par une belle dame aux cheveux noire, qui avait l'air de considérer tout ce qu'elle voyait comme dangereux. Le monde de la Magie était vraiment rempli de gens bizarres.

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« - Mérida ! Il me semble avoir fait tes cheveux correctement il y a moins de 15 minutes, s'exclama Élinor. »

La rousse souffla pour ce qui lui sembla être la 1000ème fois de la matinée. Sachant qu'il n'était que 13h, elle avait soufflé énormément. Elle en était réduite à espérer qu'un jour, sa mère comprendrait qu'elle détestait les robes et qu'elle aimait ses cheveux comme ils étaient, décoiffés.

Apparemment, son père avait lui aussi décidé qu'il ne valait pas la peine de tenter de résonner sa femme à ce propos. De ce fait, il se contenta de réexpliquer une dernière fois à la nourrice comment gérer les trois monstres qui servaient de frères à Mérida, puis attrapa la main de sa femme pour l'entraîner vers le carrosse, sa fille sur ses talons.

Parce que oui, chez les Dunbroch, on ne se contentait pas d'utiliser le bus, la poudre de cheminette ou le transplanage. Non, beaucoup trop commun. Chez les Dunbroch, on prenait le carrosse ensorcelé tiré par des chevaux volants. Bien plus aristocratique.

En s'installant dans la cabine, la jeune fille ne pouvait s'empêcher de penser qu'ils devaient être la dernière famille du Royaume-Unis à utiliser ce moyen de transport. Même les Malfoy ne le faisaient plus. Les gens allaient encore les regarder comme des bêtes de foire. C'est bien simple, Mérida préférait encore ne pas aller sur le Chemin de Traverse plutôt que d'y aller dans cet engin. Le seul bon côté, c'est qu'elle adorait voler.

Bref, Mérida n'aimait pas les voyages en carrosse. Encore moins quand sa mère était là. Car elle avait la fâcheuse habitude de…

« - Bien. Nous avons une trentaine de minutes avant d'atteindre le Chemin de Traverse. J'aimerai profiter de ce moment pour vous rappeler à tous les deux qu'il est vital d'agir comme des gens civilisés auprès des grandes familles qui pourraient être présentes. Et donc de… »

Partir dans un monologue interminable. Et le pire, c'est qu'elle disait toujours la même chose : être civilisé, bien se comporter avec les gens dignes d'intérêt, faire étalage de ses bonnes manières… Si son père pouvait s'entourer d'un sort de silence, se contentant d'hocher la tête à intervalles réguliers, Mérida ne pouvait pas s'offrir ce luxe. Alors elle avait fini par développer sa propre technique : fixer les nuages par les fenêtres. De plus, cela lui permettait de repérer à quel moment elle devait se reconnecter à la réalité. Elle faisait alors signe à son père de désactiver son sort. Enfin, quand elle y pensait.

Le voyage fut étonnamment court. Quand Mérida commença à voir le sol, elle fit un signe discret à son père, puis se replongea dans la conversation toujours « active », sa mère s'étant apparemment parfaitement accommodée de l'absence de réponse.

« - … Et je compte sur vous. Me suis-je bien fait comprendre ?

- Oui Mère, répondit la jeune fille.

- Oui ma chère, dit le géant roux.

- Bien. Et rappelez-vous : Comportez-vous comme des gens de votre rang ! »

Les deux autres ne prirent même pas la peine de lui répondre. Fergus ouvrit la porte du Carrosse, qui avait délicatement atterri dans l'arrière-cour du Chaudron Baveur, puis s'avança vers le bar entraînant fille et épouse dans son sillage.

« - Bonjour ! Bienvenu au Chaudron Baveur. Que puis-je pour vous ? s'exclama le barman.

- Simplement nous ouvrir le passage. Je crains de ne pas me souvenir de l'ordre des briques, répondit le père de Mérida.

- Bien, suivez-moi. »

L'homme les emmena dans ce qui semblait être un local à poubelle, ce qui fit froncer le nez à Léanore. Le barman sortit sa baguette, tapota une série de brique, et la magie entra en scène. Les briques commencèrent à se ranger sur les côtés, dans un mouvement harmonieux (1). Devant eux s'étalait à présent le Chemin de Traverse.

Fergus remercia chaleureusement Tom, puis toute la famille s'avança sur l'allée sorcière. Mérida n'y était plus venue depuis bien longtemps, depuis qu'elle avait pris conscience du ridicule que représentait l'arrivée en carrosse volant, du moins à ses yeux. Alors elle était aussi émerveillée qu'un né-moldu qui mettrait pour la première fois les pieds dans le monde magique.

Toutes les couleurs semblaient s'être donné rendez-vous au même endroit. Là, d'énormes fleurs orange étaient vendues en bouquets. Ici, des perruches mauves et blanches chantaient de tous leurs poumons, accompagnées d'un ara hurlant des chansons paillardes, ce qui sembla outrer la mère de Mérida. De grands auvents jaunes indiquaient en grosse lettres crèmes l'emplacement du marchand de glaces Florian Fortarôme. Même les gens semblaient être plus colorés que dans la pluvieuse écosse.

