Bon, ce n'était pas prévu mais j'ai finalement décidé de faire d'autres défis (toujours sur les belles paroles de La gazette des bonbons aux citrons) et cette fois cela sera sur le Trio d'Or : Harry, Ron, Hermione. Je ne sais pas si je changerai le résumé (sans doute pas, je l'aime bien même s'il ne correspond plus vraiment) mais en tout cas cet One-Shot est devenu un mini-recueil. Evidemment, je ne sais pas si je ferai d'autres défis ou si celui-ci sera le dernier mais qu'importe, bonne lecture.
Je remercie au passage ma correctrice, qui se reconnaitra si elle passe dans le coin. Elle et ses blagues pourries sur le flair de Voldemort.
Disclaimer : Ha, ha, je ne rêve pas, ce n'est toujours pas à moi.
La belle parole :
« Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait », (Mark Twain)
Vaincre Voldemort, le Seigneur des Ténèbres qui menaçait l'égalité de la société magique. Voilà quelle était leur mission. Mais comment vaincre un être immortel ? Telle était la grande question. La solution : les Horcruxes. Les détruire revenait à détruire le mal qui menaçait la société magique.
Abandonnant tout, famille, amis, proches. Délaissant leurs études pour pouvoir créer leur propre avenir, un futur sans obscurité, un futur de liberté et d'égalité. Voilà ce qu'ils désiraient lorsqu'ils devinrent des fugitifs aux yeux des sorciers et des sorcières de tout le Royaume-Uni.
Ils n'étaient que des enfants, plongés dans une guerre qui – ironiquement – les concernait directement. Alors c'était à eux de se battre. Mais une question demeurait sur les lèvres : que pouvaient faire des enfants contre une dictature contrôlée par le sorcier le plus craint ? Beaucoup répondraient que ces enfants ne pourraient rien faire, parce qu'il était impossible de vaincre celui qu'on appelait le Seigneur des Ténèbres. Mais ces enfants, à l'avenir si incertain, ne savaient pas que c'était impossible. Alors ils luttaient. Parce qu'ils possédaient une chose extraordinaire en eux, que beaucoup d'autres avaient depuis longtemps abandonné : l'espoir.
Les sacrifices ne leurs faisaient pas peur. Ils ne craignaient pas de devoir se battre pour leur vie, car de toute façon ils mourraient s'ils ne le faisaient pas. Alors qu'avaient-ils à perdre en tentant de s'opposer au Seigneur des Ténèbres, celui qu'ils nommaient secrètement Voldemort, parce qu'ils n'avaient pas peur de mourir en l'affrontant.
Ils n'étaient que des enfants – qu'importe que la majorité magique dise le contraire. Après tout, qui, à ses dix-sept ans, penserait ainsi changer de parcours. À leur âge, ils auraient dû profiter de leur dernière année avec leurs amis, travailler pour leurs ASPIC, penser à leur futur, à leur famille. Mais pas eux.
Ils avaient accepté de sacrifier leur bonheur pour que ce dernier puisse exister, loin du règne de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Même si cela signifiait qu'ils abandonnaient tout, qu'ils risquaient la mort à tout instant. Ils se battraient, parce que personne ne le ferait à leur place. Qu'importent la torture qu'ils pourraient subir, les atrocités dont ils seraient les principaux acteurs, la guerre ne faisait pas de cadeaux, et ils le comprenaient parfaitement. Et c'est pour en sortir qu'ils se battaient.
Ils n'étaient que trois jeunes au centre d'une guerre, dans la misère et la solitude, avec la peur et l'inquiétude. Qui se trouverait au coin de la rue ? Un ami, ou un ennemi ? Quelqu'un de fidèle et sincère ou un traitre et un menteur qui ne désirait que l'argent promit par le Ministère pour la capture d'Hermione Granger, Ron Weasley et Harry Potter ? Fallait-il se battre pour la liberté en oubliant les chaines imposées par la société dictatoriale ou accepter la soumission et pouvoir être en sécurité. Là où des centaines de sorciers et de sorcières avaient le choix, eux trois ne le possédaient pas. Un traitre-à-son-sang, une sang-de-bourbe et le Survivaient n'avaient même pas cette option. Soit ils luttaient, soit ils se soumettaient. Et qu'importe leur décision, la mort se trouvait au bout du chemin. Alors pourquoi rester là, les bras croisés, à l'attendre calmement plutôt que de se lever pour ses droits et de tenter de sauver une société qui manquait de sombrer dans le chaos d'un fou aux idées de vengeance.
Alors ils se battaient. Sans Avada Kedavra, sans Doloris, sans Imperium. Parce que, même s'ils étaient reconnus comme de dangereux criminels, ils continuaient de croire en la justice qu'ils portaient en leurs cœurs. Cette même justice que partageaient ceux qui refusaient de croire en la suprématie des Sang-Purs, de ceux qui refusaient de se soumettre à l'injustice. De ceux qui risquaient leurs vies pour faire entendre leurs voix, les voix de la raison et de l'égalité. De ceux qu'on pourrait vulgairement appeler les membres de la résistance.
Oui, les chances de vaincre le Seigneur des Ténèbres étaient faibles, voir inexistantes. Et alors ? Voici une chose que la magie leur avait apprise : ce qui paraissait impossible ne l'était pas. Le pouvoir de la magie permettait de faire l'impossible pour la simple raison qu'impossible n'était pas magique. Impossible n'était pas un mot qu'on employait dans la société magique. Parce que la magie permettait de tout réaliser. Et comme elle permettait à des fous d'atteindre l'immortalité, elle permettait aussi la chute de ceux qui se pensaient maitre du monde et qui, dans leur orgueil, ne craignaient rien.
Alors Harry Potter, Hermione Granger et Ron Weasley se battaient, dans la crainte que leur futur disparaitre, que leurs souvenirs s'envolent, que leurs espoirs n'aient plus de sens. Ils acceptaient de devenir ces héros de guerre qui finissaient si tragiquement parce que, s'ils ne se battaient pas, le futur ne pourrait qu'être tragique et sombre. Alors qu'avaient-ils à perdre en essayant. Ils avaient déjà abandonné leurs familles, leurs amis, leurs proches. Ils ne leur restaient plus rien que leur soutien mutuel les uns dans les autres.
Dans ce sentiment que certains appelleraient l'amour, sous toutes ses formes il n'existait pas de pouvoir plus puissant. Un pouvoir inconnu au Seigneur des Ténèbres et qui causerait sa perte. Parce que l'impossible ne pouvait coexister avec la magie.
Et voilà ! Je n'ai pas grand-chose à dire pour cet One-Shot, juste qu'il se place dans un contexte de guerre, donc dans les évènements du septième tome. Bon, je me suis surtout concentré sur Harry & Co mais j'ai tenté (tant bien que mal) de donner une certaine représentation de la société magique sous le joug de Voldemort. J'espère que ce fut assez clair et encore une fois, merci d'avoir lu.
