Heu… Bonjour.

Ça fait longtemps que vous l'attendiez celui-là, hein ? Désolée ! Que voulez-vous, un-projet-secret-ultra-importants-qui-ne-devait-être-si-long-que-ça-mais-finalement-si. (ou juste « Fuire L'Opression » si vous voulez). Bref, je vous laisse avec le deuxième chapitre !

Bien sûr, Reborn appartient toujours à Amano Akira.

Bonne lecture !


Chapitre 02 :

Les garçons enfilèrent rapidement leurs nouveaux habits, fourrant les anciens dans des sacs en toile. Ils couvrirent leurs têtes avec les capuches que contenaient leurs longs manteaux. Cette femme était vraiment une sainte et semblait avoir compris le problème sans que Gillo ne lui en parle. D'un commun accord, ils voulurent s'éclipser prestement mais faillirent renverser un autre homme qui entrait dans la petite échoppe. Connaissant leur chance légendaire, les deux Tsuna se mirent à prier intérieurement tous les dieux de la Terre. Mais quand ils relevèrent la tête, ils surent que leurs prières n'avaient pas été exaucé.

- (Riccardo...) pensa le jeune Tsunayoshi.

- Perdone Signore, s'excusa le plus vieux, écartant du bras par la même occasion son "petit frère".

- Hum ? Qui êtes-vous ?

- Des voyageurs Signore.

- Marchands ?

- Non, simplement de passage. Rien qui ne puisse inquiéter un grand homme comme vous.

- Grand homme ?

- Je peux aisément deviner que vous êtes un homme de vertu. Si vous voulez bien nous excuser, nous devons reprendre la route.

- Je vois…

Le châtain cria intérieurement. Il détestait ce genre de courbettes, mais il n'avait pas le choix. Profitant d'un espace libre entre la porte et le mafieux, il se faufila à l'extérieur, entraînant son cadet avec lui. Sérieusement, Riccardo devait bien faire deux têtes de plus que lui, plus grand que Xanxus. Ils se dépêchèrent sur la route menant à la forêt bordant la ville.

- Suis-les, ordonna le Secondo à un des hommes qui l'accompagnaient.

Le garde du corps partit sans un mot.

- Tsu, on est suivi, réalisa le Decimo du futur.

- Oui, j'ai vu.

Ils accélérèrent la cadence. Dès que les deux jeunes hommes passèrent les premiers arbres, ils se précipitèrent dans les buissons. Du haut d'un grand chêne, ils observèrent leur poursuivant fouiller les lieux quelques instants, puis repartir en direction de la ville. Ils soupirèrent.

- On doit faire vite, pressa l'adulte en sautant agilement de sa branche.

- Tu crois qu'ils vont se lancer à nos trousses ?

- Sans aucun doute.

- Il nous a reconnu ?

- Non, je ne pense pas. Il doit se méfier de tout ceux qui ne sont pas du village.

Le Tsuna adolescent soupira de soulagement.

- Attendons de savoir dans quelle direction aller.

- D'accord.

Les deux garçons s'enfoncèrent dans la forêt pour semer un peu plus leurs poursuivants. Ils trouvèrent une colline d'où ils pouvaient voir le ciel entre les arbres et s'y installèrent, laissant retomber la pression de leur arrivée. Cependant, le plus jeune des deux remarqua la mine sombre de l'adulte.

- Gillo, quelque chose ne va pas ? S'inquiéta-t-il.

- Je… Je suis désolé. Pour le futur. D'avoir mêlé les filles et tout le monde à ça.

- Tu es le moi du futur de la dimension dans laquelle on s'est retrouvé quand on a voyagé dans le Futur ? Comprit le petit.

- Oui…

- Quelle était la probabilité…

- Certainement une sur plusieurs millions.

- Hum. Je ne t'en veux pas. Au début, c'est vrai que j'étais vraiment en colère à ce propos. Kyôko-chan et Haru n'avaient rien à voir avec la Mafia. Mais j'ai fini par comprendre pourquoi tu l'avais fait. Après tout, on a la même façon de penser.

- Tu veux dire que tu me pardonne ?

Le petit châtain hocha la tête avec conviction et l'autre soupira de soulagement.

- Merci, j'avais besoin de l'entendre pour me convaincre.

- De rien !

Ils restèrent un long moment assis dans l'herbe en silence puis Gillo sentit un poids contre son bras. Il baissa les yeux sur son alter-ego qui venait de s'endormir. Il sourit. Effectivement, ce début d'aventure était vraiment épuisant. Faisant confiance à son Hyper-Intuition pour le réveiller en cas de danger, il rejoignit bientôt son cadet au royaume des songes. Fort heureusement, les deux garçons ne furent réveillés qu'au couché du soleil.

- Bien, en marchant dos au soleil, on devrait aller dans la direction indiquée par cette femme, résuma le plus vieux.