La jeune fille n'eut pas le temps de s'émerveiller que sa mère établissait déjà le programme :

« - Bien. Inutile de nous éparpiller, nous irons aussi vite ensemble. Nous commencerons par l'apothicaire. Ensuite, le marchand de baguette, puis les fournitures générales et enfin, les livres. Suivez-moi. »

Élinor attrapa sa fille par la main, puis l'entraîna jusque chez l'apothicaire. La jeune fille, encore toute émerveillée de son arrivée, passa bien vite au dégoût devant le contenu des différents tonneaux. Laissa sa mère aller acheter son kit de potion de base, son père ayant préféré allez chercher le matériel dans le magasin d'à côté. Elle déambula dans les petites allées du magasin. Yeux de tritons, œufs de serpencendre, bile de tatou, foies de dragon,… En clair que des trucs peu ragoûtants. Elle commençait à comprendre pourquoi son père avait absolument voulu aller chercher ce fameux matériel. Et dire qu'elle allait devoir manipuler ça pendant ses cours. Sans même en avoir jamais fait, Mérida décida qu'elle détesterait les potions.

Sa mère la rejoint rapidement.

« - J'ai tout ce qui était demandé. Allons récupérer ta baguette. Cela devrait être rapide, j'ai fait une liste des combinaisons qui pourraient te convenir.

- Une liste des combinaisons ? Je croyais qu'on ne pouvait pas prédire quelle baguette un sorcier allait obtenir.

- Allons, ma chérie, tout cela est pour les gens du peuple. Chez les lords, les éléments de baguettes sont presque toujours les mêmes. J'irais chercher ta baguette, pendant que tu iras chez Mrs Guipure avec ton père.

- Mais, mais… tenta de répondre la rousse.

- Pas de mais. rétorqua Léanore.

- Je ne veux pas ! s'exclama Mérida

- Pardon ? s'enquit sa mère.

- Je refuse que vous alliez chercher ma baguette. Je la choisirai moi-même.

- Mérida, ne fais pas l'enfant, veux-tu. »

La jeune fille prit la seule décision qui lui sembla correcte face au comportement de sa mère. Elle fuit. Elle courut le plus vite possible, faisant fi des appels de la brune. Elle savait où était le magasin d'Ollivander, pour l'avoir repéré en arrivant. Il ne lui restait plus qu'à semer sa mère, histoire d'avoir le temps de faire les essais.

Pour se faire, elle partit en direction de Fleury et Bott. Elle regarda dans la boutique. Il y avait peu de monde, juste un gamin à l'air un peu étrange accompagné d'un géant à la barde auburn. « En voilà un qui devrait s'entendre avec père », pesa-t-elle. Elle regarda par-dessus son épaule. Sa mère était réapparue loin derrière. Elle décida que la librairie était un mauvais plan et commença à accélérer, quand elle rentra en collision avec un garçon brun sortant du magasin.

« - Mais tu peux pas faire attention ? lui envoya Mérida.

- Eh, mais c'est toi qui…., commença le garçon..

- Mérida ! Revient ici ! Il est indigne d'une jeune fille de courir de la sorte, entendit-elle sa mère crier au loin.

- Et merde. Si on te demande, tu ne m'as pas vu. OK ? » lui demanda-t-elle, avant de s'enfuir.

Et elle se remit à cavaler. « J'espère qu'il va bien vouloir détourner l'attention de Mère », pensa-t-elle, tout en se jurant qu'elle lui revaudrait ça un jour.

Elle tourna à droite, puis deux fois à gauche, avant d'arriver devant un petit magasin. Elle y était. Sans plus attendre, elle poussa la porte, faisant retentir le carillon.

« - Bienvenu chez Ollivander, créateur de baguette depuis…

- Je sais qui vous êtes, Mr. Ollivander. Écoutez, je n'ai pas beaucoup de temps. Si ma mère arrive ici, elle voudra choisir ma baguette à ma place. J'ai dû m'enfuir pour arriver ici seule. Alors je vous en prie, faites au plus vite.

- Bien, bien, je comprends. Êtes-vous droitière ou gauchère ?

- Droitière.

- Je vois. Ah, quelle sale manie qui semble se répandre chez les Sang-pur, ronchonna le vieil homme, tout en activant ses rubans. Comme si l'on pouvait déterminer la baguette d'un sorcier sans sa présence. Malheureusement, tous les jeunes sorciers n'ont pas la présence d'esprit d'essayer de venir ici seuls. »

Le vieil homme attrapa les notes, puis se dirigea vers le fond de la boutique.

Moins de vingt minutes plus tard, Mérida paya sa baguette, puis ressortit du magasin, son achat en main. « Bruyère, ventricule de cœur Magyar à Pontes, 33,4 cm, souple. Excellente pour les sorts agressifs », avait dit le marchand. Elle décida que sa baguette était parfaite. Droite comme une flèche, elle était fine et décorée de feuilles d'arbre. Elle avait une jolie teinte brune tirant vers le doré et semblait vibrer dans sa main.

