Dans la peau de son personnage

Note: Je me suis rendue compte que ce chapitre est assez court, à peine plus long que l'intro. Alors le troisième sera plus long, promis ! ;)

Note 2: Me demandez pas pourquoi j'ai introduit les pensées de Sasuke. J'avais envie voilà ! (hé oui, pur caprice. quelle sale gosse je fait, hein ?)

Note 3: Comme je l'ai dit au premier chap, le style commençe à devenir un peu plus sérieux. Mais bon, comme on se change pas, j'ai glissé quelques stupidités. Pas ma faute, c'est l'instinct.

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Pensées de Sasuke

# Ce qu'il y a écrit sur la feuille donnée par Tsunade #

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Chapitre 2

Repères temporels et géographiques.

Bon, pour l'instant, la route est plutôt calme, songea le ninja au cheveux noirs avec un certain soulagement.

Effectivement. Les deux jeunes hommes ont commencés dans un silence gêné, mais il ne fallut pas plus que dix minutes pour que l'instinct surexcité du blond prenne le dessus, et la suite du chemin se fit avec un Naruto brailleur (pour changer, tiens) en faisant la conversation à lui tout seul, mis à part quelques « baka » et « abrutis » bien placés de Sasuke. Une route plutôt calme, donc, puisqu'ils n'ont essayé de s'entretuer que une ou deux fois, ce qui est un progrès en soi(1).

Le brun sorti une feuille de sa poche et la relut pour la énième fois. C'était la seule chose que Tsunade leur avait donné pour le bon déroulement de leur missions : les instructions et des infos utiles. (2)

Nous avons marché depuis presque trois quarts d'heure, déjà. L'Hokage n'a-t-elle donc aucune notion géographique ? Nous étions censés y être depuis longtemps, selon elle. Comment ça se fait, ça ?

Loin de cette prise de conscience, Naruto marchait devant sans se demander quoique ce soit, si ce n'est de quelle façon il allait battre à plate couture Sasuke lors de leur prochaine bagarre, puisqu'il est évident qu'il allait lui faire manger l'herbe. Il allait en devenir vert, avec autant de verdure dans l'estomac, tiens.

A nouveau, l'Uchiwa baissa les yeux sur la feuille.

# Copenhyzo est une ville particulière pour ses clubs : elle en comporte de très nombreux et de très variés. Ainsi, ses habitants sont habitués aux personnes un peu étranges, voir même certaines un peu dingues (et c'est d'ailleurs parfait pour Naruto, qui va se fondre dans la foule sans problème). Aucuns des clubs n'est trop dangereux, c'est la raison pour laquelle il n'est pas nécessaire que Kakashi vous accompagne. Le club que vous devez intégrer, appelé très simplement le « CCG », c'est-à-dire le Club de Couples Gays (ils se sont pas crêpé le chignon pour trouver plus original), est l'un des plus connus de la ville. Cependant, pas n'importe qui peut y adhérer. Il faut passer devant une sorte de « conseil d'admission », mais je suis certaine que vous pouvez y passer.

Cependant, si vous vous pointez en vous crachant des insultes au visage, puis la bouche en cœur affirmez que vous comptez vous inscrire au CCG, on ne vous prendra pas du tout au sérieux. C'est pour ça que je vous demande de jouer votre rôle dès les alentours de la ville. #

« Naruto. » appela-t-il.

L'interpellé se retourna.

« Ouais ?

-N'avait-elle pas dit que ç'était à une demi-heure d'ici, à pied ?

-Ptêtre. J'ai pas écouté. »

# Pour vous y rendre, c'est pas bien compliqué. Traversez la forêt à l'Ouest, et vous finirez forcément par tomber sur la ville. #

Sasuke relit encore une fois ces mots. Ils avaient fait exactement comme elle le demandait, pourtant.

« On a du se tromper… Pourquoi est-ce qu'on n'y est pas ? » murmura-t-il, préoccupé.

Percutant enfin qu'il y avait peut-être un problème(3), Naruto grimpa agilement en haut d'un arbre.

