Et voilà mon Chapitre 2 ! Oui, j'avoue qu'il est vachement plus long que le premier (Faut croire que j'avais beaucoup d'imagination à ce moment là u_u) En passant je remercie Ryhn qui elle aussi écrit une super FanFiction sur notre Cameron National.

Et encore en passant je préviens juste que la jeune femme qui va apparaître dans les lignes suivante, sort tout droit de mon imagination.

Chapitre 2 : Sauvé par la Lune

« - Bon Dieu Mitchell !

- Non Cameron ! Cameron !

- Attention ! Il revient à la charge !

- Il ne faut pas rester ici !

- Et Mitchell ? On ne va pas le laisser…

- Il faut quitter cet endroit ! Teal'c nous couvre ! »

Un rayon de soleil lui caressait la joue et une douce chaleur l'enveloppait. Etait-ce cela, le paradis ?

Ces sensations si agréables poussèrent le colonel Cameron Mitchell à le vérifier par lui-même. Il ouvrit lentement les paupières et fut surprit du résultat. Le « paradis » était étrangement… bordélique.

Il se trouvait allongé dans un petit lit en bois. Et tout autour de lui, régnaient des étagères encombrées de breloques et de paperasse en tous genres, ainsi qu'une grande bibliothèque magnifiquement sculptée, regorgeant de vieux livres poussiéreux, éclairés par les rayons du soleil traversant une petite fenêtre.

Cameron se redressa tant bien que mal. Le léger drap qui le recouvrait glissa le long de son tors nu et musclé, laissant apparaître ses plaies qui avaient était nettoyées puis bandées. Il s'aperçue ensuite qu'il n'était vêtue que d'un simple sous-vêtement. Il esquissa un sourire en imaginant la réaction de Samantha car cela faisait maintenant la troisième fois qu'il se retrouvait sans pantalon depuis qu'il dirigeait SG-1.

Soudain, il sentit la désagréable sensation d'être observé. Il fouilla du regard la pièce et ses yeux se posèrent sur l'entrée où pendaient de longues franges de perles. Là, se trouvait une jeune femme portant une pile de livre. Elle était mince et de taille moyenne, possédant un visage fin, parfaitement accordé avec son teint mate. Elle avait de longs cheveux noirs qui lui descendaient jusque dans le bas du dos, décoraient par de petites tresses ça et là. Ses yeux étaient d'une couleur tout à fait surprenante, une couleur que Cameron n'avait jamais vu au par-avant : Un doré éclatant, semblable au soleil. On pouvait croire que l'or, à côté de ces pupilles n'avait plus aucune valeur. Elle portait comme haut, un simple bandeau de tissu beige autour de sa poitrine, laissant à découvert le reste de son ventre. Contrasté par une longue jupe de la même couleur qui lui descendait jusqu'au bas des jambes où on pouvait voir ses pieds nus dépasser.

Elle entra dans la pièce et réussi à pauser ses livres sur une étagère déjà bien encombrée, tout en gardant ses yeux d'or fixer sur Cameron. Le colonel ne put s'empêcher de commencer son « interrogatoire ».

- Où suis-je ? …Ce n'est pas comme ça que j'imaginais le paradis.

- Tu es chez moi répondit la jeune femme.

- Je savais bien que j'étais trop jeune pour mourir se dit-il à lui-même. Et… Qui êtes-vous ? C'est vous qui m'avez soi…

- Et toi, qui es-tu ? Coupa-t-elle. Qui es-tu pour avoir oser t'aventurer près d'un nid de Mohridia ? Seuls les idiots et les fous tentent de s'en approcher. Es-tu inconscient ou bien tenais-tu tellement à mettre fin à tes jours ?

Cameron fut surprit de la réaction de la jeune femme. Elle était littéralement entrain de lui passer un savon. Ils ne se connaissaient pas mais cela ne l'empêchait pas de le tutoyer et de le disputer comme un enfant. En fin de compte, il aurait préféré ne pas se réveiller du tout car il trouvait ça assez humiliant.

- Je suis le lieutenant colonel Cameron Mitchell de l'air force américaine répondit-il en se redressant un peu et en tentant de l'impressionner avec sa belle phrase.

Mais ce fut l'effet contraire qu'espérait le colonel, qui se produisit. Elle le regarda en fronçant les sourcils, montrant sont incompréhension et avec un air de dire « Mais qu'est-ce qu'il me raconte celui-là ? ». Il sentit pendant un instant un grand moment de solitude puis reprit la parole.

- …Oublie, je m'appelle Cameron Mitchell. Et je viens de la Terre… de la Tau'ri reprit-il en espérant qu'elle comprenne.