- D'accord mais… On va marcher au milieu de la forêt, dans le noir ?

- Tu préférerais rester ici plus longtemps ? En plus, on a nos Flammes pour nous éclairer. Temps qu'on ne croise pas de civilisation.

- Mieux que ça ! S'écria le petit Tsuna quand une idée lui vint en tête.

Il porta son Vongola Gear devant son visage et se concentra. Yeux fermés, il murmura le nom de son compagnon qui ne l'avait plus quitté depuis la bataille contre Byakuran. Dans une gerbe de Flammes orangées, le petit lionceau en armure apparu devant eux. L'adulte s'accroupit et avança sa main pour le caresser.

- Tu as réussi à garder Natsu ? Bravo ! Je ne pensais pas te revoir un jour, petit prince des Flammes.

- Grao !

- Natsu, tu peux éclairer notre chemin ? Demanda Tsu en pointant la direction qu'ils devaient prendre. Oui, les Arcobaleno nous ont fait cadeau de nos Boîtes-Armes et ont transmit les souvenirs de ce qu'il c'est passé à nos alliés. Tu ne le savais pas ?

- Non… C'est gentil de leur part.

- Grao gra !

Natsu sautillait sur place au bout de la clairière, heureux de pouvoir se dégourdir les pattes.

- Bien, en route !

Sur ces mots, l'adulte lui emboîta le pas, dirigeant Natsu à travers les arbres. Le plus jeune arriva à sa hauteur en trottinant.

- Au fait, où va-t-on ?

- Et bien, un peu par réflexe, j'ai demandé à la couturière comment rejoindre le Japon. Je ne sais pas trop pourquoi j'ai dit ça, mais plus le temps passe plus je me dis que c'est la meilleure solution.

- Le Japon ?

- Oui. Il va nous falloir de l'aide pour retourner dans nos époques respectives, et les seuls à connaître le fonctionnement des Flammes ici sont les Vongola. Et je ne pense pas que Riccardo soit prêt à nous aider, grimaça Gillo. Il ne nous reste donc qu'une seule option…

- Primo…

- Oui. Cela risque d'être difficile de le convaincre de notre identité, mais je ne vois rien d'autre à faire.

- Vu son Hyper-Intuition, je ne pense pas que ce soit lui le plus dur à convaincre, fit remarquer l'adolescent.

- Pas faux. Donc, notre prochain objectif est de trouver un bateau qui nous emmènera sur le continent. Pour l'instant on va vers l'Est, puis on longera la côte.

- Mais… Commença le petit châtain.

- Mais ?

- Et si la Première Génération est déjà... Morte, quand nous arriverons là-bas ?

- Et bien, on improvisera.

Le petit lui jeta un regard réprobateur.

- Oh allez Tsu ! Tu ne vas pas me dire que tu n'es pas curieux de voir à quoi ressemblait Namimori à cette époque !

- Je t'avouerai que ça m'intrigue, finit-il par sourire.

- Alors on y va ? Natsu s'impatiente.

Tsu hocha vivement la tête avant qu'ils ne se remettent à marcher. Ils n'arrivèrent au prochain village qu'en milieu de matinée, et l'adulte se mit rapidement en quête d'informations. Il commençait petit à petit à s'accoutumer des nuances de cette langue vieille de quatre cents ans et parlait avec plus d'aisance aux villageois. Le jeune, lui, ne comprenait pas un traître mot de ce qui se disait, préférant observer autour de lui. Natsu était retourné dans sa Bague, non sans avoir quelque peu résisté, mais avait fini par accepter les raisons de ses maîtres : un lion enflammé n'aurai qu'attiré l'attention autour d'eux alors qu'ils voulaient se faire le plus discret possible. Un vieil homme bourru leur indiqua que le port n'était qu'à une journée de cheval, deux ou trois en évitant les grands axes à pieds. Gillo le remercia et prit congé rapidement. Soudain, le plus grand attira son cadet dans une ruelle, lui intimant de se taire. Il virent un homme passer dans un costume noir, coiffé d'un chapeau, regardant distraitement autour de lui.

- Ça, c'est un mafieux, pour sûr, déclara le premier des garçons une fois l'homme passé.

- Ouais, confirma l'autre.

- Trouvons de quoi manger et ne nous attardons pas ici. Je ne sais pas de quelle Famille il vient, mais je n'ai pas envie de le découvrir…

L'adulte rit en entendant l'estomac du plus jeune se manifester à cette phrase, tandis que Tsu rougit de gêne. Après tout, ni l'un ni l'autre n'avait avalé quoi que ce soit depuis le matin de leur disparition, la veille. Il trouvèrent un marchand qui accepta de leur acheter une des bagues de Gillo à un prix raisonnable et les garçons utilisèrent une partie de l'argent ainsi obtenu pour acheter du pain. Les deux s'installèrent à l'ombre d'un arbre et le jeune boss sortit un couteau de sa poche puis coupa une tranche de pain qu'il tendit à son alter-ego.

