Yay, je commence à m'habituer à mon nouveau clavier (en même temps au bout de trois mois...), et j'ai réussit à retapper le texte en unn temps record, je suis super fière de moi ! Et tout va plus vite en écoutant les Fatals Picards !


Chapitre 1

Phobie


1,2,3

Je vois

1,2,3

Ton monde s'effriter autour de toi

1,2,3

Encore, amuse -moi !


Ça faisait maintenant deux semaines que le panda traînait sur le canapé avec Pupuce à manger de la rhubarbe et à chanter des âneries. François les observait de loin, puis poussant un long soupir, il interpella sa fidèle compagne.

« -Hé, Pupuce j'ai un épisode à tourner, est-ce que tu pourrais... »

Attendez, est-ce qu'elle venait de l'insulter ? Sa propre pelle venait de lui dire d'aller se faire foutre ?! Furieux, le fossoyeur se dirigea vivement vers le canapé dans le but d'exiger des explications. Explications qui lui virent sans même qu'il ait besoin de demander :

« -Putain, ça pue l'alcool ! »

« -Calmes-toi mec, c'est juste de la bière... Je crois... »

« -Et comment je tourne mon épisode sans Pupuce ? »

« -T'as qu 'à le faire... Plus tard. »

L'ursidé bailla longuement en ouvrant grand la mâchoire, dévoilant des crocs impressionnant qui firent frémir le plus grand. Soudain le panda attrapa le youtuber et le tira de toutes ses forces, qui bien qu'amenuisées par l'alcool restaient celles d'un animal sauvage, ce qui eut pour résultat de faire se vautrer François sur le canapé sans douceur et avec la grâce d'un phoque sexagénaire.

« -Bordel de... » Il fut interrompu dans sa bordée de jurons, ma foi très variés et inventifs, par le rire gras du maître :

« -Ton cœur bat super vite ! T'as eut peur mec ? » et ceci dit, il resserra son étreinte, hilare.

Ce qui eut pour effet de stresser encore plus le fossoyeur qui commença à se débattre pour tenter de se dégager. Le panda ricana de plus belle, alors que qu'il commençait à paniquer, arquant le dos en tirant de toutes ses forces, au point de s'en faire mal, son corps commençait à trembler et les pupilles de ses yeux s'étaient réduites sous la peur.

Le panda complètement bourré n'y prêtait pas attention, et continuait à rire grassement comme la plupart des mecs qui ne tenaient pas l'alcool.

En revanche Pupuce, moins sensible aux bières (vraisemblablement parce qu'elle ne pouvait pas en boire) remarqua tout de suite le début de crise de panique de son maître et frappa le panda sur le dessus du crâne, qui relâcha aussitôt sa prise, permettant à l'homme de reculer. Ce qu'il fit immédiatement, avant de s'enfuir vers son havre de paix autrement dit sa chambre qui était équipée d'un verrou intérieur. Qu'il s'empressa de verrouiller.

Une fois la porte fermée, ses jambes le lâchèrent et il s'effondra au sol. Il se prit la tête dans les mains. Ses yeux le brûlaient.

Il n'arrivait plus à contrôler sa respiration qui devenait de plus en plus erratique, le faisant hoqueter, cherchant son souffle.

Il ferma douloureusement les yeux en espérant que ça passe, tentant de se contrôler « Je dois me calmer, je vais faire une crise putain... calmes-toi bordel ! »

Ses mains se crispaient dans ses cheveux et il émit une petite plainte quand il s'ouvrit la lèvre dans un mouvement brusque de la mâchoire.

Il se renversa soudainement en arrière, son dos frappant violemment la porte, quelques larmes réussissant à passer la barrière de ses cils.

Ses mains retombèrent au sol qu'il griffa sous l'effet de la douleur, mais celle-ci eut au moins le mérite de stopper sa crise ; il reprenait encore son souffle quand son dos se mit vraiment l'élancer et, obéissant à la logique qui lui disait de soigner avant que ça ne devienne incontrôlable, il se leva lentement, avec quelques difficultés.

D'un pas incertain, il se dirigea vers la salle de bain, se tenant aux murs et dût s'y prendre à deux fois avant de réussir à ouvrir la porte, qu'il referma derrière lui.

Les doigts tremblant, il réussit tant bien que mal à retirer ses vêtements et à entrer dans la cabine de douche, en évitant de regarder le miroir.

Mais furtivement, il aperçut son dos, d'une pâleur maladive, traversé par une grande brûlure. Il détourna les yeux et ouvrit l'eau.

Il avait une désagréable envie de vomir.

Il ferma les yeux.