- De la Tau'ri ? Tu as traversé le Cha'pai ?

- Oui, c'est ça. Et maintenant puis-je avoir le nom de ma sauveuse ?

Elle hésita puis lui répondit, lentement, avec un ton des plus méfiants.

- Je… Je suis Lune.

- Enchanté.

Décidément cette fille était vraiment très bizarre, mais Cameron n'avait pas l'intention d'oublier que c'était grâce à elle qu'il était en vie. Il lui trouvait même un côté intriguant… mystérieux –quoi que un peu trop à son goût-

Cameron sortit de ses pensées et s'aperçue que Lune n'était plus dans la chambre –si on pouvait appeler ça une chambre- Cela l'embêtait car il lui restait encore pas mal de questions à lui poser. Alors il tira sur le drap qui le recouvrait et posa les pieds par terre. Le contact du sol contre ses pieds nus lui infligea un léger haut le cœur qui lui remonta tout le long du corps. Malgré cette vague de malaise, le colonel quitta la pièce et rentra dans une sorte de… Cuisine ? …Oui c'était bien une cuisine et à en juger l'état de l'évier, elle ne devait pas faire la vaisselle très souvent.

Lune n'avait pas encore remarqué la présence de Mitchell alors il se racla légèrement la gorge. La jeune femme fit un bond mais elle fut tout de suite soulagée de voir que ce n'était que son malade. Elle lui lança un bref regard noir lui faisant comprendre de ne plus refaire ce genre de chose. Puis elle retourna à son occupation : la préparation d'une drôle de purée verte plutôt inquiétante.

- Vous…tu n'aurais pas vu quatre autres personnes quand tu m'as trouvé ? Demanda Cameron. Deux femmes, un homme et un Jaffa. Nous sommes arrivés ensemble sur cette planète.

- Non, je n'ai vu que toi. Mais à mon avis ils se sont fait tuer par le Mohridia. Toutes mes condoléances.

- Hé ! Intervint Mitchell. Ne les enterre pas si vite, tu ne sais pas de quoi ils sont capables !

- S'ils sont aussi doués que toi…

- Raah mais elle m'énerve ! Marmonna-t-il dans sa barbe -de deux jours-.

- Si comme tu le dis, ils sont vivant, ils ont dût passer par Tamura. Je t'y emmènerai. Mais avant dit-elle en regardant Cameron et en se bouchant le nez, je pense qu'une douche serait la bienvenue.

Lune réussit à lui trouver des vêtements locaux pour éviter d'attirer l'attention et lui donna son étrange pâte verte en lui demandant d'en appliquer sur chacune de ses plaies. Cameron s'exécuta sans rien dire.

Quelques minutes plus tard il ressortit de la salle de bain. Il portait les vêtements que lui avait prêtés Lune : Une chemise bouffante –où il manquait par ailleurs les trois boutons du haut-, un pantalon large en toile marron ainsi que des sandales. On aurait dit un vrai Na'marien.

- Alors ? Demanda-t-il.

- Je dois avouer que ça te vas comme un gant dit-elle avec un léger sourire.

Une fois prêts, ils partirent en direction du village de Tamura. D'après Lune, le village se trouvait à environs une demi-heure de chez elle et le chemin qui y menait ne présentait aucun risque.

La jeune Na'marienne marchait à pas rapide et Cameron s'était déjà fait distancer de plusieurs dizaines de mètres.

- Est-ce que tu pourrais m'attendre un petit peu ? Cria Mitchell à bout de souffle. Tu oublies que je suis blessé ?

- Je pensais que les Tau'ri étaient des personnes puissantes et résistantes. C'est bien vous qui avez débarrassé la galaxie des faux dieux, non ? Demanda Lune d'un air amusé.

- Oui je dois bien avouer que c'est un peu grâce à nous que la galaxie n'est plus sous l'emprise des Goa'uld dit-il satisfait. Mais on nous envoyait rarement au combat avec un bras invalide et trois côtes cassées !

Lune s'arrêta et éclata de rire, à la grande surprise du blessé.

- Ne t'inquiète pas, si tu as appliqué correctement la pâte que je t'ai donné tout à l'heure tu guériras demain ou dans deux jours au plus tard.

- Et si je l'ai mal mise ?

- Le poison que contiennent les griffes de Mohridia se propagera dans tout ton corps et jour après jour tes organes pourriront, te tuant à petit feu...

- C'est… c'est rassurant, merci dit Cameron d'un air parfaitement dégouté et inquiet.

Une fois de plus Lune éclata de rire et le pauvre Cameron comprit enfin qu'elle se fichait complètement de lui.