« T'inquiète, le ronchon. Ya aucun problème, moi je la vois, c'te ville. » lui dit-il, du haut de son arbre, après avoir jeté un vague coup d'oeil sur l'horizon : on voyait bien la ville, au loin.

Il sauta de l'arbre, et l'interrogea du regard. Pour être plus correcte et respectueuse des faits, je devrais sûrement dire qu'en réalité un coup de vent est passé, qu'il a chuté de manière pas très élégante, et retombé tête la première. Puis, avec le peu de dignité qui lui restait (cachée dans le coin, à côté de sa vivacité d'esprit), il brancha ses yeux en mode mitrailleuse vers Sasuke, l'air de dire « tu te fous de moi, je t'arraches les entrailles avec les dents ». Mais je suis pas très correcte, alors on va dire qu'il a élégamment sauté du l'arbre, retombé avec grâce, et adressé un regard (dans lequel brillait une lueur d'intelligence) qui manifestait son interrogation envers le comportement de son camarade qu'il se permettait de trouver quelque peu inquiétant et étrange. (4)

« C'est juste que… Elle connaît forcément la durée exacte du trajet. Ce n'est tout de même pas son genre de se tromper sur de telles choses, non ?

-Non, confirma Naruto qui pouvait l'affirmer puisqu'il connaissait mieux que son coéquipier l'Hokage.

-Elle nous a mentit alors.

-Elle n'aurait aucun intérêt à le faire, pourtant… »

# (…) je vous demande de jouer votre rôle dès les alentours de la ville. #

Dès les alentours de la..

Comprenant enfin, Sasuke jura entre ces dents.

« Elle s'amuse avec nous de cette façon ? C'est quoi, cette Hokage ? »

Bon, Naruto avait peut-être quatre neurones reliés (en encore, pas tous ensemble), ça ne lui suffit pas pour être sur la même longueur d'onde que l'autre brun grognon.

« Quéquigna ?,demanda-t-il, en faisant preuve d'un vocabulaire riche, élégant, et varié.

-En nous disant qu'on y serait à une demi-heure, nous aurions pu penser que les alentours étaient plus proches qu'en la réalité.

-…et ?

-Et nous aurions " joué aux amoureux " plus tôt. »

" Joué aux amoureux plus tôt ? " Hein ? Qui ? Que ? Quoi ? Dont ? Où ? Comment ? Pourquoi plus tôt ?

« Quo-wouah ? »

Son acolyte soupira. Evidemment, Naruto n'avait ni écouté l'Hokage, ni lu la feuille qu'elle leur avait donnée. Quelle conscience professionnelle, vraiment.

« Nous devons être dans nos personnages dès les alentours de la ville. Baka, tu aurais pu écouter.

-A quoi ça aurait servit ? Toi, tu le savais, et pourtant, on n'a rien fait de tel quand tu pensais que ç'était le moment. »

Là, il marquait un point. Sasuke détourna la tête, les joues plus roses qu'à la normale.

J'espérais que tu aurais fait le premier pas..., s'avoua-t-il, un peu honteux.(5)

Heureusement pour lui, avec le malheureux trou noir qui logeait entre les deux oreilles du blond, Naruto ne chercha pas à comprendre.

« T'sais, on y est, aux alentours de cette fameuse ville, là, Copenmachin.

-Ah.

-Et aux alentours, si je crois ce que tu me dis, on doit déjà faire comme si on était un couple.

-Euh… ouais.

-Donc… ? »

Bref silence. Un ange passa (tiens, ça faisait longtemps. comment ça va ? la famille, le boulo, les enfants ? passe bonjour à tante thérèse !).

« Donc nous… »

Sasuke chercha ses mots pour qualifier ça d'une manière qui rendrait les choses moins… gênantes.

« Donc nous… devons nous mettre en condition de remplir comme il se doit la mission qui nous a été confiée. »

Là, ça ç'était bien dit, bien formulé. Mais aussitôt, le blond enchaîna :

« Et comment ? »

L'Uchiwa se mordit le coin de la lèvre inférieure. God, ça faisait trois fois en même pas dix minutes que Naruto le laissait sans voix en lui posant une colle. C'était très mauvais pour son amour propre, ça.