- Désolé, on va devoir s'en contenter, grimaça l'adulte.

- Ça ira, acquiesça l'autre. D'où il vient, ce couteau ?

- Ah… Des cours de survie avec Reborn. Je l'ai toujours avec moi depuis.

- Tous les entraînements de Reborn ressembles à des cours de survie…

- Oui. Alors imagine quand c'est lui qui les nomme comme cela. Il essaie purement et simplement de te tuer.

Les voyageurs temporels frissonnèrent, l'un à ces souvenirs, l'autre en imaginant. Ils mangèrent en silence après ça, puis se reposèrent avant de reprendre la route. Les deux jours supplémentaires que durèrent leur voyage furent calmes. Du moins, aussi calmes que peut l'être une longue marche en montagne à se méfier du moindre passant. Les garçons avaient tout de même fini par accepter la proposition d'un fermier pour faire un bout de chemin dans sa charriote, histoire de se reposer un peu. Ils se séparèrent de l'homme un peu avant la nuit et continuèrent leur route, éclairés par Natsu dans la pénombre. Ce n'est qu'à l'aube qu'ils aperçurent enfin la mer, puis le port, en contrebas de la colline où ils étaient montés. Prit d'une énergie nouvelle, les deux Sawada dévalèrent la pente à toute vitesse et se retrouvèrent rapidement en ville. Ils étaient à Catane, la plus grande ville portuaire de Sicile. Le plus jeune fut impressionné de voir l'Etna se dresser fièrement dans le paysage. Le jeune adulte rit en précisant qu'ils avaient du passer par l'un des flans du volcan pour arriver ici, ce à quoi l'autre pâlit. Sur cet état d'esprit, ils arrivèrent au port et Gillo interrogea un marin qui passait là.

- Le Japon, hein ? Ricana celui-ci. D'ici, vous pouvez prendre le bateau qui fait route pour Gibraltar. Ensuite vous pourrez vous embarquer sur un des rafiots portugais de la route des Indes. Ça fait toujours que huit mois de trajet. Enfin, si vous parvenez au bout…

- M-merci Monsieur, s'inclina l'adulte, confus. Huit mois de traversée avec d'énormes risques de sombrer ou de tomber malade… Quand on pense qu'à notre époque 24h d'avion suffisent.

- Tu veux toujours y aller ? Demanda soucieusement l'adolescent.

- Tu as une meilleure option ?

Les deux Tsunayoshi soupirèrent. Alors qu'ils allaient faire demi-tour pour chercher un autre plan, leurs regards furent attirés par un visage familier. Une jeune femme, brune avec de grands yeux bleus violets avec une marque en forme de fleur sous l'un d'eux et portant une longue cape blanche. Elle était entourée par trois hommes en costume, coûteux pour l'époque.

- Elle me fait penser à…

- Uni, souffla le plus petit.

- Oui, mais c'est impossible. C'est forcement quelqu'un d'autre.

- Une de ses ancêtres ? Comment elle s'appelait déjà, la chamane ?

- La Prima des Giglio Nero ? Sepira tu veux dire ?

- Oui, elle !

-Jeunes hommes…

Se sentant épiée et entendant son nom ainsi que celui de sa Famille, la femme s'était rapprochée d'eux, laissant ses hommes derrière. Les garçons se tendirent en entendant sa voix, pourtant si douce, et se tournèrent vers la nouvelle venue. Celle-ci les regarda dans les yeux tour à tour, puis écarquilla les yeux, comme si elle venait de comprendre quelque chose de grave.

- Vous… Vous n'êtes pas de notre temps, affirma-t-elle.

L'adolescent n'eut pas besoin de traduction pour comprendre, avec la tension qui anima son aîné, que la chamane savait quelque chose.

- Madame, pourrions-nous… En parler dans un endroit plus privé ? Proposa alors Gillo.

- Bien sûr, où avais-je la tête ! Suivez-moi.

L'adulte fit signe à son alter-ego de le suivre alors que la jeune femme s'était déjà détournée pour prévenir les siens.


Et… Fini ! Bah c'est pas trop tôt.

Petite info importante : oui, je me suis renseigné sur cette histoire de voyage en bateau. Il fallait huit mois pour effectuer le voyage entre l'Europe (principalement le Portugal ou l'Angleterre) et le Japon. Et il fallait être sacrément chanceux pour ne pas sombrer à cause d'une tempête ou que tout l'équipage ne meure pas à cause du scorbut ou autre. Donc ça devenait vraiment compliqué…

Mais tout va bien, car quelqu'un d'inattendu vole au secours de nos deux naufragés du temps à la dernière seconde !

N'hésitez pas à laisser vos avis, j'y répondrai avec joie ! (plus rapidement que cette fois-ci en tout cas) Et bonne journée à vous ! Bye !