- Je pensais aussi que les Tau'ri étaient moins naïfs mais apparemment je me suis trompée.

- Vas-y, moques-toi d'un pauvre soldat blessé !

- Tient regarde dit-elle, n'écoutant pas Cameron. On voit l'entrée de Tamura là-bas. Courage, nous y sommes presque.

- Pourquoi habites-tu si loin du village ? Demanda-t-il.

- On va dire que j'ai mes raisons répondit la jeune femme.

Lune n'ajouta rien de plus et le silence s'installa. Cameron n'essaya pas de ramener la conversation car elle n'avait visiblement plus envie de parler.

Ils arrivèrent enfin à leur destination.

Tamura, était considéré comme le village le plus festif de toute la région Est de Na'màri. Le petit village était connu pour sa « Gastronomie » -Le genre de nourriture qui vous tient au ventre pendant une bonne journée entière-, son alcool fort en goût -Un tord boyaux de la mort- et bien sûr pour son grand nombre de taverne. C'était aussi le village le plus proche de la porte des étoiles mais les gens ne parlaient généralement de Tamura que pour reprocher les dégâts fait lors des dernières bagarres, quand l'alcool avait finit par monter à la tête de chacun.

Cameron suivait sa guide tout en jetant quelques coups d'œil au décor mi-moyenâgeux, mi-oriental qui l'entourait. Beaucoup d'habitants les fixaient du regard. Le blessé se demanda un instant si ses vêtements lui allaient si bien que ça mais en y regardant mieux, c'était Lune qu'ils dévisageaient.

La jeune Na'màrienne l'entraina à l'intérieur du « Cul sec Robert ! ».

- Cette taverne est assez fréquentée. Si tes amis son passé par ici, on le saura rapidement.

Cameron acquiesça d'un signe de tête. Lune le laissa pour se diriger vers un homme qui semblait être le patron de l'établissement (Qui bien évidemment s'appelait Robert -'). Le colonel resta planté au milieu de la pièce, entourait de personnes qui en avaient déjà un bon coup dans le nez -A cette heure matinale- et poussant la chansonnette –iiil est des nootres, il a bu son verre comme les au-autres…- Cela lui rappelait l'ambiance qui animé les pubs irlandais.

- Hé le freluquet ! Là !

Cameron sortit de ses pensées et se retourna. (Il faut croire qu'il se reconnaît lorsqu'on l'appel « le freluquet »)

La voix rauque qui l'avait appelait venait d'une table dans un coin de la pièce. Là, était assis trois hommes défroqués, bien plus âgé que Cameron et tenant une chope à la main -L'un d'entre eux en avait une dans chaque main-.

- Tu es un ami de cette fille ? Demanda la même personne qui l'avait interpelé.

- Un ami ? …Je ne suis pas sûr qu'on puisse dire ça comme ça mais c'est elle qui m'a amené jusqu'ici.

- Tu ne devrais pas trainer de trop avec elle dit un autre.

Cameron s'approcha de la table.

- Et pourquoi ?

- Beaucoup de rumeurs cour à son sujet ici.

- Comme quoi elle serait possédait par…un démon !

- Ce ne sont pas des rumeurs ! Intervint un jeune homme qui venait de s'asseoir à la table. Je suis sérieux ! Elle séduit les hommes jeunes et beaux, elle les emmène jusque dans la forêt et là, elle procède à des rituels maléfiques ! Et je peux vous dire que mon cousin Hubin, il l'a même vu enterrer un corps…qui n'avait plus de visage !

Le jeune homme était tout tremblant sur sa chaise et un « Aaah » de dégout et d'horreur sortit de la bouche des buveurs. Cameron, lui, s'était assis et écoutait les ragots qui devenaient de plus en plus grotesques. Lune était bizarre mais quand même, comment se faisait-il que de telles rumeurs couraient à son sujet ?

- Je vous remercie pour vos histoires mais… Commença Cameron en se relevant.

- Attends, tu n'as pas entendu la meilleure !

Un petit garçon âgé d'une dizaine d'année était arrivé de derrière Cameron. Il lui adressa un petit sourire plein de malice et commença son récit, tout en faisant des gestes étranges avec ses mains pour essayer de faire peur à ses ainés.

- …Et on raconte que les nuits de pleine lune, elle kidnappe les jeunes garçons pour se rassasier de leur chair tendre et fraiche…

- Et aussi qu'elle boit leur sang jusqu'à la dernière goutte.

L'enfant se retourna et poussa un cri d'horreur. En un instant, il prit ses jambes à son cou et quitta la taverne. Seul le bruit des mouches résonnait dans la pièce. Plus personne ne chantait et tout le monde avait pris un air bougon et désagréable.