Mérida était toujours en pleine contemplation de sa nouvelle partenaire, quand sa mère arriva. Au loin, son père semblait avoir du mal à la suivre.

« - Mérida ! Qu'est-ce qui t'as pris de t'enfuir ainsi. Ton père et moi avons dus parcourir tout le Chemin de Traverse. Heureusement, tu as eu la présence d'esprit de venir ici. Nous allons pouvoir acheter ta… Mais qu'est-ce que c'est que ça ?

- Ma baguette, Mère.

- Quelle idiotie as-tu encore faite ? Il me semblait t'avoir dit que j'avais toutes les mesures nécessaires pour que tu n'aies pas à venir. Bon, ce qui est fait est fait. Je suppose qu'elle contient une plume de phénix, comme toutes les baguettes de la famille.

- Non Mère. C'est du ventricule de dragon.

- Du … Bon, bien je suppose que c'est toujours mieux que du crin de licorne, soupira la Lady. N'en parlons plus. Il nous reste les livres et les vêtements. Je pensais aussi passer à l'animalerie, histoire de t'acheter un hibou. Il serait ridicule pour une fille de bonne famille d'utiliser un des messagers de l'école. »

Mérida ne chercha pas à argumenter. Pour en fois que sa mère abandonnait, elle n'allait pas remettre de l'huile sur le feu. Elle la suivit donc docilement, passant acheter ses livres à la librairie puis monta sans rechigner sur l'escabeau de Mrs. Guipure, laissant celle-ci prendre les mesures nécessaires à la confection de ses robes.

La famille Dunbroch se dirigea ensuite vers l'animalerie. Élinor préféra rester dehors, n'ayant pas beaucoup d'affinités avec les animaux.

Fergus et Mérida poussèrent donc la porte du magasin. L'homme parti vers les animaux plus « dangereux », tels le crabe de feu, alors que sa fille prit la direction des perchoirs. Là, une bonne trentaine d'hiboux et de chouettes de toutes les tailles et de toutes les formes la fixait avec un air allant de l'interrogatif à l'agressif, en passant par l'indifférence complète. La rousse déambula quelques minutes parmi les volatiles, avant de tomber nez-à-nez avec une magnifique chouette blanche et brune, aux yeux cerclés. Elle se décida rapidement et appela le vendeur.

« - Que puis-je pour vous ? demanda-t-il.

- J'aimerai acheter cette chouette.

- La chouette rayée ? C'est une bonne messagère. Mais elle a tendance à être un peu caractérielle.

- Cela ne fait rien, je la prends.

- Souhaitez-vous une cage ou en avez-vous déjà une ?

- Ajoutez une cage à crochet et de la nourriture, jeune homme », intervint une grosse voix.

Le père de Mérida venez de réapparaître et observa la chouette choisie par sa fille avec intérêt.

« - Tu lui as déjà trouvé un nom ?

- Pas encore, j'y réfléchirai à la maison. Dépêchons-nous, Mère va venir par s'impatienter. »

L'idée d'irriter sa femme sembla soudain rendre Fergus plus pressé de quitter la boutique. Alors qu'il allait passer la porte, il se mit sur le côté, laissant passer une femme et sa fille.

« - Mrs. Tower, salua le Lord

- Bonjour, Lord Dunbroch, lui répondit la grand femme aux cheveux noirs »

Mérida, quant à elle, se contenta de regarder la jeune fille blonde. Gothel Tower était connue pour ses recherches en potions, mais la rousse ne savait pas qu'elle avait une fille. Une fille qui serait sûrement dans son année, vu les sacs que les deux femmes portaient. Elle n'eut pas le temps de discuter avec sa probable future camarade, la mère de celle-ci l'ayant déjà emmenée plus loin dans le magasin. Fergus attrapa la main de la jeune fille et l'entraîna dehors, auprès de Léanore.

Une fois dans le carrosse, Mérida, l'esprit toujours focalisé sur la rencontre faite à l'animalerie, se fit la remarque que le Monde de la Magie comptait quand même des gens étranges.

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(1) Je ne sais pas vous, mais l'ouverture de l'arcade du Chemin de Traverse est sûrement mon moment préféré du premier film.

Et voilà. Bon, finalement, la première partie, qui ne devait durer que le temps du prologue, s'étalera sur trois chapitres. Tout simplement parce que je déteste les chapitres super longs, que les trois chapitres ensembles feraient probablement une petite trentaine de page (le précédent en fait 7 et celui-ci 9) et près de de 10 000 mots (j'en suis à 7000, actuellement).

La semaine prochaine, ce sera le tour d'Harold et de Raiponce. Comme vous l'avez peut-être remarqué, j'essaye de varier un peu en me centrant sur une partie des courses par personnage. Ollivander pour Jack, l'apothicaire pour Mérida. A votre avis, sur quelle partie vais-je me concentrer pour les deux autres ?

Et le mercredi qui suit ce chapitre 2 (probablement), un premier bonus.

Désolé pour les fautes restantes. J'essaye de me relire mais je ne les vois pas toutes.

La review est votre amie (et la mienne ^^). N'hésitez pas à en laisser.

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