Voyant que son coéquipier avait du mal à répondre, le blond haussa les épaules.

« Bah, on se débrouillera… »

Il avança vers Sasuke, lui agrippa l'épaule, et lui planta un baiser sur la joue. Avant qu'il ne puisse faire quoique ce soit, le brun sentit les lèvres fraîches de l'Uzumaki sur sa joue.

« … hein ouais, mon cœur ? »

Voyant la mine éberluée de son habituel rival, le blondinet ne put s'empêcher d'afficher un sourire rayonnant, comme s'il avait remporté une petite mais non moins importante victoire.

Les joues en feu pour la énième fois de la journée(6), le possesseur du Sharigan baissa la tête pour tenter de masquer son rougissement.

Il m'a embrassé sur la joue.

Il m'a appelé mon cœur.

Et merde.

Il se maudit intérieurement.

Pourquoi cet idiot lui faisait-il autant d'effet ?

Il le savait très bien, mais se l'admettre était une autre paire de manche.

Emporté dans ses pensées, il ne vit pas Naruto s'approcher à nouveau de lui. Mais il sentit clairement des doigts entrelacer les siens.

Il émit un hoquet de surprise et redressa la tête, le rouge de ses joues visible à des kilomètres à la ronde.

« Béh alors, tu viens ? » demanda son faux petit ami en penchant la tête sur le côté.

Sans attendre sa réponse, il le tira derrière lui par la main qu'il lui avait prise.

« Qu'est-ce que tu traîîînes !! Ca va vraiment pas être facile avec un mec comme toi, dis donc ! » ronchonna Naruto, stupidement inconscient du cataclysme qu'il était en train de créer dans la tête du pauvre Sasuke.

Et par-dessus le marché, il m'a pris la main.

Ils seraient en ville d'ici une demi-heure. Puis, ils devront se présenter devant un conseil d'admission pour entrer dans le CCG, et là, fini les préparatifs et les « je m'entraîne à jouer mon perso ». Le rideau se lèvera, et l'heure de la représentation aura sonnée.

Je suis vraiment mal barré…conclut l'Uchiwa.

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(1) Naruto : Et je l'ai rétamé à chaque fois.

Sasuke : Non mais hé, ptit rigolo, t'as pas vu la patate que je t'ai donné ?

(2) En fait, elle leur a laissé une deuxième chose : le retentissement de ses gloussements au fond de leur têtes. Mais si on se chante mentalement du Lorie, ça finit par passer.

(3) Sasuke : La seule chose qu'il est capable de percuter, c'est un poteau. Pas très réaliste, ta fic, ma grande.

L'auteur : Si t'es pas content, je te fait découvrir une passion pour les bizounours. T'auras pas l'air bête.

(4) Pfiou, je sors de ces phrases, de temps en temps.

Naruto : J'ai rien compris, c'est mal écrit, c'est nul. Et pis t'entends quoi par « une lueur d'intelligence » ?

L'auteur, exaspérée : Bon, oubliez ce que j'ai dit. Il s'est vautré et a eu l'air con. Voilà.

Naruto : Ah, là, c'est plus clair ! Mais de qui tu parles ?

(5) Bouah ah, là, celui qui a pas compris…

(6) Sasuke : Tu sais, tu peux toujours me flanquer un coup de pinceau rouge et puis on en parle plus. Parce que là, je commence à ressembler à un gyrophare.

L'auteur: Un gyrophare avec un bizounours à la main, si tu continues à râler.

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Eh bien... Voilà voilà... J'espère n'avoir pas trop fait de fautes d'aurtograff ! Je me suis dépêchée pour poster ce chapitre, puisque le 1er faisait vraiment pâle figure, avec ses trois-quatre lignes...

Alors à quoi ressemble Copenhyzo, d'après vous ? (et pis tant que vous y êtes, à quoi ressembles ma fic... ?)

La petite carnivore.