- Heu… Lune…

- Viens, on a plus rien à faire ici.

Les deux sortirent de la taverne sous les regards mauvais des clients.

- Lune… Toutes ces histoires…

- J'ai posé quelques questions au patron dit la jeune femme faisant comme si Cameron n'avait rien dit, au sujet de tes amis Tau'ri et il paraîtrait qu'ils soient partit du côté des vielles ruines.

- Oh, très bien et… c'est par où ?

- Il faut juste traverser l'Esprit du Soir, la forêt à la sortie de Tamura.

- Ouais, il faut juste traverser une forêt, rien de plus facile ! Ironisa Cameron en insistant bien sur le « juste ». Il manquerait plus que je sois seul à la traverser !

- Et c'est le cas, bonne chance annonça Lune faisant volte face au colonel.

- Hein ? Attend ! Tu ne peux pas me laisser comme ça !

- Estime-toi déjà heureux que j'ai eu la bonté de te mener jusqu'à Tamura ! Maintenant je rentre chez moi, bonne route !

Lune commença à se diriger vers la sortie du village.

- C'est quoi ton problème ? C'est à cause de ce que disent les gens sur toi que tu te terres dans ton coin ou bien est-ce parce que tu as peur de leur regard ? J'ai bien vu leurs yeux méprisant qu'ils posaient sur toi. Je ne sais pas ce que tu as fait mais ce n'est pas en te cachant et en fuyant la réalité que ça va s'arranger. Et tu veux que je te dise, je te trouve pitoyable !

En entendant ces mots, Lune se stoppa en serrant les poings et se retourna aussi vite qu'elle attrapa le col de la chemise de Mitchell.

- Tu ne sais rien de moi, Cameron Mitchell ! Cria-t-elle avec rage. Tu ne sais rien du tout ! Alors je t'interdis de me juger !

Lune fixait droit dans les yeux le colonel et son regard haineux se transforma peu à peu en un regard remplit de tristesse, au bord des larmes. Cameron avait fini par toucher un point sensible chez la jeune femme et il commençait à regretter les mots blessant qu'il venait de lui adresser.

Il prit les poignets de Lune et la fit lâcher prise. Elle baissa les yeux aussitôt.

- Excuse-moi, tu as raison, je ne sais rien de toi et je n'ai pas le droit de te juger. Alors laisse-moi le temps te connaître mieux, d'accord ? Je suis sûr qu'on peut très bien s'entendre tout les deux. Et puis, ça me gène un peu de te faire pleurer…

- Je ne pleure pas !

- Hum, vraiment ? Demanda-t-il en esquissant un sourire.

- Je te dis que non ! Répondit-elle en s'en allant à grandes enjambés.

Cameron la regarda partir. Il l'avait définitivement vexé. Au final, il devra traverser cette forêt pour rejoindre les ruines qu'il ne connaissait pas, tout seul. Il la regardait toujours s'éloigner de plus en plus. Mais à sa grande surprise, elle se retourna, le fixant encore une fois.

- Alors qu'est-ce que tu fabriques, l'estropier ? Cria-t-elle, on ne va pas y passer la journée !

Malgré ses blessures, Mitchell se précipita vers Lune qui l'attendait.

- Tu m'accompagnes finalement.

- Allez, on y va ! Dit-elle en ignorant ses paroles. Je déteste traverser cette forêt et encore moins avec un boulet. Alors tâche de ne pas ralentir la cadence.

- A vos ordres très chère. Dit le pauvre homme en soupirant.

To be contined

Et bien, et bien, dite-moi tous ! =D

Je crois que j'ai pas mal de chose à dire, enfin ce sont juste des p'tits commentaires de ma part.

- Pour commencer voici la définition exacte de "freluquet", je cite: "Homme petit et mal bâti" Ce qui est totalement le contraire de Cam ! Il est grand, beau, musclé...(j'arrête là parce que je commence déjà à baver -') Pas comme ce groupe d'ivrogne de la taverve !

- En parlant de la taverne, franchement, je ne sais même pas comment le nom m'est venue à l'esprit : "Cul sec Robert !" Bah en même temps, Robert ça rime avec bière alors... (ça c'est de l'argument !)

- Et sinon pour la petite chanson à boire : –iiil est des nootres, il a bu son verre comme les au-autres…- C'est une chanson que l'on chante systématiquement lors du trou Normand pendant les repas de famille. Et en bonne Normande que je suis je ne pouvais pas y passer à côté. Alors pardonez-moi...Pour mes égards mais c'est à cause de ces distortions temporelles rah ! (...je regarde trop Stargate moi...)

Enfin bon je crois que c'est tout. =D